Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, avec Arnaud, nous allons vous raconter un nouvel épisode de Lila et les
Salgos.
La série imaginée par Thomas le petit corps.
Il s'est inspiré de l'idée de Julie, l'une des autrices du podcast.
L'épisode s'intitule « Libérer les bien-aimés ».
Bon, vous connaissez mon père, le directeur de l'usine à Salgos ? Eh bien souvent, il
lui vient des idées.
Des idées folles, étranges, bizarres.
Des idées qui partent toutes d'une bonne intention, mais qui terminent toujours en
méga-tastrophe.
Et sa dernière lubie, c'est de faire visiter à toute ma classe, un collège qui n'est
pas le nôtre.
C'est comme ça qu'un beau jour de janvier, on prend le vieux bus tout cabossé de l'usine
à Salgos, on roule pendant des heures et on arrive, attention tenez-vous bien, dans
le collège des bien-aimés.
Pour ceux qui ont un petit trou de mémoire, les bien-aimés, c'est l'endroit où j'allais
avant d'être inscrite à l'usine à Salgos.
Là où sont mes anciens amis, les triple A, Emma, Lucas et Clara.
Quand on arrive dans la cour, les yeux de Samuel et Bernard s'agrandissent comme des
ballons de beaux de ruche prêts à exploser.
Wow, j'ai jamais vu une école aussi propre.
Les fenêtres ne sont pas cassées.
Les élèves sont pas couverts de terre.
Oh, les paniers de basket sont encore debout.
Et... écoute ça.
Oh, y a pas un cri, pas une dispute.
Oh même pas une course poursuite.
C'est dingue.
Au loin, je vois les triple A qui viennent vers nous.
Salut les Salgos.
Alors, vous allez bien depuis la dernière fois ?
Ça va et vous ?
Mais Lucas, Clara et Emma n'ont pas le temps de me répondre.
Une voix suraiguë, pire qu'un sifflet d'arbitre nous ouvrit les timpants.
Bien aimé, Salgos, venez ici tout de suite.
Pendant qu'on obéit, je demande à Clara qui est cette folle qui nous hurle dessus comme ça.
C'est Madame Pet Sèque, la nouvelle directrice.
Ouais, faite bien d'attention, c'est une sacrée peau de vache.
Pourquoi me fais penser à une grosse patate ?
Ça doit être à cause de sa tête tout tronde, de son teint jaune et de sa verru qui ressemble à un tubercul.
Ah ben oui, voilà.
Quand on arrive devant elle, Madame Pet Sèque nous dévisage de haut en bas.
J'avais demandé à votre directeur que vous portiez des tenues correctes.
Apparemment, la consigne n'a pas été passée.
Un problème avec ma salopette arc-en-ciel ?
C'est moi qui vais m'occuper de vous durant toute la journée.
Et avec moi, je vous le dis tout de suite, ça va filer droit.
Eh ben, ça promet. Suivez-moi !
Pour faire tenir les bien-aimés et les salles-gosses dans une même pièce,
Madame Pet Sèque nous emmène dans le gymnase.
Il y a tellement d'écho qu'on se croirait dans une caverne.
Ça pue le maillot de sport, plein de transpiration,
et il fait si froid qu'on frissonne comme des giraves sur une banquise.
Installez-vous !
Nous installez ? Mais il n'y a pas de chaise.
Les chaises, c'est pour les fénéants.
Vous, vous resterez debout.
Maintenant, les bien-aimés, sortez les exercices que vous aviez à faire pour aujourd'hui.
Les salles-gosses, patientez jusqu'à ce que je vous dise quoi faire.
Lucas, Clara, Emma et leurs camarades ouvrent leur cahier et attendent,
droit comme des piquets, que Madame Pet Sèque passe les voir.
Vous saviez-vous que les exercices donnés par les profs, on devait les faire ?
Bah ouais, apparemment, mais... par qui ?
Euh... papa, par nous ?
Ah... t'imagines, ça voudrait dire qu'on devrait travailler à la maison ?
Ah ouais, ah ouais, c'est impossible.
Soudain, Madame Pet Sèque s'arrête au niveau de Clara.
Ses sourcils se froncent, sa bouche se tord, ses points se serrent.
Eh bien, jeune fille, on n'a pas fait cette voix.
Ah, désolé, Madame Pet Sèque, mais mon poisson rouge est mort hier et...
