Quel était le châtiment le plus cruel de la Rome antique ?

Durée: 2m28s

Date de sortie: 12/01/2026

Le châtiment de la peine du sac, aussi appelé poena cullei, est une punition extrêmement cruelle pratiquée dans la Rome antique, réservée à un crime jugé parmi les plus graves qui soient : le parricide, c’est-à-dire le meurtre de son père, de sa mère ou d’un ascendant direct.


Dans la société romaine, la famille est au cœur de l’ordre social. Le père, le pater familias, détient une autorité quasi sacrée. Tuer un parent, ce n’est donc pas seulement commettre un homicide : c’est détruire l’ordre moral, social et religieux sur lequel repose la cité. La peine devait être exemplaire, symbolique et terrifiante.


Le rituel de la peine du sac était très codifié. Une fois condamné, le coupable était d’abord fouetté, puis cousu vivant dans un sac de cuir. À l’intérieur de ce sac, on plaçait plusieurs animaux, dont la composition pouvait varier selon les époques, mais qui comprenait le plus souvent :

– un chien

– un coq

– un serpent

– un singe


Le sac était ensuite jeté dans un fleuve ou dans la mer, condamnant le criminel à une mort lente par noyade ou par asphyxie, dans un espace clos, plongé dans la panique et la souffrance.


Chaque animal avait une forte valeur symbolique pour les Romains. Le serpent évoquait la perfidie, le chien la loyauté trahie, le coq la vigilance bafouée, et le singe représentait une humanité déformée, presque monstrueuse. Le condamné était ainsi exclu symboliquement de la communauté humaine et même du monde des morts : il ne touchait ni la terre, ni l’air libre, ni le feu, éléments essentiels dans les rites funéraires romains.


La peine du sac apparaît progressivement dans le droit romain, notamment à partir de la fin de la République, et est formalisée sous l’Empire. Elle est appliquée de manière irrégulière, mais reste dans les esprits comme le châtiment ultime, celui qui marque une transgression absolue.


Avec la christianisation de l’Empire romain, cette peine finit par être abandonnée, jugée trop barbare. Mais son souvenir traverse les siècles et continue de fasciner, tant par sa violence que par la logique symbolique qui la sous-tend.


En résumé, la peine du sac n’était pas seulement une exécution. C’était une mise à mort rituelle, destinée à effacer le criminel du monde des vivants, des morts et de la mémoire collective. Un exemple saisissant de la manière dont la justice romaine mêlait droit, morale et symbolisme.


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Quel était le châtiment le plus cruel de la romantique ?
Alors ce châtiment s'appelle la peine du sac.
C'était effectivement une punition extrêmement cruel, pratiquée dans la romantique, et réservée
à un crime jugé parmi les plus graves qui soient, à savoir le paricide.
Le paricide, c'est le meurtre de son père, de sa mère ou d'un ascendant direct.
Alors pourquoi être jugé extrêmement grave ? Eh bien parce que dans la société
romaine, la famille était au cœur de l'ordre social.
Le père, le fameux pater familiasse, détenait une autorité quasi sacrée.
Donc le tuer ou tuer un parent, ce n'était pas seulement commettre un homicide.
C'était détruire l'ordre moral, l'ordre social aussi religieux, sur lequel reposer
la cité.
Et par conséquent, la peine devait être exemplaire et terrifiante.
Alors en quoi consistait cette peine du sac qui était prévue ?
Eh bien une fois condamné, le coupable était d'abord fouetté, puis cousu, vivant,
dans un sac de tuirs.
Et ce n'est pas tout, puisque à l'intérieur de ce sac, ont placé plusieurs animaux,
dont la composition pouvait varier selon les époques.
Mais généralement c'était un chien, un coq, un serpent ou un singe.
Oui alors ça parait déjà assez fou, mais ensuite, ce sac était jeté dans un fleuve
ou dans la mer.
Ce qui condamnait bien sûr le criminel à une mort à la fois lente, par noyade ou par
asphyxie, et puis en plus, plongé dans la panique et la souffrance.
Il faut noter là que chaque animal avait une forte valeur symbolique pour les Romains.
Mais le serpent évoquait la perfidie, le chien plutôt la loyauté trahit, le coq, la
vengeance bafouée, et puis le singe y représentait lui une humanité déformée presque monstrueuse.
Le condamné était ainsi exclu symboliquement de la communauté humaine, et même du monde
des morts puisqu'il ne touchait ni la terre, ni l'air libre, ni le feu, autant d'éléments
essentiels dans les rites funéraires romains.
Alors cette peine du sac est apparue progressivement dans le droit romain, notamment à partir
de la fin de la République, et ensuite il a été formalisé sous l'Empire.
Une peine qui a été appliquée de manière irrégulière, mais qui reste dans les esprits
comme le châtiment ultime, celui qui marque, je vous l'ai dit, une transgression absolue.
Ensuite, avec la christianisation de l'Empire romain, cette peine finit par être abandonnée,
jugée trop barbare en réalité.
Mais son souvenir a traversé les siècles et continue de fasciner, tant par sa violence
que par la logique symbolique qui est sous temps.

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