129. Miel Abitbol (18 ans) : « Les réseaux sociaux, ce n'est pas la vraie vie. »

Durée: 51m24s

Date de sortie: 10/01/2026

Dans cet échange, Miel Abitbol, 18 ans, "survivante" et co-fondatrice de l'application Lyynk raconte son parcours de vie avec sincérité, sans filtres et sans tabous.

Elle parle de confiance en soi, de réseaux sociaux, de moments difficiles qu'elle a traversés à l'adolescence… et surtout de lumière après l’ombre.


Moments forts :

« Un jeune qui se sent seul, c’est souvent un jeune qui se sent incompris. »

« Tu n’es pas seule, même quand tu as l’impression de l’être. »

« Les réseaux sociaux ne sont pas mauvais, tout dépend comment tu les utilises. »


Un échange doux et vrai pour les jeunes filles pré-ados et adolescentes, pour leur rappeler qu’elles ont le droit de se tromper, de ressentir, de poser des questions, et qu’elles ne sont jamais seules.


Un épisode aussi pensé pour les parents, pour mieux comprendre ce que traversent leurs filles et ouvrir le dialogue sans jugement.


Ecoute aussi son histoire contée et pleine d'espoir


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Cette histoire a été imaginée et écrite par Céline Steyer, créatrice de podcasts engagée, d'après l'histoire vraie de Miel Abitbol

Narration : Céline Steyer

Réalisation sonore : Les Belles Fréquences


Crédits : Nouvelles Héroïnes ©️ tous droits réservés.


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Santé mentale des jeunes, application Lyynk, détresse des jeunes, souffrance, réseaux sociaux, addiction, parentalité, harcèlement scolaire, cyberharcèlement, confiance en soi, adolescence, dépression, émotions, non-jugement, parents et enfants, bien-être, solitude, espoir, courage, grandir en confiance


