Avant de commencer, un mot pour celles qui, comme Marguerite, Marine ou Elena Bailey,
ont passé des heures devant leur miroir à chanter avec une brosse à cheveux comme micro.
Celles qui ont transformé leur placard en studio d'enregistrement
et leur serviette de bain en costume.
Depuis que je raconte des histoires vraies de nouvelles héroïnes,
elles m'ont toutes confié leur rêve de petit-chie,
de fouler le plateau de la Star Academy.
Aujourd'hui, je suis très heureuse de collaborer avec Kiyabi Aum,
partenaire officielle de la Star Academy.
Chez Kiyabi Aum, la maison n'est pas seulement un lieu.
Chaque produit s'adapte à toutes les étapes de la vie et accompagne votre quotidien.
C'est l'endroit où tout commence, où l'on rêve, où l'on s'entraîne, où l'on hausse.
Ce partenariat s'élève toute celle qui chante entre deux coussins,
qui imaginent leur futur sur le lit des parents, qui testent leurs idées et répètent encore et encore.
Kiyabi Aum croit en ses moments simples,
qui donne confiance et transforme un rêve en premier pas.
Alors à toutes les nouvelles héroïnes qui nous écoutent,
continuez à oser, continuez de créer,
continuez de croire que votre chambre ou la table du salon peut être votre première scène.
Place à l'histoire du jour,
merci à Kiyabi Aum, notre sponsor du mois.
Nouvelle héroïne.
Salut toi, nouvelle héroïne.
Aujourd'hui je vais te raconter le chapitre 3 de cette série spéciale.
Cette histoire n'est pas tout à fait comme les autres.
C'est l'une des quatre histoires exclusives,
créée en collaboration avec la Fondation L'Oréal,
qui s'engage à encourager la prochaine génération de femmes,
comme toi, à se tourner vers la science.
Accélérer les carrières des femmes scientifiques
est transformer le monde scientifique de l'intérieur
pour contribuer à une société plus inclusive.
Parce que le monde a besoin de la science
et la science a besoin des femmes.
C'est parti.
Chapitre 3, la science pour élever les consciences
et devenir une citoyenne éclairée avec Marie Chérasse.
Nouvelle héroïne.
Elle est une nouvelle héroïne,
née à la fin de l'été 1995.
Il y a presque, mais pas encore tout à fait, 30 ans.
Cette année-là,
une navette spatiale est pilotée par une femme,
Eileen M. Collins, pour la première fois.
32 ans après,
la soviétique Valentina Derechkova
est 34 ans après le premier homme dans l'espace,
Yuri Gagarin.
Et avant même que Marie souffle sa première bougie,
Claudie Aigneray,
la première femme française astronaute,
s'envole pour l'espace à bord de la station My.
Je suis très heureuse de pouvoir, en tant que femme,
et de montrer aux femmes qu'on peut aller au bout d'un objectif,
même s'il peut paraître ambitieux et un peu difficile,
parce que c'est un milieu masculin dans lequel on est velu.
Moi, c'est une mission que je me fixe.
Si j'évoque les étoiles au tout début de cette histoire,
c'est parce que plus petite que pas trop grande,
Marie, notre nouvelle héroïne, s'en est merveille.
À travers la fenêtre de sa chambre,
et son émerveillement pour l'univers infini au-dessus de sa maison,
est entretenu par les récits des mystères de la physique
de son grand-père, ancien ingénieur,
au commissariat à l'énergie atomique, et au petit prince.
Les petits princes d'Antoine de Saint-Exupéry ?
Oui, pas de bel air.
Celui qui découvre que l'essentiel est invisible aux yeux,
que l'amour se nourrit de soins,
et que la beauté réside dans la simplicité des choses qu'on apprivoise.
Et quand Marie observe le ciel,
elle s'émerveille devant le spectacle offert par cette nature
et les lois physiques qui la régissent.
Ah, waah, une étoile chelante !
