La technique pour ne pas perdre son sourire !

Durée: 12m5s

Date de sortie: 29/02/2024

Grandir, c'est génial ! Sauf quand on est un enfant qui pense que grandir c'est forcément collectionner les soucis et perdre son sourire...


Cet épisode n'est pas seulement une histoire qui parle de ce que ça fait de grandir ! Elle parle aussi de la manière dont il faut regarder les choses pour y trouver de quoi sourire !


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle, sur une idée de Cécile Rubin d'Andorys ! Racontée par Laura Segré et Arnaud Guillou. Mix: Studio Module. Générique : Léa Chevirer.

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Laura et Arnaud vont vous raconter la technique pour ne pas perdre au sens sourire.
Une histoire que j'ai écrite et qui s'inspire d'une idée de Cécile Rubin.
Hier, c'était mon anniversaire, celui de mes dix ans.
Mon premier âge à deux chiffres.
Pour marquer le coup, papa s'était donné beaucoup de mal.
Il avait travaillé toute la nuit et la matinée tout entière pour tout mettre en place.
Le salon était devenu une véritable caverne, secrète de super-héros, avec des ballons,
des guirlandes et même une pinata en forme de fusée.
Tous mes copains étaient là, déguisés.
Tous les plus grands justices et masqués s'étaient réunis.
Papa avait revêtu son costume de gardien.
Un drôle de personnage vêtu d'une toche blanche et d'une longue cap bleue dotée
d'un col qui dépassait derrière sa tête.
Grâce à des lentilles, ses yeux étaient totalement blancs.
Avec un grand sérieux, il nous réunit autour de la table,
où tronnait la réplique parfaite de la Tour des Héroes,
le quartier général le plus puissant de la Terre, soigneusement décorée avec un glaçage coloré.
Enfants Héroes de la Terre, vous êtes ici pour célébrer le passage d'Alvine dans une nouvelle décédie.
Mais avant de dévorer la Tour des Héroes, vous allez devoir relever les épreuves de l'infini.
Nouvelles décennies.
Ça sonne tellement super que j'ai l'air d'être bien plus vieux que les copains.
Mais au lieu de me sentir super content, une sensation bizarre grandissait au creux de mon estomac.
C'était comme si un monstre glouton aspirait chaque parcelle de joie.
Grandir, ça devrait être cool, non ?
On devient plus grand, plus fort et on peut manger plus de glace.
Mais ça me semblait nul et triste et vraiment pas rigolo.
Il suffisait de regarder les grands dans la rue.
C'était rare d'en voir sourire.
Ils étaient tout gris.
C'était une expression de papy qui voulait dire qu'on a perdu sa joie de vivre.
Il disait que c'est comme ça quand on avait des soucis,
même qu'il y en avait qui les collectionnaient, comme les monstres de Monster Quest.
Mais en beaucoup, beaucoup moins marrant.
A l'annonce du programme de la journée, les yeux des copains se changèrent en galaxies scintillantes.
Et moi, je fit de mon mieux pour sourire.
Il ne fallait pas leur gâcher la fête.
Alors que les autres se précipitaient vers la première épreuve,
celle du saut en sac, Winnie va me voir.
Il y a un souci ?
Non, non, ça va.
Alors, pourquoi tu as un regard tout éton?
Oh, ça ?
Oh, c'est la fatigue.
Oh, j'ai aidé papa hier soir et ce matin pour tout mettre en place.
Je l'ai fui y'a du regard.
Mentir à sa meilleure amie n'était pas une partie de plaisir.
Mais ce n'était pas le moment de parler de ma peur de grandir.
Winnie me dévisagea.
Sceptique.
Heureusement, les copains nous appellent à venir les rejoindre.
Si tu le dis.
Mais si jamais tu veux parler, je suis là.
D'accord.
Je fis semblant toute la journée.
Enfin, pas tout à fait.
Même si j'étais l'un des plus nuls dans les épreuves organisées par papa,
j'étais sincèrement content de voir mes copains gagner.
Les cadeaux que je reçus étaient même sacrément chouettes.
Mais le glouton, loger au creux de mon estomac,
s'empressait de dévorer chaque pensée heureuse.
Résultat, j'affichais un sourire sans éclats,