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nouvelle zéroïne.
Les réseaux en soi, ce n'est pas un outil qui est forcément négatif.
Il y a des choses qui sont majecesse, on ne peut pas le nier.
Il y a des failles énormes aux réseaux sociaux et à ça.
Mais c'est de l'usage que quelqu'un va en faire
et les contenus qu'il va regarder
qui va déterminer si c'est positif ou négatif.
Nouvelle zéroïne.
Un jeune qui se sent seul, souvent, c'est un jeune qui se sent incompris
et qui se sent rejeté.
Je pense que ce truc de...
Je ne vais pas juger.
Dis-moi, je peux tout entendre
et je ne vais pas m'énerver et je ne vais pas te crier dessus
juste par le moi et tout.
C'est OK même si tu as fait des erreurs,
même si je suis ton parent, donc je suis là pour toi.
Et je pense que ça, c'est des choses qui font du bien entendre.
Nouvelle zéroïne.
Je pense que réussir sa vie, c'est arriver à un équilibre qui te rend heureux.
Ce n'est pas forcément réussir tout professionnellement.
Ce n'est pas avoir 70 amis.
C'est à réussir à trouver un équilibre entre tous ces piliers-là qui vont ensemble.
Le père, il m'a toujours dit il y a 3 ou 4 piliers.
Enfin, j'aurai à la famille, le travail, les amis et l'amour.
Nouvelle zéroïne.
Emiel, je pourrais être ta maman.
Et si aujourd'hui tu es devant moi, devant ce micro, celui des nouvelles zéroïnes,
c'est aussi pour ça.
J'ai 2 petites filles qui ont 4 et 6 ans et sont encore petites,
mais déjà exposées au premier éclat du monde.
Elles me racontent des mots jetés dans la cour,
des mots qui piquent, parfois qui blessent.
Pour l'instant, ils glissent sur elles.
Mais un jour peut-être, ils viseront leur cœur.
Miel, tu es là toi parce que tu as survécu au pire,
parce que tous les parents redoutent.
Tu as 18 ans et tu as passé plus de temps dans les chambres d'hôpitales que beaucoup d'adultes.
Tu as traversé des nuits qu'on ne souhaiterait à personne.
Et pourtant aujourd'hui, tu es à 6 devant moi, solaire et lumineuse, avec ton sourire.
Tu aurais mis le raison de vaciller encore.
Pendant des années, tes parents ignoraient ta douleur, ton vertige intérieur,
et ils ne savaient pas.
Tu portais tout, toute seule, à même pas 12 ans.
Alors oui, je t'accueille avec une émotion immense,
l'émotion d'une maman qui imagine ses filles grandir,
l'émotion aussi de toute celle qui nous écoute, qui ont entre 8 et 15 ans,
qui cherche des repères, des bras invisibles, une voix qui les comprend.
Parce que ces mots, une nouvelle héroïne, te collent à la peau.
Tu es l'emblème d'une génération qui souffre en silence,
une génération qui cherche de l'air et du sens.
Tu es celle qui, chaque jour, leur souffle, qu'on peut remonter à la surface.
Par tes vidéos, ton courage, ton application link,
né avec ton papa et ta psychiatre.
Link comme lien.
Le lien qu'on tisse entre un parent et un enfant, un parent et un ados,
entre deux jeunes qui se reconnaissent entre ton esprit et ton coeur,
quand tout se mélange.
Un lien pour montrer qu'on peut toujours revenir vers la lumière.
Bienvenue, Mielle.
Merci.
Comment vas-tu ?
Bon, ça va, tranquille.
Tranquille ?
J'ai te demandé un mot pour qualifier ton enfance.
Mon enfance ?
J'aurais tendance à dire tranquille, genre détente en vrai.
Détente ?
Cool.
Un mot pour qualifier ton adolescence.
Chaotique.
Un mot pour aujourd'hui.
J'ai deux mots, genre vers l'avant, genre...
On va vers l'avant.
Ouais, plus ça.
C'est un peu une phrase, du coup.
Mais j'aime bien, vers l'avant.
Ça le fait.
Ouais, ça le fait.
Dans quel environnement as-tu grandi, Mielle ?
De quand je suis née jusqu'à mes six ans, j'étais en banlieue parisienne.
Du coup avec mes deux grands-frères, mes parents et tout.
Et à six ans, on a déménagé aux États-Unis, à San Diego.
Donc on est restés là-bas pendant cinq ans, jusqu'à mes onze ans, du coup.
Je suis en école américaine, j'ai appris à parler anglais et tout.
Moi, j'étais une petite fille tranquille, en vrai.
Heureuse, qui faisait du sport, chill.
Et du coup à onze ans après, on est rentrés en France.
T'as fait ton CP aux États-Unis ?
Ouais, j'ai fait toute ma primaire et début du collège là-bas.
Alors qu'est-ce que ça fait pour un enfant
qui arrive dans un pays complètement différent,
avec une culture totalement différente ?
Je pense qu'à mon âge, à six ans, on ne se rend pas forcément trop compte.
C'est hyper enrichissant, en vrai.
Du coup, on découvre vraiment une autre culture,
mais à 100% parce qu'on vit là-bas.
Enfin, même pour apprendre la langue et tout,
je suis contente aujourd'hui, puisque je peux parler anglais facilement.
Enfin, c'est naturel chez moi.
Et à cet âge-là, en plus, c'est là où on apprend plus facilement les langues.
Donc franchement, c'est cool.
Une truc qui peut être un peu déstabilisant, c'est la perte de repères.
Puisque du coup, tu te fais tes copines en France,
puis tu déménages, puis après tu redéménages.
Donc il y a un peu ce principe de...
C'est pas très stable, c'est un peu instable.
Mais globalement, franchement, c'est une belle expérience de vie.
De découvrir justement toutes ces cultures-là qui sont différentes.
Et tu me parlais de tes grands-frères.
Ils ont quel âge quand vous déménagez ?
Ils ont 8 ans et 10 ans.
D'accord, donc vous êtes assez rapprochés en fait.
Ouais, ça doit être quelque chose comme ça.
Est-ce que tu te souviens de cette relation que tu avais avec tes grands-frères ?
Ouais, on avait une bonne relation.
On était en jouée tout le temps ensemble.
On dit souvent que dans l'enfance,
il y a une activité qu'on faisait en permanence.
On s'en rendait pas compte.
Et que souvent, en fait, c'est une passion qui va murir avec le temps.
Est-ce que toi, tu te souviens d'une activité que tu faisais et tu te rendais pas compte ?
Mais en tout cas, tu ne nous rechiniais pas à l'affaire.
Quand j'ai eu 10 ans,
quand toi, 9-10 ans, j'ai commencé à poster sur les réseaux.
Déjà, super tôt.
Et c'était un truc que je kiffais.
Je faisais des tutos slime.
Je vous apprenais à faire du butter slime,
et tout ce que j'étais à fond.
Sam, le slime, c'est ça ?
Ouais, je faisais plein de trucs en vrai.
Des tours de magie, je kiffais.
Ouais, depuis très jeune en vrai, j'étais en train de faire des vidéos.
T'avais une caméra, t'avais ton téléphone.
Ouais, je faisais ça avec mon téléphone, mon iPad, des fois.
Donc les rendus étaient vraiment ignobles.
Mais franchement, moi, ça me convenait très bien.
Et puis je postais pour mes 3 abonnés,
dont mon père, ma mère et mon frère, quoi.
Finalement.
Mais je kiffais de où faire ça.
À quel moment tu t'es dit que je vais poster sur...
En fait, je regardais les autres YouTubers.
De bas, je postais des YouTube.
Je regardais qui à l'époque.
Je regardais Scuzie, Cyprien, La Théorie de Roxane.
Je l'ai kiffé de ouf quand j'y les ai dit.
Oui, parce que tu es née en 2007.
Donc c'est tout début des années...
2010.
2010, 2016, quoi.
C'est vraiment 2010, 2015.
Donc c'est les débuts de la pojée, les débuts des YouTubers.
Donc il y avait Andrey Phoenix.
Ouais, je regardais tous ces YouTubers de l'époque en vrai.
Moi, je kiffais ce qu'ils faisaient.
Ça avait l'air trop bien.
Depuis petite, je rêvais un peu d'être connue.
Donc je me suis dit, ah, trop cool et tout.
Je vais faire pareil, quoi.
Ah ouais, t'avais cette envie d'être connue ?
Ouais, depuis petite.
Dire que tout le monde pourrait m'aimer, c'était...
Et tu saviens d'où ?
Je sais pas. Franchement, je sais pas du tout, mais...
C'était les États-Unis qui donnaient cette énergie ?
Ouais, peut-être.