Je me contrefiche de votre poisson, et qu'il soit rouge, pané ou pourri, ne change rien.
Vous viendrez en retenue tous les mercredis jusqu'au vacance de Pâques.
Quoi ? Mais c'est injuste.
Oups, encore une fois, ma langue a été plus rapide que ma tête.
Madame Pet Sèque fait vol de face et m'observe en faisant la grimace.
Puis, un grand sourire étire ses lèvres.
Maintenant, on dirait toujours une patate, mais une patate qui colle les maxichocottes.
Pardon ? Je disais juste que...
C'est pas très grave si Clara n'a pas...
C'est moi qui décide de ce qui est grave, et non une morveuse dans ton genre.
Une morveuse ? Et si j'entends encore le son de ta voix une fois,
tu laveras les maillots de sport jusqu'à la fin de la journée.
Tu as compris ?
Tu as compris ?
Euh... Oui, oui, oui, compris.
J'ai entendu le son de ta voix.
Tu commenceras donc à les laver pendant la raccée.
Quoi ? Mais c'est vous qui...
Plus un mot ! Sinon je te fais confler à la bouche tous les ballons de basket du collège.
Je me tais. Et tout au fond de moi, je sais une chose.
Madame Pet Sèque ne perd rien pour attendre.
Le restant du cours n'a été que primade, angulade, humiliation et ennuie profonde.
C'est décidé. Cette femme est la pire personne de la Terre.
De la Terre, de l'univers et de toutes les galaxies voisines.
Une musique classique retendie dans les couloirs, annonçant la pause.
Ouh, enfin...
Pendant que les autres enfants sortent en récré,
Madame Pet Sèque balance un tas de maillots de sport à mes pieds.
Ha ha ha ! À mon époque qu'on faisait ça toutes les semaines,
et on se plaignait pas.
Alors, amuse-toi bien !
Pet Sèque quitte le gymnase en ricanant.
Dépiter, je me pince le nez d'une main et attrape le premier maillot de l'autre.
Oh ! La dernière fois que j'ai senti une odeur comme ça,
c'était quand Briac avait balancé une boule puante dans la cantine des profs.
Psst ! Lila !
Hein ?
Je me retourne et je découvre Samuel et Bernard.
Derrière eux, les autres salles gosses sont là aussi.
Mathis, Sophie, Gérald...
Ha ha ! C'est sympa !
Vous venez m'aider à laver ces horreurs, c'est ça ?
Hum, plutôt être sage que faire ça.
Non, si on est ici, c'est pour écouter ton plan pour arrêter Mme Pet Sèque.
On peut pas la laisser terroriser tout le monde comme ça.
Nous, on s'en fiche, mais t'imagines ce que vivent les bien-aimés toute l'année ?
Ah ouais, vous avez raison.
Oh, je crois qu'il est temps de passer en mode sale gosse, puissance maximum.
Oh ouais !
Voilà ce qu'on va faire.
À la fin de la récré, Mme Pet Sèque revient dans le gymnase.
Les bien-aimés marchent derrière elles comme des militaires qui défilent.
Je remarque qu'une larme roule sur la joue de Clara.
Lucas, qu'est-ce qui s'est passé avec Clara ?
Mme Pet Sèque s'est moquée d'elle devant tout le monde en disant que c'était vraiment nul un poisson rouge comme animal de compagnie.
Oh, pfff ! Quelle sale arpie ! Elle va voir, elle va voir !
Quand Mme Pet Sèque arrive devant le tableau du gymnase,
son visage se décompose comme de la vieille glace fondue au soleil.
Et je la comprends.
À la place des formules de maths qu'elle avait inscrites,
il y a un dessin, un dessin magnifique, réalisé par Samuel au feutre indélébile,
où l'on pouvait admirer un monstre horrible.
Une sorte d'ogre d'iforme avec une grosse tête jaune et des verrues partout.
Tiens, tiens, ça me fait penser à quelqu'un.
Qui a fait ça ?
La directrice se retourne et se retrouve face à une dizaine de salles gosses
qui font semblant de dormir à même le sol.
À côté de nous, les bien-aimés n'en reviennent pas.
Mais, mais, mais qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes malades ?
Rrrrrrr !
Quoi ? Ils dorment en classe ?
Bande de fermine ! Réveillez-vous tout de suite !
