RTS
Les enfants, c'est l'heure de l'histoire !
Ouais, l'histoire !
Ouais !
C'est l'histoire de Milider.
Hé, fortvenue !
Où sont passés les bambous du panda ?
Allô ? Coucou ?
Elle l'a fait Milider à l'appareil ?
Allô, Mil... Mil... Milider ?
Oui, j'écoute !
C'est Chaina, le panda !
Je fais une crise de papa, papa, papa, de panique.
Tu peux m'aider ?
Bien sûr, Chaina, elle ne bouge pas.
Milider sera bientôt là avec toi.
Alerte à toutes les unités, je répète.
Alerte à toutes les unités.
On me signale un panda du nom de Chaina, qui fait une crise de nerf plutôt sévère.
Je demande du renfort. Y a-t-il quelqu'un pour m'accompagner ?
Ah là là ! Personne.
Bon, tout le monde est occupé.
Heureusement, il y a toujours quelqu'un sur qui je peux compter.
Et c'est mon nouvel ami, Parfelu !
Parfelu ! Parfelu !
Une nouvelle mission nous attend !
Quoi ?
Comment ?
Quelqu'un m'a appelé ?
Ah ! C'est toi, Milider ?
Oui.
Oui, bien sûr. Tu sais que tu peux compter sur moi.
Ah ! Maintenant, tu veux dire tout de suite ?
T'es déjà en bâtié, moi ?
Oui, ben...
Ouah ! Je descends !
Et voilà, moi, Parfelu, je suis là !
Mais dis-moi, Milider, tu peux m'en dire un peu plus sur cette mission urgente ?
Désolé, mais on n'a pas le temps de papoter.
On doit partir immédiatement, direction le pays des pandas.
Parfelu se gratte la tête, effronce les sourcils.
Il ne sait pas du tout où se trouve le pays des pandas.
Mais c'est en Chine, et plus exactement, dans la région montagneuse du Sichuan.
Ah ! Mais alors c'est loin ? Et on y va comment ?
Milider sourit d'un air triomphant.
Eh bien, c'est assez urgent.
China, le panda, a besoin de nous tout de suite.
Alors on part immédiatement en pantalon volant.
Saute dans la jambe droite, et j'en file la jambe gauche.
Attention, Parfelu, on tourne dans le sens des aigus d'une montre.
Rotation pantalon, et de décollage à la verticale.
Cappe sur la Chine à la vitesse de la lumière.
Et fais attention à ne pas atterrir sur le derrière.
Quelques minutes plus tard, Milider et Parfelu découvrent China, le panda,
en train de se ronger les ongles des pattes et de se lamenter sur son triste sort.
De sa douce main, Milider le caresse pour qu'il arrête.
Calme-toi, petit panda, on est là.
Mais Parfelu se met à grenier à son tour.
Oh ! Petit, petit, c'est Vidi.
Moi qui m'attendais à voir un petit panda tout mimite,
tout choupi que je pourrais casse-le dans mes petits bras musclés.
Non, là, c'est raté.
Ce panda doit peser au moins 100 kilos.
Et il a la taille d'un adulte.
Oh non, là, je suis choqué.
Chocé, choqué, choqué.
Oh, oui, choqué, moi, je suis.
Entre nous, Milider, il a quand même une drôle de tête, non ?
On dirait qu'il a deux yeux au beurre noir.
En plus, regarde, il a trempé ses oreilles dans un bol de café noir.
Oh non, oh non, j'y crois pas.
T'as vu ?
En plus, il a six doigts.
Enfin, cinq et un petit pouce en plus.
Il est trop bizarre, c'est panda.
Oh, tu m'étonnes qu'il panique.
Parfelu.
Ah non, voyons, tous les pandas sont comme ça.
Ah bon ? Et ils sont tous en panique comme lui ?
Ah non.
Et c'est bien pour ça que nous sommes là.
Alors, China, joli panda.
Dis-moi ce qui ne va pas.
Bouh, oh, oh, oh, oh, les bambins, les bambins, les bambins.
Les bouh, bouh, ils sont où ?
Oh, mais je ne comprends rien à ce qu'il raconte.
Il a perdu quoi ? Des bambins ou des bouh-bouh ?
Je crois qu'il ne trouve plus de bambou.
Et ça, c'est un très gros problème pour les pandas.
Ah bon ?
