Lila et les sales gosses - Où se cache Big Ben ?

Durée: 11m51s

Date de sortie: 15/02/2024

À peine dépassée le portail de l’usine à Sales Gosses, j’entends les murmures et les conversations inquiètes qui bruissent dans la cour. Au début de la semaine, quand j’avais entendu ça, j'avais eu peur. J’avais imaginé une interro surprise généralisée, une bêtise qui avait mal tourné ou l’obligation de faire ses devoirs. Mais maintenant, je sais de quoi il s’agit : depuis cinq jours, Big Ben a disparu...


Une histoire d'amitié où l'on apprend qu'être soi, c'est important.


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Thomas Le Petit-Corps. Racontée par Laura Segré et Arnaud Guillou. Mix : Studio Module. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Camille Sainson.

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Laura et Arnaud vont vous raconter une nouvelle aventure de Lilal et Salgos,
la série imaginée par Thomas Le Petit-Cor.
Elle s'intitule « Où se cache Big Ben ? »
A peine dépassé le portail de l'usine à Salgos, j'entends les murmures et les conversations
inquiètes qui bruisent dans la cour.
Au début de la semaine, quand j'avais entendu ça, j'avais eu peur.
J'avais imaginé une intérossurprise généralisée, une bêtise qui avait mal tourné ou l'obligation
de faire ses devoirs.
Mais maintenant, je sais de quoi il s'agit.
Comme tous les matins, je retrouve Samuel et Bernard, adossés contre le mur du réfectoire.
C'est encore cette histoire de Big Ben ?
Ouais ! Et ça commence à être bizarre.
T'imagines ? Ça fait cinq jours qu'on l'a pas vu.
Même pelote, le mouton-fugueur de mes parents, il part pas aussi longtemps.
Il faut dire qu'à chaque fois, c'est notre voisin qui nous le ramène, parce qu'il
le retrouve avec ses vaches en train d'essayer de meugler.
Il s'est peut-être fait renvoyer.
Qui ? Pelote ?
Mais non, Big Ben !
Renvoyer de l'usine à Salgos ? Impossible !
Ou alors, il s'est fait bouleoté par l'abominable Troll des classes ?
Hum... J'ai un doute.
Vous savez quoi ? Je vais aller voir les cadors.
Après tout, Big Ben est leur chef.
Ils doivent bien avoir une idée d'où il peut être.
J'escalade les gradins quatre à quatre.
Samuel et Bernard sur les talons.
Arrivé en haut, je remarque les sourires à l'envers et les épaules affaissées de ces gaillards
qui d'habitude passent leur temps à bomber le torse.
Pendant que je marche vers les cadors, Samuel me glisse à l'oreille.
Ils sont tellement perdus sans Big Ben qu'ils sont renoncés à organiser leur tournoi de cerf volet.
De cerf volet ? C'est quoi ça ?
C'est comme un match de volet, sauf qu'à la place de frapper la balle avec ses mains,
on utilise des cerfs volants. C'est hyper beau à voir.
Sauf qu'en tous les fils sans mêle, là, ça ressemble plus à rien.
Chut ! On arrive.
Euh...
Salut ! On vient vous aider à retrouver Big Ben.
Est-ce que vous pouvez nous dire où vous l'avez vu pour la dernière fois ?
Hé oh, je vous parle !
Tsss, pourquoi ils froncent les sourcils comme ça ?
Je crois qu'ils réfléchissent.
Tsss, ils sont un peu lents à force de faire des matchs de basket-head balle.
De basket-head balle, c'est quoi ça encore ?
Eh ben, c'est comme du basket normal sauf qu'on doit frapper la balle avec sa tête.
Ah, je comprends mieux.
Après un long moment de réflexion, l'une des cadors se tourne vers nous,
le regard aussi vite qu'une copie blanche.
Je crois qu'il nous a dit qu'il voulait mettre un pétard maximum
ou dans une des chasses d'eau, dure et de chaussée.
Voilà notre première piste ! On y va !
On déteile à travers la cour et on pousse la porte des vécées.
Tout de suite, une odeur atroce nous amplit les narines.
Puuurk ! Mais personne ne nettoie cet endroit ?
Ah si, si, si, ça te fait ce matin.
Bon, dépêchons-nous. Il y a trois toilettes, on enfouille une chacun.
Je prends celle de gauche, Bernard celle du milieu et Samuel celle de droite.
Après une rapide inspection, on ressort.
Rien ! Big Ben s'est volatilisé.
Peut-être qu'il a changé d'avis et qu'il n'est jamais venu faire exploser les chasses d'eau ici ?
Eh, mais t'as raison, Sam ! C'est ça qu'il faut vérifier !