Le plus lentement possible, je relève la tête et féminent de m'étirer.
« Hum ! Vous ne pouvez pas parler un peu moins fort, on essaye de faire la sieste, nous ici !
Ha ! Ha ! Chauffoie ! Ha ! Ha ! Tu veux jouer à sa petite crapeule, à tant que je t'attrape ? »
Furax, Mme Petsex s'avance vers moi.
Bernard en profite pour balancer sur son chemin le piège qui l'a passé la récré à préparer
avec Mathis et Sophie, un énorme tas de chewing-gum gluant,
le tas est si gros que la chaussure de Mme Petsex s'enfonce dedans la stop en net.
« Eh ben, j'ai mal à la machoire à force de m'astiquer, mais ça va aller le coup !
»
« Mais je vous bats tout, tu vais vous punir jusqu'à l'intermité ! »
Mme Petsex s'agit dans tous les sens, et la vieille bique a plus de force que ce que je pensais,
car le chewing-gum commence à lâcher.
Il est temps de passer à la deuxième phase du plan.
Je me relève et brandis le point en l'air.
« Celle gosse, prêt ? Prêt ? Alors bombardé ! »
Je baisse la main et aussitôt, des dizaines de ballons de beaux-de-ruche volent dans les airs.
Ils décrivent une courbe parfaite et viennent s'écraser sur le nez de la directrice,
des versants l'eau sucrée qui se trouve à l'intérieur.
Mme Petsex tombe à la renverse, et cette fois, c'est son postérieur qui s'enfonce dans la pâte à mâcher.
Une pâte devenue dure comme du béton, avec tout le sucre qui dégouline dessus.
« Le corps est mort, pleur ! Et des mois ! »
Les triple A dévisage la principale sans bouger.
« Vous branle de petit traître, je vais vous… »
Vous n'allez rien du tout, c'est nous qui allons vous expliquer comment ça va se passer maintenant.
« Ouais ! »
Jusqu'à la fin de la journée, on va s'amuser, et on se passera de vos exercices, de vos devoirs et de vos punitions.
« Parce que nous, les salles gosses, on n'aime pas quand on nous force à faire des trucs. C'est comme ça. »
« Les bien-aimés, vous êtes partants ? »
Les triple A se lèvent de leur chaise et nous rejoignent.
Très vite, leurs camarades les imitent.
« Mme Petsex rugit, vaut s'y faire, braille ! »
Alors Samuel mâche un dernier chewing-gum.
Une fois qu'il est suffisamment mou, elle les tire et fait le tour de la tête de la directrice avec.
« Le clou en le bec ! »
« Ah voilà ! Comme ça, on devrait avoir la paix ! »
Trois jours plus tard, de nouveau dans l'usine à Salgoss, on reparlent de notre expédition chez les bien-aimés avec Samuel et Bernard.
« Ah ah ! Et vous vous souvenez quand on a sorti tous les trampolines pour recouvrir le gymnase du seul au plafond ? »
Ou quand on a fabriqué des maxi-rollers avec les ballons de basket ?
Ou quand on a joué à Terzant en se balançant au corps d'aggraper ?
Ou quand on a changé la musique classique de la sonnerie par un morceau de hard rock, post-punk, apocalyptique ?
« Ah, c'était trop cool ! »
D'ailleurs, je crois que c'est à ce moment-là qu'on a définitivement perdu Mme Petsex.
« Comment ça ? »
Clara m'a envoyé un message hier.
« Elle va bien ? »
« Oui ! »
Elle a pas repris de poisson, mais elle a adopté un petit chien à la place.
« Oh, j'adore les chiens ! »
Et surtout, elle m'a annoncé que Mme Petsex avait démissionné.
Apparemment, elle a vu tellement de bêtises l'autre jour
qu'elle ne veut plus jamais côtoyer d'enfants de toute sa vie.
« Bonne Uber ! »
Et vous savez ce qu'elle fait maintenant ?
Elle ramasse des patates.
Salgoss, un.
Patate aux directrices, zéro.
Et voilà, une nouvelle aventure de Lila et les Salgoss s'achève.
En attendant la prochaine,
Thomas et moi, on aimerait beaucoup avoir vos idées de bêtises ou d'aventure
que Lila, Bernard, Samuel et tous les Salgoss pourraient vivre.
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Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org