C'est l'histoire de Milidae.
Coucou, c'est moi Milidae. Quand arrive le dimanche soir, Oya ne perd sa bonne humeur.
Lundi, il y a école et Oya ne n'aime pas y aller. Son maître la voit toujours arriver en traînant les pieds.
Tu es bien installé ? Je vais te raconter.
Oya ne se lève le matin pour aller à l'école. Ce n'est jamais la grande motivation.
Oh mais ça, mon nuit, c'est pas vrai.
Toute la semaine, Oya ne attend le week-end. Le samedi et le dimanche sont ses deux jours préférés.
Là, elle passe son temps dehors à s'amuser.
Mais quand arrive le dimanche soir, Oya ne sent sa mauvaise humeur qui revient.
Oh là là là, mes deux mains, c'est déjà lundi. Le week-end passe trop vite.
Oh puis j'ai pas envie d'aller à l'école. Est-ce que je peux rester ici et jouer dans le jardin ?
Allez, je serai ça, je promis. Allez, papa, maman, dites oui.
Mais enfin Oya, on te l'a déjà expliqué plusieurs fois.
Tu n'as pas le choix. L'école, c'est obligatoire et c'est très important pour les enfants d'apprendre plein de choses.
Lui réexplique ses parents.
Peut-être, mais moi, je n'aime pas l'école.
Lundi matin, Oya ne se lève du pied gauche et part à l'école en traînant des pieds.
Son maître la voit arriver de loin. Elle avance au ralenti avec son gros cartable sur le dos.
Quand enfin, elle entre dans la cour d'école, il l'accueille en souriant.
Bonjour Oya, comment ça va ce matin ?
Bah, comment lundi matin ?
Oya entre en classe avec les autres élèves.
Contrairement aux autres, elle a du mal à se concentrer et à rester tranquille sur sa chaise.
Elle ne peut pas s'empêcher de bouger les pieds et aussi de regarder par la fenêtre.
Elle vient d'ailleurs d'apercevoir un magnifique papillon.
Elle le suit des yeux.
Elle se penche pour mieux l'observer et elle se penche tellement qu'elle finit par...
tomber de sa chaise.
Quelques rires fousent dans la classe.
Oups, désolé.
S'excuse Oya.
Tu ne t'es pas fait mal ?
Lui demande à le maître.
Non, ça va, merci.
Répond-t-elle en relevant sa chaise et en se rasseillant aussitôt.
Le cours reprend.
Hélas, quelques minutes plus tard, Oya n'aperçoit un rouge-gorge magnifique perché sur un arbre.
Elle est si concentrée sur l'oiseau qu'elle n'entend pas la consigne.
Les élèves font tous un exercice tandis qu'Oya continue de contempler l'oiseau.
Oya, s'il te plaît, tu commences l'exercice ?
Mais Oya ne sait pas de quoi il parle.
Le maître a beaucoup de patience,
mais il commence en avoir assez de toujours tout répété
et puis il s'inquiète aussi pour Oya.
Il voit bien qu'elle est triste.
Alors, il décide de prendre rendez-vous avec ses parents pour en parler avec eux.
Comment est Oya n'a la maison ?
Est-ce qu'elle a des soucis ?
A la maison, Oya n'est un vrai petit soleil.
Elle passe son temps à rire et à jouer dehors le week-end,
mais c'est vrai que le dimanche soir, elle commence à ranchonner.
Elle nous répète sans cesse qu'elle n'aime pas l'école,
mais elle dit aussi que vous êtes gentil.
Donc ce n'est rien contre vous.
C'est juste qu'elle n'aime pas aller à l'école,
mais elle finira bien par s'habituer.
Avec le temps, ça devrait s'arranger.
Oui, j'espère.
Réponds le maître d'un air songeur.
Les jours suivants, le maître réfléchit, observe.
Comment faire pour qu'Oya n'aime l'école ?
Comment motiver cette petite fille ?
Ils cherchent plein d'idées, ils se documentent,
ils en parlent autour de lui,
et puis un jour, ils découvrent une nouvelle manière d'enseigner.
Ah, mais oui, mais je pourrais essayer.
Alors, ils suivent une formation.
Et un lundi matin, alors que les élèves entrent en classe,
ils leur demandent de garder leur veste.
Aujourd'hui, nous n'allons pas faire classe en classe.
Notre salle de classe sera la forêt.
Les élèves sont très étonnés.
Quelle drôle d'idées !
