Un Noël sans souhait - Un hiver incroyable !

Durée: 33m19s

Date de sortie: 28/12/2023

À l'approche de Noël Ilyès reçoit un coup de fil de sa mamie.

- "Mon p’tit pain au lait, Hunter ne va pas bien, il est devenu plus terne qu’un jour pluvieux d’hiver… Et je crois bien que quelque chose d’étrange se passe au royaume des Fables…"

Il n'en faut pas plus pour lancer une nouvelle aventure incroyable pour Lana, Ilyès et Arthur.


Un épisode spécial vacances de Noël, une grande aventure de plus de 30 minutes où l'on apprend qu'en plus d'être incroyablement puissants, nos rêves peuvent changer au fil du temps.


Cette série vous a été racontée par KarineTexier et Arnaud Guillou, avec la participation d'Alice Fraboulet et Romane Drieux. Enregistrement : Studio Module. Montage, création musicale et sonore : Le Phonarium. Illustration : Yuio. Et moi, Mathieu, j’ai tout écrit et coordonné !

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires, les petites histoires, les petites histoires de Tellming !
Un Noël sans souhait.
En mon petit pain au lait, Hunter ne va pas bien.
Il est devenu plus terne qu'un jour plus vieux d'hiver.
Et je crois bien que quelque chose d'étrange se passe au royaume des Fables.
Et c'est comme ça que cette année, j'allais fêter Noël chez même.
Moi qui pensais que Comte-sur-Mer devait être triste l'hiver, je ne pouvais pas plus
me tromper.
Avec ces forêts, ces champs drapés d'un manteau neigeux et ces rues parées de décorations
somptueuses, il avait l'air d'un village de Comte de Fées.
Et à bien y réfléchir, c'était logique.
Après tout, il accueillait le musée des légendes de papistoires et abritait le pont
coupé.
Qui, pour peu que l'on sache comment l'activer, vous menait droit dans le monde des Fables.
Un univers magique où tous les contes et les légendes du monde prenaient vie.
Lorsqu'on arrivait chez Mami avec mes parents, Lana, ma cousine, était déjà là.
Son regard pétillé d'impatience.
Tout le contraire de Hunter.
Autrefois, profond et chargé de l'assurance d'un vieux collectionneur de monstres, son
regard était maintenant voilé par l'ennui.
Il semblait n'avoir plus aucun entraint.
Mami, masquait admirablement son inquiétude.
A peine nos valises défaite, elle rusa pour se débarrasser de nos parents en leur tendant
une liste de courses.
Oh, mes enfants, j'ai oublié ces deux, trois choses pour le dîner.
Pourriez-vous aller me faire des courses, mes chéri ?
Hum, le village esplendide à cette époque, ça vous rappellera de souvenir.
Quelques secondes après le départ des parents, on entendit les pneus d'un vélo crissé sur
la neige.
Puis quelqu'un toquait la porte.
Sans surprise, c'était Arthur.
En voyant la mine de Hunter, il nous adressa un regard inquiet.
Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi Hunter semble si mal ?
Pour me remercier de l'accueil chez moi, Hunter m'a fait un cadeau.
Un voyage à Contia, la capitale des Fables, pour que je puisse assister à la nuit des
souhaits.
En tant que Fable, Hunter savait comment activer le portail.
Il avait besoin de la pierre-clé, protégée par l'amasseur, un terrible dragon.
Aussi puissant que malicieux, il s'enrichissait en autorisant certains Fables à faire des
allées-venus entre les mondes.
Oh, ne fais pas cette atiliesse, hein.
Il n'a rien demandé à Hunter.
Il vient même souvent prendre le thé et déguster une part de ma fameuse Tartopomme.
Normal, personne n'y résiste.
Et il en profite pour passer au Musée de papier-soir et écouter mes nouvelles lésondes.
C'est devenu un super copain d'écriture.
C'est quoi cette nuit des souhaits ?
Chaque année, un sapin gigantesque se dresse au centre de la capitale des Fables.
De vaillants explorateurs accrochent à son sommet l'étoile du Nord.
Un astre mythique, porteur d'espoir, ramené d'une quête des plus épiques.
Chaque Fable reçoit alors une bulle cristaline.
