"Au pays des Tout-oui"

Durée: 12m51s

Date de sortie: 07/07/2021

durée : 00:12:51 - Une histoire et... Oli - Déjà toute petite, Raphaëlle Giordano a toujours pris plaisir à s'évader dans l'imaginaire. Pour OLI, elle a inventé l'histoire d'un rêve qui s'est réalisé mais pas seulement sinon ce serait trop facile.

Prends-moi un père.
C'est Oli. O-L-U-O-C.
La bibliothée des petits.
Je suis pas petit.
Je crois.
Bonjour, je suis Raphaël Giordano.
Et je vais vous raconter l'histoire du pays des touilles.
Oui, non.
Oui.
Non.
Il était une fois deux inséparables jumeaux.
La fille s'appelait Grodin et avait les cheveux d'un brun presque grenadine.
Le garçon s'appelait Takin à cause de son caractère, espiègre et malin.
Tous les deux s'entendaient si bien qu'on les disait être comme les doigts de la main.
Ils coulaient ensemble des jours heureux.
Enfin, sauf les jours des mamans noms.
Non. Non.
Les mamans noms, c'était quand leurs mamans disaient non, alors qu'ils avaient envie si fort qu'elles disent oui.
Les mamans noms étaient pour eux quelque chose de terrible,
comme des petites fléchettes de déception qui les atteignaient en plein cœur.
Oh, c'est top, un maman.
Par exemple, quand ils allaient à la boulangerie et que les bonbons leur faisaient de l'œil derrière la vitrine,
si tentateurs avec leurs jolis couleurs et leurs goûts réjouissants, ils réclamaient d'abord gentiment.
On veut maman, c'est ta maman.
Juste quelques goûts.
C'est ta maman.
Arrivé alors les premiers mamans noms plutôt doux et fermes.
Non, non, non. C'est bientôt l'heure du dîner.
Grudin et Takin insistaient, pleuraient, tapaient du pied, mais rien n'y faisait.
Les mamans noms tombaient implacablement.
Non, quand c'est non, c'est non.
Non.
Grudin et Takin aiment beaucoup leurs mamans, mais ils haissaient vraiment les mamans noms.
Ils trouvaient cela si injuste d'être privés de quelque chose qui aurait pu leur faire tellement plaisir.
Puis vint ce jour de corvée des courses dans un hypermarché.
Interminable.
Alors, une fois arrivé dans l'allée des peluches,
Grudin et Takin en voulu urtune à tout prix.
Mais les mamans noms furent sans appel.
Fatigué et fâché de leur comportement,
leurs mamans décida de les punir dans leur chambre une fois à la maison.
Ils se retrouvèrent donc seuls à ruminer leurs déceptions et frustrations.
Ils se mirent à taper sur leurs coussins, à jeter leurs jouets au loin.
Au bout d'un moment, épuisés, ils s'allongèrent tête-à-bêche sur le lit.
Tout à coup, quelque chose de bizarre se produisit,
comme si leur lit se mettait à flotter dans les airs d'abord un peu, puis de plus en plus.
Stupéfait, ils nurent d'autre choix que de s'accrocher et de se laisser emporter par leur matelas volants.
Grudin et Takin traversaient à présent les nuages à grande vitesse
et profitaient d'une vue époustouflante sur l'océan.
Bientôt une île fut en vue.
Le matelas commençait à piquer pour un atterrissage.
Quel soulagement une fois le lit posé au sol.
Les yeux écartquillés, ils découvraient autour d'eux une île paradisiaque.
Ils furent bientôt entourés d'une nuée de petits enfants charmants qui irradiaient de bonne humeur.
La foule se fendit pour laisser passer un personnage imposant, à l'évidence, le grand chef.
Bienvenue au pays des Touis, pour les enfants le paradis.
Grudin et Takin se regardaient sans comprendre le pays des Touis, le grand chef tout souriant.
Leur expliquat qu'au pays des Touis, les grands disaient toujours oui à tout ce que voulaient les enfants.
En effet, ça doit être le paradis, son gère, alors, Grudin et Takin enchanté.
Profitez bien de votre séjour parmi nous, et pour vous servir de guide, voici Fleur.
