Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter, ça sent le sapin.
Une nouvelle aventure de Lila Lesalgos, la série de Thomas le Petit Corp.
Vous pensez vraiment qu'ils vont y arriver ? Évidemment, c'est de la rigolade pour
les tricheurs !
À leur place, j'aurais cassé le mur à coup de pelteuse, ça aurait été plus
vite.
Ça aurait été plus vite pour que tu te fasses attraper par les profs.
Jumel à la main.
Bernard, Samuel et moi, on observe le clan des tricheurs jugés sur le toit de Lusina
Salgos, juste au-dessus de la salle des profs.
4 d'entre eux font descendre une corde par l'ouverture qu'ils ont créée dans le
plafond.
Au bout, Jimmy Roublard, le chef des tricheurs, se tortille comme un verre sur un hamson.
Le but de cette fine équipe est simple.
Dérobé le prochain contrôle de maths que Mme Piédarrière veut nous donner.
Alors que la mission s'apprête à virer à la catastrophe, quand les tricheurs
laissent filer la corde, un garçon se plante devant nous.
Eh, pourquoi je vois plus rien ?
Baisse tes jumelles Bernard, tu vas comprendre.
Hein ? Ah oui, salut Hector.
Alors pour ceux qui ne se rappellent pas, Hector, c'est un percher.
Et les perchets, ce sont les élèves qui vivent au sommet des sapins cabanes, ces
arbres immenses qui dominent la cour.
Ça va Hector ? T'as une drôle de tête.
Ah c'est vrai ça ? T'as le visage frippé comme une feuille morte.
Il faut que vous vigniez avec moi, on a une urgence.
Mais je veux voir si les tricheurs vont réussir à...
Dépêchez-vous !
Hector nous entraîne à travers les sapins cabanes.
Après un slalom entre les troncs, on tombe sur trois des chefs de clans de Lusina Salgos.
Il y a Dorianne, la boss des dispensés, Clara Lafuté, la dirigeante des fabricants,
et bien sûr Big Ben, le caïd des cadeaux or.
Et quand ce dernier croise mon regard, il devient rouge comme le nez d'un clou non rumé.
Qu'est-ce qu'il a Big Ben ? Il a l'air bizarre.
Chut ! Ben... j'en sais rien moi.
Heureusement je suis sauvée par Jimmy Rueblar qui débarque brandissant le devoir de Mme
pied derrière comme un trophée.
Big Ben se ressaisit et prend la parole.
Bon ben maintenant qu'on est tous au complet, est-ce qu'on peut enfin nous dire ce qu'on
fiche ici ?
En guise de réponse, Hector porte les mains à sa bouche pour former un mégaphone et
pousse un roux coulement.
Aussitôt, une cabine en bois descend depuis l'un des semets des sapins cabanes.
Elle arrive à notre niveau, s'ouvre et laisse apparaître une fillette blonde haute
comme trois gommes.
Moi, pigeon furieux, doyenne des perchés, je déclare que c'est inadmissible.
Wow, elle fout les chocolotes.
Et euh, on peut savoir de quoi tu causes pigeon furieux ?
D'après nos informations, le maire de la ville veut raser les sapins cabanes.
Mais pourquoi ? Soit disant que c'est trop dangereux, tout ça parce que des perchés
voltige d'arbres en arbres se balancent à des cordes suspendues à plusieurs mètres
du sol ou rebondissent sur des filles attendues entre quatre troncs.
La belle affaire ! Mais si les sapins cabanes sont rasés, les perchés sont foutus !
Les quatre chefs de clan se consultent du regard avant de haucher la tête.
Ouais, on est d'accord.
On peut pas laisser faire ça.
Ah, à la bonheur ! Maintenant reste à définir notre plan de vol.
Les idées fousent.
Les fabricants veulent détraquer les tronçonneuses des élagueurs pour qu'elles deviennent aussi
inoffensives que les couteaux du self.
Les dispensés, eux, pensent à leur coller la déripète grâce à un cocktail fait maison.
Les tricheurs imaginent pouvoir barattiner le maire en prétendant qu'il s'est trompé
de collège.
Et Big Ben, roi des cadors, se dit qu'il n'y a qu'une solution valable.
Leur rentrée dans l'art.
Les propositions continuent de pleuvoir.
Quand une question me vient.
Et on peut savoir pourquoi on nous a demandé de venir ? On n'est pas chef de clan à ce
que je sache.
