A-tu déjà ?
Jouer avec un ours ?
A-tu déjà ?
Créer ta patame au-delà de la maison ?
Et a-tu déjà ?
Regarder un requin de tout près.
Tout ça, c'est possible sur Bayam.
La plateforme des enfants pour lire, écouter, regarder, jouer et créer
dans un environnement sans publicité qui s'adapte à l'âge.
Retrouvez sur Bayam les grandes histoires de Pommes d'Apie
et plein d'autres surprises sélectionnées par les équipes de Bayar Genès.
Téléchargez l'appli Bayam pour démarrer l'aventure.
Tipe à la touche, petit-tu-poupou.
Pommes d'Apie, c'est bon d'être un enfant.
Les grandes histoires de Pommes d'Apie, un podcast proposé par Pommes d'Apie,
le magazine préféré des enfants, 2, 3, à 6 ans.
Chaque mois, tu vas découvrir une grande histoire,
que tu lis peut-être à la maison avec ta maman ou ton papa,
ton grand-frère, ta cousine, ta mamie, ta nounou, le babysitter, au même tout seul.
En ce mois de mars, le magazine Pommes d'Apie te propose
le jour où nous sommes devenus les Louves,
une histoire écrite par Aliénor des Brocs,
illustrée par Marina Ruiz et Lupa Orienne.
Le jour où nous sommes devenus les Louves.
Dans la cour, sous les arbres, on dit c'est le bois.
On dit c'est la grande forêt.
Toutes et tous, on aime jouer là, même par grand froid.
Dans notre petit coin sauvage, personne ne nous voit.
Il y a Axel, Paolo, Usama, Il y a Isis, ma meilleure amie,
Nour et moi.
Pendant la grande et la petite récré, ce sont les garçons qui font les Louves.
On ne sait pas comment s'est arrivé, qui a décidé ça.
C'était déjà comme ça avant que je sois là.
Avant qu'Axel, Paolo, Usama, Isis, Nour et moi, on entra à l'école.
Peut-être même que c'était déjà comme ça avant que je sois né.
Depuis quand les garçons font-ils les Louves ?
Depuis que le monde est monde, c'est les garçons les Louves,
disent les garçons.
C'est les garçons les Louves, répètent les filles.
Nous, on est les petits cochons.
De paille, de plume et de vent sont nos maisons.
Dans la cour, sous les arbres, là on peut se cacher
pour que les Louves ne viennent pas nous trouver.
On entend soudain,
« Aouu ! »
Alors, je cours de toutes mes jambes, je souffle de toute ma douche.
Où Isis ? Où est Nour ?
J'entends le Louve derrière moi, mais je ne me retourne pas.
Il est rapide, mais moins que moi.
Je connais les meilleurs cachettes,
tout là-haut contre la clôture et dans le petit coin au copot de bois.
Isis et Nour préfèrent les hautes herbes.
Où sont-elles ? Je ne les vois pas.
« Aouu ! »
Ça, c'est Oussama.
Je reconnais sa voix.
Il n'imite pas très bien le Louve,
on dirait plutôt un agneau tout doux.
« Aouu ! »
Voici Paolo.
Avec ses longs cheveux et ses grands yeux noirs,
il a vraiment une tête de Lou.
Parfois, il est mon ami.
On rigole et je partage mes biscuits avec lui.
« Aouu ! »
Lui, c'est Axel.
C'est le plus fort et il me tape, parfois.
Alors, je cours plus vite, mon cœur cogne.
J'ai peur qu'il me rattrape, ou qu'il me pousse.
Vite, j'enlève l'élastique qui retient mes cheveux.
Si Axel s'approche, je vais le capturer.
La cloche sonne déjà,
il nous appelle, mais je ne peux plus m'arrêter de courir.
Ce soir, je vais arriver de Lou.
Maman dira, à Lou en ville, mais ça n'existe pas.
Seule ma grande soeur me croira,
parce qu'elle aussi, un jour, était un petit cochon aux aboies.
Maman dira, dort ma chérie d'amour.
Papa dira, bonne nuit, mon trésor adoré.
Mais moi, dans le noir, les yeux ouverts ou fermés,
les Lou, je les vois.
Ils me poursuivent dans mon sommeil, ils ne me lâchent pas.
Comment faire pour qu'ils me laissent tranquille ?
Parfois, j'aime bien qu'ils me pourchassent.
J'aime bien jouer au Lou, j'aime bien avoir peur.
Mais parfois, je n'aime pas, j'ai trop peur.
Alors, ce soir, pour me rassurer,
maman me parle d'une ville loin, très loin d'ici.
Une ville fondée par une Louvre qui avait adopté deux bébés.
Elle leur a tenu chaud dans sa tanière,
elle les a nourris de son lait,
elle les a regardés grandir comme ses petits.
Je demande, on peut donc être une fille et être Lou ?
Maman s'étonne, pourquoi on ne pourrait pas ?
Dans le noir de ma chambre, je ferme les yeux.
Le mot Louvre sonne à mes oreilles comme un secret.
Je me répète, encore et encore, ce mot magique pour vaincre ma peur.
Le mot s'enroule autour de mes épaules, ils ronronnent,
comme un chat et j'ai moins froid.
Aujourd'hui, dans la couille, sous les arbres,
quelque chose de différent flotte dans l'air.
On sent que le printemps est bientôt là.
Avec Isis et Nour, on a beaucoup discuté,
et je leur ai tout raconté,
la Louvre et ses petits, être filles et Louvre.
Avec Isis et Nour, on se chuchote des secrets à l'oreille.
On respire grand et on se sent forte.
Et quand Axel, Paolo et Usama s'approchent,
pour la première fois, on ne court pas.
On leur fait face, on rigole, et on dit,
aujourd'hui, c'est nous les Louvres !
Aouuuh !
Une histoire écrite par Aliénor Desbrocs,
illustrée par Marina Ruiz pour le magazine Pomme d'Apie n°697.
Merci d'écouter Pomme d'Apie.
Rendez-vous le mois prochain
pour découvrir une nouvelle grande histoire de Pomme d'Apie.
T'y baladou, t'y tchou, pou, pou,
t'y tabala, t'y tchou, pou, t'y tabala, t'y tchou, t'y tchou,
t'y tabala, t'y tchou.
Pomme d'Apie, c'est bon d'être un enfant !