Paul, le campagnol qui rêvait de voyager (Livre 1)

Durée: 13m54s

Date de sortie: 17/12/2022

Durée: 12 min 14 / Pour les enfants de 3 à 7 ans / © Texte: Sam Malloth / © Illustration: Adèle Dafflon

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Et si on partait à l'aventure grâce aux histoires de Nono, il faudra écouter et surtout rêver dans ce monde imaginaire rempli d'adorables compagnons.
Vous écoutez l'histoire de Paul le Campagnol qui rêvait de voyager.
Au milieu des champs, là où les deux forêts se croisaient, vivait une petite famille de campagnol.
Il y avait la maman, le papa et leur trois fils, Marius, Louis et Paul.
Ce dernier était le plus jeune. Il aimait faire toutes ces choses que des souris des champs apprécient.
Se perdre dans le maïs et effrayer sa mère.
Manger des épis de blé entre les repas et avoir le ventre tout gonflé.
Tout ce que son père lui interdisait.
Mais Paul était un petit coquin. Il aimait bien faire des bêtises.
Plus que tout, Paul aimait rêver. Il fermait ses yeux pour voyager.
Il s'imaginait s'envoler, partir très loin de chez lui.
Le petit campagnol adorait sa famille, mais il voulait si fort pouvoir un jour découvrir le monde.
Ce rêve pourtant, il n'osait pas le dévoiler.
Ses frères et ses parents disaient depuis toujours. Un campagnol, c'est bien trop petit.
Paul était tout petit, oui, mais il était aussi futé.
Il était persuadé qu'il serait capable de retrouver son chemin sans se perdre.
Dans sa chambre, sous son lit, il gardait précieusement des petits morceaux de papier qu'il trouvait à l'extérieur.
De dessus, il y avait toutes les destinations où il voulait un jour aller.
Paris, Rome, Londres, l'Italie, je me vois déjà dévorer des spaghetti à la sauce tomate.
Pensez-t-il tout sourire ?
Paul se lécha les babines.
Il sortit une photographie de sa valise qu'il avait trouvée dans une corbeille de vieux cartons.
De dessus, il y avait le colisé.
C'est fou ce que les humains jettent de précieux, constatait-il à chaque nouvelle trouvaille.
Pour sa maman, le risque le plus grand venait justement de ses humains.
Elle ne voulait pas se retrouver avec un campagnol écrasé.
Avec leur grande chaussure, ils ne font pas attention, lui répétait-elle constamment.
Avec le roue de voiture, ils ne peuvent pas nous voir, renchérissait son papa.
Il est plus sage de rester chez soi, terminait ses frères.
Mais comment Paul pouvait-il confier à ceux qui l'aimaient si fort son projet d'aventure ?
Il était sûr que celle-là les rendrait tristes d'apprendre ses projets.
Une larme coula sur ses joues.
Ses moustaches étaient toutes mouillées.
Un jour, je voyagerais, se rassurati l'engoufflant son torse pour se donner de la force.
Ce matin-là était très particulier pour la famille.
C'était l'anniversaire de Paul.
Au petit matin, lui et ses frères devaient se rendre dans la forêt
pour récolter les miettes de peintons B des mains des promeneurs
qui servirait à préparer un bon repas de fête.
Paul prit son sac à dos et son chapeau.
Le ciel était si bleu, cela annonçait une belle journée.
Alors qu'il avançait sur les graviers,
Marius et Louis soulevaient les grosses miettes, les unes après les autres,
pour les placer dans leur baluchon.
Tiens, ces coquins n'ont mangé que l'ami,
l'ansa loui en tirant un énorme morceau de baguette de pain.
Il était bien plus grand que lui.
Pour faire rire ses frères, les néfaufs filaient sa tête à l'intérieur
et commença à faire le guignol.
La récolte du jour était plutôt bonne.
Il s'apprêtait à rentrer,
quand Paul aperçut quelque chose s'intiller sur le bord de la petite route.
Laissant ses frères prendre un peu d'avance devant lui,
il s'approcha.