Chacun y murmure son souhait le plus cher et le garde précieusement jusqu'à cette fameuse nuit des souhaits.
Là, chaque bulle s'illumine du souhait qu'elle contient avant de s'envoler pour orner le sapin,
qui se met alors à briller de mille et un désir.
Et juste avant la nuit marquant le passage à la nouvelle année,
l'étoile du Nord retourne vers les cieux, entraînant à sa suite une constellation de rêves
qui se meldent à l'immensité du ciel étoilé.
Wow ! Sacré légende !
Et comment Hunter s'est retrouvé dans cet état ?
Peu après que sa bulle est rejoint le sapin, il a changé du tout au tout.
Il avait le sourire d'un enfant qui voyait le plus beau des spectacles
et d'un coup, plus rien n'avait d'intérêt à ses yeux.
Pas même les monstres.
Mais le plus inquiétant, c'est que tous les fables ont été frappés du même mal.
Et toi ? T'as rien eu ?
Non, ou peut-être que si, au plus je ne sais plus très bien.
Je me souviens qu'un froid intense a enveloppé mon cœur.
Mais voir Hunter aussi triste à provoquer une étincelle qui m'a ravigoté.
Et avec vous à mes côtés, je sais que cette histoire finira bien.
Bon, eh bien on sait ce qu'il nous reste à faire.
Tu l'as dit.
Sauf qu'il y a un problème à régler, les parents.
Oh, je m'en occupe.
Ils vont avoir fort à faire.
Donner un véritable air de fête à cette maison
et m'aider à préparer tout ce qu'il faut pour qu'on se régale.
Parfait !
Manteau, bonnet, moufles, écharpes, enfilés,
on se rendit au pont couper accompagné de Hunter et de Mamie.
Une fois devant, une peluche dragon au tomate,
grasseouillette et chamarée apparue dans un petit nuage de confetti.
Bien, le bonjour Hunter.
Soitez-vous passer le pont couper.
Oh, quand vous voulez.
Face à cette réponse inédite,
le double robotique de la masseur agit à la tête un moment,
comme une poule devant un curdon.
Son ventre fini par s'ouvrir faisant apparaître la pierre-clé.
Il l'a pris entre ses griffes pelucheuses,
puis volta jusqu'au bout du pont
et l'inséra dans un renfoncement prévu à cet effet.
Dans un torrent de magie, le portail s'ouvrit.
Mamie ne put masquer son inquiétude.
T'en fais pas, Mamie.
Tout sera réglé en deux temps trois mouvements.
Aux quatre ou cinq.
L'aname fusillait du regard.
Enfin, ce sera vite réglé, quoi.
Et puis vivre une super aventure du Saint-Noël, c'est quand même maxi-estra.
Oh, vous êtes mignons, mes petits peints au lait.
Eh, faites attention à vous.
Continuons.
Une fois de l'autre côté,
l'appeluche au tomat-dragons retira la pierre-clé,
puis se volait Elisa dans un nuage de confetti.
Les fourries enneigées s'agitèrent.
Le grand gentilou en sorti,
son regard brillant d'une intensité rare
me donnait toujours l'impression qu'il nous passait au rayon X.
Vous êtes venus.
Quelle chance nous avons de pouvoir vous compter comme gardien.
Leur égrave,
l'amorosité s'est propagée bien plus vite que les idées noires.
Mais vous n'avez pas l'aute à affecter ?
Non.
Vous avez exaucé mon souhait le plus cher,
celui de devenir le grand gentilou.
Aussi, cette année,
je n'ai pas utilisé ma bulle.
Une légère brise se leva,
chargée de toute la mêlancolie de la forêt.
Elle n'avait plus rien d'enchanté.
Elle était au contraire le décor idéal pour des histoires effrayantes.
Montez.
Le grand gentilou cavala jusqu'à l'orée du bois qui donnait sur Contia.
Ce mélange improbable de tous les styles architecturaux imaginables
était toujours aussi impressionnant.
En son centre, l'immense sapin dominait tout.
Les bulles de souhait irradiaient la même lumière glacée que l'étoile du Nord.
C'est d'une tristesse !
D'habitude, l'étoile du Nord brille d'une lumière dorée
qui réchauffe même les coeurs de pierre
et chaque bulle s'intille de ses propres couleurs.