C'est vrai ça ! Hector, je ne sais même pas qui sont ces salles gosses.
Ce sont Lila, Samuel et Bernard.
Et Lila, c'est la fille du directeur de l'usine à salles gosses.
Ah ouais ? Et alors ? C'est censé nous impressionner ?
Nous impressionner, je sais pas.
Mais nous aider, c'est possible.
Hum, je crois comprendre où tu veux en venir, Hector.
Cinq minutes plus tard, je frappa une porte.
Entrez !
Coucou papa, c'est moi, ta fille adorée !
Lila ?
Ha, je sais pas pourquoi, mais mon instinct paternel me dit que tu vas me demander quelque
chose dans trois, deux, un...
J'ai besoin d'un service.
Et nous y voilà.
Qu'est-ce que c'est ?
J'ai appris que le maire voulait raser les sapins cabanes.
C'est exact ?
Et on peut pas laisser faire ça.
Ces arbres sont encore plus vieux que... que... que toi.
Sympa.
Et sans eux, l'usine à salles gosses ne sera plus la même.
Je suis d'accord avec toi, Lila.
Ah bah cool.
Ouais, malheureusement, cette fois je ne vais rien pouvoir faire.
La décision a été prise sans compte de mon avis.
Avec son projet de salle de réception pour organiser ses soirées mondaines, le maire
est prêt à tout.
Quoi ? C'est pour construire une stupide salle des fêtes qu'il veut couper nos sapins ?
Ouais, j'en ai bien peur.
Demain matin, le spécialiste des espèces protégées vient avec le maire pour s'assurer
qu'aucun animal en voie de disparition ne vit dans ses arbres.
Mais...
Oh, ce n'est qu'une formalité.
On sait très bien qu'il n'y a rien ici.
Donc, dès l'après-midi, les sapins cabanes seront coupés.
Je suis désolé, Lila.
Je quitte le bureau de mon père, triste comme un week-end sans dessin animé.
D'or, les protecteurs des sapins cabanes m'attendent.
Alors, Lila, ton père va nous aider ?
Ah non, il ne peut rien faire.
Malheur de malheur, on a faim d'épercher, t'as arrivé !
Pfff, on ne peut vraiment jamais compter sur les adultes.
Hé, ce n'est pas de sa faute d'accord.
C'est le maire qui est derrière tout ça.
On ne peut rien faire ?
Même pas déraciner les sapins de cabane avec une tractopelle pour les maîtres ailleurs ?
Ah non, je crois pas, Bernard.
Cette fois, je pense que c'est foutu de chez foutu.
Cette année adulte, que le coureau des arbres s'abatturent,
que des ortyurs poussent dans les fesses et qu'ils se transforment en vieux rongeurs en voie d'extinction.
Hé, hé, mais oui, c'est ça, c'est ça qu'il faut faire.
Bien joué, pigeon furieux.
Elle est géniale ton idée.
Hein ? T'es tombée dans la châtaignée, toi, ou quoi ? J'ai rien dit, hein ?
Écoutez-moi.
Le lendemain matin, les salgosses et moi sommes sur le pied de guerre.
Planté sur le toit de l'usine, j'observe le maire, mon père,
le spécialiste des espèces protégées et les agents municipaux tronçonneuses à la main
qui avancent vers les sapins cabanes.
J'attrape mon toky-wolky.
Tout le monde est en place ?
En place !
Pari comme une moissonneuse bêteuse un jour d'été.
En position.
Moi, pigeon furieux, je suis prête à leur voler dans les plumes.
Parfait.
Alors, souvenez-vous de ce qu'on a révisé hier soir, hein ?
Ça nous a peut-être pris toute la nuit, mais ça va nous être utile.
Et surtout, restez bien cachés.
S'ils nous repèrent, c'est fini.
Allez, préparez-vous, ils arrivent.
Le spécialiste de la nature progresse entre les arbres.
Le nez levé vers les branches.
Derrière lui, le maire et son équipe le suivent.
Un sourire radio dessiné sur le visage.
Un cahier à la main, le spécialiste s'apprête à noter tout ce qu'il voit, tout ce qu'il entend.
Mais pour l'instant, il n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent.
C'est là que nous, on entre en jeu.
Big Ben, ils arrivent vers ton secteur.
À toi, balance ton meilleur cri de castor velu !
C'est parti !
Disimulé dans les feuillages, Big Ben pousse une plainte stridente,
curieux mélange entre une moette et un lynx.