Une ravissant de Genfie s'avança vers eux, un grand sourire au lèvre et d'adorable fleur blanche dans les cheveux, sûrement ceux qui lui avaient valu son surnom.
Vous pouvez lui demander tout ce que vous désirez et vous serez exaucés, ajoutant le grand chef.
Grudin et Takin n'en revenaient pas et avaient hâte de commencer à visiter un pays si merveilleux.
Par-delà la montagne sacrée, je connais une plage à l'eau délicieuse.
Voulez-vous aller la voir ?
Oui, oui, oui, s'exclamèrent les deux enfants.
Alors, ils suivirent Fleur jusqu'au rivage et découvrirent en effet une plage incroyable, avec son eau bleu-laggon qui donnait si envie de se bénir.
Ils se jetèrent dans l'eau sans attendre et se mirent à jouer.
C'est que la boussée, rire, agorge, déployée, que le bonheur de s'en donner ainsi à cœur joie.
Chaque heure, Grudin et Takin demandaient,
« Dis, Fleur, est-ce qu'on peut continuer à se baigner ?
Mais oui, répondait-elle, unlassablement, autant que vous le voulez ?
Puis le jour se mit à décliner.
Grudin et Takin avaient la peau des mains toutes frippées et leur lèvres devenues bleues.
Leur maman leur aurait dit depuis bien longtemps de sortir de l'eau.
Mais ils avaient bogéter un signe du côté de Fleur, aucune consigne n'arrivait.
Grûlotant, ils finirent par sortir de l'eau par eux-mêmes et ne se furent pas prier pour mettre fin à cette journée.
Après un bref dîner, ils s'endormisent aussi tôt.
Le long de matin, ils se réveillèrent en pleine forme et très excités d'avoir la chance d'être au pays des touis.
Fleur les attendait pour leur faire passer une journée sensationnelle.
Ça vous dirait de visiter le village aux milles sucreries ?
Takin conchonna.
Bof, j'aime pas trop les visites.
Même quand les paysages se mangent comme des bonbons ?
Évidemment, Fleur avait de bons arguments.
Une fois sur place, quel ravissement !
Partout, des bosquets de bonbons, des talus de barbapapas, des arbres pommes d'amour.
Et là, une cascade de sceaux d'appétiton à laquelle on pouvait se servir à volonté.
Crodin et Takin, habitués à devoir taper des pieds pour obtenir ce qu'ils voulaient,
se tournaient sans cesse vers Fleur pour réclamer.
Est-ce qu'on peut goûter si, est-ce qu'on peut goûter ça ?
Et Fleur répondait toujours oui.
Crodin et Takin, tout à leur bonheur de pouvoir profiter de temps de liberté,
se mirent à manger, manger, manger,
tous ceux qui leur tombaient sous la main, sans que Fleur ne dise rien.
Et voilà qu'en fin de journée, ils commencent à se sentir barbouillés.
Ils devenaient même tout verts, comme un petit poids pourri,
ou un extraterrestre mal luné.
Oh, quelle horrible sensation !
Voilà leur plaisir envolée.
Crodin et Takin se coucher avec mal au cœur.
Et sont gères qu'ils auraient bien aimé que leur maman soit là,
pour mettre sa main chaude sur leur ventre trop gonflée.
Néanmoins, après une bonne nuit de sommeil,
les deux jumeaux se réveillèrent contents d'être toujours sur l'île des Touis,
d'autant que Fleur leur avait prévu une nouvelle merveilleuse journée
à la caverne de l'ours bleu.
Un ours bleu s'exclama Crodin d'une voix suraiguë de surprise.
Oui répondit Fleur simplement, vous allez voir.
Et en effet, ils arrivent vers peu après au pied de la grotte,
où un ours bleu les attendait accoudé à un rocher.
Les deux jumeaux n'en revenaient pas.
L'ours ressemblait à une peluche vivante de 2 mètres de haut,
et son pelage bleu était si doux qu'on avait envie de se rouler dedans.
Ouh, l'ours bleu les invita à entrer dans sa caverne,
où il n'y avait ni or ni joyaux, mais des milliers de jouets et du sol au plafond.
