Les P'tites Poules sur l'île de Toutégratos

Durée: 19m14s

Date de sortie: 23/03/2022

Dans la série des P'tites Poules, écrite par Christian Jolibois et illustrée par Christian Heinrich; Une histoire d'île paradisiaque, dont il faut parfois se méfier...

Dès 4 ans.

Avec les voix de Marcel, Taïna, Laëtitia, Stéphanie, Sophie et Claire. Merci :-)

Musiques : "La Madrague" interprétée par Brigitte Bardot et reprise à la guitare par Hadrien Remy / générique de "Bonne nuit les petits" / "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand

Les petites poules sur l'île de Toutégratos
Pour Carmen, Carmelito et tous leurs copains, l'hiver a été long !
Les petites poules ont claqué du bec.
A cause des privations, elles sont devenues un petit peu maigrelettes, nos poulettes.
Vous avez besoin de vous remplumer ?
Dis pédro le corps moran !
Je vous emmène bord de la mer !
Après avoir dégusté coquillage des crustacés sous un soleil radieux de printemps,
les petites poules suivent attentivement les cours de plongeon de leur maître nageur.
Depuis le plonjoir, Carmelito s'élance le premier tête baissé.
Ce qui est fort mon frère !
s'exclame Carmen en le voyant disparaître dans l'eau salée.
Sur le rivage, Bellino, le petit bellier, commence à s'inquiéter.
Voilà un bon moment que Carmelito aurait dû remonter.
Soudain, dans une gerbe d'éclume, le jeune plongeur refait surface.
Lorsque sa tête jaillit de l'eau, c'est la débandade !
Ah monstre ! Ça se fait boule !
Pédro les rassure.
Cet étrange bestial avant tout est un poule.
Une créature inoffensive, mais un peu collante.
Toutes les tentatives pour débarrasser Carmelito de la glu restent veines.
Coque en pâte, banque-coque et molette-coque n'ont jamais rien vu d'aussi drôle.
Enlève ton masque, Pulpman !
On t'a reconnu ? Pulpman, la terreur des bigorneaux ?
Carmelito, qui en râge de ne pouvoir le répondre, se sente humilié.
La crête rouge de honte, il préfère s'enfuir.
Bellino, coquillette, coquempâte et Carmen partent à sa recherche.
Allez, Carmelito sort de ta cachette.
Arrête de faire la tête Carmelito, c'était pour rire.
T'es là, Pulpman ?
Insiste lourdement coquempâte.
La joyeuse bande s'enfonce dans la grotte.
Toi, c'est plein d'algues.
Se plaint coquillette.
Je suis allergique aux algues.
Il est là !
Carmen tente de réconforter son frère.
Ignore-le, Carmelito. Il va finir par se lasser.
C'est alors qu'une voix grave se fait entendre.
Mesdames, messieurs, vous avez pris place à bord de la coquille,
odissée, à destination de l'île, tout est gratos.
Accrochez-vous !
Carmelito et ses copains se retrouvent pris au piège.
La coquille Saint-Jacques se met à vibrer
tandis que monte un sifflement strident.
Bouh, je veux sortir !
Pleur niche coquillette.
Je suis allergique aux fruits de mer.
Les petites poules sont malmenées,
secouées comme des preniers,
durant d'interminables minutes.
Soudain, c'est le silence.
Une chaude lumière pénètre dans l'habitacle
sous les yeux de nos amis à bas sourdits.
Vous êtes arrivés ?
dit la voix grave.
Tout le monde descend, amusez-vous,
faites les fous, profitez les petits amis.
Ici, tout est gratuit.
Avant qu'ils aient le temps de dire ouf,
les passagers sont éjectés de la coquille.
C'est le grand saut en terre inconnue.
À cause du poule, Carmelito ne peut rien dire,
mais il n'en pense pas moins.
L'ondue de coquille, je n'aime pas ça du tout.
On était dans une grotte, on se retrouve sur cette drôle d'île.
Buseur, buseur.
Incroyable, s'écrit Coquampath.
C'est d'une, c'est pas du sable, mais...
du papa.
Au citon, ils se jettent dessus comme des glutons.
C'est de la folie.
Que c'est bon.
Que c'est bon.
Partout, ce ne sont que cadeaux, friandises, surprises.
Ils ne savent plus où donner du bec.
Dégouté, Carmelito, qui ne peut participer à la fête,
s'éloigne en ronchonnon.
Bellino ne sait plus où donner des yeux.
Là-bas, là-bas et encore là-bas.
Des jeux, des viselles et des centaines de jeux.
Quel pays merveilleux.
C'est un de ces pays fabuleux,
comme il y en avait jadis,
une terre d'abondance,
et de fêtes continuelles,
où jamais on travaille,
une sorte de paradis
où on passe son temps à jouer, manger et dormir.
Certains grincheux affirment que ces pays n'existent pas.
La preuve que c'est,


