"Jeannette et les fées du temps qu’il fait"

Durée: 12m10s

Date de sortie: 22/07/2020

durée : 00:12:10 - Une histoire et... Oli - Vos enfants, petits-enfants, neveux, nièces, adorent que l’on leur raconte des histoires ? La nouvelle série audio de France Inter Oli est faite pour eux car les auteurs ont écrit l'histoire, et la raconte.

Prends-vous un père.
C'est Oli.
O-L-U-O-C.
La bibliothèque des petits.
Je ne suis pas petit.
Bonjour, c'est Marie-Pierre Plonchon.
Et moi, Charline.
Et moi, Nicole.
Nous allons vous raconter l'histoire de Jeanette et les faits du temps qu'il fait.
À peine Jeanette suit-elle marcher, qu'elle aima regarder le ciel à la nuit tombée et
voir apparaître les étoiles.
À l'héla.
Dès qu'elle suit parler, elle adoradire à son premier quartier.
O-L-U-U-L.
Et quand elle se lève aux aurors, elle n'a qu'une hâte.
Elle est scrutée le ciel et voir le soleil se lever.
Oh, c'est l'Oli.
Faut dire que Jeanette a habité le pays où le ciel est toujours bleu.
Mais depuis son arrivée dans sa nouvelle maison du Nord, le ciel est désespérément
de la même couleur.
Gris, gris, comme disait sa mami.
Ce matin, Jeanette se dit que peut-être enfin ça va changer.
Alors elle va vite sous le véleris d'eau avec une lumière d'espoir dans le regard.
Mais non.
Zut de zut.
Une fois encore, il fait gris, gris.
Jeanette est vraiment très, très inquiète.
« Oh non, ce n'est pas possible.
Je ne reverrai jamais le soleil, se dit-elle. »
Jeanette devient alors songeuse et se souvient du bleu du ciel.
Une couleur et des mots qui lui rappellent de beaux moments, mais qui n'existent plus
que dans le passé.
« Dis, soleil, quand reviendras-tu ? »
Préoccupée par l'installation et l'organisation de leur nouvelle vie, les parents de Jeanette
ne sont pas attentifs au tourment de leur fille si sensible à l'air du temps.
Alors, voyant cette petite Jeanette bien désemparée et perdu dans les caprices du
temps, les faits du temps qu'il fait décident de prendre les choses en main et de se réunir
pour discuter de la situation.
Il est temps d'intervenir au plus vite.
Pendant le conciliable, les faits du temps qu'il fait réalisent qu'il n'y a pas
une minute à perdre et qu'il faut envoyer dès maintenant une émissaire pour réconforter
la petite et lui expliquer la raison de ce ciel si nuageux et déprimant.
La fée Charline, la fée des nuages moqueurs, est la première à se lancer dans cette aventure
qui s'annonce bien délicate.
« Coucou, ma petite Jeanette ! »
Surprise ! Jeanette se retourne et aperçoit la fée Charline enchevée très dans de gros
nuages qui se jouent d'elle et prennent un mal à plaisir à la déstabiliser.
« Ils sont bien trop grands pour cette fée, » pense Jeanette en souriant.
« Bonjour, la fée des nuages moqueurs, » dit la petite fille impressionnée par ses
visites.
« Je suis envoyée pour t'aider à mettre de la lumière et du soleil dans ta vie et
t'aider à sortir de ta tristesse.
Nous, les faits du temps qu'il fait, nous avons observé que tu étais bien trop triste
et notre mission est de t'apprendre à aimer la pluie et le vent comme tu adores le soleil
et les étoiles, car tu sais, chaque chose a sa raison d'être.
« Oui, mais quand j'étais dans mon ancienne maison, je pouvais voir le soleil dès mon
réveil.
Tu vois, nous sommes arrivés il y a plus d'une semaine et je n'ai toujours pas
vu de ciel bleu.
»
Jeanette trépine et s'esclame.
« J'en ai marre, marre, marre ! »
Tu sais, chaque région a un climat différent et ici, le ciel est gris, il est chez lui,
mais regarde bien.
La fée des nuages moqueurs fait glisser le rideau sur le côté.
« Ne vois-tu pas que ce n'est pas partout le même gris ? Il y a aussi de gros nuages
blancs boursouflés qu'on appelle cumulus.

