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Bienvenue dans Wild, le podcast animalier. Je m'appelle Homre, je suis reporter animalier et chaque
semaine je vous emmène sur Terre ou sur Mère à la découverte de rencontres exceptionnelles.
Partez avec nous à l'aventure sans sortir de chez vous, fermez les yeux, c'est parti !
Aujourd'hui dans Wild je vous emmène rendre visite à des rennes et oui parce que le pays des rennes, le pays du Père Noël n'est pas loin de la Norvège.
Alors évidemment il faut marcher dans la neige pour les attendre.
Et alors je suis au milieu de tout un tropos de rennes, digne des rennes du Père Noël vous les entendez derrière moi.
Et alors je suis au milieu de tout un tropos de rennes, digne des rennes, digne des rennes, et vous les entendez derrière moi.
Et alors je suis au milieu de tout un tropos de rennes, digne des rennes, et vous les entendez derrière moi.
...
Je suis carrément encerclée par un troupeau de reine.
J'en ai un à 1 m de moi.
Vous l'entendez gratter la neige.
Et si vous tendez un peu l'oreille, vous vous entendez même leur bois qui grate la neige.
Parce qu'il faut savoir que les reines perdent leur bois une fois par an et qu'ensuite ils repoussent.
Dans le troupeau que j'ai en face de moi, certains ont perdu leur bois, certains ont perdu 1 sur 2, d'autres n'ont pas du tout perdu.
Je vous propose de grimper dans un moyen de transport que vous n'avez peut-être encore jamais emprunté mais je suis sûre que ça va vous plaire. Allez, suivez-moi.
Alors et bien voilà en direct d'un traîneau à reine. Donc le bruit que vous entendez là derrière moi, c'est bien le bruit d'un traîneau quand un reine avance.
Donc comme ça vous avez une petite idée de ce que ressent le père Noël lors de cette journée.
Donc je suis en voiture avec je sais pas si c'est danseur ou tempête, j'ai pas retenu tous les noms des rêves.
Donc on fait pas mal de stops, c'est pas tout à fait fluide comme moyen de transport.
Alors là quand je vous parle, je suis au milieu d'un champ de neige entouré par des montagnes enneigés.
Juste à côté de moi il y a un grand lac à moitié glacé parce qu'il fait très froid.
Et alors il est midi, on a l'impression que le soleil est en train de se coucher parce qu'en fait il fait jour 4 heures par jour.
Et c'est un peu un coucher de soleil permanent, à aucun moment on voit vraiment le soleil, il y a juste une lumière rasante, un peu rose en permanence.
Donc je suis entouré de reine et traînée par un reine.
Nous sommes chez le peuple samy qui est un peuple traditionnel et le beurre de reine qui est encore en activité ici en Norvège.
Et tout à l'heure ils nous invitent dans leur tente, comme ça on va pouvoir discuter avec eux de leur mode de vie et comment est-ce qu'on vit quand on est le beurre de reine.
Allez je vous laisse profiter de la balade.
La balade est finie, nos reines nous ont donné de la balade.
On est posé au pied d'une immense tente traditionnelle du peuple samy, c'est là que nous avons rendez-vous avec Yuon.
Il est en habite traditionnelle, des habits très colorés, c'est très beau son pantalon et d'ailleurs fait en peau de reine.
Alors le nom de famille de Yuon c'est lui qui va le prononcer parce que moi j'ai bien trop peur de l'écorcher, vous allez comprendre pourquoi.
Yuon Isak Turi Oskal, mon père et son père, tous les gens travaillent avec Reindier dans ma famille.
Dans la famille de Yuon on est samy de père et en fils, on estime aujourd'hui que le peuple samy est composé de 100 000 personnes dont la moitié vit en Norvège,
c'est un peuple évidemment proche de la nature mais pas forcément éleveur de reine comme les Yuon, lui toute sa vie est ritmée par celle de ses reines qu'il adore.
La vie d'insami en fait c'est de suivre les reines, là où sont les reines, nous y sommes aussi.
En ces moments, pendant la période hivernale, la neige est très dure, alors nous devons les nourrir, nous surveillons aussi nos reines parce que nous avons beaucoup de prédateurs ici dans le winterland.
Là où nous sommes installés pendant l'hiver, nous essayons de protéger les animaux des prédateurs et nous avons notamment des lynx qui rôdent ici.
Oui, nous avons des lynx. En nourrissant les reines ici, nous protégeons les animaux des prédateurs qui ne peuvent du coup pas les tuer.