Encore plus petite que pas trop grande,
Marie grandit dans le chenor de la France à Dunkerque.
Sur la plage, elle y passe des heures à observer la nature,
les animaux, la mer et l'infini horizon qu'elle offre.
Mais parfois, sur l'écran de la télévision,
ce qu'elle voit la triste profondément, des marais noirs,
fruits de déversements de pétrole, viennent souiller des côtes.
Marie a peur que ça arrive sur sa plage,
la belle plage bordée de dunes et doyats où elle joue.
Alors, face à cette nature défigurée,
où les animaux peinent à survivre,
une révolte silencieuse gronde en elle.
Marie se promet alors,
notre monde doit être un lieu
où il fait bon vivre pour tous ses habitants.
Quand elle n'est pas chez ses grands-parents
et sur les plages de Dunkerque,
Marie aime se blader dans les allées d'émusée
et particulièrement de la cité des sciences, à Paris,
qui devient vite son lieu préféré.
À l'âge de 11 ans,
la vie de Marie prend un tournant
lorsqu'elle déménage à Palaiso,
en région parisienne,
où habitent ses grands-parents maternaires.
Ce changement d'environnement est à la fois excitant
et intimidant pour la jeune fille.
Elle quitte les vastes étendues maritimes du Nord
pour s'installer dans une ville animée,
proche de nombreux centres de recherche
et d'établissements académies prestigieux.
Son entrée au collège
est marquée par de nouvelles rencontres
et des découvertes passionnantes.
Marie se montre brillante en sciences naturelles
et en mathématiques,
mais elle nourrit également
un amour profond pour la littérature et l'histoire.
Si petite,
le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry
embarque Marie à travers les étoiles,
où il lui apprend la beauté de l'amitié
et l'importance de voir avec le cœur,
à l'adolescence, Marcel Proust
l'emmène à la recherche du temps perdu
dans son livre éponyme.
À la recherche du temps perdu
est un livre qui t'invite à réfléchir
sur la mémoire, le temps, l'amour, l'art
et surtout toi-même.
Même si le texte peut sembler difficile à lire
à cause de ses phrases longues
et ses descriptions très très très détaillées,
il propose une vision profonde et poétique de la vie.
Ce livre enseigne que tout ce que tu vis,
même les toutes toutes petites choses,
peut avoir un sens et une beauté
et que la compréhension de soi
est un chemin qui prend du temps.
Marie adore ce livre, elle le dévore.
Quand Marie n'est pas sur les bancs du collège,
elle participe à des colonies de vacances scientifiques
où elle pratique diverses expériences.
La rentrée au lycée va bientôt sonner
sur le pas de sa porte
et le choix de rejoindre la filière scientifique
avec une spécialisation en physique chimie
est toute logique pour Marie,
qui fière d'un très bon dossier scolaire
veut garder encore toutes les portes ouvertes
pour son futur professionnel.
Quand elle annonce son choix à son professeur de physique,
sa réponse est loin d'être celle qu'elle attendait.
C'est normal si les filles vous comprenez moins bien la physique,
c'est parce que vous voyez moins bien dans l'espace.
Attends déjà entendu pareil inepti ?
Marie décide de ne pas en tenir compte
et est déterminée à prouver que sa place
est belle et bien dans le monde scientifique.
Ces journées sont rythmées par les cours
et les expériences en laboratoire.
Elles participent activement au cours
posant des questions pertinentes
et partagent ses propres hypothèses
avec un réel enthousiasme.
Pendant sa dernière année de lycée, en terminale,
son professeur de physique très très décourageant
a laissé son laboratoire
à une professeur de physique chimie géniale
qui encourage Marie et toutes ses camarades
à continuer à travailler cette matière.
Marie est confirmée dans ses choix.
Elle adore explorer les mystères du monde autour d'elle.
Elle se rend petit à petit compte
que la science est un outil puissant
pour mieux comprendre les problèmes
auxquels l'humanité fait face.