Tandis que mes deux amis se regardent sans comprendre, je retourne dans les cabinets
et cette fois, je soulève le couvercle des chasses d'eau.
Dans la première, rien n'a signalé.
Dans la seconde, idem.
Mais dans la dernière, le mécanisme est différent.
A la place du flotteur, il y a un levier, un levier que je m'empresse d'actionner.
Le carrelage derrière les vécées tremble.
Pivote, puis ses cartes, laissant apparaître un passage.
Avec tout sera fut de l'autre côté de la porte, Samuel s'inquiète.
Euh, Lila, ça va ? T'es malade ?
Je suis sûr que ça cause du poisson panais d'hier.
Il était pas fraise, poisson panais.
Mais non, tout va bien, venez !
Quand mes deux amis me rejoignent, j'ai déjà enjambé les toilettes
pour m'aventurer dans le couloir qui s'est ouvert.
À l'intérieur, le sol est glissant comme du savon
et il fait aussi noir que dans un casier.
Samuel sort un porte-clé lumineux de sa poche.
Tu crois vraiment que ce machin va nous éclairer ?
Les gadgets que le prof de techno nous fait, fonctionnent jamais.
Oh mais celui-ci, c'est pas celui de M. Soudure.
C'est celui qui montre au quai les fabricants.
Sam appuie sur le bouton et une lumière aveuglante envahit le couloir.
Ah ouais !
Ils auraient même dû fournir des lunettes de soleil avec.
Ça crame un peu les yeux au début, mais on finit par s'habituer.
L'exploration commence.
On tourne, on vire, on gravit des échelles, on descend des tobogans,
on tombe dans des cul de sacs et finalement, on aperçoit une porte.
Tout au bout d'un long tunnel en pente.
Soulagé, on avance vers elle quand, clique,
je me retourne et je vois Bernard,
le pied posé sur une dalle de pierre qui s'est enfoncée sous son poids.
Pour regarder beaucoup de films d'aventure,
je peux vous dire que ça, ça sent pas bon.
Et Samuel a raison.
Derrière nous, le plafond s'ouvre en deux et laisse tomber une pierre gigantesque.
Une pierre qui roule vers nous, prête à nous écraser.
Courrez !
On prend nos jambes à nos cous et on fonce vers la porte.
Le problème, c'est qu'elle est fermée.
Et la pierre, elle, va de plus en plus vite.
Bernard et Samuel ont beau s'acharner sur la poignée, on est conçés.
Il faut que je trouve un plan.
Malgré le stress, j'essaye d'estimer la taille du caillou et...
OK.
Vous me faites confiance ?
Oui, oui, oui, oui.
Alors rentrez le ventre et collez-vous au mur.
Lila, on va se faire écrabouiller comme des crêpes.
Faites ce que je dis !
J'avale une grande bouffée d'air
et je me plaque contre la paroi en tentant d'être la plus fine possible.
Samuel et Bernard mimitent.
On ferme tous les yeux et soudain,
BOUM !
L'impact retentit dans tout le couloir.
La pierre nous a frôlé et arraché la porte
avant de poursuivre son chemin vers l'extérieur.
Vous voyez ?
Je vous avais dit de me faire confiance.
Avoue que t'as eu du bol quand même !
Un peu.
On enjambe les débris et on sort du tunnel.
Après un rapide coup d'œil, on se rend compte qu'on est derrière les sapins cabanes.
Ces arbres immenses dans lesquels vivent les perchers,
des élèves qui se tiennent à l'écart du reste de la cour.
Maintenant, on doit découvrir par où Big Ben est parti.
Tout en imitant une pêleteuse qui gratte le sol, Bernard cherche des empreintes.
Mais c'est Samuel qui trouve un nouvel indice au milieu des buissons.
Un pétard maxima-moute.
C'est forcément celui de Big Ben !
Mais si il a atterri ici ?
Ça veut dire qu'il est tombé des sapins carbones.
Faut qu'on y aille !
On fait le tour des arbres à la recherche d'un moyen d'y grimper.
C'est là qu'on aperçoit un garçon posté au pied d'un sapin, l'air de rien.
Et tu… tu serais pas un percher, toi ?
Pourquoi… pourquoi vous me demandez ça ?
Peut-être parce que t'as des feuilles dans les cheveux, des aiguilles de peintes en plein tes vêtements
et que t'as de la résine dans les mains.
Ça ne prouve rien.
Quand même ! Tu pourrais nous faire grimper là-haut ?
Ça se pourrait, oui.
Cool !
Mais ça ne serait pas gratuit.
Ah ! Combien tu veux ?
Alors 12 frites à la fraise, 6 mégagomes et 4 têtes cramées.
Quoi ? Mais c'est hors de prix !
Eh vous savez ce que c'est, hein ? J'ai des amis à nourrir moi.