c'est aussi.
Les petites poules n'ont jamais été à pareille fête.
Saris, sapiaïs, agloucs.
Gavets, grisets, elles ne voient pas le temps passer.
Et gliss ma poule.
Au bas du toboggan,
deux gentilles créatures les accueillent,
Cagnes et Cocagnes.
Bienvenue chez nous, les enfants.
Vous vous amusez bien ?
Oh oui !
Répondent les enfants encore.
Eh bien, vous serez nos invités,
aussi longtemps que vous voudrez.
Leur dit Monsieur Cocagnes.
Profitez, abusez,
toutes ces gratuits.
Nous aimons tant les petits.
Ajoutes Madame Cagnes
en les couvrant d'un doux regard.
Carmen les remercie chaleureusement.
J'ai tellement joué que je ne sens plus mes pattes.
J'ai un coquillette.
Oh, mes pauvres trésors.
Les pleins, Monsieur Cocagnes.
Vous devez être fatigués.
Montez sur notre dos.
Carmen, Bellino, Coquillette et Coquampath
sont emportés joyeusement dans les airs
par leurs charmants zôt.
Ils survolent des collines de pop-corn
et les cascades de mentalo glacés
à perte de vue.
Les copains, je vole !
Ces merveilles, le petit bélier.
Ça pleine pour moi.
Ça pleine pour moi.
Ça pleine pour moi.
Ça pleine pour moi.
Bam bam, on s'asplasse,
je suis sur mon lit,
un bouffet salant dans du ventre,
mon whisky quant à moi.
Peu dormer, vide, débris,
mais j'ai dû dormir dans la boutière
où j'ai eu un flash.
En 4 couleurs.
Les petites poules sautons comble du bonheur.
Au détour d'un valon surgit une grande bâtisse.
Mes enfants, c'est ici qu'on fabrique le pop-corn.
Les allèches, cannes et cocaignes.
Venez visiter.
Cette machine fonctionne jour et nuit, explique le père cocaignes.
Uniquement par amour des tout petits, dit la mère canne d'une voix suave.
Allez, mangez ! ajoute-t-elle en offrant à chacun un pot de pop-corn tout chaud.
C'est cadeau !
La petite bande ne peut s'empêcher de bailler.
Voilà des heures qu'ils jouent et se régale.
Ils se sont soudain bien fatigués.
La mère canne et le père cocaigne leur proposent.
Pourquoi ne pas faire une petite sieste, mes trésor ?
Une fois reposé, vous pourrez jouer à nouveau ?
Bonne nuit, les petits !
Car Melito arrive à son tour devant la fabrique.
Bingo ! serait joué le petit poulet.
Je vais sans doute dénicher ici un outil pour me libérer de cet idiot de poule.
Ensuite, j'irai retrouver ma sœur et les copains au pied du mat-cocagne.
La bonne odeur de pop-corn, quelle surprise de ne pas pouvoir en manger !
En rage car Melito.
Soudain, il croit reconnait des crêtes familières, dépassant de l'aiderodon.
Pour en avoir le carnet, il ouvre le lit et...
Ce qu'il découvre lui glace le sang.
Sa sœur, Carmen et ses copains, tout petit petit, priciki, réduit à la taille d'un jouet.
A cause du poule, son cri des froids lui reste dans le gosier.
C'est plus que ne peut supporter le pauvre car Melito.
Mord de peur, il fuit cette scène de cauchemar.
Au petit matin, il est tiré de sa torpeur par un sympathique cabot, Robinson.
Ses maîtres voulaient en faire un chien de berger, lui rêvait de devenir chien de chasse.
Alors, les vilains l'ont abandonné sur cet îlot.
« Oh ! » s'écrit le brave Toutou.
« Un offragé en poule paix.
Vite, délai-ron-lu ! »
Quelques gouttes de jus de citron suffisent pour que le poule desserre ses huit bras
et qu'aux citaux, car Melito retrouve l'usage de son bec.
« Salut poulet, je peux faire autre chose pour toi ? »
Car Melito, à la tête qui tourne, il est sur le point de tomber dans les pommes.
« Mangez, mangez ! »
Réussit-il à articuler.
Et il se jette vorassement sur les popcorns.
« Mais fais pas ça ! » à boire au binson.
L'étrange Toutou lui apprend que ses grains de maïs soufflés sont empoisonnés.
Celui qui a le malheur d'en manger se met bientôt à rapetisser.
« Rapetisser ? »
Jusqu'à devenir une petite chose bien tendre.
« Tiens, mon chat, plutôt ! C'est du bon ! »
Dis le chien en lui tendant un vieux nonos sorti de sa musette.
« Les montagnes de popcorn et les yeux gratuits servent d'apar.
Un couple de monstres, cany et cocagnes, attirassis les enfants.
« Pourquoi faire ? » demande Car Melito en tremblant.
Au lieu de répondre, Robinson épaule brusquement son bâton et vise le ciel.
« Pant, pant, pant ! »
« Euh, tu fais quoi ? » s'étonne le poulet.
« Je chasse les idées loires, mon petit go. »
Car Melito troublé et repose sa question.
« Mais pourquoi ces gens attirent-ils les enfants ? »
