L'hostique est farfelue de se présenter !
Faut qu'on t'aie resté ici longtemps, Monsieur Crume ?
Je réfléchis, Hans.
Parfois, le plus intelligent, c'est de ne rien faire.
À la guerre, comme à la guerre.
Je l'ai fait, moi.
La guerre, ce n'est pas rester assis dans un canapé mouéleux.
La guerre, c'est beaucoup plus sérieux et tanchereux.
Non, mais dites ! Je cherche une idée, voilà tout.
Et faut s'attender l'éclair de génie ?
Un génie, bien sûr !
J'ai une lampe avec un génie enfermé dedans.
Les enfants, vous allez monter à la salle des objets en sorcellé
au 32e étage de la Tour Nord.
C'est haut !
C'est pour cela que nous avons installé des marches trampolines, mon petit rejet.
Et comment on va trouver la lampe ?
C'est le seul objet dans la pièce.
Allez, courage ! Vous pouvez le faire.
Il y aura des sorbets à la framboise pour vous récompenser à votre retour.
Et moi, je vais en déguster quelques-uns en attendant.
Je suis Grim.
Encelle Grim.
Je suis humblement de loin le plus grand des mangeurs d'ice-cream.
Je suis un Grim, Grim, Grim, Grim.
Oui, mon nom à moi, c'est bien Grim, encelle Grim.
Grim.
Vous ne te friez pas utiliser les pouvoirs du génie, monsieur Grim.
Il pourrait se retourner contre fou.
C'est comme ça qu'il s'était échangé en encyclopédie.
Non. Je l'ignorais.
Racontez-moi ça.
C'était la guerre, la frê.
C'est le Détranché contre l'étranché.
Les étrangers contre les étrangers ?
Nein.
L'étranché.
Ah, vous étiez dans l'étranché, les grands fossés là.
Ya, tes calricres s'étendent la terre pour se protéger des tirs ennemis.
Partout c'était le feu et la mitraille.
Ça s'y vlait à nos oreilles.
Ça devait faire mal au crâne, ça.
Ils explosaient.
Tu m'étonnes.
Des saupurs tombaient du ciel et on nous l'en faisait des gaz mortels.
On partait par zandaines au combat et la plupart ne revenait pas.
C'est horrible.
C'est la guerre.
Et quand il n'y a fait plus de nourriture, on faisait bouillir des rats.
Des rats ? On ragoût ?
C'est pas ragoutant.
Et la nuit fenue.
Pour s'églérer, on mettait des lusioles dans des beaux-caux, c'était joli.
Et on chantait des vieilles retournels fenues du fond des âges.
Dans la nuit étoilée,
en tombant d'un nuage
de la poutre de fée,
en dorlés en fonçage
auquel enchantement
même encore à notre âge,
les lutins l'accomplissent.
Déposez leur présent.
Nos rêves s'accomplissent
très d'un feu à paison.
La vie est un délice.
Ça vous rend chaque instant.
Nos peurs et nos tourments
comme des flots con de neige
s'envolent dans le vent
et notre cœur s'allège
l'amour d'une maman
pour toujours nous protéger.
Bravo ! C'est malin de me chanter ça.
Regardez ma glace à fondu.
Un soir je courais après une lusiole
pour me faire une lampe de chevet.
J'avais un beau livre de compte à lire.
Mais je n'arrivais pas à l'attraper.
Elle zigzaggait dans la nuit
comme les phares d'une voiture
sur une petite route de campagne.
C'est une belle façon de dire qu'elle avait l'air d'avoir butre d'alcool.
Vous êtes un poète, Hans.
Je l'ai suivi dans les dédales de galeries,
et d'être un vrai labyrinthe, sombre,
qui zandait la fumée et la boue.
Je m'envonsais dans lusiole,
qu'il faisait de plus en plus chaud.
C'était l'enfer ?
Nein.
L'enfer était déjà sur la terre.
Je suis arrivé doucement dans l'entre-du-neux-sorsière.
Elles sont partout.
Ya !
Elles étaient pleines de verru
et elles dormaient les deux mains et les deux pieds en l'air.
Comme un plaie mobile,
elles étaient couchées sur un lit en or pur
qui n'avait pas l'air confortable du tout.
Hanguis, taurayé,
il y avait tout un tas de cristaux verts et violets très picants.
Elle était un peu fakir, manifestement.
Au tour d'elle, il y avait un trésor immense.
Le moindre lingo aurait pu faire de moi l'homme le plus riche au monde.
Mais à quoi ponds être riche quand tout est détruit au tour de fous ?
En revanche, il y avait une belle lampe à huile qui tronnait sur un coffre.
Je l'ai emprunté en laissant un petit mot d'excuse.
J'ai posé la lampe à côté de mon lit et quand je l'ai allumé,
il en est sorti une fumée bleue épaisse comme du brouillard
et un visage s'est dessiné.
Deux yeux ronds et un grand sourire.
Un smiley ?
Yah ! un smiley en poudre.
Et il m'a dit qu'il était ingénie et qu'il pouvait réaliser tous mes vœux.
Wow !
J'ai pensé d'abord à ce que ce soit la femme de la guerre.
Mais il y en aurait eu une autre et puis il y a tous les autres désastres.
La famine, la maladie, la misère.
Je n'aurais pas fini de faire des souhaits.
Je me suis dit, artong.
À vos souhaits.
Formule bien, Hans.
Comment ressoutre tous les problèmes ?
Alors j'ai demandé, je veux connaître tous les avoirs de l'humanité.
Et mon feu a été exaucé.
J'ai été changé en encyclopédie.
Mais comment le sort a été brisé ?
Quand vous savez vaincu la zorzière aux oiseaux, c'était sa lampe à elle.
Elle ne pouvait plus vivre dans son château de nuages comme la guerre faisait rage.
Des safions et des bombes transversaient le ciel.
Monsieur Green, ça y est, on a la lampe.
Merci mais on ne va pas s'en servir, c'est trop dangereux.
Et puis on perdrait notre temps à faire le bon vœu.
Sans certitude que cela fonctionne en plus.
Ah ben, vous êtes déçus, je le comprends.
Mais c'est le moment d'apprendre une nouvelle leçon.
Les mauvais génie profiteront toujours de votre flemme.
Gros malphère, on n'est jamais mieux servi que par soi-même.
Ça, c'est clair.
Nous allons attaquer la sorcière en volant jusqu'à son château de nuages.
J'ai des pules en plumes de cygne rangées dans une grande malle au 22e étage de la tour sud.
On monte.
Ah, si, si, si, si. On monte.
Allez, c'est reparti pour l'assaut.
Final, c'est toujours Hansel Grimm qui extermine le mal.
Pas le temps d'être assis que ça sent le roussi.
Y'a pas de repos pour les héros.
L'histoire n'est jamais finie, la Grimm Academy.
C'est la bombe, baby.
Y'a pas de repos pour les héros.
L'histoire n'est jamais finie.