Bernard et Samuel fouillent dans leur poche et en sortent le butin demandé.
Parfait.
Par contre, l'ascenseur est trop petit pour 4.
Je peux en prendre qu'un.
Oh là, j'avoue que moi j'ai un peu le vertige, hein.
Le max où je peux grimper, c'est un tracteur.
Lila, ça te va d'y aller ?
Ouais.
Promis, je fais vite.
Le percher siffle entre ses doigts.
Une cabine en bois suspendue à une corde descend d'un arbre.
Le garçon entre à l'intérieur et me fait signe de le suivre.
Une fois dedans, il siffle à nouveau et la cabine commence son ascension.
Petit à petit, Samuel et Bernard deviennent microscopiques.
Et moi, bah... j'ai des fourmis dans le ventre.
Heureusement, on arrive vite fait au sommet.
Et là-haut, c'est fou !
À 15 mètres du sol, des plateformes et des ponts en bois permettent de déambuler entre les troncs,
des enfants voltage grâce à des tyroliennes,
des filets tendus servent de transat,
et des cabanes plus grandes que ma chambre sont accrochées aux branches.
Je comprends pourquoi certains perchers ne veulent plus redescendre.
Hypnotisé par ce spectacle, je ne remarque pas tout de suite la dizaine de salles gosses,
tous vêtus de feuillages qui m'observent.
Euh... désolé de vous déranger, mais je suis à la recherche d'un certain Big Ben.
Dès que je prononce ce nom, les têtes se tournent,
les yeux se baissent et tout le monde fait comme si j'étais aussi transparente qu'un papier calque.
Hého, je vous parle, hein ?
Pourquoi vous ne me répondez pas ?
Soudain, je suis pris d'un élan de panique.
Et s'il était arrivé quelque chose à Big Ben ?
Oh non ! Me dites pas que vous l'avez mangé,
ou qu'il est tombé,
ou que vous l'avez utilisé comme engrais pour faire pousser vos arbres,
ou pire, que vous l'avez donné en offrande à votre grand dieu de la brindille !
Oups, j'ai dû crier, car cette fois, les regards sont de nouveau sur moi.
Mais qu'est-ce que c'est que ce... résol ?
On peut plus pioncer tranquille ici.
Une silhouette massive s'avance, écartant tout le monde sur son passage.
Quoi ? Big Ben ?
Lya ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
On te cherche, en bas.
Ah, hein ? Bien avec moi.
Faut que je te parle d'un truc.
Le Grand Costaud m'emmène à l'écart sur une plateforme
où l'on domine la cour de l'usine à Salgos.
Alors, pourquoi t'es venu te cacher ici ?
Ben je... j'avais besoin de réfléchir, de souffler, quoi.
Je crois que j'en ai ras la casquette d'être le cahier du collège.
Sérieux ?
Ben ouais.
C'est fatigant de toujours avoir ce rôle-là,
et des fois, ben... j'ai envie d'être un Salgos normal, quoi.
Tu sais, peu importe ce que les autres attendent de toi.
C'est toi qui décide qui tu es.
Mais... j'aime bien être le chef des cadors.
C'est juste que je veux pas être que ça.
Eh ben tu peux.
De toute façon, les cadors sont tellement en admiration devant toi
que tu pourrais faire n'importe quoi,
tu continuerais d'être leur modèle.
Tu crois ?
Évidemment.
D'ailleurs, depuis que t'es parti,
ils sont devenus ramolos comme des ballons percés.
Ah... c'est vrai qu'ils me manquent à moi aussi.
Ils sont si dépités qu'ils n'ont même plus envie d'organiser leur tournoi de cerf volet.
Ah mais oui !
Le tournoi de cerf volet, je peux pas laisser tomber ça.
Bon, t'as raison, Lila.
Je vais continuer d'être le chef des cadors,
mais je ne m'interdireai plus d'être autre chose.
Et si je veux être un danseur étoile,
un gymnaste,
ou peintre de trousse,
eh ben je le ferai.
Big Ben me sert dans ses bras
avant de se reprendre.
Euh...
Et ça, bon ben ça reste entre nous, hein.
Je lui fais un bisous sur la joue
et lui adresse un clin d'œil.
Bien sûr.
Allez, j'ai hâte que tu me montres comment on fait du cerf volet.
Et voilà !
Une nouvelle aventure de Lila et les salgosses s'achève.
En attendant la prochaine,
Thomas et moi,
on aimerait beaucoup avoir vos idées de bêtises
ou d'aventures que Lila, Bernard, Samuel
et tous les salgosses pourraient vivre.
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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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