Peut-être que quelqu'un a maudit les bulles de souhait.
Ah, c'est une première piste à explorer.
Notre tâche n'avait rien de complexe.
Nous rendre à l'atelier de Gotzenbruck,
la maître vertier qui depuis la nuit des temps
façonnait l'infinité de globes cristallines
distribuées à chaque fable à l'approche de la nuit des souhaits.
Habituellement vibrante de vies et de couleurs,
Contia était aujourd'hui silencieuse,
engourdi par un voile de tristesse poisseuse.
Nous croisions des habitants qui se déplaçaient mollement,
Le regard perdu dans le vide comme des ombres errant sans but ni envie.
Grand gentilou nous déposa devant la porte de l'atelier qui était grande ouverte.
L'intérieur, bien que rempli de merveilles de verre, n'avait aucun éclat.
Une femme imposante se tenait les bras ballants devant un tour de verrier
dont le foyer rougeoyant était en train de s'éteindre.
Elle marmonnait l'air triste.
Madame Gotzenbruck, vous t'en regardez à l'instant ?
Aucune réaction.
On cherche à résoudre l'épidémie de mélancolie qui frappe les fables.
Elle ossa les épaules.
À quoi bon ?
Mes bulles ont été corrompues et le cœur de ceux dont elles portaient le souhait avec.
Mon rêve est brisé.
Arthur avait raison.
Donc elles ont été modèles ?
Mais qui a pu faire ça ?
Là, vient de sortir ?
Bah non, on n'a rien à voir avec cette histoire.
N'y a aucun vilain d'ailleurs.
À chaque fable sa bulle, à chaque bulle son souhait.
Personne ne les modirait.
Bah le... le célèbre de qui, alors ?
Et si c'était pas un qui, mais un quoi ?
À quoi tu penses ?
L'étoile du Nord est censée réchauffer les cœurs de sa lumière.
Sauf que là, elle est glacée et glaçante.
Elle porte les rêves des années passées.
Chargée d'espoir, elle transmets sa force à tous les nouveaux souhaits
avant de les emporter avec elles une fois que la nouvelle année commence.
Alors si elle a été corrompue entre temps,
toutes les bulles seraient contaminées ?
Dans ce sens, ce serait possible, mais... improbable.
Il faudrait une tristesse infinie pour détruire tous les espoirs que porte une étoile.
Alors n'a plus qu'à inspecter l'endroit où elle est tombée.
Eh, ce sera pas chozés.
Et pour cause, chaque année, l'étoile du Nord filait au hasard sur l'un des sommets du monde des Fables.
Et cette année, c'est sur la cime du bout du monde qu'elle s'était posée.
La plus haute montagne de la région, la plus reculée,
balayée par des tempêtes de neige et des vents si froids
qu'ils gelaient votre sang à l'intérieur de vos veines.
D'après Gonsonbruck, seule la magie pouvait nous protéger.
Ilana avait la solution, tout droit tiré de l'épée grimoire
que lui avait légué Dame Flavour, la princesse des fleurs.
Frostivati, la potion qui garde du gel.
Ces effets durent une petite heure.
Si j'en concocte plusieurs, on devrait s'en sortir.
Et comme on est à Contia, on n'aura aucun mal à trouver de colléfaires.
Contia était la capitale du monde des Fables et donc la ville de tous les possibles.
Arthur avait donc raison.
Le grenier à ingrédients abritait absolument tout ce que l'on pouvait imaginer.
On pensait découvrir un bâtiment gigantesque, mais on découvrit une toute petite échappe.
Chaque centimètre carré des murs était bardée d'étagères et de tiroirs
d'où s'échappait un caléidoscope d'odeurs et de couleurs.
L'endroit était désert, à l'exception d'un jeune homme assis derrière un comptoir étroit.
Sa tête reposait lourdement sur sa main comme un vieux sac de sable fatigué.
Il semblait lire un livre, mais ses yeux ne clignaient pas.
S'il n'avait pas bailli, je l'aurais plus pour une statue.
Bonjour, j'aurais besoin de 12 feuilles de silverine,
18 pétales de frost flora, 9 racines de glaceris et 24 baies de givre et pines.
Le garçon ne bougea pas d'un cile.
Bon, d'accord, je vois.
