
"Le voleur de sapin"
Durée: 10m1s
Date de sortie: 21/10/2021
durée : 00:10:01 - Une histoire et... Oli - La belle et vraie histoire d' Agnès Martin-Lugand est arrivée un lendemain de Noël, c'est peut-être pour cela qu'elle a choisi de conter et d'imaginer pour Oli, celle de ce mystérieux voleur qui chaparde tous les sapins de Noël.
Prends-toi un père.
C'est Oli. O-L-U-R-C.
La bibli des petits.
Je suis pas petit.
J'ai grand.
Bonjour, je suis Agnès Martin-Lugan
et je vais vous raconter l'histoire du voleur de sapin.
Il était une fois, un village niché au cœur d'une forêt.
De tous les villages aux alentours, c'était bien le plus joli.
Il faut dire qu'hiver, comme été,
les habitants rivalisaient d'ingéniosité pour le décorer.
Et quand arriveait décembre et que les toits se recouvraient de neige,
le village ressemblait à s'y méprendre à celui du père Noël.
Les maisons étaient si douillettes que les enfants devaient forcément adorer s'y retrouver
pour boire un choc pour les enfants.
Le chocolat chaud près de la cheminée se racontait des histoires.
Néanmoins, cela n'arrivait jamais.
Dans ce village, on ne s'invitait pas entre voisins.
Chacun restait dans son coin.
Quand les villageois se croisaient dans la rue,
c'est à peine s'ils se marmonnaient à un vague.
Bonjour voisins.
Pour quelle étrange raison se comportait-il ainsi ?
Parce qu'à force de vouloir la plus belle maison,
le plus beau jardin, la plus belle décoration,
ils étaient devenus ennemis et se jalouseaient les uns les autres.
Il fallait les voir se surveiller, cacher derrière leur rideau.
Dans la cour de l'école, les enfants en parlaient souvent.
Ils ne comprenaient pas pourquoi ils ne pouvaient jamais se voir en dehors de la classe.
Ni pourquoi chez eux, c'était si triste.
Plus Noël approchait, plus le village se décorait
et plus l'atmosphère devenait sinistre.
Pourtant, les enfants savaient bien
que dans les villages aux alentours ce n'était pas comme ça.
Là-bas, les rues étaient pleines de rire et de bonne humeur.
Les enfants jouaient pendant que leurs parents discutaient.
Bref, ils partageaient de bons moments tous ensemble.
Un soir, deux frères regardaient des dessins animés de Noël.
En voyant ces images joyeuses,
César, le plus jeune, renifla tristement et à la dire à ses parents.
« Je veux un Noël comme à la télé.
Regardez comme les gens ont l'air contents, il y a plein de monde ».
Sa maman lui caressa doucement la joue.
« On trésor, notre maison est aussi bien décorée que dans ton film.
Et notre sapin est même plus grand que l'heure.
On s'en fiche d'avoir la plus belle maison,
rétorque à Gabriel, le grand frère de César.
Nous, ce qu'on veut, c'est être avec les autres.
César se tourna vers son papa et lui demanda.
« Papa, toi qui connais tout le monde ici, tu ne veux pas leur parler ? »
En tant que serrurier,
le papa de César et Gabriel étaient quelqu'un d'important dans le village.
Avec le boulanger, il était le seul à discuter avec tous les habitants.
« Je leur ai déjà demandé de faire un effort, mon grand.
Ça n'a pas marché. »
Les deux garçons étaient si contrariés qu'ils partirent se coucher en rochonant.
Ils ne souhaitèrent même pas bonne nuit à leurs parents.
La maman, ou ça les époules,
d'un air de dire que l'on n'y pouvait rien et que ça passerait.
Le papa se levât de son fauteuil et s'approcha du magnifique sapin
en soupirant tristement.
Si seulement les villageois voulaient bien l'écouter.
Quelques jours plus tard, César et Gabriel revinrent de l'école à folie.
Le sapin d'un de leurs copains avait disparu dans la nuit.
La veille, au moment d'aller se coucher,
le sapin était là, clignotant de toutes ses guirlandes.
Mais le lendemain matin, plus de sapin, plus de décoration de Noël,
le salon était vide et durant chaque nuit qui suivit jusqu'au vacance,
un sapin, parfois même plusieurs, disparu mystérieusement.
Au début, forcément, tous les parents se regardaient méchamment.
On ne se marmonnait même plus bonjour.
On redoublât de vigilance, on ferma les portes à triple tour.
Mais plus le temps passait, plus les sapins disparaissaient.
Les habitants devaient se rendre à l'évidence.
Le coupable ne venait pas du village.
Un voleur de sapin s'évissait.
La maison de César et Gabriel ne fut pas épargnée,
un comble quand on n'a pas passé rien.
En découvrant que leur arbre décoré n'était plus dans le salon,
César se mit à pleurer.
Sans sapin, le père Noël n'a plus d'endroit où déposer les cadeaux.
Ne t'inquiète pas mon chéri,
le père Noël peut toujours les laisser près de la cheminée,
le consolasse à maman.
César t'a pas du pied.
Non, il faut un nouveau sapin, aujourd'hui.
Son papa s'approcha, s'accroupit près de lui
et posa ses grandes mains sur ses petites épaules.