mais un sourire quand même.
Et au milieu de l'excitation générale, il faisait parfaitement l'affaire.
Une fois tout le monde parti, un calme assourdissant remplit la maison.
Je m'assi à table devant le gâteau tour des héros en ruine.
Mais finalement, je pris une petite cuillère
et je me mis à jouer avec les débris sucrés perdu dans mes pensées.
Je devais faire une drôle de tête,
parce que papa s'assoit à côté de moi.
Y'a un souci, Alvine ?
T'as fait de l'anniversaire, t'as pas plu ?
Mais si, si, si, elle était trop chouette.
La meilleure que j'ai jamais eue.
Et les copains ont adoré.
Merci pour tout ce que t'as fait.
Bah alors, qu'est-ce qui va pas ?
J'avais pas envie de lui mentir.
Alors je lui dis la vérité.
Bah...
J'ai pas envie de grandir.
Je veux pas perdre mon sourire.
Mais pourquoi tu perdrais ton sourire ?
Parce que plus on grandit, moins on sourit.
Ce fut de regarder dans la rue.
Même toi, tu souris de moins en moins, surtout depuis que maman est parti.
Il me sourit.
Mais son sourire était si triste.
J'avais jamais vu ça.
Je lui ai fait un câlin en m'excusant de toutes mes forces.
Il ne méritait pas ça.
Mais au fond de moi,
je continuais à me dire qu'il n'y avait rien de plus nul que d'être venu un grand.
Un peu plus tard, depuis ma fenêtre, j'ai perçu Winnie.
Elle habitait dans l'immeuble en face.
Pour communiquer depuis nos chambres,
on avait développé tout un tas de signes secrets.
Et là, elle me fit celui du rendez-vous en bas de chez elle.
Je lui répondis avec un autre signe que j'étais occupé.
Elle me demanda ce que je faisais.
Sans réfléchir, je prétexte des devoirs.
Ce monçon, j'aurais pu passer.
Si Winnie n'était pas ma voisine de classe.
La bouche pincée, elle refit le signe de rendez-vous et disparu.
Quelques minutes plus tard,
je la retrouvais assise sur la large rampe d'escalier en briques,
menant à l'entrée de son immeuble.
Elle n'eut pas besoin de me parler.
Son regard persant était suffisamment clair.
Bon, j'ai pas du tout envie de grandir, voilà.
Ah, et pas tu sais quoi, je comprends.
L'année prochaine, on va entrer en 6e,
et on redeviendra les minuses du collège,
alors que là, on est les plus grandes l'école.
Mais toi, ça ira.
Tu n'es pas un an rétrécis comme moi.
Si quelqu'un se moque de toi, il aura affaire à moi.
Merci.
J'espère quand même que je vais prendre quelques centimètres.
Mais bon, y a autre chose, pas vrai ?
Ce n'est pas juste la 6e qui te tracasse.
Je baissais les yeux,
grattant nervusement le béton de la pointe de ma chaussure.
Oui, c'est que...
J'ai pas envie de perdre mon sourire,
de devenir tout sérieux et triste comme les grands.
Tu sais, grandir, ça ne veut pas dire arrêter de s'amuser ou de sourire.
Alors pourquoi ils abandonnent leurs doodous et leurs jouets ?
Et pourquoi ils ne regardent plus de dessins animés ou ne jouent plus à rien ?
Ça, je sais pas, les adultes, c'est bizarre.
Ah, tu vois !
On dirait que quand tu dis un grand,
t'es obligé de porter des lunettes qui rendent tout nul.
Et moi, jamais j'en porterai.
Eh ben moi non plus.
Ce soir-là, on se souhaita bonne nuit à travers nos fenêtres.
En éteignant la lumière, une pensée m'a saillie.
Il devait y avoir des tas de grands qui avaient eu la même envie que Winnie et moi.
Et malgré ça, ils étaient devenus gris.
Peut-être que cela m'arriverait à moi aussi.
La question tourna dans ma tête tant et si bien que,
lorsque papa 20 me réveillait, j'avais l'impression de ne pas avoir dormi.
Eh bien, mon petit salcifi,
Morphe n'a pas envie que tu quittes ses bras.
Jour, papy.
Les rouages de mon cerveau se mirent en marche.
L'information qui est surgie dans mon esprit m'électrisa.
Matin, plus papy, égal dimanche, égal balado parc.
Je pensais m'habiller.
Le résultat ne fut pas des plus brillants.
Souhaites à l'envers, je jeine mal boutonné et chaussettes de couleurs différentes.
Bon, après un légéré à sort, on sortit.
