Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taises-e toi ! Taises-e toi ! Taises-e toi !
Est-ce que je peux avoir une histoire, Phil, que tu me rabontes, taises-e toi ?
Encore une histoire ? Vous avez été sages, vous êtes sûr ?
Bon, d'accord. Je vais vous raconter l'histoire de la Baba Yaga.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chut ! Plus de bouillies ? Parce que l'histoire va commencer.
Chapitre 1 L'Aiguille
Il était une fois, une fillette qui s'appelait Anushka.
Elle vivait seule avec son père, qui avait perdu sa femme.
Après quelques années, le père d'Anushka se remaria.
Mais la Maratrait est mal intentionnée.
Elle maltraitait l'enfant et souhaitait secrètement s'en débarrasser.
Un jour, le père du parti renvoyage, il laissa donc la petite Anushka avec sa femme.
Profitant de l'absence de son mari, la belle-mère dit à l'enfant,
« Va chez ma soeur et demande-lui une aiguille et du fil pour te coudre une chemise ».
Anushka, compris que c'était un piège,
la soeur de sa belle-mère n'était autre que la Baba Yaga,
une terrible sorcière, mangeuse d'enfant, qui se déplaçait dans un mortier
en plantant un pilon dans le sol et qui effaçait ensuite ses traces avec un balai.
Sont tardés, Anushka courut demander conseillers à sa tante,
la soeur de sa mère qui l'adorait.
Allarmé, celle-ci l'a pris dans ses bras et lui expliqua comment échapper à la sorcière.
« Maniesse, écoute-moi bien.
Là-bas, quand le chat s'approchera de toi pour t'arracher les yeux,
donne-lui un morceau de l'art.
Là-bas, quand le portail grinsera pour donner l'alerte,
verse quelques gouttes d'huile sur ses gonds.
Là-bas, quand les chiens voudront te dévorer,
chette-leur un morceau de peau.
Là-bas, quand le boulot tendra de te fouetter les yeux,
attache ses branches avec un ruban.
Tu t'en souviendras, Anushka.
Oui, ma tante, dit Anushka.
Et elle se mit en route.
La sorcière était en train de tisser quand l'enfant rentra.
Elle la salua.
« Bonjour, dit Anushka.
Ma belle-mère m'envoie te demander une aiguille et du ch'fil pour me coudre une chemise.
« Hein ?
Dis-se donc à ma place.
« S'exclama la vieille qui se léchait déjà les babines.
Pendant que la fillette s'asseillait au métier à tisser,
la Baba Yaga a la trouvé sa servante et lui ordonna.
« C'est chauffé de l'eau et la veut bien l'enfant.
Ainsi, je pourrais la manger.
» Anushka avait tout entendu.
Elle était si terrifiée que lorsque la servante approcha,
elle se jeta à ses pieds.
« Je t'en prie, quand tu allumeras le feu,
arrose abondamment les bûches pour qu'elles ne brûlent pas.
» Et, encore sanglottante,
Anushka lui fit cadeau de son mouchoir.
Ému, la servante l'a pris tant pitié,
et elle promit.
De son côté, la Baba Yaga faisait mine de toujours chercher le fil et l'aiguille.
Mais en vérité, elle attendait que le feu prenne.
Le chat de la maison s'avança vers Anushka,
en crachant la fourrure et la queue hérissée.
Comme le lui avait conseillé sa tante,
la fillette lui offrit le morceau de l'art.
Aussitôt, le chat se mit à ronronner,
et Anushka lui demanda,
« Comment puis-je faire pour m'échapper d'ici ?
« Où as-tu cette serviette et ce peine ? »
répondit le chat.
« Prends-les et va-t-en.
La Baba Yaga te pourchassera.
T'es que tu l'entendras approcher,
jette la serviette derrière toi.
Elle se transformera en une immense rivière.
Si la Baba Yaga continue de te poursuivre,
lance le peigne par terre.
Une forêt surgira du sol,
tellement dense qu'elle ne pourra pas s'effrayer nuchement.
Ni une ni deux.
Anushka prit la serviette et le peigne,
et elle s'enfuit en courant.
Comme le lui avait expliqué sa tante,
lorsque les chiens voulaient la dévorer,
elle leur lance à le peint,
et il la laissera passer.
Lorsque le porta est commencé à aggrancer,
elle vers sa vite de l'huile sur ses gants,
et il la laissa passer.
Lorsque le boulot voulut lui fouetter les yeux,
elle attacha ses branches avec un ruban,
et il la laissa passer.
Quant au chat,
il se mit au métier.
Il tissa tellement bien qu'il en mêla tous les fils.
Au bout d'un moment,
la vieille s'approcha et demanda,
« Tu tisses toujours, Manies ? »
« Mais oui, je tisses. »
Miora le chat.
La baba Yaga compris qu'on l'avait trompé.
Elle bondit à l'intérieur de la pièce,
et elle se mit à battre le chat,
qui lui avait joué ce vilain tour.
« Depuis que je te sers, lui dit le chat,
jamais tu ne m'as donné le moindre petit os.
L'enfant, elle, m'a donné un morceau de l'art.
La sorcière poussa un cri de rage.
« Mon die chat ! »
Hurlatel.
Et furieuse,
elle s'élance à dans la forêt,
à la poursuite de la fille.
Tu veux connaître la suite de l'histoire ?
Je te la raconterai plus tard, tes promis.
À bientôt.
C'était la Baba Yaga,
un contrus à raconter par Elodie Fondacci
sur des musiques d'Anatoly Liadov
en collaboration avec Nathan.
Découvrez d'autres comptes d'ici,
ou d'ailleurs,
dans la collection Les Petits Cailloux du Monde
aux éditions Nathan.