« Wouah ! Le château de Melon premier est encore plus grand que la Grime Académie ! »
« Vous avez vu toutes ces fenêtres ? »
« Je plein le laveur de carreau. Il ne doit pas avoir beaucoup de repos. C'est un château
dans notre style. La Grime Académie est une forteresse, un château de défense avec
des tourelles, un chemin de ronde et des cursives. Un endroit austère pour travailler et réfléchir.
Celui-ci, c'est un palais pour les grandes réceptions, les distractions, les danse de
salon et les feux d'artifice au balcon. « Vous êtes jaloux en selle ? »
« Point du tout, votre Majesté. Je suis Grime, en selle Grime. »
« Je suis humblement de loin le plus grand de ce qu'aime pas la Frime. Je suis un Grime,
Grime, Grime, Grime. Oui, mon nom à moi, c'est bien Grime, en selle Grime. Grime. »
« Wouah ! C'est encore plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur. »
« Vous avez vu tous ces tableaux au mur ? Il y en a jusqu'au plafond. »
« C'est notre galerie des portraits. Ce sont les visages des habitants du château
qui se sont succédés de génération en génération. »
« Nous avons également une galerie de portraits à la Grime Academy. »
« Avant ? »
« Parfaitement. Pour l'instant, il n'y a que deux portraits, Gretel et moi, mais avec
ses sept enfants, ça fera... »
« Neuf ? »
« Pas très ancien, en tout cas. Ma famille règne sur ce pays depuis plus de six cents
ans. »
« Monsieur Cyclopède, Minus, le Minotaur de surface, Tommy des écuries, on arrive...
toujours à beaucoup moins que vous, votre Majesté. »
« Ce n'est pas un concours, voyons. Mais si c'était le cas, je ré-gagnais. »
« Oh, la main ! »
« Oh ! Tu es jolie, la dame. On dirait une ondine. »
« Oui. C'était mon épouse, la reine. Elle s'appelait Méline. C'était la plus
belle de toutes les roses. Je l'aimais vraiment beaucoup. Elle nous a quittés bien trop tôt.
Et depuis, je traîne sur la terre sans elle. »
« Vous la reverrez dans le ciel ? »
« Mais sans elle, il ne peut pas s'envoler, Roger. »
« Je ne sais pas où je la reverrai, mais c'est mon plus grand souhait. Quand on a
perdu les personnes et les choses qui nous sont précieuses, une longue vie est une malédiction.
Ce sont pourtant les humains qui l'ont voulu ainsi. Au tout départ, l'homme ne devait pas
dépasser l'âge de 30 ans. »
« C'est trop court. »
« C'est bien ce qu'il a pensé aussi. »
« Alors, il est allé voir un âne qui broutait dans un champ à côté. Lui aussi, en ce temps,
pouvait vivre jusqu'à 30 ans. L'homme s'approcha et lui chanta un air à sa façon. »
« Mon ami, la negrie, pour toi 30 ans, c'est long. Tu te prends, j'aurai une
nuit, des coups de bâton. Tu portes sur ton dos de trop gros fardos. Tu vis 20 ans de trop. »
« Ihan, tu as raison. Ihan, la vie, c'est Ihan, chouette au début. Et puis c'est long. Je te donne 20 Ihan. »
C'était un magnifique cadeau. L'homme repartit heureux. Il pouvait vivre à présent jusqu'à 50 ans.
« C'est encore un peu court. »
C'est ce qu'il s'est dit également. Le voilà repartit à la quête d'une bonne âme.
Il n'avait pas à chercher bien loin. Son fils est le compagnon, le chien vivait 30 ans lui aussi.
Mais non sans soucis. Il le caressa et lui chanta à son tour ce petit air-là.
Mon beau chien, tu vas bien pour l'instant mais bientôt. Tu traîneras de la pâté, tu perdras tes crocs.
Tu mangeras de la pâté, finis croquer les eaux. Tu vis 10 ans de trop.