Comme vous mignorez, je ne vais pas voir aucun inconvénient à ce que je me serve moi-même.
Aucune réponse.
Merci !
Mais on va m'aider d'hézere à trouver les bons ingrédients.
Chaque tiroir était étiqueté de hieroglyph incompréhensible, enfin, pour arturé-moi.
Je devrais pouvoir tout déchiffrer.
Comment tu... Oh, l'herbie de dames-flavours !
Tout juste ! Et si je ne me trompe pas, les ingrédients sont classés par famille.
Là, ce sont les ingrédients hivernaux.
Sauf qu'il y en a bien trop peu.
Mais peut-être qu'on se fait tromper une boutique.
Non, on est au bon endroit !
Le grenier aux ingrédients est une arche de noeux,
contenant toutes les graines et les plantes imaginables et bien plus encore.
Même des écailles de dragons ?
Même des écailles de dragons.
Alors pourquoi n'en va aucune ?
Peut-être qu'elles sont cachées quelque part ?
Lana se retourna vers le jeune homme de l'accueil,
avant de réaliser qu'il ne lui serait d'aucune aide.
Ah...
Elle fixe à l'un des murs en se gratant le menton.
Il doit y avoir une autre salle.
Une salle spéciale avec les ingrédients les plus rares et les plus précieux.
Alors qu'on fouillait la pièce,
je repérais une poignée discrète, semblable à un vieux robinet.
En l'examinant de plus près,
je vis qu'il était couvert de fine graduation.
Les gars, venez voir !
Lana et Arthur s'approchèrent.
Leurs yeux s'écarquillèrent.
En jetant un coup d'œil, j'en aperçus un sur chaque mur.
Lana et Arthur suivirent mon regard.
Avec un mélange d'excitation et de curiosité,
je tournais le robinet d'incran seulement.
Sans un bruit,
les tiroirs se fondirent dans le mur
pour laisser la place à des étagères et des placards
chargés de beaux cintillants,
de sachets aux parfums envoutants et de boîtes aux motifs enchanteurs.
Pûr et poids !
Il n'y a plus qu'à trouver le bon mur et le tour sera joué.
Quelques tours de robinet supplémentaires
permirent à ma cousine de récupérer tout ce dont nous avions besoin.
Enfin tout non, juste de quoi faire six potions.
Mais... comment faire son pays ? On n'a pas d'argent ?
On va utiliser la situation à notre avantage.
Tu vas tout de même pas voler les ingrédients.
Mais non, patate.
Elle passa derrière le comptoir,
prit la première feuille qu'il lui passe à sous la main,
ainsi qu'une plume qu'elle trompe à dans un encrier,
puis se mit à écrire.
J'imagine que vous vous fichez qu'on vous paye.
Mais voici la liste de ce que nous avons pris.
Nous vous perdons une fois que cette histoire sera terminée.
Nous vous avons également pris six fioles vides.
Ah, merci ! Signé Ilyes, Arthur et Lana.
Sur ce coup-là, Lana met pata.
Et voilà une reconnaissance de dette dans les règles.
Avant de partir, elle utilisait le mortier du magasin.
Elle y déposa tous les ingrédients avant de les écraser avec un pied-don.
Après quoi, elle sortit une flac d'eau cristaline.
De l'eau des premières neiges de chez moi.
Qu'elle verse à dans le bol, puis mélange à le tout jusqu'à obtenir une substance visqueuse.
Qu'elle verse à ensuite dans les fioles.
Lana vit ma surprise face à la rapidité de préparation.
Toutes les potions ne prennent pas des heures à être concoctées.
Celle-ci est plutôt facile.
Mais ces ingrédients sont très très très difficiles à récolter.
C'est pour ça qu'il n'y en a pas autant que je voulais.
Nos protections contre le froid en poche,
il ne nous restait plus qu'à trouver un moyen de nous rendre jusqu'à la cime du bout du monde.
Et j'avais la solution.
La collection de monstres que Hunter m'avait léguée.
Alors qu'on se dirigeait vers l'entrée principale de Contia,
je parcourais mon classeur à la recherche de la monture la plus adaptée à notre voyage.
Elle devait être rapide comme les claires,
en plus de résister à un froid intense.
Le seul à regrouper ces deux qualités était églogivant.