Je sais pas trop en réalité.
Je pense que j'idéalisais beaucoup aussi tous ces YouTubers qui étaient eux connus.
Je voulais un peu devenir comme eux, quoi.
Enfin, même, je m'imaginais présidente de la République.
Enfin, je m'imaginais toujours très reconnue.
Et je sais grave mon rêve, petite.
Mais c'est drôle.
Tu étais donc dans une école américaine.
Tu n'as pas trop connu l'école française,
donc tu peux pas faire de grandes comparaisons.
Mais en tout cas, qu'est-ce que tu aimais dans l'école américaine ?
C'est très orienté, sport, là-bas.
Déjà où j'étais, il fait tout le temps beau.
Donc forcément, ça aide.
Mais je sais que, par exemple, en France, le sport, c'est vite fait.
Qu'on en fait dans les écoles et tout.
Moi, c'était trois fois par semaine, quatre fois par semaine.
C'était tout le temps...
Ouais, c'était à fond sport, genre, mais en mode good vibe.
Et aussi, on finissait plus tôt l'école que dans le système français.
Parce que du coup, je connais un peu le système français,
malgré moi, parce que c'est de la part de tous les témoignages et tout.
Et nous, c'était des journées qui commençaient un peu plus tôt.
Donc, on commençait vers 7 heures.
Et par contre, on finissait à 14 heures, 4 heures en 30 max.
Et ça nous laissait le temps après pour toutes les activités extrascolaires.
Donc, ça, c'était cool.
Et qu'est-ce que tu faisais comme ça ?
Moi, je faisais de la gymnastique.
Après, on faisait les sports à l'école aussi.
Donc, c'était un peu de tout, du foot, de basket.
Un peu de tout, en fait, du rugby.
Et c'est quoi tes plus beaux souvenirs de cette période aux États-Unis ?
La Sondigo.
Je pensais quand j'ai eu mon chien, ma chienne.
Elle était trop chou.
C'était quoi, comme ?
C'est un Boston Terrier.
On l'a eu et j'ai toujours voulu un chien.
Ça a été un peu galère cette anecdote,
puisque sur le moment, c'était trop cool.
Après, on s'est fait voler le chien une semaine après.
Donc, on a eu un autre chien après,
qui est du coup le chien que j'ai depuis...
Que j'ai toujours un.
Ah oui ?
Toujours là, toujours présente.
Et ça, elle comment ?
Daisy.
Daisy, et tu l'as depuis quel âge, alors ?
Bah depuis que moi, j'ai 9 ans.
8 ans, 8 ans ou 9 ans, 8 ans.
Et quelles sont tes livres de chevaux pendant cette enfance ?
Je lis pas de livres.
Ça n'a jamais...
C'était tout de suite très numérique ?
Ouais, non, mais j'ai jamais aimé hier.
Ça a toujours été ma plage à l'école et tout.
Ça n'a jamais été trop ma cam.
J'ai justement entendu que tu n'aimais pas l'école en soir,
parce qu'il y avait trop de théories.
Moi, j'ai eu la chance quand j'étais petite,
et jusqu'en 4e, 3e, d'avoir beaucoup de facilité à l'école.
Donc je sautais une classe et tout.
Quelles classes ?
Le CE2.
Donc j'ai toujours eu beaucoup de facilité,
en fait sans avoir besoin de faire quoi que ce soit.
J'avais toujours des bonnes notes et...
Chanceuse.
Ouais, vraiment.
Mais donc c'était cool pour moi.
Sauf qu'au bout d'un moment...
Bah en fait, vu que c'était facile,
j'y voyais plus d'intérêt de base.
Et en fait, au fin du temps,
je commençais à pas comprendre à quoi ça servait,
tout ce qu'on apprenait.
Je me rappelle une fois en seconde,
j'élevais ma main,
je suis en cours de maths.
Je disais, mais madame, à quoi ça ne me servira,
dans notre vie de savoir comment résoudre cette équation-là ?
Et elle m'a dit,
« Mielle, elle ne pose pas trop de questions,
c'est pas grave, je dis, mais je comprends pas,
genre, ça sert à rien ».
Et du coup, c'est pour ça que...
Vite, ça m'a soulé,
je préférais être sur le terrain
et apprendre,
bah, dans la vraie vie,
que d'apprendre via des schémas
et des trucs qui ne sont même pas réalistes.
Quels sont les valeurs que transmettait tes parents
quand vous étiez pendant ton enfant ?
Est-ce que tu te souviens un petit peu
des choses qui te répétaient ?
C'est les grands principes des parents
qu'on répète à nos enfants.
Je sais qu'il y a beaucoup de trucs sur le respect,
la politesse et tout.
Pares, c'est des gens très polis
qui respectent beaucoup les autres
et qui, dès qu'ils peuvent aider,
ils aident les autres.
Donc, il y a ce côté-là.
Il y a aussi la tolérance,
mes parents, ils sont très ouverts d'esprit.
Et enfin, sur tout les...
Un tas de sujets, tu vois,
je sais pas, je vais te parler
juste même de l'homosexualité ou quoi.
Ce sont des sujets dans beaucoup de familles
qui sont super tabous.
Et donc, genre, c'est mort.
Il faut pas être tout...
genre, une médecine maladie, tu vois.
Même les parents, ils ont toujours été
hyper ouverts.
Dans moi et mes frères,
il y en a aucun qui est
genre gay ou bi ou peu importe.
Mais enfin, ce que je sache, en tout cas.
Mais en tout cas, ils nous ont toujours répétés
que si c'était le cas,
il n'y avait aucun problème.
Donc, ça crée aussi, tu vois,
une tolérance à la différence.
Alors, c'est quoi les conseils
que tu donnerais à un enfant qui...
qui ont dit, bon, on va déménager
à l'autre bout de la Terre, aux États-Unis.
Tu quittes tes copains...
Je dirais courage.
C'est compliqué parce que...
En fait, ce qui est difficile à ce stage-là,
c'est que ça te coupe de tous tes liens sociaux.
Et en plus, quand t'es quelqu'un qui...
a du mal à se faire des amis,
moi, j'ai eu beaucoup de mal à me faire des potes.
Franchement, c'était ma galère,
mais jusqu'aujourd'hui, j'ai du mal.
Du coup, tu te fais des potes
et après, tu reménages.
Donc, tu repères tes potes.
Et vu que tu vois, 9 ans, 10 ans, 11 ans,
tu ne gardes pas forcément contact.
Forcément.
Donc, ça, c'est compliqué.
Après,
faut, je pense, faire tirer le positif.
Faut chercher à découvrir d'autres choses
au-delà de chercher des relations
qui vont forcément durer toute une vie,
parce que je pense que ce n'est pas forcément le cas
si tu déménages beaucoup,
mais essayer de découvrir la culture,
de tirer en fait tout le positif
que tu peux prendre dans cette expérience.
Faut la prendre.
Tu disais que tu avais eu accès à un iPad
ou à un téléphone très jeune,
à quel âge exactement ?
Tu parles au 9 an peut-être.
Donc, tu fais partie de cette statistique
qui dit que...
Je crois que c'est 67% des 810
qui sont sur les réseaux sociaux.
Alors, j'imagine en fait que c'est peut-être
vieil téléphone.
C'est peut-être un WhatsApp
quand tu te connectes en wifi
ou via l'Instagram des parents.
Ah non, moi, c'était le mien.
C'était le tien.
J'avais mon compte et tout.
Après, c'était simple que je faisais,
moi, sur les réseaux petits.
C'était pas...
Je regardais des trucs bien
et tout, c'était des vidéos YouTube.
Donc, peut-être, ça avait le contrôle parental.
Vite fait.
Mais après, ils savaient ce que je faisais.
Mes parents, en général,
ma mère m'a aidé à faire mes décors YouTube
et tout pour chasser mes vidéos.
Ça, c'était cool.
C'était pas des contenus forcément négatifs
que je regardais.
C'était que des trucs cool.
J'apprenais faire de la cuisine.
C'était il y a 10 ans.
T'as changé comme...
C'était il y a 10 ans.
C'est super grave de dire ça.
Et parce qu'en fait, aujourd'hui,
on dit beaucoup qu'il faut interdire
les réseaux sociaux au plus jeune.
Je regardais la news aujourd'hui
qu'en Australie, Métail est en train
d'exclure tous les enfants de moins de 16 ans
des réseaux sociaux.
Toi, c'est quoi ton avis là-dessus ?
Moi, j'ai un petit peu un problème
avec tous ces discours-là
sur l'interdiction des réseaux
au moins de 15 ans.
Je pense pas que ce soit la solution,
du tout.
Et c'est pas que mon avis,
c'est aussi la vie de beaucoup de professionnels
de la santé et tout qu'on partage
