Il était une fois des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taises-e toi ! Taises-e toi ! Taises-e toi ! Est-ce que je peux avoir une histoire,
s'il te plait ? Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ? Vous avez eu des sages, vous êtes sûr ?
Bon d'accord. Je vais vous raconter l'histoire de Rumpelstilchen.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chut ! Plus de bruit ? Parce que l'histoire va commencer ?
Il était une fois, un menier qui visait pauvrement, mais ton la fille était fort belle.
Le hasard fit qu'un jour, il eut l'occasion de parler au roi.
Et pour se donner de l'importance, il lui dit,
« Ma fille peut filer de la paille et la transformer en or.
Voilà un art qui me plaît, dit le roi.
Si ta fille est aussi habile que tu le dis, conduis-la demain au château que je la vois à l'œuvre.
Le lendemain, quand la jeune fille fut devant lui,
le roi l'a conduisie dans une pièce remplie de paille.
Il lui montra le roi et les canouilles, et il le dit,
« Mais toi vite au travail, si demain matin cette paille n'est pas devenue de l'or, tu mourras. »
Sur ses mots, le roi a son alla, après avoir fermé la porte à double tour,
et il l'a lissé à selle.
La pauvre jeune fille, pense à qu'elle était perdue.
Comment filer de l'or avec de la paille ?
Elle n'en avait pas la moindre idée.
Son désarroi était si grand, qu'elle éclata ensemble.
Mais soudain, la porte s'ouvrit, laissant passer un petit homme.
« Bonsoir, panoiselle Lamonière ! » lui dit-il.
« Pourquoi pleures-tu tellement ? »
Héloce, répondit la jeune fille.
Le roi veut que je file de l'or avec cette paille,
mais je ne sais pas comment faire.
« Comment donneras-tu si je file la paille à ta place ? »
demanda le petit homme.
« Euh, mon collier ? » dit la jeune fille.
Le petit homme prit le collier.
Sa cite au roi et se mit à filer.
Bzz, bzz, bzz, bzz, en trois tours, la bobine était pleine.
Il en remit une autre et bzz, bzz, bzz, en trois tours, elle fut pleine aussi.
Et ainsi de suite, jusqu'au petit matin.
Si bien qu'à la fin toute la paille se trouve à filer
et que la chambre fut pleine de fils d'or,
et le luttin disparut, comme il était venu.
Le soleil se levait à peine, que déjà arrivait le roi.
Quand il vit tout cet or, il s'émerveilla et se réjouit fort,
mais sans trop le montrer, car son cœur était à vide.
Le roi fit conduire la fille du menier dans une autre pièce,
encore plus vaste que la première et toute remplie de paille.
Et il lui ordonna de la transformer aussi en or,
en une seule mou, si elle tenait à la vie.
Ce sachant perdu, la pauvre fondit à nouveau en larmes.
Mais comme la veille, la porte s'ouvrit et le petit luttin apparut.
Comment donneras-tu si je file encore la paille à ta place ?
Lui demanda-t-il.
La bague que je porte aux doigts, répondit la jeune fille.
Le petit homme prit la bague et il se remit d'affaire rourenner le roi.
Le lendemain matin, toute la paille est détransformée en fils d'or étince lent.
Quand il vit cela, le roi fut réjoui au-delà de toutes mesures.
Mais sa soif d'or n'était toujours pas rassasiée.
Il fit conduire la fille du menier dans une nouvelle chambre,
bien plus grande que la précédente, et tout en pli de paille.
« Tu dois encore filer tout cela cette nuit, lui dit-il.
Si tu réussis, eh bien, tu deviendras mon épouse.
Et il s'en a là en se disant.
Bien que ce ne soit qu'une simple manière,
je ne pourrai trouver au monde une jeune fille aussi riche.
»
Dès que la jeune fille se trouva seule,
le luttin réapparut pour la troisième fois et lui demanda,
« Que me donneras-tu si je file encore cette paille ?