Un égle géant doté de plumes cristalines.
Je ne l'avais jamais invoqué.
Je devais donc me prêter à un rituel spécial pour gagner son respect.
Une fois en dehors de la ville, je sortis la carte en la jetant en l'air.
« Églogivre ! À moi ! »
Il apparut devant nous.
Ses yeux s'intignaient comme des safirs.
D'un coup d'elle, il déclencha une bourrasque qui nous fit tous reculer d'un pas.
Il fit claquer son bec pour m'intimider.
Mais plutôt que d'abandonner, je plongeais mon regard d'ancien.
Églogivre pencha la tête d'un côté.
Je tendis les bras.
Le monstre pencha la tête de l'autre côté et clignit à des yeux.
Sans quitter son regard, j'entamais alors une danse que Hunter m'avait apprise.
Avant même d'avoir terminé, Églogivre s'inclina profondément.
Je m'approchais doucement en tendant la main.
Églogivre leva majestueusement sa tête pour me permettre de caresser son bec.
L'animal ferma paresseusement les yeux comme s'il était heureux.
Je sentis qu'il y a un lien invisible se tissait entre nous.
C'est bon, Églogivre nous amènera à la cime du bout du monde.
Mais t'es trop fort, qu'il s'est dompté tous les monstres du classeur ?
Me le dis à eux plutôt, je suis pas leur maître.
J'ai encore beaucoup de boulot et il y a des tas de rituels qui dépendent du type de monstre de son élément et tout ça.
Mais je révise chaque soir un petit bout.
Il va pouvoir nous porter tous les trois ?
Il faut pas juger un livre à ce couverture, Cousine.
Églogivre posa ses ailes pour nous permettre de grimper sur son dos.
Et soudain, il les déploie à.
On eut tout juste le temps de se camponner avant qu'il ne s'élève dans les airs.
Les premières minutes du voyage furent des plus inconfortables.
Puis les battements d'ailes se firent plus amples et doux.
Et le paysage se résume à bientôt à un tunnel de traînée lumineuse.
Nous étions en mode hyper vitesse.
Soudain, Églogivre ralentit.
Une gigantesque montagne surgit.
Sur Plombant, un paysage glacé.
Le froid nous saisit.
On avala d'une traite, une potion de Frostivati.
Une fine couche de chaleur nous enveloppe à tout entier.
Mais ma joie fut de courte durée.
Je sentais que notre menture était à bout de souffle.
Son hyper vitesse l'avait épuisée.
Posse-toi où tu peux mon ami.
Églogivre vit la droit vers le flanc de la montagne.
On pencha avec l'auber et l'impression que l'un de nous allait glisser par-dessus sa tête.
Jusqu'à ce que l'on sente, le choc sourd est rassurant d'un atterrissage parfaitement méfrisé.
Églogivre s'était posé sur le bord d'un plateau négeux couvert de boss.
On sauta de notre menture pour nous enfoncer dans plus de 50 cm de neige.
Je sortis aussitôt sa carte.
Églogivre revient !
Il disparut dans une pluie d'étincelles pour s'imprimer dans la carte.
Et comment va-t-on faire pour monter le disco sobé ?
Eh ben il y est, ce pourrait invoquer un autre monstre à l'aise dans cet environnement.
J'ai un yeti.
Et Poulon ne vous le cosait pas, ça nom.
Un petit bonhomme, un bonnet blanc, pointu, vissé sur la tête, sorti subitement de l'épaisse couche de neige.
Il n'avait pas laissé la moindre trace.
Ses yeux bleus brillaient derrière un gronnet d'où partait une magnifique moustache tourbillonnante.
Ben pourquoi pas ? Un yeti serait parfait, sinon ?
Mouhou, Yeti font un avec Montagne.
Et Montagne, pleine de tristesse.
Et Yeti triste, imprévisible et plus plus dangereux que jamais.
Même si ami avec lui.
On échangea des regards inquiets.
Poulou fit un saupérieux arrière avant de faire une courbette, comme pour se présenter.
L'anat et Artur poufèrent.
Poulou sourit, ce qui me fit lever un sourcil.
Poulou connaît tellement bien chaque flocon de la montagne qu'il pourrait leur donner un prénom.