Comme je n'avais pas pris de petits déjeuners,
on passait à la boulangerie pour m'acheter un pain au chocolat.
J'en profiterai pour acheter avec mon argent de poche des réglises.
Avec leur goût bizarre, ce sont de vrais bonbon de grands ces trucs-là.
Mais comme papy les adorait et qu'il m'avait appris à les apprécier,
je ne pouvais pas ne pas lui faire plaisir.
Et là, en donnant la monnaie tout pile à la boulangère,
elle me lança un…
Merci, mon grand.
… qui réveilla le glutton au creux de mon estomac.
Sauf que cette fois, il ne me rendit pas triste, mais furieux.
Je ne suis pas grand !
Je sortis bouillonnant comme un volcan.
J'entends dit, papy s'excusait et me rattrapait.
On marcha sans rien dire jusqu'à notre banc.
On s'assit et sans un mot, on commença à mâchouiller nos réglises.
Quelques secondes plus tard, papy vit un fourrier.
C'est contagieux qu'il réussit presque à me faire sourire.
Heureusement, je pouvais compter sur mon glutton pour m'aider à continuer à faire la tête.
Tu sais, quand j'avais ton âge, était comme toi, je voulais pas grandir.
Je trouvais que les grands étaient trop aigris.
Cette déclaration balayait mon envie de boudée.
Tu veux dire « tout gris », non ?
Non, non ! Aigris ! Ça veut dire qu'ils sont aigres comme un cornichon trop vinaigré.
J'imaginais alors les grands autour de nous avec des têtes de cornichon.
Oh !
Papy était vraiment trop fort pour chasser la mauvaise humeur.
Et cette pensée, fit germiner une question.
Papy, comment tu fais pour pas être aigris comme un cornichon ?
Je me concentre sur des petites choses qui me donnent le sourire.
Comment ça ?
Eh bien, par exemple, ce parc.
J'y venais avec mon papa, et puis avec ton papa, j'y ai vécu des tas de bons moments.
Et maintenant, nos balades sont autant de souvenirs qui me font sourire.
Je mordiais mon réglis pensif.
Et ça marche toujours ?
A le plus souvent, il faut juste de l'entraînement.
Tu sais, être grand, ce n'est pas seulement avoir des responsabilités ou des soucis,
c'est aussi savoir trouver des moments de bonheur dans les petites choses.
Comme manger des réglises ensemble.
Exactement.
Et puis, se souvenir de moments passés avec des copains et écouter les oiseaux,
regarder les nuages.
Plus on vieillit, plus on a de moyens de sourire.
Alors, pourquoi il y a autant de grands gris ?
Papy réfléchit à l'instant en se frottant de mentons.
Ils ont peut-être trop de soucis.
Ou peut-être que voir les autres faire la tête est un leur sourire.
Alors, ça veut dire que je vais peut-être me faire contaminer ?
Eh bien, vois-tu, j'ai une technique secrète en cas d'urgence.
Ah oui ?
Si aucune pensée heureuse n'arrive,
eh ben je force le destin en cherchant un petit quelque chose autour de moi qui me fait sourire.
Et ça marche toujours ?
Toujours !
Il me montra comment faire.
On chercha autour de nous des choses pour me donner le sourire.
On vit une grenouille bandire d'un aignet-nuifard pour attraper une libélule.
Elle la manqua et retomba dans la marque comme une brique.
On vit aussi un petit chien blanc se rouler comme un cochon dans une flacque debout
sous les yeux dépités de sa maîtresse.
Je sentis mon glouton de joie faire ses valises.
Mieux encore, en cherchant des petites sources de bonheur,
je remarquais des tas de grands sourires.
Si ça se trouve, et aussi ils ont appris la technique de papy.
Lorsqu'on rentra à la maison, j'étais rechargé à bloc.
Je n'étais pas vraiment pressé de grandir,
mais je me disais que fêter mes 11 ans, ce serait quelque chose de super chouette.
Voilà, l'histoire est terminée.
Qu'en avez-vous pensé ?
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Vous pouvez aussi demander à vos parents de m'envoyer un message vocal ou écrit sur Instagram.
Merci encore à Cécile de m'avoir permis de réécrire cette histoire à ma sauce.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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