Non, César, ce n'est pas possible, je suis désolée.
Et puis, le plus important à Noël, c'est d'être ensemble, non ?
Je te promets qu'avec ou sans sapin, nous nous amuserons bien.
Puisque c'est comme ça, il n'y a plus de Noël,
cria le petit garçon.
Sur le chemin de l'école, Gabriel essaya de remonter le moral de César.
On va quand même fêter Noël avec papa et maman
et je suis sûre que tu auras tes cadeaux.
C'est pourri, lui répondit César en choutant dans une pierre.
Les nez ne trouva rien à lui répondre.
Au fond, il était d'accord avec son frère.
Tout à coup, des bruits inhabituels, comme des bruits de conversation,
laient sortir de leur cafard.
Il relevert le nez et observent vers autour d'eux.
Il s'arrêtait renette.
Chose incroyable, les gens se parlaient
et se demandaient des nouvelles des sapins et des décorations.
Chez vous aussi ?
Oui, il a frappé cette nuit.
Vous avez une idée de ce qui se passe ?
Non mais faites bien attention à vous, vous aussi.
Si on découvre quelque chose, on vous tient au courant.
Les voisins s'inquiétaient soudain, les uns pour les autres.
De mémoire de villageois, on n'avait jamais vu ça.
Quand les vacances débutèrent, il ne resta plus un sapin,
plus une décoration nulle part.
Mais à force de se demander qui était ce drôle de voleur
qui ne cassait rien et ne volait que des sapins,
on en oublia de se regarder méchamment.
Le soir du réveillon, le papa et la maman de César et Gabriel,
comme tous les papas et les mamans du village,
firent tout ce qu'ils pouvaient pour semer la joie dans la maison.
Mais malgré le bon pain d'épices, les charades de Noël
et tous leurs efforts déployés, César et Gabriel faisaient toujours Grismine.
Ils n'euraient même pas le cœur d'ouvrir la dernière case de leur calendrier de l'avant.
Un Noël, son sapin, ce n'était plus Noël.
Les deux frères montèrent se coucher avant l'heure
et sont en excitation qui précèdent habituellement le passage du père Noël.
Le matin de Noël, César ouvrit les yeux aux orores.
Le corps gros, il descendit au salon.
Sa maman avait raison.
Même son sapin, le père Noël était bien passé, mais César son moquet.
Traînant les pieds, il alla la fenêtre et regarda dans la rue enneigée.
César se frotta les yeux.
Une fois, deux fois, trois fois, il ne rêvait pas.
Une allée de sapins illuminait conduisait à la place du village.
Il y en avait de toutes les tailles, des petits, des grands, des maigrichons, des toutfus.
Papa, maman, Gabriel, les sapins, les sapins.
Ni une ni deux, tous les quatre enfilèrent botte, mento, écharpe et bonnet
par-dessus les pyjamas et sa aventurère dehors.
Tous les voisins se rejoignirent dans la rue et chaque famille retrouve à son sapin.
Seulement, le voleur de sapin s'était amusé à mélanger toutes les décorations.
Les parents et les enfants du village marchèrent d'un même pas vers la place
où tronaient le plus beau, le plus majestueux des sapins qu'on avait jamais vu.
Les enfants se mirent à courir tout autour en poussant des cris de joie et des hurra.
Les adultes échangèrent des regards surpris, ne sachant comment réagir.
Et puis la magie de Noël opéra.
Ils tombèrent dans les bras les uns des autres.
Le bonheur d'être ensemble et cette surprise magique
surpassaient les vieilles rancœurs et les vieilles rivalités.
Les villageois qui avaient passé tant de temps renfermés sur eux
ne voulaient plus se séparer.
Les minutes, puis les heures passèrent, sans que personne ne soigne à quitter la place.
Dès laissant une bataille de boules de neige avec son frère et ses copains,
César partit à la recherche de ses parents.
« Maman, où est papa ? » lui demanda-t-il.
« Il faut que je lui dise que c'est le meilleur Noël de tous les temps.
Je ne sais pas mon trésor, il doit sans doute être en train de discuter avec le boulanger.
César chercha de tous les côtés, sans le trouver.
Il remonte à la rue, puis arpenta le village.
Partout où il passait, il n'en revenait toujours pas de voir les voisins rirent entre eux.
Mais son papa restait introuvable.
César finit par arriver jusqu'à leur maison.
« Papa ? T'es là ? Papa ? »
Un ronflement digne du plus gros désormais, lui répondit.
Sur la pointe des pieds, César avança jusqu'au salon.
Il découvrit son papa profondément endormi dans son fauteuil.
L'air épuisé, mais heureux.
Il s'approcha à pas de loup et ouvrit des urons.
Des fils de guirlande doré étaient coincés dans ses cheveux.
Et de la poche de son pantalon dépassait sa clé magique.
Celle qui lui permettait d'entrer partout, dans toutes les maisons.
Et c'est ainsi que grâce au vœu des enfants et grâce au papa de César,
les habitants découvrirent le bonheur d'être ensemble.
En ce jour de Noël, c'était bien ça le plus important.
Et voilà, l'histoire est finie.
Et maintenant, Oli.
Non, une autre.
Oli.
Episode suivant:
Les infos glanées
Oli
Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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