Sauf que Poulou n'en connaît pas assez.
Il est rigolo.
Poulou avait l'air ravi d'amuser la galerie, sauf qu'on avait une mission à remplir.
Tu as parlé de tristesse tout à l'heure ? Tu sais d'où elle vient ?
Oui, oui, oui, ça oui.
Tristesse d'écouline de grande tour de l'astronome.
Grande tour fait ça depuis qu'elle est devenue toute frigo congelée.
Elle a atteint un village de Poulou et a gelé tous les coeurs joyeux.
Il fit un grand geste avec ses petits bras pour désigner les alentours.
On se rendit compte que le plateau n'était pas couvert de boss, mais d'iglous.
Autour de ces iglous se pressaient des dizaines de statues de glace qui partageaient les mêmes traits que Poulou.
Le montant d'Arthur tremble à d'émotion.
Comment se fait-il que tu sois épargné ?
Le gnome serra le pendentif orné d'un rubis qu'il portait autour du cou.
Poulou plus optimiste que copain.
Poulou sait que tout finit toujours bien.
A la fin. Et comme vous êtes là, Poulou avait raison d'y croire.
Contre sur nous pour lever cette malédiction.
Pour de vrai, de vrai ?
Aussi vrai qu'on s'appelle Lana, Iléche et Arthur.
Le rubis rouge voya intensément.
Poulou va vous amener jusqu'à grande tour, oui ?
Sauf qu'on n'est pas aussi léger que toi pour tenir sur la neige.
Et si on doit tout déblayer, on est pas près d'arriver au sommet.
Plus l'eau à solution.
Le gnome s'arracha les poils de sa moustache.
Oui !
Qu'il nous tendit.
Machouiller.
C'est une blague ?
Non, non, non, dis tout, dis tout.
Poil contient magique nommique.
Avec des goûts, on le met dans notre bouche.
Il était si épais que on avait l'impression de machouiller une brindille congelée.
Au moins, il a pas de goût bizarre.
Je ne senti aucune magie affluée en moi.
Nos têtes furent pouffues, Poulou.
Moi ? Maintenant vous crapez sur neige.
Sans trop y croire, on prie à puits sur la neige sans s'enfoncer.
Poulou nous avait bien transpi sans pouvoir.
Notre petite guide ouvrit la marche, suivie d'Arthur, qui de mitraillait de questions sur ses pouvoirs.
Les coutumes de son peuple, sans doute avec l'idée d'écrire une nouvelle légende, une fois cette histoire d'ailleurs nous.
Ils échangèrent aussi des blagues qui allégèrent notre périple et font briller un peu plus le pendentif de Poulou.
On finit par arriver au pied de la grande tour de l'astronome, surmontée d'un dôme, d'où émerger un télescope gigantesque.
Elle était prisonnière d'une couche de glace si épaisse que Lana et Arthur se tournèrent vers moi, ne voyant qu'une solution.
Ilyes, tu peux sortir un monstre de feu ?
Lui résistant à froid ?
Non non, c'est un élément opposé.
Alors Frigo congélera dès qu'il mettra le nez dehors, ici froid et dix fois plus fort qu'au village de Poulou.
Alors, il est fini ? Laissez faire Poulou !
Il s'approcha de l'épaisse couche de glace et lancera avec ses bras, comme s'il voulait lui faire un câlin.
Et c'était bien le moment ? Lana me donnait un coup de coup des meufiscines de la tête de regarder ce qui se passait.
Tout autour du gnome, de la vapeur s'échapper, la glace fondait.
Qu'est-ce trop fort, Poulou ?
Il continua, formant petit à petit une galerie. Bientôt la porte ne fut plus protégée que par une pellicule de glace.
Poulou se retourna, ses traits étaient tirés et son médaillon pénètre a brillé.
Poulou, content de vous avoir aidé. Avec vous, tout finira bien, à la fin.
Il fit fondre la dernière couche de glace, entra et d'un coup, on s'enfonce dans la neige.
Le pouvoir de sa moustache s'est dissipé, ça veut dire... Non ! On se ruait à l'intérieur.
Poulou n'était plus qu'une statue gelée, le pendentif autour de son cou ne brillait plus.
Il a utilisé toute l'alzoie qu'il protélait pour faire fournir la glace ?