En science, toutes est question de logique,
de raisonnement et de faits.
Et cette approche raisonnée du monde
lui plaît énormément.
Pour Marie, résoudre des problèmes
n'est pas une simple compétence.
C'est une manière d'explorer
et de comprendre le monde qui est l'entour.
Cette quête de vérité
lui en suive l'énergie nécessaire
pour avancer sur son chemin.
Baccalauréat scientifique en poche,
une grande question se pose.
Quel parcours suive pour devenir ingénieur ?
Chez elle, son seul exemple est celui de son grand-père,
devenu ingénieur presque par hasard
après avoir été recruté dans la rue.
Un modèle inspirant,
mais qui pour elle manque de réalisme
dans son monde à elle.
Alors, par où commencer ?
Heureusement, Marie vit dans une région riche en universités.
À quelques pas de Chez elle,
l'université de Paris-Saclay
propose un cursus dédié à la formation d'ingénieur.
Confiante, elle se réjouit
à l'idée de franchir les gris
de cette prestigieuse université.
Une fois à l'intérieur,
Marie découvre un univers immense,
presque intimidant.
Elle arpente, les longs couloirs
et ses merveilles devant les vastes amphithéâtres,
curieuses de tout.
Mais rapidement, une réalité inattendue
se révèle.
Dans ce monde, les voies masculines dominent.
Arrêtez de porter des jupes, mademoiselles,
raser les murs et rester silencieuses
et vous n'aurez pas de problème.
Là, Marie découvre que le monde universitaire
n'est pas exemple de défis lié au préjugé de genre.
La colère gronde au fond de Marie,
conjugée à la tristesse et des doutes.
suis-je faite pour ces études ?
Moi, je veux juste m'épanouir en tant que scientifique.
Pourquoi une telle quête se cite-t-elle
tant d'incompréhension chez certains hommes ?
Pourquoi, sans-t-il, me tenir rigueur ?
Euvrer dans la science, c'est œuvrer pour le monde entier.
Pour façonner un avenir où il fera meilleur vivre.
Un œuvre de paix pour toutes.
Marie décide de faire face à ses remarques sexistes
et à ses doutes, quand elle s'est capacité
à devenir une femme scientifique.
Plutôt que de se laisser décourager,
elle utilise ses obstacles comme une source de motivation supplémentaire.
Déterminer à montrer que le talent et la passion n'ont pas de genre.
Au-delà des hautes forêts de l'Université Paris-Séclès,
une voie célèbre, elle est douce et déterminée.
C'est celle de Marie et sa volonté de travailler dans un domaine
qui permet de limiter le dérèglement climatique pour la société.
Elle suit la formation Matériaud, du cursus d'ingénieur de l'Université Paris-Séclès,
puis le double master matériau pour l'énergie et les transports.
Après avoir embrassé les arcs à l'énergie solaire,
elle poursuit un doctorat à l'école polytechnique
et effectue des séjours à Berlin en Allemagne,
où elle réalise plusieurs expérimentations
et à l'Université de Columbia aux États-Unis.
Qu'un taine n'est pas sur les bancs de l'Université,
elle se passionne pour la lecture d'un roman d'apprentissage féministe,
l'art de la joie, de Goliarda Sapienza, recommandé par ses amis.
Marie aurait adoré être l'héroïne de ce roman,
qui s'appelle Modesta.
C'est une héroïne qui fait fille de toutes les convenances,
qui invente son sets, ses propres règles,
n'appartient à aucun homme, à aucun parti, à aucune idéologie,
ni même à ses enfants.
Aujourd'hui, chercheuse post-doctoral,
elle savoure la chance extraordinaire d'occuper cette position,
même si la recherche exige sacrifices et persévérances.
Elle vit des jours de doute, apprends sans cesse
et navigue à travers des océans de connaissances techniques.
Elle passe son temps à faire des expériences,
à lire beaucoup de livres et d'articles,
et à écrire ses découvertes
pour que d'autres personnes puissent apprendre de nouvelles choses aussi.