« Ihan, tu as raison. Ihan, ça m'a coupé la froid. La vie, c'est Ihan au début. Et puis ça décroche. Je te donne 10 ans. »
Pour faire plaisir à son maître, le chien lui offrit ce qu'il avait demandé car c'est un animal très généreux.
Et l'homme repartit joyeux. Il pouvait vivre jusqu'à 60 ans.
« C'est pas tellement beaucoup. »
« Ils ne peuvent pas profiter de la retraite. »
Il pensa exactement la même chose. Il rendit donc visite à son plus proche voisin, le singe, qui faisait la sieste dans un arbre.
Il vivait 30 ans lui aussi, tout le monde était à égalité.
Mon cousin, t'es malin, le plus sage des singes. Fais chauffer tes méninges, t'es mal dans ta peau.
« Tu grimes masse, on te chasse, on se moque de tes défauts. Tu vis 10 ans de trop. »
« Tu as raison. Partout on se moque de mouar. Ce n'est pas la jour. Je te donne 10 ans. »
L'homme repartit. Il pouvait vivre jusqu'à 70 ans. Il était content. Mais avait-il raison ?
Depuis ce jour, nous vivons 30 ans comme des hommes. Et puis 20 ans comme des ânes.
10 autres années comme des chiens. Et enfin, 10 ans comme des singes.
« C'est pas vrai. On peut vivre plus longtemps si on prend soin de sa santé. »
« Si on mange des légumes, eh dit ma maman. »
Ta maman a raison. On peut vivre encore 10 ou 20 ans comme des légumes.
« Allons, allons. Ne dites pas de sautees. Regardez-moi. J'ai 106 ans et je me porte comme un charme. »
Nous arrivons à la salle d'armes.
« Elles sont bizarres, les armures des chevaliers ? »
« Bizarre ? Tu as dit bizarre ? Je dirais même bis-cornus. »
Ils ont des tuyaux de poêle pour se faire des genouillères, des gris d'aération en guise de visière et comme armures des couvercles de marmite portées en bandoulière.
« Nous n'avons plus beaucoup d'argent. Nous avons restreint le budget de l'armée. »
« Ce sont des mercenaires, très mal fagotés. »
« Voici le plus féroce de mes soldats. »
« Heille de bœuf ! »
« Il ne parle pas notre langue. Il est slave. »
« Lui là-bas, il ne se lave pas, mais il se bat comme personne. »
« C'est plus du bec. Un guerrier Aztec sanglant. »
« Sans quoi ? »
« Il fait écouler le sang. »
« Oh ! Un Aztec saignant alors ? »
« Si tu veux. Ces mercenaires vous accompagneront, mon cher Ansel, pour capturer le dragon. »
« Oh non ! C'est qu'ils me font peur, vous gladiateurs. »
« Mais regardez, il vous sourit. C'est pas méchant. »
« Mais c'est étonnant. Je n'ai jamais vu des dents avec autant de couleurs différentes. »
« Vous me promettez qu'ils ne feront pas de mal au dragon. Je veux lui parler et comprendre pourquoi il agit ainsi. »
« C'est promis. »
« Jurez ? Vous me traitez de mentheur ? »
« Assez dans la salle du banquet. Je vous rejoins dans un instant. Je dois m'entretenir avec mon alchimiste. »
« Non, mes enfants à moi, les vrais enfants. Pas vous, les demi-géants, un moitié-gnongnon. »
« Vous êtes de retour, votre Majesté. Notre plan se déroule comme prévu. »
« Oui, et ils se doutent de quelque chose. Ils me tardent que cela soit fini. Je n'aime pas mentir à un ami. »
« Allez, c'est reparti. Je me tiens prêt et droit. C'est toujours Hansel Grimm qui protège les rois. Je suis leur cavalier. »
« Leurs fous, leurs pions. Il n'y a pas de repos pour les héros. L'histoire n'est jamais finie, l'agrime académie. »
« Par en mission, il n'y a pas de repos pour les héros. L'histoire n'est jamais... »
Fini.
« Les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les