La fée prend alors sa baguette magique et transforme les nuages en cumulonimbus.
« Oh, waouh, ils sont encore plus gros ! »
« C'est comme du coton ! On dirait qu'ils vont t'éclater ! »
S'esclame Jeanette.
« Regarde bien, on va s'amuser ! »
Les nuages deviennent de plus en plus gros.
« Tu vois, ces nuages font comme toi quand tu retiens tes émotions de colère ou de
joie.
Tu retiens, tu retiens à l'intérieur de toi et quand tu n'en peux plus, soit tu
finis par exploser de rage, soit au contraire, tu es joyeuse et tu sautes de joie.
Et bien les nuages c'est pareil.
Ils grossissent, grossissent et quand ils n'en peuvent plus, ils finissent par crever.
Regarde ! »
Alors que les cumulonimbus deviennent énormes, l'affaire reprend sa baguette magique et
ordonne au nuage de lâcher une averse sur une méchante dame qui est en train de taper
son chien.
La pluie se met alors à tomber très fort et arrête nette la méchante dame, qui d'un
coup est tout mouillé et décide de rentrer très vite chez elle au lieu de continuer
sa promenade et de s'acharner sur son caniche.
« Trop de roule, rigole Jeanette, tant pis pour elle, elle est trop méchante ! »
La fée Charline est aux anges de voir la petite fille rire enfin aux éclats, mais
ce plaisir n'est que de courte durée, car Jeanette reprend immédiatement sa petite
mine tristonnette.
« Oui mais moi je veux voir le soleil et les étoiles ! »
La fée des nuages moqueurs se trouve alors un peu désemparée et se dit que la petite
a un sacré caractère quand même.
À ce moment-là, la fée Nicole, la fée de la pluie qui chante, comprend que sa
consoeur a besoin d'un bon coup de main.
Alors elle s'élance à la rescousse de la fée Charline.
« Laisse-moi faire consoeur, j'ai plus d'un tour dans ma besace ! »
Elle se met à freudonner.
« Toutes la pluie tombe sur moi ! »
Il pleut, non ?
En entendant la chanson, Jeanette se retourne et voit la fée de la pluie qui chante, habillée
de bottes en caoutchouc rose fuchsia, apprimée de fleurs des champs.
« Oh mais qui es-tu ? » demande la petite fille.
« Moi je suis la fée de la pluie qui chante et complice de la fée des nuages moqueurs.
Jeanette, il faut que je te dise un grand grand secret.
La terre, les plantes, les arbres et les êtres humains ont besoin de l'eau, du vent et
de l'air autant que du soleil.
Quand le soleil se met à briller, l'eau s'évapore et monte dans le ciel et tout là-haut,
comme il fait de plus en plus froid, cette vapeur d'eau se transforme en petite gouttelette.
Et elles sont aussi légères, qu'elles volent et restent suspendues dans le ciel et forment
ainsi les nuages.
« Oui, mais pourquoi est-ce que les nuages pleurent ? »
« Ah mais ils ne pleurent pas vraiment ! Non, ils ne sont pas tristes, ils pleurent
de rire ! »
En fait, quand le vent se met à souffler, les petites gouttes à l'intérieur des nuages
se rassemblent, dansent et se collent les unes aux autres et deviennent alors de plus
en plus grosses et de plus en plus lourdes.
Et alors, alors, ne pouvant plus flotter ni voler, les gouttes d'eau finissent par tomber
et c'est ce qu'on appelle la pluie.
Ainsi, l'eau arose la terre qui a besoin d'être mouillée pour que les plantes puissent pousser.
Et s'ils ne pleurent pas assez, c'est-tu ce qu'il se passe ?
« Non ! »
Et bien la terre finit par devenir de plus en plus aride et la sécheresse installe.
Alors les plantes n'ont plus assez d'eau pour pousser et les récoltes ne sont pas
assez bonnes.
Par exemple, s'ils ne pleuvaient plus, ils pourraient ne plus y avoir de blé pour faire
du pain.
Tu ne pourrais plus manger des tartines au petit déjeuner et ta maman ne pourrait plus
acheter de la farine pour te faire des délicieux gâteaux pour ton goûter.
Tu comprends ?
« Ah oui, je commence à mieux comprendre pourquoi ils pleurent.
»
Oui, c'est ce qu'on appelle le cycle de l'eau.
C'est le pluie qui dure depuis une semaine, bon on appelle ça une dépression.
Et c'est vrai que ça peut être déprimant, car des fois, comme tu peux le constater,
la météo influence notre humeur et nous pouvons ressentir à l'intérieur ce qui
se passe à l'extérieur.
« Janet n'a pas l'air complètement convaincu.
Alors, la fée des nuages moqueurs reprend le relais étant une autre approche.
»
Est-ce que tu as déjà pris l'avion ?
« Oui, une fois. »
Alors, tu as dû voir que quand l'avion prend de l'altitude, il traverse parfois une
couche nuageuse.
Tu te souviens ?
« Ah oui, j'avais regardé par le hubleau.
On avait l'impression de traverser du coton.
C'était très joli tous ces gris, ces blancs. »
Alors ferme les yeux et imagine que tu es en avion.
Tu fais comme si tu étais dans un film et avec ton imagination, tu fabrique des images,
tu refais la scène.
Est-ce que tu comprends ?
« Ah oui, je me revois encore assises entre papa et maman quand nous sommes allés en Tunisie.
»
Alors, imagine que tu regardes à nouveau par le hubleau et que l'avion traverse le
brouillard, puis les gros nuages blancs de coton.
Et après un certain temps, l'avion arrive à passer au-delà de cette mer de nuages
très épaisse.
Est-ce que tu la vois ?
« Oui, oui.
Et là, le spectacle est inouï.
» Tu découvres le ciel tout bleu et le soleil qui brille.
Et en même temps, tu peux apercevoir en dessous la couche de nuages.
Est-ce que tu vois maintenant que tu es au-dessus des nuages et que le bleu du ciel apparaît
et que le soleil te sourit ?
« Ah oui, c'est comme si j'y étais.
»
À partir d'aujourd'hui, tu sais que ce ciel gris n'est là que moment à nément.
Et qu'avec un peu d'imagination, tu peux retrouver la lumière du soleil que tu aimes
tant.
Ça te demande juste un petit effort, juste un peu d'imagination pour que le soleil
brille de nouveau dans ton cœur.
Et tu verras, tu ne seras plus triste.
Et puis ma petite chérie, je te rappelle qu'après la pluie, vient toujours le beau
temps.
Et d'ailleurs, est-ce que tu connais le signe qui annonce que le soleil va revenir ?
« Oui, on le sait quand un arc-en-ciel apparaît au loin comme par magie.
»
Et tu sais ce qui se cache au pied de l'arc-en-ciel ?
« Non.
»
C'est une autre histoire.
De nouveau, Janet sourit et regarde les nuages dansés dans le ciel.
Avoir la mine réjouie de la petite fille, la fée des nuages moqueurs et la fée de
la pluie qui chante réalisent qu'elles ont réussi leur mission, car Janet arrive à
l'école toute guillirette.
Ce matin-là, l'institutrice décide de commencer la classe en demandant à ses élèves s'ils
ont déjà une petite idée du métier qu'ils feront quand ils se rougront.


