Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Des histoires, des histoires, des histoires ! Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plaît ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ? Bon d'accord.
Tu te souviens que le petit tour meurt, remonté à la surface pour voir une seconde fois le coucher de soleil,
avait été rejoint par une demoiselle ?
Eh bien, voici ce qui arriva.
Chapitre 3 La cage
La demoiselle était beaucoup plus grande que le petit tour meurt.
Elle avait de longs cheveux roues qui lui arrivaient jusqu'au cheville,
et des yeux bleus, pleins de bonté.
Elle était vêtue d'une robe couleur de ciel pur.
Elle ne ressemblait à aucun corrigant, aucun animal que je tour meurt avait déjà connu dans sa vie.
Elle doit appartenir à la race humaine ?
Pense à le petit tour meurt.
Et évidemment, il lutte un mouvement de recul.
Depuis tout petit, on lui avait décrit les hommes comme les êtres les plus méchants qui fousent.
Mais la jeune fille le regardait avec douceur.
Vraiment, elle n'avait pas l'air si terrible.
Oui, vous pouvez ?
Répondis-je tour meurt d'une toute petite voix.
Alors, la demoiselle s'acide à côté de lui.
Et tous les quatre maintenant,
ils contemplèrent le soleil qui descendait et teintait la mer de l'ueur orange.
Après quelques moments de silence profond,
la jeune fille adressa la parole au petit tour meurt.
Je suis la princesse Alliénor.
Mon papa est le roi de Bretagne.
Il s'appelle Argan.
Nous venons de faire un très long voyage pour aller rendre visiter à ma grand-mère.
Nous nous sommes arrêtés pour faire manger nos chevaux.
Et moi, je me suis faux filet pour regarder le coucher de soleil.
J'espère que mon papa ne s'en apercevra pas,
car sinon il sera très en colère.
Et toi, qui es-tu ?
Je m'appelle Stourmer.
Dis Stourmer.
Je suis un corrigan.
Un corrigan des bois.
Un corrigan ?
Ma grand-mère m'a souvent raconté des histoires de corrigan.
Elle m'a dit qu'ils étaient malfaisants
et qu'ils jetaient des mauvais sort à qui leur plaît.
Elle m'a toujours répétée qu'il fallait les fuir à tout prix
parce qu'ils étaient les alliés de la redoutable sorcière Quarch.
Mais toi,
tu n'as pas l'air d'être aussi méchant que ça.
Et ma grand-mère m'a toujours raconté que les hommes étaient sournois
et qu'il ne fallait jamais se trouver sur leur chemin.
Dis le petit Stourmer.
Mais toi,
tu n'as pas l'air d'être ni méchante ni terrifiante.
Ils pouvaient rire tous les deux.
Et ils se mirent à se raconter
tout ce que chacun d'eux avait appris sur l'espèce de l'autre.
Cela les amusait tellement
qu'ils ne s'aperçurent même pas
que les moettes s'étaient envolées.
Et qu'elles battaient des ailes tant qu'elles pouvaient
pour les avertir du danger.
Leur rire fut interrompu brutalement
par la voie du roi Argan.
Gardes !
Capturez-les !
Creturez sur le champ !
Le tourmère et les alliés nord le vers la tête.
Et ils virent qu'ils étaient encerclés par les soldats du roi.
La princesse s'écria.
Père, je vous en supplie.
Ne lui faites pas de mal.
C'est un gentil petit corrigan.
Il est tout à fait inoffensif.
Un gentil petit corrigan inoffensif.
Mais c'est pas ça.
Cela ne se peut ma fille.
Vous savez très bien qu'ils sont dangereux.
Nous ne l'enfermons pas ces ense-tenantes.
Ils pourraient aller chercher des renforts.
Et inutile de vous dire qu'une armée d'homme
n'a aucune chance contre une armée de corrigan.
Soldat !
Agissez vite !
Enfermez-le dans une cage à Hermine.
Les pleurs et les implorations de la princesse alliée nord
n'échangèrent rien.
Mais soldat,
se ruèrent sur le petit tourmère.
Le roi Argan et sa suite reprirent leur chemin.
En portant le petit corrigan qui tremblait dans sa cage,
tandis que les moètes les suivaient de loin,
en poussant des crines avrées.
Une fois arrivés au château,
le tourmère fut jeté dans un cacheau.
La princesse alliée nord fondit en larmes.
Père, je vous en supplie.
Laissez-le partir.
Il ne nous fera aucun mal.
C'est qu'un enfant.
Ma fille,
tu ne connais rien sur les corrigans.
J'ai encore trop jeûne
pour voir quelle danger nous courons et nous libérons.
Certes, lui tout seul,
il ne peut rien faire contre mon armée.
Mais s'il sortait d'ici,
il irait aussitôt avertir son peuple de sa mésaventure.
Et là, nous serions perdus.
N'existe pas au monde
de créatures plus vangères que les corrigans.
N'oublie pas,
quels sont les alliés de la Freuse Sorcière Guarche.
Mais non, papa.
Ce sont des pures médisances.
Le petit tourmère me l'a expliqué.
Le roi Argon
aimait sa fille plus que tout.
Et il détestait l'avoir pleuré.
Là, il finit par se radossier.
Écoute, alliés nord,
s'acheter l'armes.
Je ne vais pas changer d'avis,
mais je t'accorde une faveur.
Tu pourras aller tous les jours
voir ton petit tourmère.
Nous allons lui installer un lit confortable
et nous veillons à ce qu'il n'ait pas froid.
La princesse se jeta à son coup
et elle l'étraînait si fort
que le roi se mit à tousser.
Oh, merci papa, merci.
D'accord, d'accord. Allez, on lit maintenant.
Dès que le soleil se leva,
la princesse Alliénor
se précipita pour aller voir son ami le Corrigan.
Elle le trouva assis sur son lit.
À sa vue, il saut à deux joies.
Oh, mais tu es venue !
Oui, mon père m'a permis de te rendre visite tous les jours
et de rester avec toi autant que je voudrais.
Que je suis content, dit le petit Corrigan.
Alors, la princesse Alliénor
fit venir dans le cachot du tourmère,
du pâte au chaud,
des pots de confiture de fruits et bois,
du miel de fleurs sauvages,
le meilleur thé,
que le roi d'Angleterre avait offert à son papa
lors de leur dernière entrevue
au sujet du mariage d'Alliénor avec le prince d'Angleterre
et le meilleur Nougat,
que le roi de France avait offert à son papa
lors de leur dernière entrevue
concernant le mariage d'Alliénor avec le dauphin de France.
Les deux amis mangèrent de bon cœur
et ils se mirent à parler
de tout ce qui leur venait à l'esprit.
Et dès lors, Alliénor,
vint chaque jour,
rendre visite au petit tourmère.
Tu veux connaître la suite de l'histoire ?
Je te la raconterai plus tard, c'est promis.
À bientôt.
C'était une histoire de Corrigan,
un con de Sanya Jiro Pantelitsch,
raconté par Elodie Fondaci
sur des danses d'Edvard Grieg.
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