Les Lunettes du Père Noël

Durée: 9m19s

Date de sortie: 23/12/2022

Dans l’atelier du Père Noël, les préparatifs battent leur plein. Mais ? Que se passe-t-il ?  Le Père Noël a-t-il perdu la tête ? Voilà qu’il mélange tous les jouets ! Inquiet, les lutins mènent l’enquête. Un tendre conte de Noël imaginé par Elodie Fondacci et raconté sur les musiques scintillantes de Johann Strauss.

Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Des étoiles, des étoiles, des étoiles ! Est-ce que je peux avoir une histoire, Phil, que tu me rabantes des étoiles ?
Encore une histoire ? Vous avez des sages, vous êtes sûr ?
Bon d'accord. Je vais vous raconter l'histoire des lunettes du Père Noël.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chut ! Plus de bruit ? Parce que l'histoire va commencer ?
C'était un soir de décembre, quelques jours avant Noël.
Dans la maison du Père Noël, les ateliers étaient en effervescence.
Les lutins, si et coups et rabotés, couraient de tout côté pour finir les préparatifs.
Un grand pinceau à la main, certains peignettes avec application les ailes argentées d'un avion.
D'autres brossaient avec soin les moustaches d'un gros ours en plus.
Des lutins couturiers, brodaient la robe d'une poupée avec une aiguille tellement grosse
qu'il leur fallait être dix pour la porter, et des lutins mécaniciens, le nez noir de Cambouï,
réparait le moteur d'une voiture de course qui refusait de démarrer.
Soudain, la porte s'ouvrait.
Et un gros bonhomme à la barbe blanche entra dans l'atelier.
Il était en bras de chemise, et un ceinturon d'argent brillait sur son ventre rebondi.
« Bonjour, père Noël ! » dira les lutins au cœur.
« Bonjour, mes amis ! » répondit guément le père Noël.
« Je suis venue voir où vous en étiez.
« Tout va bien, père Noël ! » assurera le lutin en chef en soulevant son bonnet
pour s'essuyer le front avec son bourgeois à carreau.
« Il reste définition de dernière minute, et puis, bien sûr, les paquets à faire,
mais nous serons prêts pour le 24.
« Tant mieux, tant mieux ! » sourit le père Noël.
Et il se mit tard, plantait l'atelier, les mains croisées derrière le taux.
Il se planta devant un tambour rouge et blanc.
« Oh ! » dis-t-il.
« Un ballon rouge ! C'est exactement ce que m'a demandé Arthur ! »
Les lutins le regardèrent avec étonnement.
Le père Noël continua son inspection.
Il s'arrêta devant un ours en pluches.
Le prix dans ses grosses mains et le regarda sous toutes ses coutures.
« Oh ! » dis-t-il de sa grosse voix.
« Un livre d'image, cela fera très plaisir à Simon.
« Les lutins ouvrir la bouche de stupéfaction ?
« Mais aucun nous a rien dire.
Le père Noël tout se tât.
« Parfait, mes amis, parfait.
« Comme d'habitude, je vous félicite.
« Allez, travaillez bien, je repasserai tout à l'heure.
Et, tirant une bouffée de sa vieille pipe en bois, le père Noël sortit.
Les lutins se regardèrent perplexes.
« Vous avez entendu ?
« Il a confondu un ours en pluches et un livre d'image.
« Un avion et un ballon.
« Non, d'un petit bonhomme, il devient vous.
« Oh ! Il est peut-être malade.
« Il faut en avoir le coeur net.
« Suivons-le !
Aussitôt, un des petits lutins se faufila,
sans un bruit, jusqu'au bureau du père Noël.
L'entre-balle à la porte,
et il alla se cacher derrière une botte.
Le père Noël, en chaussettes,
était assis sur son gros fauteuil de cuir près de la cheminée.
Un bon feu pétillé devant lui
et une délicieuse odeur de cannelle et de clémentine flottait dans l'air.
Malgré cela, le père Noël avait l'air préoccupé.
Il regardait d'un air soucieux
l'énorme tas de lettres qui étaient sur sa table.
Des lettres des enfants du monde entier,
des lettres d'Italie ou de Russie,
des lettres du Perou ou même de Capemando,
des lettres appliquées ou coloriées,
des lettres d'orgen et des lettres guissantes et bons.
La pile allait jusqu'au plafond.
Avec un soupir,
le père Noël en saisit une.
Il la déplia et prit un air très concentré.
Mais il eut beau francer les yeux, lever un sourcil,
mettre la lettre juste sous son nez.
Il ne voyait rien du tout.
Les lignes se brouillaient,
les phrases s'emmêlaient,
il était incapable de lire.
Oh la la, non d'un reine.
J'ai mis le père Noël.
Je crois que ma vue baisse.
Il ne peut quand même pas l'avouer.
Tout le monde se moquerait de moi.
De sa cachette,
le lutin n'avait pas perdu une miette de la scène.
Je comprends tout,
se dit-il.
Le père Noël ne voit plus très bien.
Et à Pas-de-Loup, il fit là dans l'atelier,
raconter à ses amis ce qu'il avait appris.
Oh, comment faire ?
Le père Noël risque de confondre les cheminées,
de se tromper de paquets et de mélanger tous les cadeaux.
Il faut absolument l'aider.
Alors, un lutin hors loge est un sourire malicieux.
J'ai une idée, cria-t-il.
Nous n'avons qu'à lui fabriquer une paire de lunettes.
Tous les autres sautères de joie,
mais oui, c'est cria-t-il,
pour une fois, le père Noël aussi aura un cadeau.
Et aussitôt,
dans le plus grand secret,
il se miret à l'ouvrage.
Il travailla toute la nuit.
Sous les ordres du lutin opticien,
qui supervisait habituellement
la fabrication des yeux des poupées et des marionnettes,
dit-lui-t'en se miret à polir les verres.
Tandis que dix autres, spécialisés dans le travail du métal,
fabriquait une belle menture rouge,
tout à fait assortie au costume du père Noël.
Puis, les lunettes furent empactées
dans un beau papier doré,
et déposées devant la cheminée du bureau,
juste avant que le jour se lève.
Tous les lutins se cachèrent
derrière les livres de la bibliothèque,
sous le tapis,
dans les tiroirs du bureau.
Et ils attendaient que le père Noël se réveille.
À huit heures pile,
alors que la grande horloge sonnait et craquait,
le père Noël, encore tout endormi,
fit son entrée.
Il jeta un regard à la cheminée,
et se frotta les yeux.
Mais on dirait un cadeau ?
Un cadeau pour moi.
Ce n'est pas possible, ce n'est pas encore Noël.
Encore mes yeux qui me jouent des taux.
Alors, tous les lutins sortirent de leur cachette en criant,
« SURPRISE ! »
Tout est mu.
Le père Noël leur fit un grand sourire,
et il s'assit dans son fauteuil pour déballer le cadeau.
En voyant les lunettes, il s'écria,
« Oh ! Une nouvelle pipe ! Merci mes amis ! »
Mais non, père Noël ce n'est pas une pipe,
ce sont des lunettes.
Le père Noël devint tout rouge,
et il se mit à brudouiller.
« Oh ! Mes amis, vous aviez donc deviné,
je ne sais pas comment vous remercier. »
Et il chaussa la lunette sur son nez.
Et c'est ainsi que,
cette année-là,
le père Noël puit livrer ses cadeaux à tous les enfants du monde,
sans se tromper une seule fois.
Applaudissements
C'était les lunettes du père Noël,
un conte écrit et raconté par Helodie Fondacci
sur des musiques de Strauss.
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