Chaque élève se met à réfléchir mais une déjà lève le doigt pour répondre.
« Je sais moi, madame, » dit Janet.
« Ah bon ? »
« Quel métier veux-tu faire plus tard ?
»
« Madame, moi je serai feuzeuse de pluie. »
L'institutrice est ébaillie par tant de fantaisies et souris.
Les faits du temps qu'il fait qui regardent la scène depuis leur nuage explosent de
joie.
« Waouh ! Biyou-pi ! Pariré-ssi ! »
Elles entament alors leur ritournelle.
« Tout le la pluie tombe sur moi. »
Bon, comme il faut dire qu'elle ne chante pas toujours juste, elle déclenche une nouvelle
averse.
Elle arrêcrait quelques gouttes d'eau tombe sur le bout du nez de Janet, qui demande
alors immédiatement à l'institutrice de lui mettre son cédex préféré « Tout
la pluie tombe sur moi ».
Et depuis qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige,
Jeanette accueille toujours avec le sourire l'effet du temps qu'il fait,
car elle connaît le rôle de chacune,
et c'est désormais qu'après la pluie, vient toujours le beau temps.
Et voilà, l'histoire est finie, et maintenant, Oli !
Bah alors, vous avez un tanjou, ou pas ? Oli ?
Allez, pot de pot de pot, les tondous doux, là !
Non, il n'en a autre.
Oli.

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Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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