Comment les couleurs vinrent aux oiseaux

Durée: 9m51s

Date de sortie: 26/04/2023

Autrefois, les oiseaux étaient tous blancs… À travers cette légende parée des nuances

chatoyantes de la musique de Debussy, découvrez comment ils ont reçu leurs couleurs

multicolores. Un conte de Guyane, paru aux éditions Gründ.


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Il était une fois des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Des histoires, des histoires, des histoires. Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plait de me raconter une histoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sage, vous êtes sûr ?
Bon d'accord, je vais vous raconter comment les couleurs vinrent aux oiseaux.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien matalés ? Alors, chuuut, plus de bruit, parce que l'histoire va commencer.
Il était une fois, il y a très longtemps, un jeune indien qui aimait par-dessus tout chasser les oiseaux.
Ceux-ci n'avaient pas encore les couleurs éclatantes qu'il poissait de tout aujourd'hui.
Ils étaient entièrement blancs.
La mère du garçon le mettait souvent en garde.
A force de chasser les oiseaux, ils t'arriveraient à ma leur.
Mais ils faisaient la sourd d'oreille.
Un jour qu'ils partaient à la chasse, le garçon vibriait des pierres sur la berge du fleuve.
Rouges, vertes, bleues, oranges, jaunes, violettes.
Elles étaient toutes plus resplandissantes les unes que les autres.
Ils s'envie tout de suite un collier.
Mais à peine l'avait-il nous et autour de son cou, qu'une horrible transformation s'opéra en lui.
Ils se mis à enfler, puis à s'allonger.
Ces gens baissaient bras rétrécir et bientôt, ils n'eut plus rien d'un garçon.
La malédiction l'avait frappée et ils s'étaient mués en un immense serpent de mer,
dont la peau avait toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
Des lores, le serpent multicolore vécu au fond du fleuve, enroulé autour du tronc d'un arbre d'eau.
Quand il avait faim, il se glissait vers la surface et attendait qu'une proie vienne à passer.
Alors, vivent comme les clairs, il la dévorait.
Poisson, animaux, oiseaux et hommes vivaient dans la terreur d'être mangés par le terrible serpent multicolore.
Un jour, le chef des Indiens décida d'agir.
Il réunit tous les animaux et il déclara,
« Qui con, que tu rares le serpent multicolore, gardera sa peau comme récompense.
La peau du serpent, si belle et si chatoyante, faisait rêver les animaux.
Mais le risque était trop grand et ils se défilairent tous, les uns après les autres.
« Jamais avant le dîner, » dit le singe.
« J'ai une angine, » dit le serpent.
« Euh, je déteste avoir les oreilles dans l'eau, » dit le wombat.
« Je suis trop lente, » dit la tortue.
Le corps morant s'avança alors devant le chef des Indiens.
« Je vais essayer moi, » dit-il.
« Après tout, je suis un oiseau plongeur, j'ai donc la meilleure chance de réussir.
Le corps morant avait beaucoup de malices et d'audaces.
Les prix dans son bec, la flèche la plus effilée du village s'éleva dans les airs
et repérant le serpent qui dormait au fond du fleuve, plonge à droit sur lui.
Le corps morant, sa flèche au bec, fondit comme une balle sur le serpent multicolore
qui s'évédia avec un terrible sifflement.
Il dressait son énorme tête, se tordait et battait l'air avec sa queue.
Mais c'était trop tard, car la flèche avait atteint son but.
Le serpent multicolore mourut.
Devant l'exploit du corps morant, les Indiens et tous les animaux sautèrent de joie.
Puis, il y sert le corps du serpent sur la berge et il s'emparère de sa peau.
Le corps morant, bien sûr, ne tarda pas à réclamer sa récompense.
Mais le chef des Indiens ne pouvait se résoudre à lui donner cette peau fabuleuse.
Il cherchait un moyen de la garder pour lui.
« Prends-la, dis-tu, si tu peux l'emporter.
Tous les animaux se mirent à rire avec lui.
Mais le corps morant ne se découragea pas.
« Je m'en charge, dit-il. »
Et, levant la tête, il lança aussi flement majestu.
« Prends-la, dis-tu, si tu peux l'emporter. »
Il y eut un grand silence.
Puis soudain, l'air s'amplit de bruit se mandèle.
Les oiseaux surgirent de toutes parts.
Gazouillant ou pépiant, poussant des cris berçants ou roucs.
Ils s'abattirent tous sur la terre.
Du plus petit au plus grand, ils avaient tous répondu à l'appel.
« Oiseaux de la forêt, s'écria le corps morant.
Aidez-moi à remporter la peau du serpent multicolore.
Alors, saisissons la peau dans l'orbec.
Les oiseaux prirent l'or en vol.
Le corps morant allait en tête.
Et la peau du serpent flottait à travers le ciel, telle une bannière multicolore.
Quand les oiseaux arrivent vers ton lieu sûr,
ils entre prirent de découper la peau pour la partager entre eux.
Que chacun prenne le morceau qu'il a porté, dit le corps morant.
Les oiseaux firent ce qu'il avait dit.
Mais soudain, une chose bien étrange se produisit.
La peau du serpent devint tout à coup toute blanche,
tandis que le plumage des oiseaux se colorait de couleurs magnifiques.
Les oiseaux qui avaient porté un morceau rouge et vert,
les oiseaux qui avaient porté un morceau bleu et jaune,
devin bleu et jaune.
Tous les oiseaux changèrent de plumage
et prirent les merveilleuses couleurs qu'on leur connaît aujourd'hui.
Le corps morant quant à lui
ne reçut aucune de ses brillants de couleurs,
car il avait porté la tête qui était prête à se faire couler.
Il était presque entièrement noir.
Mais cela ne le gêna pas.
Pour un oiseau plongeur, ce costume est parfait, déclare-t-il.
Les Indiens étaient furieux et jaloux.
Et c'est depuis ce jour qu'elles chassent les oiseaux
pour prendre leur magnifique plume.
...
...
C'était Comment les couleurs vinrent aux oiseaux ?
Une légende de Guyane a retrouvé aux éditions Grunde,
racontée par Elodie Fondaci,
sur la sonate pour flûte alto et arpe de Debussy.
Retrouver les plus belles histoires en musique
en livre cédée aux éditions Gauthier Langroup
et tous les comptes d'Elodie Fondaci
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