Comme c'est brillant, s'exclamât-il un mi-voix
pour ne pas se faire entendre par ses frères.
Il était ébloui.
Une feuille était coincée derrière un caillou.
Il tira de toutes ses forces pour l'extraire.
Le visage de Paul s'ilumina.
Le papier était bien plus grand qu'il ne le pensait.
Il faisait presque sa taille.
Allongé, blanc, avec du texte derrière.
Paul le retourna pour pouvoir le déchiffrer.
Voit trois, douze heures, quarante-sept,
lui Paul avoit haute.
Il observa le papier.
C'était un dessin de paysage avec des montagnes.
Paul ne se rappelait plus du nom de cet objet,
mais il était sûr de l'avoir déjà vu quelque part.
C'était dans ce livre qui parlait des humains,
celui que sa maman lui lisait très souvent
lorsqu'il était encore tout petit.
À quoi pouvait bien correspondre ces chiffres, s'interrogea-t-il ?
Ces frères s'impatientaient.
Paul, tu viens ?
Paul le découvrirait plus tard.
Le campagnol roula minutieusement le morceau de papier
et le cacha dans son sac avant de rejoindre les autres.
En arrivant à la maison, il était déjà l'heure du dîner.
Mais Paul était trop impatient pour attendre la fin du repas.
Il courut à toute vitesse dans sa chambre,
à la recherche du fameux livre
qui lui permettrait de comprendre ce qu'il avait découvert.
Dans sa bibliothèque, il en collectionnait des dizaines.
Il en feuilleta un premier sur la nourriture,
se rendant compte que non, ce n'était pas ça.
Puis un deuxième sur les sports,
mais il ne trouva pas sa réponse.
Enfin, il tomba sur les transports.
Mais oui, je me souviens maintenant,
ceux-ci sont des vélos, ça a des voitures,
et ici, des trains.
Son regard s'illumina lorsqu'il ouvrit cette page-là, justement.
Sur les photographies,
il distinguait bien cette image qui ressemblait tant à ce qu'il avait trouvé.
Il lui avoua haute la légende écrite en dessous.
Billets de transports publics.
C'est ça, j'ai trouvé un billet de trains.
C'est exclamatile, beaucoup trop enthousiaste.
Les premiers chiffres représentaient le lieu de départ.
Les secondes l'horaire.
Paul avait enfin compris ce qu'il tenait entre ces petites pattes.
Il regarda de plus près la date du billet.
Ce billet est valable pour demain.
Ne sachant plus ce contenir, tout excité.
Paul regarda avec empracement la destination.
Ce train va.
Il va à Rome.
Mamma mia, l'Italia.
Lui qui rêvait d'y aller, venait de trouver le billet
qui lui permettrait de réaliser son rêve le plus fou.
Pourtant, son visage se crise pas.
Mais je ne peux pas partir.
Je suis un campagnole.
Cette réalité que ses parents lui avaient répétée encore et encore,
lui revint soudainement à l'esprit.
Il ne pouvait tout de même pas partir loin de sa famille,
alors dire.
Il décida de cacher le billet dans sa poche
pour ne pas le perdre et descendit manger.
Il y songerait un petit peu plus tard.
Je vais bien trouver un moyen de le ravouer tout cela,
penses-t-il en descendant l'escalier.
À table, on n'attendait plus que lui pour commencer
à déguster les feuilles de chêne,
accompagner des miettes de pain,
fraîchement récoltées par les enfants.
Tout en dégustant son délicieux plat,
Paul tenait avec une pâte le bout du billet.
Il ne voulait pas risquer de le lâcher.
Lorsque tout surterminait,
sa maman lui demanda de l'accompagner à la cuisine
pour saupoudrer de sucre glace le gâteau au chocolat.
C'était la tradition.
A chaque anniversaire,
on devait cuisiner l'énorme gâteau au chocolat de mamie.
Paul grimpe sur un escabeau pour atteindre le haut de la table.
Il prit l'immense peau de sucre.
Il tenait tout juste en équilibre à cette hauteur.