« C'est simple. » répond le chien.
« Pour être enseormé en mignon bébé à croquer, ensuite il les bouffe.
« Enfer et croque de poules, vite ! »
« Adieu, poulet ! »
En entrant dans la popcornerie, Car Melito pousse un immense soupir de soulagement.
Il imaginait sa petite sœur croquée.
Il trouve la poule au pot.
« D'abord, empêchez les deux dévoureurs d'enfants de nuire, » pense Car Melito.
« Une idée vient de germer sous sa crête.
« Je vais vous faire passer le goût du poulet, moi.
« Ces grains de maïs font rapetisser.
« Et bien, au sortir de votre sommeil, vous aurez la surprise de votre vie.
« « Ah, j'ai eu de l'anglouçant. »
Mais il faut partir d'ici.
Car Melito peine à rassembler son petit monde.
Les bébés sont déchaînés.
Après un dur combat, leurs sauveteurs les arrachent de l'entre des croqueurs d'enfants,
tandis que le poule surveille leurs arrières. »
Hélas, arrivé au pied du ma de cocaigne, Car Melito découvre que le poteau est en
duit de savon impossible d'y grimper.
« On ne va pas échouer si près du but, » enrage le petit poulet.
« La glue ! » s'écrit-il soudain.
« Mon inséparable la glue, mon ami la glue, mon cher pot de colle.
Tu vas être notre sauveur. »
Transformé en grapein, le poule pélance est au sommet du ma.
Grâce à ces deux rangés devant tous, il s'arrime fermement.
« Allez, zoos ! » ferme les yeux les loupios.
« Oh, yes ! Oh, yes ! »
Car Melito et son précieux chargement atteignent sans peine le gros coquillage.
« Sauvez ! »
La voix grave résonne de nouveau.
« Bienvenue à bord de la coquille odyssée.
J'espère que vous avez effectué un agréable séjour sur l'île de Tout-et-Gratos.
Accrochez-vous, on rentre ! »
Les passagers sont à nouveau secoués, ballotés en tout sens.
Mais cette fois-ci, dans la joie et la bonne humeur.
Durant le voyage, les effets du popcorn se dissipent.
À l'arrivée, tous ont retrouvé leur taille réelle.
« Mégrand ! » s'écrit Car Melito en les serrant dans ses bras.
« On n'a pas rêvé ? » dit Bellino, des étoiles pleins les yeux.
« On est allés dans un pays où on pouvait jouer sans s'arrêter.
Et manger toute la journée ? » poursuit Coquampath.
Le bec, encore poisseux de popcorn.
« Et gratuitement ? » glousse la petite Carmen.
« Allons rassurer Pedro le Cormorant, il a dû se faire un sang d'encre ! »
Car Melito, lui, ne dit rien.
À quoi bon briser le rêve de ses amis ?
Seuls le poule et le petit poulet sauront la vérité sur l'île et ses terribles dangers.
« Tu nous as sauvés la vie deux fois ! » le remercie Car Melito.
D'abord en me clouant le bec, ensuite en faisant le grappin.
Le poule cline des yeux, comme pour dire.
« Bon, c'est rien, tu aurais fait la même chose ! »
Puis, après un dernier salut,
son nouveau copain à Huit branches retourne dans la Grande Bleue.
« Hé ! Je sais même pas ton nom ! »
Toute la classe de mer laisse éclater sa joie en voyant réapparaître les disparus.
« On était un quiel, vieux Piero ! »
« Sur l'île de toutes les ratosses ! »
Leur répondent les explorateurs.
« Un paradis où on passe son temps à jouer, dormir, manger. »
« Waah ! La chance ! » s'écrient les autres petites poules.
« Asseyez-vous, on va vous raconter ! »
« Sur la plage abandonnée,
copillage et crustacée,
qui l'eucrupe déplore la perte de l'été,
qui depuis s'en est allée. »
C'était l'histoire des petites poules sur l'île de toutes les ratosses
écrite par Christian Jolibois.
« Dans des vallées en carton,
et si triste quand on pense à la saison
du soleil et des chansons,
pourtant je sais bien l'année prochaine,
tout reflurira et nous reviendrons,
mais en attendant je suis en peine
de quitter la mer et ma maison. »
Un grand merci à Marcel pour sa voix de corps morant et de chien.
Merci aux petites poules polinéliennes Laetitia et Taïna.
Et merci aux petites poules parisiennes qui sont venus me voir
sur mon île paradisia qui étaient famille Sophie et Claire.
D'être tout de séparé,
le drèment mènera vers l'automne,
retrouver la ville sous la pluie,
mon chagrin ne sera pour personne,
je le garderai comme un ami.
Mais au premier jour d'été,
tous les ans n'y oublier,
nous reviendrons faire la fête au crustacé
de la plage en soleilier,
de la plage en soleilier,
de la plage en soleilier. »

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