Des merveilles à non plus finir.
Crodin est à qu'un, sans arrêt, se retournait vers Fleur
pour demander son autorisation.
Est-ce qu'on a le droit de jouer avec si et avec ça ?
Oui !
Oui ?
Oui, oui, oui, répondait un laçablement Fleur avec un adorable sourire.
Vous pouvez prendre tout ce que vous voulez.
Les yeux brillants de bonheur, les deux enfants se précipitèrent sur les jouets.
Ils voulaient tout essayer, tout emporter.
Ils n'avaient pas assez de mains.
Alors Fleur leur fournit des brouettes,
mais même avec des brouettes ils avaient du mal à tout transporter.
C'était trop lourd et soufflé, désemparé.
Ils finirent par s'arrêter et tomber face à terre,
ne sachant que faire de cette pile de jouets monstrueuses.
Autant de jouets d'un coup, leur avaient presque coupé l'envie de jouer.
Finalement, ils décidèrent de délaisser les brouettes
pour aller faire tous les deux une bonne partie de cache-cache.
Une fois de retour au campement,
Fleur leur annonça que cette nuit serait leur dernière au pays des tuis.
Mais nous avons organisé une veillée extraordinaire en votre honneur,
dit-elle.
Rodine est à 15 sautères de joie.
Une veillée ?
Où il pourrait se coucher aussi tard que les grands ?
Oui !
Oui, oui, oui, aussi tard que vous voudrez,
répondit Fleur sans jamais se départir de son charmant sourire.
Toutes la tribut des tuis s'étaient réunies.
Ils commenceraient à danser et à chanter autour du splendide feu de joie.
Rodine et Takin prenaient tant de plaisir à se mêler à eux.
C'était si excitant de tout faire comme les grands,
au début du moins.
Mais plus les or passaient,
plus leurs petits yeux piquaient jusqu'à faire mal.
Ils se tournaient vers Fleur pour demander s'ils pouvaient continuer à veiller.
Oui, oui, oui, aussi tard que vous voudrez.
Alors, ils continuèrent à danser et chanter autour du feu avec les adultes.
Leur tête commençaient à tourner de fatigue.
Et ils s'engèrent finalement que ce n'était pas si agréable de veiller aussi tard.
Et que même ils aimeraient bien pouvoir aller en fin dormir.
Ils sombrairent d'épuisement, à même le sol, avec l'arrivée de l'eau.
Alors, réveil, ils se retrouvèrent de nouveaux cramponnés à leur matelave-olant.
Les yeux est bourrifé par le vent et tout bouffit de sommeil.
Allait-il être bientôt de retour chez eux ?
Quand le lit finit par atterrir dans leur chambre, ils poussèrent un cri de soulagement.
Avez-ils rêvé ?
Ou bien le pays des Touis avait-il vraiment existé ?
Tu en as rêvé, toi, de Monde à Grodine ?
Oui, et toi, de Monde à Takin ?
Si on en a rêvé tous les deux, c'est...
Que ce n'était pas un rêve, s'exclamèrent les deux jumeaux en cœur.
À ce moment-là, leur maman ont trouvé la porte de leur chambre.
Ça y est, vous êtes calmés ?
Vous allez venir dîner sans boudder les légumes ?
Non !
Non, aux légumes, demanda la maman ?
Non, enfin, on veut dire oui. On dira oui aux légumes.
Et après, vous irais vous coucher sans faire d'histoire ?
Non, enfin on veut dire oui, oui, on ira se coucher sans discuter.
Et si je vous demande un gros câlin, là maintenant, vous n'allez pas me dire non ?
Non, enfin...
Ils éclatèrent tous les trois de rire, car les jumeaux avaient dit un non qui voulait dire oui.
Mais le plus important, c'est qu'ils avaient compris la leçon que le non avait du bon.
Et voilà, l'histoire est finie.
Et maintenant, Oli...
Oui, oui, oui...
Non, non, ah, si, oui, oui...
Oli, c'est aussi une collection de livres illustrés à retrouver en librairie.

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Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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