
"Owen, le petit zombie d'appartement"
Durée: 9m22s
Date de sortie: 22/12/2021
durée : 00:09:22 - Une histoire et... Oli - L'auteur star des enfants, Antoine Dole aime raconter et imaginer de jolies histoires, et pour Oli, son héroïne est une adorable petite fille qui a terriblement envie d'un drôle animal de compagnie.
Bonjour, je suis Antoine D'Ole alias Monsieur Tan et aujourd'hui je vais vous raconter l'histoire
de Owen, le petit zombie d'appartement. C'était la mode partout, comment le
dire d'une meilleure façon ? Dans le monde entier les petites filles s'arrachaient les
derniers modèles de zombies d'appartement. Pourtant, de la vie générale, les zombies d'appartement
ne servaient à rien. Petit un, il ne jouait pas. Petit deux, il sentait mauvais. Et petit
trois, leur régime alimentaire était disons douteux. Les autres animaux de compagnie avaient
d'ailleurs fait les frais de ce curieux appétit. Cochon d'un, chat, hamster et même shiwawa
disparaissaient aussi vite que ces petites créatures remplissait les foyers. Margot avait
toujours eu ce qu'elle voulait. Et puisque ses copines avaient tout un zombie, hors de
question pour elles d'être la seule de la classe à ne pas en avoir. Quand elle reçut le colis de la
poste, il était déjà 11h ce samedi là. Vite, vite, je suis sûr que c'est lui. Maman, aide-moi
à ouvrir le paquet. En défaisant les nombreuses couches de l'emballage, Margot pensait déjà
à ses copines qui seraient vertes de jalousie. Pourvu qu'ils soient vraiment trélés,
supplie à tel. Une odeur nous et abonde, la fille reculée.
Oh, maman, ça pue ! Ah, tu l'as voulu, tu l'as eu, hein, c'est ton nouvel ami. Il y a une lettre
qui dit qu'il s'appelle Owen. La petite Margot se pencha sur la boîte et vit des doigts fins
tentés d'en saisir les bords. D'un geste, elle repoussa le colis et Owen tomba aussitôt au fond
du carton. « Ne sois pas brusque, les petits zombies sont fragiles», criait sa maman. La mère
donnait une légère tape sur la boîte. Une petite main se posa sur le rebord. La mère s'approcha
pour mieux voir la créature. Bon, au moins, il lui en mine sa lopette. Eh bien, installe-le,
pour l'instant, moi je vais préparer le déjeuner. Ah non, ne me laisse pas toute seule avec lui !
Margot, j'espère que tu nous as pas fait acheter une de ces choses juste pour faire
comme tes copines. Tu as voulu un zombie, maintenant tu t'en occupes. Quelques minutes
après, la jeune fille a place à mère. « Maman, Owen a fait tomber sa tête ! Eh bien,
tu la ramasses et tu lui rends ma chérie. Maman, Owen s'est trompé de sens en remettant sa tête.
Maintenant, il voit quel envers. Débrouille-toi, moi j'ai plus de mes légumes ! »
La chambre de Margot était remplie de jouets. On pouvait voir des poupées et des peluches
qui débordaient de coffres et de tiroirs. Il y en avait partout. Des bras, des cheveux, des jambes.
Cela ressemblait aux étagères de l'entrepôt où étaient stockés tous les petits zombies comme
Owen dans l'attente d'une famille. Margot ne s'intéressait pas vraiment à Owen.
Elle se contentait de faire des photos de lui pour les mettre sur son zombie blog et montrer à
toutes ses copines qu'elle avait enfin un zombie rien qu'à her. Owen, lui, était curieux de tout.
Le goût des êtres vivants par exemple, mais on le lui interdisait. Très vite d'ailleurs,
Owen découvrit qu'on lui interdisait beaucoup de choses. « Ne mord personne ! »
Des interdictions. « Ne retire pas ta tête, tu vas la perdre ! »
Encore des interdictions. « Arrête de bâver sur la moquette ! »
Des interdictions encore et toujours. Comme Margot lui proposait un jeu,
Owen fut content de pouvoir faire la seule chose qui n'y était pas interdite.
Obéir bêtement.
Alors voilà Owen. J'ai mis la chaussure de ma barbie reine des neiges au fond du mixeur. Attrape-la.
Et tandis qu'Owen s'exécutait, Margot prit un malin plaisir à appuyer sur le bouton
marge de la machine. Owen ne sentit rien et Margot éclatadri revoit en la pure et grise
qui s'agit à sur les parois du bocal.
La nuit est venue. Owen s'installa dans une caisse au fond du jardin.
« Tu sens trop mauvais, tu dormiras dehors cette nuit ! »
lui dit la petite fille en claquant la porte.
Seul dans le noir, Owen patienta sans bouger,
attendant que le jour revienne et que Margot est à nouveau envie de jouer avec lui.
Mais le lendemain matin, Margot en avait déjà assez de Owen.
