Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taises-e toi ! Taises-e toi ! Taises-e toi ! Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plait ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sages, vous êtes sûr ?
Bon d'accord. Je vais vous raconter l'histoire des sept corbeaux.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chuuut, plus de bruit ? Parce que l'histoire va commencer ?
Chapitre 1 La Malédiction
Il était une fois, un homme qui avait sept garçons.
Un jour, sa femme le comblat de joie en donnant enfin naissance à une petite fille.
Hélas, la petite était si menue, si chétive, que le père et la mère eurent peur qu'elle ne vifent pas.
Il se dire qu'il fallait la baptiser aussitôt, de peur que Dieu ne la rappelle avant qu'on eût le temps de l'emmener à l'église.
Le père, en grande hâte, envoya un de ses fils à la source pour puiser l'eau du baptême.
Mais les six autres le suivirent.
Et comme chacun voulait être le premier à puiser, il se miret à se curaider.
Tant est-ce bien que la cruche tomba à l'eau et se brisa ?
Peux-nous, les sept petits garçons restèrent là, ne sachant que faire, et n'osant surtout pas rentrer chez eux ?
Le père, pendant ce temps, se ronge à laissant, en voyant la fillette qui respirait à peine.
Faut d'inquiétude, il ouvrait sa fenêtre et entendit les éclats de voix qui parvenaient de la source.
Oh, maudit soit ses garnements ! C'est criatile avec colère. Voilà qu'ils se disputent sans songer à leur sœur.
On croirait des oiseaux qui criaillent.
Et le vent, le point vers le ciel, le père s'emporta.
Je voudrais les voir tous, transformés en corbeaux !
Il faut croire que le ciel l'entendit.
A peine ut-il prononcé ses paroles ?
Qu'il entendit des battements d'elle au-dessus de sa tête.
Il leva les yeux et vit sans voler, sept corbeaux noirs,
qui fuirent trois fois le tour de la maison, puis disparurent dans le ciel gris.
Le père aussitôt fut saisi de remords.
Mais, à ce mauvais sort, nul n'avait de remède.
Les pauvres gens durent affronter la peine d'avoir perdu leurs sept garçons.
Parbeneur, il leur reste un jour.
T'es la petite fille ?
Contrairement à ce qu'ils avaient crée, elle ne mourut point.
Au contraire, elle recouvra des forces et embellit de jour en jour.
Jamais ses parents ne lui parlaient de ses frères.
Il n'en avait pas le courage.
Pendant très longtemps, elle ignore même qu'elle en avait tuée.
Mais, un jour qu'elle est à la fontaine, elle devait avoir près de huit ans.
Elle surprise par hasard une conversation entre deux lavandières qui parlaient d'elle à mi-voix.
Quel belle enfant est devenue cette petite, aussi fraîche qu'un matin d'avril.
Ses frères aussi étaient beaux,
quel dommage qu'elle soit responsable de leur disparition.
Toutes bouleversées, la petite fille s'arrête à naître.
Que voulait dire cette vieille femme ?
Est-elle possible qu'elle ne mentit pour ?
Est-elle pour cela que ses parents étaient si souvent tristes ?
L'enfant courut jusqu'à Gézel et demanda à son père et sa mère
si elle avait bien eu des frères et ce qu'il était advenu de.
Ses parents ne puent regarder le secret plus longtemps.
Ils lui racontèrent tout,
l'assurant que rien n'était de sa faute et qu'elle n'avait rien à se reprocher.
Seule le ciel avait voulu tout ce qui s'était passé.
Mais la fillette ne voulait rien entendre.
C'est parce qu'ils allaient chercher de l'eau pour moi
que mes frères ont été transformés en corbeaux.
C'est à moi de les délivrer.
Mère, laissez-moi partir. Je dois aller les chercher.
Sa mère pleura beaucoup, cria, supplie.
Mais elle lui beau verser des larmes.
Elle ne parvint pas à la retenir.
Elle lui donna une mige de pain contre la faim.
Un cruchon d'eau contre la soif et un petit tabouret.
Elle pensait qu'au moins, grâce à ce tabouret,
sa fille trouverait toujours à se reposer où qu'elle fut.
L'enfant prit tout cela
et glissa aussi une petite bague de sa mère dans la poche de son tablier
en souvenir de ses parents.
Puis, elle prit la route.
Elle marcha loin, très loin, sans jamais perdre courage.
Et elle finit par arriver jusqu'au soleil.
Mais il était bien trop chaud et il lui fit peur.
Elle s'enfuit donc en hâte et courut jusqu'à la lune.
Mais la lune était bien trop froide et bien trop cruel.
Alors, elle s'en retourne vivement
et finit par arriver chez les étoiles.
Tu veux connaître la suite de l'histoire ?
Je te la raconterai plus tard tes promis.
À bientôt.
C'était les Sept Corbaux,
un conte de grime raconté par Elodie Fondacci
sur la symphonie écossaise de Felix Mendelssohn.
Retrouvez la suite du conte en podcast sur radioclassique.fr
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