le même constat.
Et puis les réseaux en soi,
c'est pas un outil qui est forcément négatif.
Il y a des choses qui sont majecennes dessus.
Ça, on peut pas le nier.
Il y a des failles énormes
aux réseaux sociaux et à ça.
Mais c'est de l'usage que quelqu'un va en faire
et les contenus qu'il va regarder
qui va déterminer si c'est positif ou négatif.
Au lieu de vouloir toujours interdire
cet outil-là,
en plus, je sais pas,
le numérique, c'est un peu
dans le monde du travail de tout le monde.
Tout le monde est sur un téléphone,
sur un ordi, peu importe.
Je pense qu'il faut apprendre aux jeunes
à bien l'utiliser cet outil-là.
Il faut aussi outiller les parents
parce qu'il y a beaucoup de parents
qui ne connaissent pas forcément,
donc ils savent pas comment réguler,
comment éduquer leur enfant
à l'utilisation positive.
Mais je pense qu'on est tout le temps
dans des discours d'interdiction.
Et aujourd'hui, il y a des choses
qui se fossent énormément
entre les jeunes et le monde adulte
qui s'est créé.
Parce que les jeunes
pensent que les adultes ne les comprennent pas.
Ils se sentent complètement incompris,
complètement jugés,
méprisés par le monde adulte.
Et en fait, tous ces discours-là,
ils font que de renforcer
ce gap générationnel
qui est déjà ancré, qui est déjà créé.
Et je pense que si tous ces grands discours
d'interdiction au moins de 15 ans,
ils viennent beaucoup de gens qui n'ont pas d'enfants,
qui n'ont pas d'adolescents
et qui ne savent pas comment ça fonctionne,
alors que quand tu cherches à t'intéresser un peu
à des adolescents et tout,
comment ils utilisent les réseaux et machins,
tu te rends compte qu'il y a beaucoup de choses positives.
Alors bien sûr,
il y a des trucs vraiment,
c'est horrible ce qu'il y a sur les réseaux.
Tu vois, par exemple,
il faut réguler les algorithmes toxiques.
Quand je ne sais pas, quand je suis là,
j'ai 13 ans et je suis en train de chercher
comment mourir, comment me suicider,
et ça ne devrait pas me montrer des contenus
qui m'expliquent comment faire, pas du tout.
Ça, c'est super grave.
Mais par contre, il y a plein de choses
qui sont hyper positives et il faut arrêter de...
En fait, c'est un peu comme s'ils remettaient
toute la faute du mal-être sur les réseaux sociaux.
Ils cherchent toujours un coupable.
Alors que c'est multifactorial
et qu'il faut réguler certaines choses,
mais l'interdiction pure et bête,
elle n'a rien aidé.
Tu vois, c'est comme l'interdiction au porno.
Ils sont tous mis des VPN et ils sont tous dessus quand même.
Et ils ont interdit juste les plateformes
les plus sécurables et tout.
Et du coup, les gens, ils se retrouvent sur des sites
qui sont encore moins safe, avec du contenu encore pire.
Et c'est un peu le même principe avec les réseaux.
Je pense, c'est toujours de l'interdiction.
Il faut pas accompagner, éduquer,
faire confiance aux jeunes, arrêter de les prendre
pour des incapables.
Surtout que l'interdiction, c'est un peu la facilité, non ?
Ben grave, c'est un peu...
Moi, c'est ce que je dis souvent dans les médias,
c'est mettre la poussière sous le tapis.
C'est un peu de dire, regardez,
on a fait des choses pour les jeunes.
C'est un peu les discours politiques, mais...
Moi, ça me révole, parce que c'est vraiment...
C'est beaucoup d'intérêt personnel et politique,
ce genre de discours, et on le sait, parce qu'ils le disent,
c'est que c'est purement pour avoir des voix électorales.
Et moi, ça me rend dingue, parce que quand tu discutes avec,
non seulement les jeunes, mais avec les professionnels,
de la santé, de l'éducation, avec des parents,
ils te diront tout ce que c'est pas la bonne chose à faire,
parce que ça va pas marcher, en fait.
Donc, il faut prendre un autre axe,
sauf que ça plaît un peu les discours clivants et tout.
Donc, c'est pour ça qu'ils le disent,
mais en réalité, c'est vraiment pas la bonne solution, je pense.
Après, il y a effectivement des contenus sur les réseaux sociaux.
Moi, je pense que je suis une maman plutôt alerte,
étant donné que je suis sur Instagram, sur YouTube.
J'évite TikTok, parce que je trouve, en termes de charge mentale,
c'est assez dense et je trouve que ça va très, très vite.
Et j'ai pas le temps, en fait.
Je me dis ça.
Et surtout, je me rends compte qu'il y a souvent des tendances toxiques,
comme tu dis, qui viennent de TikTok.
Et qui inquiètent.
A la maman, je me souviens qu'il y a eu cette tendance skinny-talk,
qui est hyper lâche,
je crois que maintenant, il y a une tendance avec la gaine,
où tu arrêtes de respirer.
Oui, mais c'est super grave, ça.
Mais ça, c'est le genre de contenu qu'il faut réguler.
Donc, du coup, c'est le contenu.
Donc, en fait, c'est un régulateur qui va devoir...
C'est la modération, c'est les plateformes.
On sait que c'est compliqué au niveau des plateformes,
mais nous, au niveau de l'Europe, de réguler.
Mais comment on fait à nous, en tant que parents,
pour dire à notre fille, à nos enfants,
ok, tu peux utiliser, mais elle va tomber sur ce type de contenu.
C'est pour ça que je pense qu'il faut en parler.
Il y a deux choses déjà, je pense qu'il ne faut pas avoir
que le côté négatif des réseaux.
Autant, il faut mettre en garde l'enfant et tout sur ce qui peut voir de négatif.
C'est sûr, mais il faut aussi lui expliquer
qu'est-ce qu'il y a de positif dans ce touti-là.
Et pas toujours braquer sur...
C'est pas bien, c'est pas bien, c'est pas bien.
T'as mal au vent de sa cause du téléphone,
c'est à la tête de sa cause du téléphone.
Il faut aussi essayer de voir pourquoi est-ce qu'il se passe autant de temps.
Qu'est-ce qui leur plaît dedans et tout.
Il y a ça et puis forcément,
il faut mettre en garde sur les contenus négatifs.
Mais je pense que ce n'est pas vraiment dans le sens,
en mode, si tu vois ça, genre un peu angulade.
Mais plus dans le sens, écoute, on peut regarder ensemble.
Tu peux m'expliquer, je ne vais pas juger,
je ne vais pas t'insulter ou te crier dessus ou quoi que ce soit.
Genre, c'est juste, dis-moi, moi je connais,
forcément, sûrement les sujets qui vont être évoqués.
Et je pourrais t'aider à mieux comprendre,
parce que voilà, il peut y avoir des choses choquantes et tout.
C'est important que tu gardes pas ça tout seul pour toi.
Tu vois, moi mon petit frère, il a 9 ans,
et il regarde souvent YouTube Short aussi.
Ouais, YouTube Short, ça me fait un peu mal à ta tête.
Mais il kiffe.
Et c'est déjà arrivé qu'il vient et il me pose des questions
sur des trucs qu'il a vus.
Et je sais lui expliquer avec les bons mots.
Ce qu'il voit, parce que le pire,
c'est qu'en fait, il va voir ces trucs tout seul dans tous les cas,
où il va en parler avec ses copains.
Et au final, il va en tirer des conclusions sur des sujets,
je ne sais pas, que ce soit tout et rien, la sexualité ou peu importe.
Il va tirer des conclusions mauvaises,
parce qu'il ne comprend pas et il ne connaît pas.
Donc, il vaut mieux que il en parle à quelqu'un qui connaît,
et enfin, un peu plus grand, un peu plus adulte, mature, on va dire,
qui pourra l'aiguiller.
Donc je pense que si il y a vraiment ce volet d'accompagnement
qu'il faut développer.
Oui, ou même qu'il aille montrer le contenu qu'il vient de voir
et qu'on en discute.
Tu parlais donc de cette période de l'adolescence chaotique.
Comment est-ce qu'on fait ?
Parce que pendant cette période, il y a eu beaucoup de choses
que redoutent les parents, dont j'ai parlé du côté du parent.
Mais si de toi, côté adolescente,
d'un mot qui revient souvent, c'est la solitude.