Les interdictions étaient devenues des reproches.
« T'es pas marrant, tu m'ors jamais personne ! »
Des reproches. « Tu ne laisses jamais de traces de pu sur les coussins de papa ! »
Encore des reproches. « Je ne peux même pas jouer à faire de l'abouiller avec ton cerveau,
y'a pas de trou dans ton crâne ! » Des reproches encore et toujours.
Owen s'acharnait quand même à être un bon zombie. Alors il se mis à mordre doucement,
à faire des tâches jonâtres sur la moquette,
à rentrer une paille dans son nez pour que Margot puisse faire des bulles dans son cerveau.
Mais ça n'amusait pas les parents de Margot.
Alors les reproches redevint des interdictions.
« Cesse donc de mordre tout le monde ! »
Des interdictions.
« Oh, pis arrête de salir le canapé, il est tapis ! »
Encore des interdictions.
« Et arrête de souffler dans ton cerveau, c'est dégoutant ! »
Des interdictions encore et toujours.
Si ce pauvre Owen avait pu ressentir l'énervement,
il aurait trouvé les humains bien compliqués.
Une semaine, jour pour jour, après son arrivée,
Owen connaissait le même sort que les vieux jouets de Margot.
Le zombie-blog de la petite fille était déjà à l'abandon,
remplacé par un nouveau site sur lequel elle échangait des conseils de maquillage
et de vêtements avec les autres filles de son âge.
« Maman ! Owen, pu, il est pas drôle ! Moi je vais un petit chien !
Un petit chien qui je pourrais faire des tresses ! »
« Ah bah c'est malin, qu'est-ce qu'on va faire de ton zombie maintenant ? »
« Bah ma évale, enterrer le sain dans son jardin ! »
Bon, eh bien, c'est sans doute la meilleure solution !
Mais quelle idée d'avoir acheté cette bestiole !
Caché dans le couloir, Owen écoutait Margot et sa maman
discuter de comment l'enterrait sous l'herbe du jardin.
Non vraiment, si le petit zombie avait pu ressentir la peur,
il aurait trouvé les humains bien cruels.
Margot se mit à la recherche d'Owen.
Elle était pressée de voir comment elle réagirait
une fois enterrée sous le rosier.
Est-ce que les petits zombies font pousser des feuilles mortes ?
Mais elle ne le trouvait nulle part.
« Maman, papa ! Owen a disparu ! »
Bien, regarde si tu trouves un de ses bras ou une de ses jambes.
C'est pas possible, il n'a pas dû aller bien loin.
Pendant ce temps, la tête entre les barreaux de la grande clôture du jardin,
Owen regardait les enfants passés sur le trottoir.
Les humains étaient de bien drôles de créatures eux aussi.
Owen essayait d'imaginer tout ce qui était enfoui sous l'herbe de leur jardin.
Est-ce que les petits zombies s'y ont assait ?
La voix d'une jeune fille tira Owen de ses pensées.
C'était Mélanie, la petite voisine.
Elle jouait avec son zombie, Stanislas.
Elle était douce et gentille.
Elle aperçut Owen.
C'est toi le petit zombie de Margot, c'est bien ça ?
Le petit zombie restait là, la fixer.
Tu… tu veux venir jouer avec nous ?
Oh là là, Owen voulait tant avoir une famille qu'il aime et s'occupe bien de lui.
Alors il se faufie là, travers les barreaux.
Trop occupé à chercher Owen derrière un meuble,
ou dans l'obscurité de la cave,
personne dans la famille de Margot n'avait vu le petit zombie sortir.
Où est cette saleté de jouets pourris, Marmona Margot ?
On se décide d'aller inspecter le jardin.
Elle écartit à l'aiseur en apercevant quelque chose coincé entre les barreaux de la clôture.
Elle se rapprocha, puis s'accroupit.
Une chaussure d'Owen ?
En regardant un peu plus loin, elle vit Owen avec Mélanie, la voisine.
D'abord un peu vexée, Margot recula sans faire de bruit.
C'est en douille à dégarpis, tant mieux !
Bien content d'être enfin débarrassé de lui, Margot fila vers la maison en criant.
Maman, maman ! Owen est parti !
Tu en es sûr Margot chérie ? Demanda sa mère ?
En jetant un dernier coup d'œil à Owen qui jouait dans le jardin d'à côté avec son nouvel ami Stanislas,
Margot s'en pressa de répondre.
Oh oui ! Dis maman, je peux avoir un chien maintenant ?
Car, voyez-vous, c'était la mode partout.
Comment le dire d'une meilleure façon ?
Dans le monde entier, les petites-filles s'arrachaient les derniers modèles de Chiaud.
Ah ! Ah !
Et voilà, l'histoire est finie.
Et maintenant, Oli, les petits zombies.
Non, il n'y a autre.
Oli.
Episode suivant:
Les infos glanées
Oli
Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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