Je n'ai plus rien à te donner, répondit la jeune fille.
Alors, promis-moi quand tu seras reine,
ne me donner ton premier enfant.
Qui cesse qu'il en sera ?
pensa la fille du manier,
et comme elle ne voyait pas d'autre moyen de s'en sortir,
elle n'hésita pas très longtemps et promit son premier enfant au luttin,
comme il le voulait.
Et une fois de plus, le petit homme s'installa au roi
et fila en un clin d'œil toute la paille en or.
Le matin, quand le roi trouva tout comme il l'avait désiré,
il fit préparer les nœuds et la jolie menière devait reine.
Un an plus tard, la reine mit au monde un bel enfant.
Elle ne pensait plus du tout au petit homme qu'il avait bien aidé,
qu'en soudain, celui-ci apparu dans sa chambre et lui dit,
« À présent, donne-moi ce que tu m'as promis.
» La reine fut horrifiée et suppli a le petit homme de lui laisser son enfant,
en lui offrant en échange toutes les richesses du royaume.
Mais le petit homme répondit,
« Non, un être vivant met un finiment plus précieux que tous les trésors du monde.
» Alors, la reine se mit à pleurer et à gémir tant et tant
que son désespoir finit par habiter le petit homme.
« Je te donne trois jours. » lui dit-il.
« Si d'ici là tu arrives à deviner quel est mon nom, je te laisse ton enfant.
» La reine se mit à réfléchir et passa la nuit à se remémorer tous les noms possibles
et à chercher ceux qu'elle ne connaissait pas.
Et le lendemain matin, elle envoya vite un messager courir le pays
pour apprendre tous les noms qu'il pouvait y avoir encore.
Lorsque le petit homme revint le soir du premier jour,
la reine commença par Melchior, Gaspar et Baltazar.
Puis, elle lui énumera tous les noms auxquels elle avait pensé.
Mais à chacun, le petit homme au chez la tête y répondait,
« Non, je ne m'appelle pas ainsi. »
Le lendemain, la reine fit faire des recherches plus loin dans le pays
afin de découvrir des noms plus rares encore.
Et le soir, elle soumite au lutin des noms bizarres et extraordinaires.
« Est-ce que tu t'appelles Vendelle? »
« Non. »
« Gigota? »
« Non. »
« Tavaia? »
« Non. »
« Je ne m'appelle pas ainsi. »
Le message est revint et il dit à la reine,
« Majesté, je n'ai plus trouvé aucun noms nouveau.
Mais alors que j'arrivais à une haute montagne,
allorée de la forêt où renard et lièvre se disent bonne nuit,
j'aperçus soudain une petite maison devant laquelle brûlait un feu.
Et autour du feu sortiait un drôle de petit homme qui dansaient à clochier en criant,
« Aujourd'hui, je cuis mon pain.
Demain, je moudrais à des graines et j'aurai entre les mains
le nouveau nez de la reine,
car nulle ne sait, j'en suis certain, qu'on me nomme un peu le style chêne. »
Vous pouvez imaginer combien la reine fut contente en entendant ce nom?
Peu après, le petit homme entra et il lui demanda,
« Eh bien, Madame la reine, quel est mon nom? »
Ne t'appelles-tu pas Pierre?
« Non. »
Ou Paul peut-être?
« Non. »
Ou alors ne serait-ce pas qui c'est Rumpelstilchen?
« Ah, c'est le diable qui te l'a dit! »
C'est criat le petit homme en tapant du pied.
Et dans sa rage, il fera pas si violemment le sol de son pied droit
qu'il s'y enfonça tout entier et disparaît à jamais.
C'était Rumpelstilchen,
un conte de grime adapté et raconté par Elodie Fondaci
sur Snegorodchka de Nikolai Rimsky-Korsakov.
Retrouvez les plus belles histoires en musique,
en livre cédé, aux éditions Gauthier Langroup
et tous les contes d'Elodie Fondaci
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