Comment on fait aujourd'hui pour que nos enfants ne se sentent pas seuls ?
Ne ressentent pas cette solitude ?
Comment on casse ?
Je pense qu'il y a un aspect de relation de confiance à avoir avec eux.
Parfois, la relation peut être bonne et tout,
et pas forcément avoir de problèmes particuliers.
Mais avoir ce volet vraiment en mode
si ça ne va pas, tu peux venir m'en parler,
je ne te jugerais pas, même si tu fais une erreur
que je t'avais déjà prévenue 40 fois de pas à la faire
et que tu la fais quand même et que tu te retrouves isolées
ou que tu as des problèmes à l'école ou peu importe.
Tu peux quand même venir m'en parler, je ne veux pas duger.
Je vais t'aider à sortir de ce problème-là.
Il y a ce truc qui est important.
Et puis je pense que c'est des choses qui se font depuis le plus jeune âge.
C'est d'essayer de booster vers le haut et avoir des cercles d'amis,
essayer de réussir à l'aider à développer
toutes ces capacités-là qui sont essentielles,
cercles sociales, à l'école et tout.
Est-ce qu'il y a des mots qu'il faut dire plus que d'autres ?
Des mots que toi t'aurais voulu entendre ?
Oui, je pense que c'est le non-judgement.
Un jeune qui se sent seul, souvent, c'est un jeune qui se sent incompris
et qui se sent rejeté.
Je pense que ce truc de...
Je ne vais pas te juger, je peux tout entendre.
En fait, c'est surtout ça.
Dis-moi, je peux tout entendre et je ne vais pas m'énerver,
je ne vais pas te crier dessus et je ne vais pas t'en vouloir
juste par le moi et tout.
C'est ok, même si tu as fait des erreurs, même si...
Voilà, je suis ton parent, donc je suis là pour toi.
Et je pense que c'est des choses qui font du bien entendre.
On en parlait, il y a aussi la cour de récréation et l'école.
T'as le corps qui change, t'as le rapport aux autres,
t'as le regard des autres.
Moi, j'ai une question par rapport aux filles.
Aujourd'hui, justement, avec les réseaux sociaux,
on est de plus en plus, on se fait des selfies,
on monte des photos, on a des photos de soirée,
on a des photos, etc.
Qu'est-ce qu'on fait quand notre fille,
elle tombe justement quand on lui demande d'autres photos,
des photos un peu plus dénudées, etc.
En général, le principe, c'est qu'en tant que parents,
tu n'es pas au courant.
Oui, mais c'est la crainte.
C'est des sujets qu'il faut aborder, je pense.
Il ne faut pas avoir peur de parler de ces sujets-là avec ces enfants
parce que même si beaucoup ne seront pas confrontés à ça,
il y a quand même une part de jeunes qui sont confrontés à ça
et c'est une réalité.
C'est comme parler de sexualité, c'est comme parler de plein d'autres sujets.
Il y a beaucoup de familles dans laquelle c'est super tabou.
Pour plusieurs raisons culturelles,
pour plein de raisons différentes, ça peut être.
Mais je pense qu'il ne faut vraiment pas avoir peur de parler de ça
et de sensibiliser ces enfants sur les risques que ça peut avoir.
Et surtout, tu vois souvent une fille qui...
Enfin, souvent, ça dépend vraiment, mais quand elle est jeune,
je pense aux collèges et tout,
et qu'un mec va lui demander des photos nudelles,
souvent va le faire pour un peu cette recherche d'attention.
Je sais de quoi je parle.
Mais je te rassure, tu dis à dos, mais il y en a aussi beaucoup plus âgés.
Mais bien sûr.
Avec les abs de rencontres extérieures.
Bien sûr.
Après, j'aimerais te dire quand tu es plus âgée,
si c'est fait de façon safe et bienveillante.
Après, chacun fait ce qu'il souhaite de son corps,
si c'est pas quelque chose sous pression justement.
Du coup, toi du coup, du côté de l'ado quand elle le vit ?
Du côté de l'ado, souvent, c'est une recherche d'attention et d'amour.
Et parfois, c'est une pression aussi qu'on te met de si tu ne revois pas,
j'arrête de te parler.
Et en fait, il faut vite intervenir dans ce genre de trucs.
Il faut vite être là.
Mais c'est pour ça que je te dis qu'il faut réussir à parler de ces sujets-là
dès le plus jeune âge.
Alors, évidemment, tu changes les propos et la façon de l'aborder,
mais il faut réussir à en parler,
parce qu'en fait, c'est pas une fois que la fille,
elle a ses nudes qui ont tourné dans toute son école,
que tu vas lui expliquer qu'il fallait pas faire de nudes.
En fait, c'est quand tu parles déjà de l'intimité avec tes enfants
et que tu leur dis, tu sais, ta personne ne touche mon corps,
c'est mon intimité ou tu sais, quand tu vas faire pipi avec les autres copains,
tu te caches, tu te montres pas, non, je monte pas, etc.
En fait, tu développes en disant ton intimité, personne ne la voit.
Ouais, après, je peux te mentir.
Même quand tu fais ça et tout, il y a des fois où ça passe quand même,
où la situation arrivera.
Et c'est pour ça que justement, je reviens à ce que je te disais,
c'est que dans ce cas-là, il faut quand même qu'il y ait ce truc de,
même si tu le fais, viens m'en parler et je serai là pour t'aider.
Parce qu'en fait, des fois, la fille, elle va avoir super honte,
parce qu'elle s'est dit, putain, mes parents,
ils m'ont toujours dit de pas faire ça, sauf que,
bah moi, le mec, il m'a demandé, il m'a forcé,
donc je l'ai fait, j'ai cédé et tout.
Elle va avoir tellement honte, tellement peur,
elle va sentir super coupable et tout.
Et donc, c'est pour ça que je reviens au truc de,
je faut lui dire, même si tu fais une erreur,
viens m'en parler, je suis prêt à tout entendre,
je vais t'aider, je vais t'écouter et je ferai en sorte
de sortir de cette situation, c'est important ça.
C'est là qu'on revient un petit peu à la culture française,
où l'erreur n'est pas autorisée, contrairement aux États-Unis,
où plus tu fais d'erreurs et plus tu deviens successful
dans l'imaginaire des Américains en fait.
Ouais, après je pense que ça dépend aussi des sujets,
mais sur un plan plus scolaire, professionnel et tout,
là-bas, l'erreur, c'est vu comme une sorte de réussite,
en fait finalement, parce que t'as essayé.
Alors qu'en France, l'erreur, c'est...
t'as échoué, t'as échoué, c'est pas fait pour toi,
change de voix, change de vision de vie, d'avenir et tout.
Alors que au State, dans les mentalités, c'est beaucoup plus...
Ok, t'as échoué, t'as raté cette fois-là,
mais en fait si tu réessais une, deux, trois, quatre, cinq,
dix fois, ça se trouve, tu vas y arriver.
Et j'avais vu une phrase en plus récemment qui disait...
Je ne sais plus qui c'était, c'était un gars qui avait réussi
dans ta vie, du coup, qui disait, en fait moi,
j'ai échoué beaucoup plus de fois que eux ont essayé.
Tu vois, c'est un peu ce principe de...
Pour réussir dans un domaine dans un domaine
professionnellement parlant ou peu importe,
tu vas échouer, tu vas rater, tu vas faire des erreurs,
tu vas en faire plein, parce que c'est le principe de l'humain,
on fait l'erreur et tu mènes, tu vois.
Et sauf que, bah, faut l'accepter.
Et au final, c'est ça qui fait des grands succès.
Personne n'a jamais réussi sans faire d'erreur.
Justement, c'est intéressant, je voulais savoir,
ta définition de la réussite.
Ça dépend dans quel sujet.
Il faut que il y a réussite professionnelle, par exemple.
Ouais, par exemple, c'est l'expression « Réussir sa vie ».
« Réussir sa vie ».
Alors, du haut de tes 18 ans, tu vas même dire « Oui ».
Non mais attends, pourquoi tu me parles, Céline ?
Déjà, je réussis à me lever le matin, sortir de mon lit.
Ouais, attends, le jour le jour.
Je pense « Réussir sa vie », c'est arriver à un équilibre qui te rend heureux.
C'est pas forcément « Réussir tout professionnellement »,
avoir le métier de ouf avec le salaire le plus ouf possible et tout.