Il y a beaucoup de femelles, comme vous pouvez le voir ici, c'est la nouvelle génération de reines, nous voulons qu'ils grandissent et qu'ils deviennent de bons reines.
Ici, on a à peu près 300 reines et beaucoup de bébés, là vous pouvez les voir.
Ils ont des bois plus petits, ils suivent aussi leur maman. Pendant un an, les mères les protègent.
Chaque année, ils perdent leur bois, mais en général au printemps, ils perdent aussi les bois l'hiver car ils se battent.
Les femelles, du coup, sont les bosses pendant cette période, ce sont les seuls à avoir encore leur bois.
Je pense que les reines sont heureux ici et comme vous pouvez le voir, ils sont très amicaux, ils nous connaissent et ils savent que nous les nourrissons.
C'est vrai qu'ils ont l'air très gentils, on dirait un peu des gros chiens.
Oui, ils sont super sympas. C'est une expérience vraiment véritable que vous venez vivre ici.
Vous ne venez pas ici pour nourrir les reines, vous venez ici pour découvrir l'histoire qu'il y a derrière ces reines.
Et c'est important pour moi, en tant que samis, de vous transmettre notre savoir.
Nous devons nous adapter à la nature, s'il y a de la glace, par exemple en hiver, nous devons nourrir les reines.
Et s'il y a plus de prédateurs, nous devons les protéger. Voilà ce que nous devons faire.
Quand nous sommes là face aux reines, je sens une sensation vraiment très agréable et j'espère que vous sentez la même chose.
Être samis, c'est vivre en harmonie avec la nature ?
Exactement, vivre en harmonie avec la nature.
Ça veut dire ne pas suivre votre montre, mais suivre leur loge de la nature.
Nous essayons en fait de comprendre comment fonctionne la nature et nous nous adaptons du coup avec notre travail.
Yohan nous invite à rentrer à l'intérieur de sa grande tente traditionnelle.
Il faut voir qu'il fait moins 5 degrés dehors et qu'au milieu des grandes étendues glacées, le ressenti est vraiment encore inférieur.
Au centre de sa tente, un immense feu crépite et Yohan s'amuse à nous raconter des anecdotes sur son peuple.
Oui, je vais vous raconter un peu des histoires sur mon peuple samis.
Nous vivons dans 4 pays différents, la Norvège, la Suède 40 000 et la Finlande 17 000.
Et en Russie, on est 7 000.
Nous pouvons parfaitement parler Norvège-Juin, ses doigts, Finlandais ou Russes.
Mais dans le sud de la Norvège, nos langages sont tellement différents que l'on ne peut même pas se comprendre les uns les autres.
Et ça crée beaucoup de malentendu.
Par exemple, quand une fille samis rencontre un garçon samis, la fille des eaux garçons, tu veux venir rencontrer mes chichis ?
Dans le nord, le garçon pense que chichis c'est le buste, la poitrine.
Alors il dit oui, bien sûr, allons-y, c'est un bon plan.
Il va chez la fille et là, il rencontre sa mère.
Ça crée beaucoup de situations comme celle-là.
Le costume que je porte aujourd'hui, il dépend de la région d'où l'on vient.
Cela n'a rien à voir avec les couleurs, celui-ci par exemple est vert.
Il pourrait tout aussi bien être rouge ou blanc.
Mais cette petite chose ici, accrochée à ma tenue, explique d'où je viens.
Nous avons approximativement 30 différents costumes.
La ceinture que je porte, elle, avec des boutons ronds, elle signifie que je ne suis pas mariée.
Si ça avait été d'autres boutons, cela voudrait dire que je suis mariée.
Nous avons plusieurs zones où nous vivons.
Sommeland, où nous sommes l'été, ce que vous voyez ici, et puis il y a le Winterland
où nous déménageons à l'hiver, à 100 km plus au sud.
Nous bougeons sans cesse entre les deux.
Johan nous explique que depuis vingt ans, les éverses sont de plus en plus chaud en Norvège.
Plus chaud, ça veut dire moins neige et plus de pluie.
Et c'est un problème pour les reines.
Eux, ils préfèrent quand ils font froid, ils ont un très beau fleur
et c'est pas difficile de trouver la nourriture dans une bonne poudreuse fâche.
En revanche, je trouvais de l'herbe sous la glace, gratée pour y accéder.
Là, c'est toute une histoire.
C'est la raison pour laquelle maintenant Johan nourrit ses bêtes fivers,
alors qu'avant, du temps de son grand-père, ça ne se faisait pas.
Johan nous explique aussi que désormais en hiver, il y a de plus en plus de prédateurs comme les lynx.