En lançant une poignée de ses petits granules et blancs,
il faillit tomber mais se rattrapa de justesse.
Paul arrête de faire le pître.
Nous allons tout renverser, lui sourit sa maman.
Mais le pire arriva,
sans qu'il s'en rende compte,
son précieux billet glissa de sa poche
lorsqu'il se déséquilibra.
Il volait, volait dans les airs derrière lui
sans qu'il s'en aperçoive.
Paul était trop concentré sur le sucre glace
pour le remarquer.
S'il concentrait,
qu'il tourna sa tête vers sa maman un court instant
pour lui demander s'il a quantité de sucre suffisait.
Pendant ce temps,
le billet termina sa course folle
sur le gâteau.
« Tu peux encore en ajouter une poignée.
Merci, mon chéri, lui répondit sa mère.
»
Sans regarder le gâteau, Paul s'exécuta.
Recouvrant ainsi le billet qui venait de s'y poser.
Le vaste mentheau blanc de sucre
cachait complètement le billet,
qui avait, alors, totalement disparu.
De retour à table,
la maman découpa des pâres égales du gâteau
et distribua à chacun.
Quand il prit son assiette,
Paul voulu remettre sa patte sur son billet
qui devait se trouver comme avant dans sa poche.
Mais il eut une mine effrayée.
« Où est-il ? s'écria Paul, angoissé,
à l'idée de ne pas réussir à le toucher.
»
Au même moment, son père, qui venait de croquer sa première bouchée,
cria.
« C'est étrange, le sucre glace
était-il suffisamment réparti ?
Le chocolat avait-il bien fondu ?
Je sens quelque chose de pâteux entre mes dents.
« Mon billet, oh non !
Paul vit son père sortir de sa bouche
une bande-lette de papier.
Le campagnol compris immédiatement.
Il avait cuisiné son billet.
Il se mit à sangloter.
Étonné de cette réaction,
ses parents le prirent dans leur bras
en lui demandant pourquoi ils pleuraient à chaud de larmes.
Paul leur expliqua toute l'histoire.
À la fin de son récit, sa maman eut un sourire.
« Paul, ne t'en fais pas pour ça,
ce n'est pas si grave.
Elle regarda son mari et lui demanda d'aller chercher
le cadeau d'anniversaire,
en disant à Paul que cela le consolerait.
« Tu sais, Paul,
si nous t'avons toujours répété
que voyager était dangereux,
c'était pour te protéger.
Lui confia sa maman en le sérant
encore plus fort dans ses bras.
Le monde extérieur n'est pas adapté
pour les petits campagnols comme nous,
ranchéri son père.
Voyage est seul.
Cela ne serait pas possible.
Il lui tendire son cadeau avec un grand sourire.
Ouvre-le, vas-y.
Paul essuie à ses larmes.
Il ne voulait pas les décevoir,
et il accepta de le déballer.
À l'intérieur, il trouva une enveloppe.
Il révélat son contenu et son visage
change assubitement.
Mais ce sont, ce sont cinq billets de trains
s'exclament-ils sur excité.
Comment est-ce possible ?
Ses parents échangèrent un clin d'œil.
Tu penses bien qu'en faisant le ménage
dans ta chambre, nous sommes tombés
sur ta boîte secrète un jour.
Lui confia sa maman.
Et nous avons compris pourquoi tu nous demandais
temps de voyager, continua son père.
La famille préparait cette surprise
depuis des mois.
Paul était si heureux,
et il n'en croyait pas ses oreilles.
En plus, la destination c'était,
c'était Rome,
cette ville dont il avait tant rêvé.
Son plus grand souhait allait enfin pouvoir
s'exclamer, s'exclamer, s'exclamer.
Mais il se questionna tout de même.
Alors, n'est-ce pas si dangereux ?
En cœur, ses parents lui répondirent.
Ensemble, nous serons plus forts,
et nous trouverons le moyen
d'éviter les dangers.
Mon fils, ce voyage nous laissera
de merveilleux souvenirs.
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