C'est pas avoir 70 amis.
Enfin, c'est à réussir à trouver un équilibre
entre tous ces piliers-là qui vous ensemble, quoi.
Il m'a toujours dit il y a trois ou quatre piliers.
Enfin, il y a la famille, le travail, les amis et l'amour.
En fait, ça réussira à trouver un équilibre qui te va sur ces quatre piliers-là.
Et l'amour, ça vient des parents, ça vient des amis ?
Ouais, puis l'amour...
Et l'amour de soi aussi.
Je voulais savoir aujourd'hui,
qu'est-ce que tu dirais à la jeune miel de 12 ans ou de 13 ans ?
Je le dirais...
Accroche-toi !
Non, franchement, tu ne m'agines même pas tout ce qui va se passer.
Que ce soit dans le bon ou dans le mal.
Parce que en fait, à 12 ans...
Enfin, tu vois, depuis que j'ai 11 ans,
je commence à avoir des pensées noires et tout.
Je commence à chercher sur Internet comment...
Noir facilement.
Déjà, c'est à ça que je suis un peu perturbée, tu vois.
Pour... Je sais pas...
J'ai après ton retour en France, en fait.
Ouais, parce que quand je suis rentrée en France, ça a été dur.
Parce que...
Bah, tu te recoupes de tout tes potes.
Je suis dans une nouvelle école avec des mentalités reuses, complètement différentes.
Une école américaine.
Ouais, j'ai pas trop d'amis et tout.
Enfin, c'était pas facile pour moi.
Et donc, déjà, je commençais à m'enfoncer un peu dans le mal-être.
Et en fait, je le dirais franchement, accroche-toi.
Parce que ça va être des montagnes russes, quoi.
Ça a été très compliqué.
Ça a été...
J'ai eu beaucoup de dingueries qui me sont arrivées en vrai.
Jusqu'aujourd'hui, c'est un peu tombé pour mieux se relever, je pense.
C'est que même si aujourd'hui, il y a des moments qui ne sont pas forcément faciles.
Et des fois, ça ne va pas.
Et des fois, ça va super bien.
Et des fois...
Comme la belle de Ténis.
Ouais, des fois, je suis plus refaire de moi.
Et des fois, je me trouve trop nul.
Enfin, voilà, c'est...
Ça fout de chue.
Mais c'est normal.
Ouais, c'est OK, en vrai.
Je dirais franchement, continue d'avancer.
Et reste bien entouré.
Surtout ça aussi.
Les fréquentations, ça joue beaucoup sur qui on est.
Ce qu'on devient un peu qui on fréquente.
Quand on fréquente des personnes qui sont mal saignes, pour nous,
ou qui ont des comportements mal sens,
pas forcément, ça se répercute sur nous, quoi.
C'est quoi, vraiment, le déclic qui t'a fait aller mieux ?
De mes 13 à 15 ans, 16 ans.
J'étais vraiment au bout de ma vie.
Donc ça, c'est vraiment la période de Covid, qu'en fin de main ?
Non, c'était un peu après.
Enfin, en fait, ça a commencé pendant le Covid.
C'est là que j'ai commencé déjà à être pas très bien.
J'avais 12 ans à ce moment-là.
Ça s'est empiré quand j'avais 13 ans.
Et de mes 13 à 16, ça a été super difficile,
bah, hospitalisation.
Psi, médicaments, trucs, machin.
Enfin, je suis la totale sur ce sujet-là.
Et en fait, j'étais en couple avec un gars pendant un an,
de mes 15 à 16 ans.
Et c'était super toxique, comme relation.
Ultra malsaine, une personne vraiment pas ouf et tout.
Et puis même moi, j'étais vraiment pas bien encore à cet époque-là.
J'avais des troubles animataires, enfin, je cumulais, quoi.
Et en fait, quand j'ai quitté ce mec,
ça a été une révélation pour moi.
Je l'ai commencé à ressortir,
à être bien, à sortir de mes troubles animataires,
comme ça, en quelques semaines,
alors que je pensais être condamné à vie,
parce que ça n'a pas réussi à manger, quoi.
Et j'ai commencé à aller mieux comme ça d'un coup.
Et c'est là qu'on a commencé avec mon père à se lancer
dans le projet de Link, du coup, et à essayer de construire ça.
Et alors, il y a eu des phases depuis
où ça n'était vraiment pas facile aussi.
Enfin, il y a eu des rechutes,
il y a eu des moments où je remettais encore tout en question.
Mais je sais que, ouais, il y a deux ans,
c'est là où j'ai commencé vraiment à retrouver un peu de sens, quoi.
À un peu voir la lumière au bout du tunnel.
Et du coup, parlez-moi de ce projet Link.
Comment il vous est venu avec ton père ?
Forcément, quand moi, j'étais un peu au bout de ma life,
mon père était très présent avec moi.
Donc il m'a beaucoup accompagné,
il m'a beaucoup aidé dans ces moments-là.
Ma mère aussi, ma famille aussi,
mais j'étais très fusionnelle avec mon père pendant quelques années.
Et en fait, il faut savoir que mon père, c'est un ancien entrepreneur.
Donc il avait créé sa boîte pendant 20 ans.
C'est pour ça qu'on a été au L.A., en fait, c'était aussi pour son travail.
Il était dans les applications, la technologie, la sécurité.
Moi, je viens, du coup, il y a deux ans, et je lui dis, papa, il est doux.
Viens, on fait une appli pour aider les jeunes, pour leur santé mentale.
Parce que, du coup, ça sortait de nulle part à la base,
vu que moi, mon parcours, je l'ai partagé hyper ouvertement sur les réseaux.
J'ai aussi recueilli beaucoup de témoignages de beaucoup de jeunes,
qui m'expliquaient que ça n'allait pas non plus,
qui me disaient, mais moi aussi, je comprends,
tu vois, j'ouvrais une vidéo, il y avait 1000 commentaires.
Tu défiles, c'est moi aussi, moi aussi, moi aussi, moi aussi.
Je me suis dit, wow, c'est pas que moi.
Et quand ça ne va pas,
tu as vraiment le sentiment d'être seule au monde dans ce malette-là.
Je suis rendu compte que c'était tout l'inverse,
et c'est pour ça que j'ai voulu éviter aux autres que j'ai vécu.
Parce que je sais ce que ça veut, en fait, d'être au plus bas,
de plus trop éteint, ça, quoi que ce soit,
de penser que partir, c'est la seule solution et tout.
Je connais, je connais trop bien.
Donc je me suis dit, si je peux éviter ça à d'autres jeunes, c'est tout gagné.
Et donc, on a commencé à réfléchir,
du coup, à ce projet-là avec mon père et le docteur Clermorin,
qui est médecin psychiatre, qui était ma psychiatre pendant un petit moment aussi.
Donc on a essayé de voir, en fait, qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux pour aider les jeunes.
Il y a des choses dans l'application qui sont directement tirées
de choses qui se utilisent en psychiatrie, en psychologie, tout, tu vois, par exemple.
Je sais pas, le kit de secours, c'est si je suis en situation de crise,
qu'est-ce que je fais, qui est-ce que j'appelle,
quelle activité je peux faire pour me faire du bien et tout.
Et en fait, on a compris un truc en réfléchissant,
c'est qu'il y avait un volet qui était essentiel,
c'était ce lien entre les jeunes et les parents.
En sort du coup, moi, j'ai jamais eu une mauvaise relation avec mes parents,
enfin, j'aurais, ça allait et tout, ni plus ni moins.
Et en fait, on sait que si on avait eu cette relation de confiance,
même si tu fais de la merde, bien m'en parler, je t'aiderais,
ou t'inquiètes, je te jugerais pas, je peux tout entendre,
on aurait pu éviter beaucoup de choses.
Après voilà, ce qui est fait et fait, c'est pas grave,
mais au moins pour les autres, on sait.
C'est vraiment la base de tout.
Pas pour moi, c'est quand même un truc essentiel.
Malheureusement, tu vois, des fois, c'est les parents le problème,
et dans ce cas-là, il faut réussir à se tourner vers d'autres adultes,
mais ce lien entre les jeunes et le monde des adultes, il est essentiel.
Et parce que en tant que jeune, quand on se construit,
on a besoin d'avoir des repères qui sont stables,
d'avoir des gens qui nous accompagnent,
d'avoir des gens qui savent, qui connaissent et qui ne jugent pas.
Donc c'est essentiel en fait,
et aujourd'hui, c'est très perdu cette communication.
Donc c'est pour ça qu'on a voulu un peu digitaliser, entre gros, gémé,