Oh, mais mon petit panda, tu sais, tu pourrais aussi jouer ailleurs qu'au milieu des bambou.
Mais regarde, il y a plein d'autres arbres à escalader, ou des fleurs à respirer.
En plus, le bambou, ça ne sent rien.
D'ailleurs, le parfum bambou, ça n'existe pas.
Tu sais, moi, j'ai vu te trouver autre chose, moi.
Mais le panda se coule à tête.
Les bambou, ce n'est pas pour jouer ou pour se parfumer, c'est pour manger.
Miam, oh, comme c'est bon, les bambou.
Oh, miam, j'ai faim.
Ah, d'accord.
Bon, ben, comme tu voudras.
Si c'est le bon bouton plat préféré, alors pourquoi pas ?
Eh, personnellement, je préfère les desserts au chocolat.
Enfin, chacun, c'est goût.
Euh, attends, avec mes yeux persants, je vais te trouver une petite tige de bambou.
Tu vas m'en dire d'innovés.
Aussi tout dit, aussi tout fait.
Farfelluturnicote dans tous les sens est fini par apporter une tige de bambou
qu'il offre au panda tel un bouquet de fleurs.
Ta-daaaaan !
Le panda attrape la tige de bambou qu'il se met à mâchouiller pendant un long moment.
Ben voilà, tu vois, il ne fallait pas te te raccasser.
Il y a encore deux, trois tiges de bambou par là-bas, regarde.
Bon, allez-y, l'idée, on rentre à la maison, on a fini la mission.
Mais le panda se coule à tête.
Ces trois petites tiges, ce n'est pas assez pour lui.
Il mange 20 kilos de bambou par jour.
Waouh ! Et ben, il a bon appétit, le petit panda.
J'imagine, oh si je mange 20 kilos de chocolat, c'est pas une crise de panique que je ferais,
mais une crise de foi.
Mais, où on va trouver tous ces bambous pour le rassasier ?
Mil idée ?
Mil idée est possible.
Mais oui, c'est bien le problème.
Il y a de moins en moins de bambous.
Les hommes abattent de plus en plus les forêts.
Pour donner un petit coup de main au panda et éviter qu'il meure de faim,
Mil idée envoie donc un message codé que le vent transmet un peu partout en Chine.
Des bambous, tu replanteras un peu partout.
Et sûr, tes pas, des panda tu trouveras, sinon, gardes à toi.
Et comme c'est une fée, elle en profite pour replanter d'un coup de baguette,
un champ de bambou pour Shaina qui retrouve aussitôt son sourire de panda.
Rassurez, le panda se sent tout à coup plus décontracté.
Il en profite alors pour se relâcher.
Et sans se gêner, il fait un petit caca.
Mais là, c'est farfelu qui se met à paniquer.
Oh la la la la, c'est pas vrai !
Alors là, je n'ai jamais vu ça.
Mais mais mais mais, Mil idée, je crois qu'il va bientôt paniquer si on lui dit la vérité.
Pourquoi voudrais-tu qu'il panique ?
Eh bien, je crois que notre petit panda est malade, même très malade.
Mais regarde, son caca là, il n'est pas comme moi, enfin, pas comme le mien, il a fait caca vert.
Ah, alors ça, c'est tout à fait normal, c'est à cause des bambous verts qu'il mange.
Ah, d'accord, mais oui, bien sûr.
Et moi, comme je mangeais beaucoup de chocolat, eh bien je fais caca doubre.
Oui, c'est bon farfelu.
J'en ai assez entendu là.
Allez, Chahina, mon petit panda, nous, on s'en va.
Merci Mil idée, merci farfelu.
Ah, grâce à vous, je ne suis plus angoissée du tout.
Je vais manger encore quelques heures, puis faire un bon gros dodon.
Ah oui, ah oui, je suis en train.
Bon, on retourne chez vous.
Mil idée et farfelu montent à bord du pantalon volant et quittent la Chine.
Mission panda, terminée. Je répète, mission panda, terminée.
Alors, ça t'a plu ?
Si tu veux plus d'histoire de Mil idée et farfelu, elles sont toutes sur l'application plairts.
C'est Christine Pampaillie qui écrit les histoires,
à la réalisation Sondrolichie, Julie Vintz à la production.
Et Mil idée, c'est moi, Anouk Mert.
Allez, ciao, bisous.