Lana ravalasse à tristesse.
A nous de lui prouver qu'il a bien fait de croire en nous.
C'est vrai, par raison. On n'est pas les guerres d'un des femmes pour rien.
Et je crois que je sais où on doit aller.
Des miroirs de glace flottés autour de nous, reliés entre eux par des filles d'un glacis qui semblaient venir du haut de la tour.
Des scènes d'une absolue tristesse s'y reflétaient. Il y avait toujours le même homme à des âges différents.
Ce sont des souvenirs ?
Un escalier en colimaçon s'élevait dans une spirale vertigineuse. Chaque marche résonnait sous nos pas.
Des miroirs gelés bordaient notre ascension, reflétant des images fragmentées de l'homme mystérieux à divers moments de sa vie.
Curieusement, on ne voyait que des échecs. Sauf qu'à un moment, l'un des reflets m'interpe là.
Ce miroir là, c'est un souvenir heureux. On en vit d'autres, perdu au milieu de toute cette tristesse.
Finalement, on arrivait sur la plus haute des plateformes au sommet de la tour.
On y découvrit une statue de glace penchée sur l'oculaire du télescope. C'était l'homme des souvenirs, l'astronome.
Le froid commença à s'immiscer à travers mes habits.
C'est le moment de prendre notre dernière potion.
On la vala. Artur fixe à la statue l'air triste.
Puyolot, il aurait pu le sauver avec sa maillie.
Si ça se trouve, son collier peut fonctionner avec nous.
On dévala les marches 4 à 4. L'Anna passa le collier autour de son cou sans que le rubis ne retrouve des couleurs.
Artur essaya à son tour. La pierre reste à une herte.
Idem pour moi. La colère et la frustration se transforment en une rage intense qui me fit jeter le collier.
Ça ne peut pas se finir comme ça.
Le collier heurta le seul miroir renvoyant un souvenir joyeux.
Plutôt que de se briser en mille morceaux, il fondit aussitôt absorbé par le pendentif avant qu'il ne tombe au sol.
Le rubis palpitait faiblement. Je me sentais bête de m'être emporté et en même temps en soulager.
Tout finira bien à la fin, cousin.
Ou couru il a travers la tour à la recherche d'autres souvenirs heureux, chacun redonnant des couleurs ou pendentifs,
si bien qu'il finit par briller intensément.
L'un a place à le collier autour du cou de l'astronome.
Oh, espérons que ça marche.
L'effet fut immédiat. L'astronome tituba et tout ça.
La queue, vous allez bien ?
Je ne saurais dire.
Que vous êtes-il arrivé ?
J'ai... j'ai consacré ma vie à étudier les astres.
Je... je rêvais de tout connaître du ciel et du cosmos, de les cartographier avec précision.
Mon rêve tourna à l'obsession, tenté si bien que j'ai oublié l'essentiel, alimenté le feu magique qui protégeait mon observatoire.
Lorsqu'il s'était éteint, les vents du Nord m'ont fait payer le fait de leur avoir résité si longtemps, alors que je n'avais rien à faire ici.
Piégé dans ma prison de glace, la tristesse de ne jamais voir mon rêve se réaliser fut infinie.
Et c'est elle qui a contaminé les toiles du Nord et les sois des fables ?
Vous m'envoyez navré.
C'est pas de votre faute. Tout va s'arranger maintenant que vous êtes... libre.
Le regard triste de l'astronome déstabilise Alana. Je prie le relais.
Vous n'êtes pas heureux d'avoir été libérée des glaces ?
Quelqu'un a dû réaliser mon rêve.
Vous non, ça ne verrait rien.
Et si j'ai raison ? Que vais-je devenir ?
L'essi, ça coupe du bois ou ça fait de la musique ? Sinon, ça sert à rien.
L'astronome regarda Arthur comme un ibu auri.
Par exemple, mais ce que je veux dire, c'est que le seul moyen de savoir ce qu'il en est, c'est de sortir d'ici.
Et si jamais quelqu'un a quatre ans, brah, non, ça ne arrive pas à le dire ce mot.
Et si jamais quelqu'un a cartographié le ciel et le cosmos, c'est tant mieux.
Vous aurez une sacrée quantité de connaissances à dévorer et à dilérer.