Elle travaille souvent avec d'autres chercheurs,
et parfois même, elle enseigne à des étudiants.
Son travail aide à découvrir ce que personne ne connaissait avant,
comme trouver comment les étoiles se forment
ou comment soignent des maladies.
Dans l'entre-de-son laboratoire,
avec son laser, ses lentilles, ses oscilloscopes et équations,
elle affronte les tempêtes de l'échec,
quand après des mois de labeur,
une hypothèse s'effondre ou qu'un résultat n'est qu'illusion.
Pourtant, elle trouve une joie indescriptible
dans la quête collective de vérité,
dans le déchiffrage de l'infiniment petit
et des propriétés des atos,
dans ses petites interrogations
qui parfois même,
a de grandes révélations.
Actuellement, elle se penche sur les mystères des défauts du diamant,
explorant leurs propriétés
pour des usages novateurs en magnéto-métrie,
ouvrant les horizons prometteurs en médecine
et dans l'univers fascinant des ordinateurs quantiques.
La science, c'est comprendre ce qui se passe
dans l'infiniment petit
afin de donner des outils
pour mieux appréhender l'infiniment grand.
Bon, Marie, elle est consciente des mots un peu complexes
qui jalonne son parcours
et ne cesse de retourner vers les jeunes
dans les écoles
pour démêler les fils serrés de la science.
Elle aspire à éveiller chez les jeunes femmes,
comme toi, un intérêt pour la science,
non pas pour les seules poètes techniques,
mais pour les doter d'une compréhension
du monde qui les entoure,
les rendant plus âpes à participer au débat sociétaux,
armés de faits vérifiés,
loin des mirages et des fausses nouvelles.
Elle enseigne plus qu'une science,
l'art de penser, se questionner, vérifier,
instaurant un esprit critique et sensible.
En 2022, Marie a obtenu le prix Jeune Talent,
desserné par la Fondation L'Oréal
pour encourager des jeunes scientifiques
à continuer leur travail de recherche.
Pour Marie, apprendre n'est pas seulement
accumuler des savoirs,
mais construire un pont vers l'indépendance intellectuelle.
Comprendre le monde grâce à la science.
C'est sa mission de vie et elle n'a jamais été aussi à sa place,
grâce à la science.
Si tu fermes les yeux, je vais te révéler un secret
que Marie m'a confié quand je lui ai posé cette question.
Quelle est ton rêve aujourd'hui que la science pourrait réaliser ?
Je ne pense pas qu'il faut que la science fasse société ou politique,
mais j'aimerais bien qu'elle nous permette de, par sa méthodologie,
d'avoir un regard plus critique, plus posé, plus...
...raisonnable sur le monde, sur les choses qui arrivent
et sur les choix qu'on fait en général en tant qu'individus,
mais aussi en tant que citoyen ou en tant que personnalité politique.
Nouvelles héroïnes !
Nouvelles héroïnes !
Nouvelles héroïnes !
Alors, chère nouvelle héroïne,
l'histoire de Marie doit t'inciter à suivre ta curiosité
et à te lancer dans cette aventure enrichissant
qui peut transformer ta manière de voir le monde,
de le comprendre et ouvrir des portes incroyables pour ton avenir.
La science a besoin de voix et d'idées novatrices comme les tiennes.
Alors lance-toi et fais partie de celles qui façonnent l'avenir comme Marie Jeuneviel,
parce que, comme la rappelée Marie en citant René Chard,
que des étudiants ont écrit à l'entrée de l'école doctorale de l'école polytechnique,
impose ta chance.
Serre ton bonheur et va vers ton risque.
A te regarder, ils s'habitueront.
Dans le prochain épisode, le dernier et chapitre 4 de cette série spéciale
sur le podcast Nouvelles héroïnes,
tu découvriras l'histoire d'un duo,
Élise et Inès, de l'ICN, que la science est en train
de révéler.
Nouvelles héroïnes.