Le spécialiste s'arrête net.
Le sourire du maire disparaît quand il voit ce que l'expert écrit dans son carnet.
Ah, j'y crois pas ! Ça marche ! Ah, c'est génial !
On continue, Sam, c'est bientôt à toi !
Quand le petit groupe passe près de Samuel, perché en haut d'un chêne,
elle pousse le cri d'une loutre ténieuse.
Puis, c'est autour de pigeons furieux de nous partager son plus beau roucoulement.
Plus le spécialiste s'enfonce entre les arbres,
plus les sels gosses s'amusent à reproduire les beuglements des animaux étudier la veille.
Le renard des fourrés, le blais roi à queue rousse,
le chevreuil à cipates, la tourteurelle des bermudes, le lapin argenté.
Le scientifique ne sait plus où donner de la tête et noircit son calpain à toute vitesse.
Bernard, ils arrivent vers toi, à toi de jouer !
Euh... OK.
Et là, c'est la gigatastrophe !
Bernard a beau faire de son mieux, il ne parvient qu'à imiter des tracteurs.
De la bourre, de plantations, de récoltes, de tontes, de déneigements,
il y en a pour tous les goûts, mais aucun son qu'il produit ne ressemble à celui d'un animal.
Sourcis froncés, front-plissés, l'expert lève les yeux cherchant l'origine de ses bruits.
Ah non, non, non, faut faire quelque chose, sinon on va se faire griller !
Je m'en occupe !
J'attrape mes jumelles et les fixe sur Sam.
Je vois ma copine sortir un lance-chatagne de sa poche.
C'est comme un lance-pierre, sauf qu'à la place, ben...
Vous l'aurez compris, c'est pour lancer des chatagnes.
Elle ferme un œil, tire l'élastique, vise et lâche !
La chatagne file dans les airs et touche l'épaule de Bernard pendant qu'il pousse un rugissement de moissonneuse.
Surpris, la voix de notre ami Deraï est produite un son qu'un humain normal est incapable de faire.
Je braque mes jumelles sur le cahier de l'expert et je le vois inscrire.
Furait détalue, animal rarissime.
Ouf !
Une heure plus tard, le spécialiste termine son inspection.
Son verdict est sans appel.
Les sapins cabanes regroupent beaucoup trop d'espèces protégées pour que l'on puisse les abattre.
Le maire, foudrage, est à deux doigts d'avaler son écharpe tricolore.
Il proteste, il braille, il vocifer.
C'est là que mon père intervient tout sourire.
Monsieur le maire, je vais devoir vous demander de partir.
Il ne faudrait pas que vous fassiez fuir les rouges gorges arcansielles.
Furieux, le maire quitte l'usine à Salgo s'en claquant le portail derrière lui.
Mon père se tourne alors vers ma cachette.
Je me baisse aussi sec pour ne pas qu'il me voit et j'attends.
Quand je relève la tête, il n'est plus là.
Pourtant, je suis presque sûr qu'il m'a vu.
Peu de temps après, je rejoins les salgosses et les perchers.
Moi, pigeon furieux, je te suis redevable, Lila Salgoss.
Tu nous as sauvés alors que les bourgeons veillent sur toi
et que les feuilles mortes te révèlent les cacas de chien.
Quoi ?
La perverbe perchée.
Et maintenant, pour vous remercier,
nous allons organiser la plus grande fête que les sapins cabanes éconnus.
L'écrit de Joie Rotantis et les salgosses s'empresse de grimper dans les cabines
menant au sommet des arbres.
Samuel et Bernard partent devant et moi, je me retrouve seul avec Big Ben.
On se regarde, lui cras-moi zi comme un coucher de soleil
et moi avec un sourire en coin.
Dis, ça te dirait de danser avec moi cette fête ?
Hein ? Quoi ?
Bah... c'est à dire que...
Bah dis oui, on gagnera du temps.
Bah euh... oui.
Super !
Je rejoins Samuel et Bernard qui me font de gros clins d'œil.
Décidément, salgosses ou pas, les amis sont toujours là pour jouer les lourdos.
Et voilà !
Une nouvelle aventure de Lila et les salgosses s'achève.
En attendant la prochaine,
Thomas et moi, on aimerait beaucoup avoir vos idées de bêtises ou d'aventure
que Lila, Bernard, Samuel et tous les salgosses pourraient vivre.
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Je vous embrasse et je vous dis à bientôt !