Ce sera une nouvelle manière d'explorer les étoiles.
Vous rencontrerez des tas de gens pour ressenser et grâce à tout ça, vous trouverez un nouveau rêve.
Vous êtes sûr ?
Ben aussi sûr qu'on s'appelle Lanna, Ilyes et Arthur.
Un éclat de lumière jaillit du collier, enveloppant la pièce d'une chaleur réconfortante qui chassa toute la tristesse de la tour.
Les copains, un pilon, les douchons...
Portés par la joie d'entendre notre ami, on entraîne un astronome au bas de sa tour, en voyant l'astronome, Poulot enchaîne à des cabrioles.
Poulot savait que tout finirait bien à la fin.
L'astronome, lui, remit son collier.
Je crois que ceci vous appartient.
Merci l'ami.
Le gnome, ça rachat les poils de moustache.
Oui !
Il nous tendit.
Je vais oublier. Heureusement, ça n'a pas un goût bizarre.
Mais oui.
On retourna au village de Poulot.
Il s'était éveillé dans un tourbillon de vie.
Les gnomes dégelés accueillirent Poulot avec des exclamations, leur rire réchauffant l'air autour d'eux.
Le plateau charge et digue l'eau s'illumina de rire et de couleur.
Nous n'avions cependant pas le temps de nous réjouir.
Notre quête était loin d'être terminée.
Églogivre, à moi !
L'aigle cristallin surgit de la carte en plein de forme.
On grimpe pas sur son dos.
Et merveillez et impressionné, l'astronome hésita un instant avant de prendre la main tendue d'Arthur.
D'un mouvement fluide et puissant,
Églogivre déploya ses immenses ailes,
Capturent le vent dans ses plumes irisées,
Pour s'envoler sous les vivas d'Ecdonhu.
Revenez voir Poulot quand vous voulez !
Comme à l'allée, les battements d'elles se firent plus en pluie.
Et doux, jusqu'à ce que d'un coup le paysage ne se résume qu'à un tunnel de traînée lumineuse.
Églogivre finit par ralentir et contient apparus sous nos yeux toujours aussi impressionnantes.
On se posa juste devant l'entrée principale.
Rien n'avait changé depuis notre départ.
Qu'est-ce que je fais ?
Si votre tristesse a contaminé l'étoile du Nord, peut-être qu'un souhait de votre part pourrait tout arranger.
On se précipita dans le seul endroit où l'on pouvait trouver des bulles de souhait.
L'Atelier de Gotzenbrück, qui n'avait pas bougé d'un pouce depuis notre départ.
Drappé de tristesse, la maître verrier ne prie pas la peine de réagir lorsque je pris l'une de ses sphères cristallines.
On se dirigea ensuite vers le sapin géant.
L'astronome, les mains tremblantes regardent à sa bulle de souhait épensif.
Après une longue minute de réflexion, il se lance à...
Et il murmura son souhait le plus cher.
Sa bulle s'amplit d'une constellation scintillante de mille feux.
À l'instant où l'astronome accrochât la bulle au sapin,
à un frisson d'énergie parcouru l'arbre et telle une traînée de couleurs bariolées,
chaque autre bulle retrouva ses couleurs jusqu'à l'étoile du Nord elle-même.
Dans une explosion éblouissante, l'étoile reprise sa lumière dorée.
Sous nos yeux, Contia se métamorphosa.
Les bâtiments et les rues s'animèrent,
les visages ternes s'illuminaire de sourire,
les rires et les cris de joie remplacèrent le silence oppressant.
Pulois, avez raison.
Tout finissait toujours bien.
Et cette histoire ne faisait pas exception.
Voilà, c'est la fin de cet épisode spécial des aventures de Lana, Ilyes et Arthur.
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Cette histoire vous a été racontée par Karine Texier et Arnogiu
enregistrement studio module, montage création sonore et musicale,
le phonarium, illustration Yuyu.
Et moi, Mathieu, j'ai tout écrit et coordonné.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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Imaginez que vous adorez lire, et que votre rêve est de devenir le plus grand monstrologue de tous les temps. Maintenant imaginez que vous tombiez sur Monstropedia, un livre monde peuplé de monstres rares. Oseriez-vous le lire, même si l'on dit qu'il est maudit ?


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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