la relation dans un premier temps, ce lien, ce link, du coup.
Pour que ça, après, soit plus simple dans la vraie vie.
Tu vois, c'est pas facile, ta mère, ton père qui vient, qui te dit ça va,
bah oui, ça va et toi, ok.
Bah elle a dit que ça allait, donc il n'y a pas de problème, tu vois.
Et en fait, justement, c'est cette dimension qu'on a voulu explorer.
Et par exemple, tu vois, un jeune, il peut utiliser l'application,
noter son numéro, son sommeil, son alimentation.
Et s'il est connecté avec un parent ou un adulte,
lui partager son calendrier et bien-être, donc toutes ces infos.
Après, c'est lui qui décide, s'il ne veut ou pas.
Mais s'il le fait, en tout cas, son parent, il pourra avoir un œil un peu extérieur
sur comment il va, sans que ce soit intrusif.
C'est un peu tout le principe de ce qu'on a voulu faire.
C'était faciliter le lien et éviter qu'on attend qu'il soit trop tard pour réagir.
C'est la bouteille à la mer, en fait.
Oui, ça, on n'attend pas de finir sur un lit d'hôpital pour réagir.
On voit que depuis une semaine, notre son n'humeur ne va pas très bien,
qu'elle ne dort pas bien, que la nourriture ne passe, mais ce n'est pas ouf.
Bah ok, qu'est-ce qu'on va essayer de creuser, de comprendre ?
C'est un peu le principe.
Puis après, les jeunes, ils ont toute une boîte à outils,
ils ont plein de choses qu'ils peuvent utiliser au quotidien pour prendre soin d'eux.
On essaie de développer un peu cette culture du bien-être.
Et de rendre la santé mentale positive aussi ?
Oui, c'est ça.
Je sais quand tu te dis santé mentale, tu penses à quoi ?
En général, les gens vont penser dépressions, bipolarité, mal-être, souffrance, pleurer, tu vois.
Ce n'est pas vrai, la santé mentale, tu as une bonne santé mentale et une mauvaise santé mentale.
Tu peux être bien, tu peux être mal.
Et il faut arrêter de croire que quand on parle de santé mentale,
on ne parle que de troupes plus psychiques.
On parle aussi de bien-être, on parle aussi de prendre soin de soi, de bien respirer,
de faire des exercices de respiration, d'être juste, bien dans sa tête, d'être productif,
d'être heureux, de rigoler, c'est tout ça aussi la santé mentale.
Et je pense que c'est un angle important à développer,
c'est qu'on peut être en bonne santé mentale,
mais quand on est en bonne santé mentale,
il faut réussir à entretenir cette bonne santé mentale,
à faire en sorte justement de ne pas tomber dans une mauvaise santé mentale.
C'est comme, les gens, je ne sais pas, je fais la comparaison, les gens qui font du sport.
Ils font du sport, enfin, aussi pour ne pas avoir une mauvaise santé physique,
pour rester en forme, physiquement et tout.
Bah c'est pareil avec la santé mentale.
Tu prends soin de toi pour rester bien.
Et c'est le principe un peu qu'on essaye de partager.
Nous, notre projet, ce n'est pas qu'à distinéation des jeunes qui ne vont pas bien,
c'est des distinéations de tous les jeunes,
parce que tout s'est de vrai à prendre soin de eux.
J'ai téléchargé l'appli question et le calendrier émotionnel.
C'est drôle parce que quand j'étais petite,
j'avais, te souviens peut-être que toi, tu l'avais aussi.
C'était un calendrier où lundi, mardi, mercredi, tu mettais ton humeur du jour.
C'était soit un soleil, soit un éclair, soit un nuage gris.
T'as jamais eu ça ?
C'était un maroni où je ne sais plus comment tu appelais ce tableau,
c'était un petit mousse.
Et là, du coup, vous l'avez digitalisé.
Ce qui est intéressant avec le lien et ce fossé
qui a transgénérationnel entre les adultes, parents adultes et les plus jeunes.
C'est vraiment dans Stranger Things.
T'as le monde à l'envers et puis t'as au-dessus, tu vois.
Je trouve qu'il y a...
Et t'as une dimension, je ne sais pas si tu regardes cette série.
Et en fait, t'as une dimension qu'ils appellent la dimension X,
qui est un peu l'entre-deux.
On ne sait pas trop ce qui se passe.
Et moi, j'ai l'impression que c'est ça.
Et je vais rebondir parce que l'année dernière,
j'ai fait un enregistrement en public avec des collégiens de quatrième.
Donc j'étais, je faisais un enregistrement avec une nouvelle héroïne qui était là.
Et à la fin, les enfants pouvaient poser des questions.
Donc t'avais les garçons qui posaient des questions souvent très naïves.
Comment vous avez réussi à faire ci ? Est-ce que vous aviez du courage ?
Et à la toute fin, il y a deux filles
qui ont posé deux questions.
La première, c'était qu'est-ce qu'on fait quand nos parents n'écoutent pas ?
Et la deuxième, c'était une autre fille qui disait,
« Ben moi, je vous admire beaucoup parce que moi, quand je me lève,
ben j'ai l'impression que je suis au bord du gouffre.
Ben je pleurais intérieurement et je pleurais physiquement.
Qu'est-ce qu'on répond justement à ces enfants
qui disent qu'ils ont, qu'ils avaient ton âge, qu'ils ont 13 ans ? »
Et qui disent, ben moi, mes parents, ils m'écoutent pas qu'est-ce que je fais ?
Ben c'est pas facile, franchement.
Que tu devras en avoir, j'imagine, dans les lignes des témoignages comme ça ?
Ouais, c'est sûr.
En fait, il y a deux choses.
Soit les parents, ils ne les écoutent pas parce qu'ils ne se rendent pas compte.
Et c'est pas méchamment qu'ils ne écoutent pas,
c'est vraiment que dans leur tête, c'est pas si grave que ça, ils misent un peu.
Et dans ce cas-là, on peut changer les choses.
Tu vois, on peut passer par un autre adulte, par exemple.
Un autre adulte, c'est quoi ?
C'est ça, un parent d'une copine, une infirmière scolaire.
Un qui en a confiance.
C'est ça.
Quelqu'un qui en a confiance, qui va pouvoir faire le relais
pour un peu expliquer qu'il y a quelque chose à faire
et qu'il faut en prendre conscience et qu'il faut aider son enfant dans ce parcours.
Ça, ça peut être une option.
Je pense qu'il faut essayer de faire ouvrir les yeux, en fait, aux parents sur le sujet.
Parce que souvent, c'est plus simple de se dire que tout va bien et que c'est pas grave.
Après, il y a l'autre cas où le parent, en fait, il s'en fout un peu vraiment.
Et ça arrive, malheureusement, il y a des parents qui ne peuvent pas prêter cet attention-là à leur enfant.
Et voilà, c'est comme ça.
Et dans ce cas-là, il faut se tourner vers d'autres adultes.
Il faut essayer de...
Bah pareil, s'il y a un parent d'une copine qui est gentil, gentil,
il essaie de parler avec elle.
S'il y a une CPE ou une infirmière scolaire,
un professeur avec qui on s'entend bien ou qui en a confiance,
il faut essayer de trouver d'autres laits.
Parce que, bah, parfois, c'est des parents, le problème.
Parfois, c'est...
On peut pas, en fait, des fois, ça arrive qu'on puisse pas en fait discuter avec eux.
Et c'est important de pas lâcher tout l'espoir
et de se tourner vers d'autres adultes.
Parce qu'il y aura toujours des gens qui sont là pour écouter.
Il y a toujours des gens qui tendent une main
et qui sont prêts à accompagner, qui sont prêts à prendre ce relais-là
si les parents sont pas capables de le faire.
Et je pense que c'est important de...
Ouais, de pas perdre espoir vis-à-vis de tout ça.
Toi, tu as beaucoup d'espoir dans la nouvelle génération aujourd'hui.
Est-ce que tu as confiance en monde d'aujourd'hui ?
Ça dépend.
En fait, j'ai confiance dans les gens qui pensent pas qu'à eux.
Enfin, dans le sens où, en fait, il y a beaucoup de représentants
qui pensent qu'à leur propre intérêt...
Tu parles de politique.
Ouais, il y a les politiques, mais...
Même d'autres gens, genre, qui vont faire beaucoup de choses
dans leur propre intérêt.
Et sans trop se soucier de l'impact que ça peut avoir sur les autres.