Mais, il ne fait pas très chaud.
Mais si, avec vos vestes sur le dos, ça va aller.
Oya ne revient pas.
Elle est tellement contente de sortir.
Toute la classe, se rend donc dans la forêt juste à côté.
Le maître a prévu plusieurs activités.
Oh, alors, on va commencer par les mathématiques.
Voilà, vous allez ramasser des feuilles,
des bâtons et tout ce que vous pourrez trouver pour faire une cabane.
Bah oui, regardez autour de vous.
Mais, ce n'est pas des mathématiques, ça.
Oh, si, car il va falloir compter, mesurer.
Sinon, la cabane sera toute tarabiscotée.
Elle va tomber.
Les élèves rigolent et se mettent au travail.
Oya n'a jamais été aussi concentrée.
Elle a dessiné au sol les fondations de la cabane.
Elle mesure les bouts de bois et les branches que ses copains ont trouvé par terre.
Et ils les assemblent.
Oh là là, oh mais c'est dur.
Se décourage certain.
Ah, et ça va prendre du temps.
Mais on ne va jamais y arriver.
Mais si, bien sûr.
Réplique Oya ne plus motivée que jamais.
Et en effet, ils y arrivent.
À midi, ils ont fini.
Ça y est, on a réussi.
La cabane est magnifique.
S'exclame Oya le sourire jusqu'aux oreilles.
Ouh, allez, c'est maintenant l'heure de la pause pique-nique.
Annonce le maître qui a tout prévu.
Les enfants dégustent des petits sandwichs avec une pomme.
Le repas a peine fini, Oya ne demande.
Et maintenant, on fait quoi ?
Eh bien, nous allons observer la nature.
Voilà, regardez, j'ai pris des jumelles avec moi.
Vous allez vous concentrer sur un coin de forêt.
Voilà, vous choisissez.
Puis, faire un tableau végétal.
Plusieurs élèves hésitent.
Ils ne savent pas trop par quoi commencer.
Mais Oya n'a déjà plein d'idées et elle entraîne ses copains avec elle.
J'ai repéré un joli coin avec un tapis de mousse.
On pourrait faire un tableau géant là-bas.
Et il y a aussi une rivière avec des petits cailloux.
C'est trop cool, hayoubi !
Les enfants passent l'après-midi à faire leur tableau
en faisant des allers-retours à la rivière.
Ils mettent les mains et les pieds dans l'eau et aussi dans la boue.
Vous n'avez pas froid, les enfants ? demande l'enseignant.
Pas du tout.
S'exclament-ils en cœur.
Le maître observe ses élèves discuter
et choisir ensemble les couleurs du tableau
et la façon de placer les brindis, les cailloux.
Oya n'est rayonnante.
Jamais il ne l'avait vu comme ça.
Mais soudain, le prof regarde sa montre.
Les enfants !
Oh, oh, c'est l'heure de rentrer.
Quoi ?
Déjà, on vient à peine d'arriver.
S'exclament-ils.
Euh, on a quand même passé toute la journée dehors.
Rigole le prof qui commence à avoir un peu froid.
Quand les enfants rentrent chez eux ce soir-là,
ils ont un peu de bouts sur leurs vêtements.
Mais surtout, ils ont appris qu'on pouvait travailler autrement.
L'école en forêt, c'est beaucoup plus marrant.
Déclar Oya n'a ses parents.
Alors, Oya, tu t'es bien amusée ?
Oui, mais on a travaillé aussi.
On a fait des mathématiques et des arts plastiques.
Bien sûr, on ne pourra pas faire l'école en forêt tout le temps.
Mais on ira le lundi pour bien commencer la semaine.
Désormais, le dimanche soir, Oya ne bougonne plus.
Elle se réjouit de voir arriver le lundi
pour pouvoir explorer la forêt tout en faisant du français,
des mathématiques ou des arts plastiques.
Grâce à l'école en forêt,
elle a eu le déclic et répète à t'ut-être.
L'école, c'est fantastique.
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas, tu peux retrouver Milide
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Il suffit de taper dans la barre de recherche les histoires de Milide.
Tu peux y écouter toutes ces aventures.
Il y en a une nouvelle chaque dimanche matin.
Trouve bien.
Alors, ça t'a plu ?
C'était « Faire l'école en forêt » écrit par Christine Pompéi.
Allez, ciao, bisous.
Voilà, c'était l'histoire.
L'histoire de Milide.