Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taises-toi ! Taises-toi ! Taises-toi ! Est-ce que je peux avoir une histoire, Phil, te plait ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ? Bon, d'accord.
Tu te souviens que Miliya était partie à la recherche de ses frères disparues ?
En chemin, elle avait délivré un oiseau, prisonnier d'un buisson.
Tu t'en souviens ? Et bien, voici ce qui arriva.
Chapitre 2 La chemise
Miliya s'assit sous un arbre pour se reposer.
Pendant son légère pas, elle vit venir une pauvre vieille femme qui avait grand peine à se traîner.
Miliya courte à sa rencontre en disant,
« Bonne mère, appuyez-vous sur moi, venez vous reposer un instant et partagez le peu de pain qui me reste. »
Chapitre 3 La chemise
A peine eut-elle dit ses mots ?
Que Miliya resta éblouie.
La vieille femme s'était transformée subitement en une belle fée,
parée d'un admirable collier d'or, et vêtue d'une magnifique robe bleue et rose, toutes brodées de perles.
« Merci, Miliya, » dit la femme.
Ta gentillesse m'a touchée.
« Je souhaite te remercier pour ta générosité. »
« Que désir-tu ? »
« Je suis une fée puissante. »
« Quoi que tu me demandes, tu seras satisfaite. »
« Puisque vous m'en donnez l'occasion, madame, m'a remuré à la petite fille, je voudrais savoir où sont mes frères,
et surtout s'ils sont morts ou vivants. »
« Des frères vivent encore ? » répondait la fée.
« Mais il te sera bien difficile de les reconnaître.
Pour les trouver, tu n'as qu'à continuer ta route droits devant toi.
Ils sont enfermés dans la première maison que tu trouveras sur ton chemin.
« Merci, bonne fée, » dit Miliya.
Et courageusement, la petite fille reprit sa route.
Après avoir marché des heures et des heures, Miliya aperçut enfin une maison.
« C'est là que sont mes frères, sans doute, » pensa-t-elle, et elle marcha plus rapidement.
Miliya n'était plus qu'à cinq ans de pas quand la sorcière l'avie.
« Vite, la méchante femme jeta son anneau dans l'herbe.
Mais un grand oiseau surgit et l'emporta dans son bec.
C'était l'oiseau que la petite fille avait délivrée.
La sorcière fut très contrariée de voir que son plan avait été déjoué.
Mais elle ne l'aie pas apparaître.
Quand Miliya ne fera pas, elle l'accueillit chaleureusement.
« Entre ma pauvre enfant, » dit-elle gentiment.
« Tu dois être bien fatiguée.
Assieds-toi au moins pour un instant que j'aille te chercher à manger.
La sorcière était à peine sortie,
car un oiseau vint frapper à la fenêtre.
« Vite, il glissa à l'oreille de la petite fille.
Miliya, n'accepte rien de cette méchante femme, sinon tu seras changée en statut.
Tes frères sont métamorphosées en bouc et ils sont enfermés dans la cave.
Si tu veux les sauver, arrange-toi pour prendre la chemise de cette sorcière.
Tu auras ses pouvoirs quand tu leur amises.
Et l'oiseau s'enfuit à tir d'elle.
Quelques instants plus tard,
l'élégante femme revint.
« Tiens, petite, » dit-elle,
« mange un morceau de ce gâteau et rafraîchis-toi.
« Merci, madame », répondit Miliya,
« mais je n'ai ni faim ni soif.
« Comment ? Après ce long voyage ?
« N'en rassurez-vous, je n'ai besoin de rien,
dit Miliya.
Si vous voulez me faire plaisir, laissez-moi dormir tranquillement dans un coin.
« À ton aise, ma bonne enfant », répondit la femme,
qui en rachète en son forin derrière.
Et la sorcière alla se coucher,
en se jurant de piéger la petite fille dès le lendemain matin.
Miliya, elle, ne ferma pas l'œil.
Elle attendit au contraire que la sorcière soit profondément endormie.
Elle se fauffila alors dans la cuisine,
se saisit d'un couteau
et se glissa dans sa chambre pour la tuer sans hésiter.
Vite,
elle ôta la chemise de la sorcière et s'en revête.
A peine l'eutelle enfilée,
qu'elle compris des mystères impénétrables
et, de main de chose, les raisons obscures.
Vite,
Miliya descendit dans la cave.
Arrivé en bas,
elle aperçut six boucs d'une affreuse maigreur
qui la regardait en criant de détresse.
Elle reconnue ses frères
et eut les larmes aux yeux.
La petite fille resta un instant indécise.
Puis, elle se souvint de la chemise.
Elle murmura,
chemise,
je vois mes frères changer en bouc y de,
chemise,
d'aigne avoir pitié de.
Il y eut une chambre,
un éclare et, comme par enchantement,
les boucs redevarent humains.
Miliya vit leur corps ne tombé
et leur patre devenir des mains et des pieds.
Sa joie fut immense.
Ses frères l'embrassèrent
et la remertière de tout leur cœur.
Et tous les sept rentraient chez leurs parents.
Grâce au pouvoir de la chemise,
il ne manquait plus jamais de rien.
Miliya faisait apparaître à sa guise
richesse des nourritures.
Mais comme elle était bonne et sage,
elle n'abusa jamais de son pouvoir.
Ce qu'on t'entend de combler de largesses,
ceux qui autour d'elle en avaient besoin.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
et sur Radio-Clasique.fr