Je ne suis pas contre les prédateurs, explique-t-il.
Mais je suis pour la balance dans la nature.
Johan a perdu trop de reines.
C'est pour cette raison que depuis huit ans, il a décidé que de novembre à avril,
ses reines seraient dans des enclus pour pouvoir mieux les surveiller.
Je dois vous dire aujourd'hui que les reines sont très heureux grâce à vous.
Vous avez fait un travail extraordinaire.
La nature a beaucoup de choses à nous apprendre.
Vous avez de mauvaises ou de bonnes années.
Nous devons suivre l'exemple du peuple samy.
Ah mais vous avez un téléphone, vous êtes donc moderne.
Et même quand vous êtes un samy, vous devez répondre à votre femme.
Bien sûr, nous avons une vie normale, maintenant une vie moderne.
Nous vivons dans des maisons, même si nous utilisons toujours des tipis,
ces grandes tentes rondes, qu'il est facile à monter ou à démonter.
Mais nous ne savons jamais à l'avance où nous allons parce que le peuple samy suit les reines.
Et les reines suivent la nourriture.
Nous sommes donc des nomades.
Aide-vous à un qui à propos du changement climatique ?
Bien sûr que nous le sommes. Vous voyez bien que le climat change, mais...
Le peuple samy est flexible, on prend soin de nos animaux, on essaie de trouver des solutions.
Les reines sont tout pour nous, ainsi que la nature.
Donc nous sommes très protecteurs envers cette nature.
Notre plus grosse challenge, c'est que nous ne sommes pas propriétaires de la nature.
Mais nous avons le droit de l'utiliser.
Alors nous l'utilisons depuis des centaines d'années.
Le problème, c'est que l'industrie construit de plus en plus.
Et nous devons de rendre la nature propre.
Grâce au tourisme, vous ne pourrez pas le faire, parce que ce sont les touristes qui veulent voir cette nature propre.
Quel conseil devons-nous retirer de votre peuple samy ?
Faites attention, faites attention à la nature.
Il arrive une nouvelle génération.
Non, ce sera le défi principal.
Il faut se dire qu'il y a encore quelques décennies, nous n'avions même pas l'électricité.
Depuis seulement quelques années, nous avons rapporté le courant ici,
et toutes les choses modernes.
Et la nature nous donne tellement.
Et chacun doit prendre soin de la nature.
Allez, on s'est bien réchauffé. Suivez-moi, on sort de l'attente,
et je vais vous faire entendre quelque chose de très spécial.
Vous êtes prêts ?
Oui.
C'est une génération d'un reine qui est juste à côté de moi.
Et au loin, on entend un traîneau qui est traîné par des reines.
C'est parfait en période de Noël, tout ça.
Moi, personnellement, il me fait un peu penser à mon chien quand il dort. Il fait un peu ce bruit-là.
On est juste à côté d'un grand lac entouré de grandes montagnes recouverte de neige.
Et lui, il est couché dans la neige avec ses grands bois. Il est tout blanc. Il est très très beau.
J'ai laissé à contre-coeur, il faut bien l'avouer, le peuple s'est mis et ses reines,
mais je suis repartie avec un sentiment de sérénité complet.
Vous avez vu comme c'est agréable d'écouter la respiration d'un reine ?
Moi, franchement, s'il ne faisait pas si froid, j'aurais pu y passer toute la nuit,
coller contre lui et son pelage tout blanc, tout chaud.
Il y a quand même quelque chose que je ne vous ai pas dit aussi.
Le peuple s'est mis maintenant et chrétien, mais avant, il était un peu shaman.
Ils entretiennent un rapport très particulier à la nature, vous l'avez compris.
Yon nous a fait l'honneur de chanter une chanson traditionnelle.
Impossible de vous la faire écouter, il m'a fait promettre de garder ça secret.
Parce qu'en fait, les chansons qu'ils chantent aux étrangers, à chaque fois, sont uniques.
On n'a pas le droit de les donner aux autres, c'est comme un cadeau qu'ils vous fait.
Alors si vous aussi, vous voulez entendre cette chanson très particulière,
une chanson qui va faire rien que pour vous,
vous n'avez pas d'autre choix que de rendre visite au peuple sami, le peuple hileveur de Reine.
Brutus, t'as souscrit un contrat prévoyance ?
Pas besoin. Brutus, plus grand gladéteur du monde.
Oui, mais là, c'est quand même un tigre.
Brutus, plus fort.
Viens, Minou. Viens.
Oh Brutus, mais chamy nous !
Ne pas anticiper l'avenir, c'est du passé.
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