Donc ça, c'est négatif.
En fait, il y a un monde où on est quand même dans un monde hyper anxiogène.
En vrai, il faut pas se mentir.
On nous parle de guerre, de être prêts à perdre nos enfants.
Ça va pas ou quoi ?
Moi, non merci, je reste chez moi.
Pas du tout.
C'est hyper anxiogène.
Tu vois, les guerres, les trucs, la crise économique.
Il y a plein de gens qui n'ont pas d'argent, qui n'ont plus d'argent.
Qu'est-ce que ça nous donne envie dans ce monde ?
Le climat, il y a mille et une chose, en vrai, qui peut être hyper stressante.
On va pas se mentir.
En fait, elles existaient déjà pour l'autre génération.
Mais comme il n'y avait pas les réseaux sociaux, on ne la voyait pas.
On savait pas ce qui se passait.
Et sauf que là, on réalise du coup.
On réalise.
Il y a un problème, en fait.
Il faut peut-être changer de chose.
Et instantanément, tu vois effectivement le chef des armées,
dès qu'il fait son discours, tout de suite, sur les réseaux sociaux.
Ça tourne, ça tourne.
Donc oui, ça véhicule et ça construit une sorte d'anxiété.
Oui, mais tu vois, je pense à un truc,
c'est que moi, je me suis souvent posée la question du sens de la vie.
Deux, mais si la Terre, elle explose et si...
Mais en fait, à quoi tu vois, on est sur un caillou qui flotte au milieu de nulle part.
J'ai beaucoup eu cette réflexion.
Et en vrai, je les ai parfois encore aujourd'hui.
Parce que des fois, je me dis, mais c'est complètement lunaire.
Ce qu'on est en train de faire sur Terre, je comprends pas.
C'est lunaire ce qu'on fait sur Terre.
Ça, c'est génial, cette page-line.
Elle est petite, ça.
Non, mais...
En prenant beaucoup de recul, je comprends pas.
Et donc, parfois, j'en parle avec mon père et je dis, mais en vrai,
demain, s'il y a une guerre, s'il y a une météorite,
enfin, je sais pas, tu vois, c'est quoi le principe même ?
Il me dit quoi ? Il me dit, oui, il m'y a de t'inquiète.
Les humains, ils ont toujours su s'adapter.
Ça fait des, je sais pas combien de milliers d'années qu'on est sur Terre, tu vois.
Il me dit, oui, les humains, ils ont toujours réussi à se renouveler,
à s'adapter aux nouveautés, aux changements,
et toujours à reprendre le dessus sur les catastrophes qu'ils pouvaient y avoir.
Il y a une météorite qui arrive sur la Terre.
Ouais, on est pas très bien.
On se renouvel pas trop, France.
Moi, je n'y ferais pas trop la blague, j'avoue.
Je pose beaucoup la question en ce moment aux gens
pour comprendre c'est quoi leur sens de la vie.
Je posais ça en venant, tu sais quoi, dans le taxi.
Je regardais le monsieur, je lui dis, monsieur, c'est quoi votre sens de la vie ?
Mais parce que c'est compliqué, en fait, se projeter en tant que jeune aujourd'hui,
dans un monde qui est aussi anxiogène,
et en fait, l'avenir n'est pas certain.
Et l'avenir, tu vois, on regarde nos parents, on regarde tous les adultes,
on burn out, on divorce, on dépression.
Enfin, ça donne pas envie, en vrai.
Et on a du mal à se projeter dans ce monde-là.
Après, moi, je pense que les jeunes d'aujourd'hui et tous les adultes
qui coopèrent avec les jeunes, on va dire, on va pouvoir faire des belles choses.
Et je pense qu'on aspire juste à un monde meilleur.
Je pense qu'on arrivera à avoir ce monde meilleur.
À vivre ensemble, et ouais, c'est une coopération.
Mais du coup, c'est quoi ton sens de la vie, miel ?
Du coup, je cherche.
Moi, je pense qu'il y a ce principe d'aider les autres,
d'éviter aux autres ce que j'ai vécu.
Ça, c'est un gros truc pour moi, c'est que ça me fout le coeur
de voir d'autres jeunes souffrères comme moi, j'ai souffert.
Et donc, si je peux même viser une personne de souffrir comme j'ai souffert, c'est gagné.
Après, je t'avoue, quand je prends beaucoup de recul sur la vie, je sais pas.
Je vais écouter, Telle, le sens de la vie, tu souviens de cette chanson ?
Ouais.
D'ailleurs, c'est quoi tes musiques préférées ?
Qu'est-ce que tu écoutes quand tu vas si un petit peu,
quand c'est un peu moins bien ?
Quand c'est un peu moins bien, j'écoute beaucoup fauve.
Mais je l'écoute depuis longtemps.
J'aime beaucoup ce traumaé.
J'aimerais trop que je fasse des concerts,
parce que j'écoute depuis que j'ai 8 ans, c'était mes musiques préférées.
Lesquelles ?
Oûter, Papa, Oûter.
Elle est formidable.
Formidable.
Et ce traumaé qui a vécu aussi beaucoup de dépression et...
Ouais, ben ouais, grave.
Et mais pour ça, je pense que j'aime aussi beaucoup ces musiques,
c'est qu'elle me parle, c'est tout à fait.
Et elles ont une connotation assez joyeuse, en fait, dans ma sonorité.
Quand tu écoutes, t'es là, tu danses et tout.
T'écoutes les paroles, c'est pas joyeux du tout.
Je suis tout à fait d'accord.
Si tu es un petit frère, on va être en forme de chute.
On arrive sur la fin.
Alors, j'ai encore des questions.
Tu es aujourd'hui grande sœur, tu es un petit frère...
Récemment, il y a Chéra, une tuebeuse, qui disait qu'elle éduquait ses fils
pour qu'il respecte les filles.
Toi, qu'est-ce que tu dis à ton petit frère aujourd'hui ?
Moi, je lui dis toujours de respecter.
Je pense, c'est tout, et je me dis putain,
Mais il faut que je dise des choses parce que j'ai des choses à lui dire parce que je
veux faire partie de son éducation mais de sa façon de penser.
Et donc je sais pas, des fois tu sais, c'est mon petit frère qui vient, il met une fessée,
genre je disais, oh je le remets à l'ordre et tout, mais tu sais c'est pas en mode
bizarre ou quoi, genre c'est en mode petit frère qui me cherche.
Et du coup là je pars un peu en… tu sais les filles il faut pas faire ça et tout.
Et genre t'as pas le droit de toucher une fille si elle ne veut pas machin je sais de le…
Ah tu tournes en outil pédagogique.
Ouais.
J'essaye, après je sais pas si je suis la plus douée à ça mais j'essaye ou quand
tu regardes Youtube des fois ils tombent sur des contenus et bah des fois je suis avec
lui et tout et des trucs sur des filles machin et des histoires un peu tu vois chelou.
Je sais lui expliquer de lui dire bah tu vois ça c'est pas la réalité à rien.
Alors ça c'est pas du tout comme ça que ça se passe dans la vraie vie.
Puis si un jour tu as une fille qui fait ci ou qui fait ça, bah faut pas, enfin tu sais
pas en vrai il y a plein de choses différentes que je vais lui dire sur tout ça.
Je fais de mon mieux.
Quel est ton mantra ?
Moi j'ai un tatouage qui dit « Ce qui ne te tue pas trente plus fort » parce que
c'est ce que mes parents ils m'ravaient tout le temps dans le domaine de ta l'hôpital
de tout le temps et ça va aller.
Ce qui ne te tue pas trente plus forte et du coup je les fais tatouer.
T'es le seul tatouage ?
Non j'ai un peu… mais t'as un cap j'en ai fait plein.
J'avais même pas de 6-8 ans.
J'ai une question, comment on fait pour ne pas se comparer aux autres dans une société
où on est sans cesse face aux images des autres ?
C'est pas possible de pas se comparer.
En vrai c'est humain.
C'est juste faire attention quand la comparaison elle devient trop malsaine.
C'est normal de se dire à la ci et pas moi j'aimerais trop être comme elle ou
comme lui ou réussir ma vie comme cette personne.
En vrai c'est humain ça je pense mais il faut faire attention à ce que ça devienne
pas maladie quoi.
Tu vois par exemple sur les réseaux c'est un truc que j'aime beaucoup.
S'il y a des gens qui vous comparer et que ça vous fait souffrir de vous comparer à
ces personnes là mais bloquer les qui…
Arrêtez de les suivre.
Qu'est ce qui vous empêche de les bloquer ?
Personne sera.
La personne elle se remettra si elle est bloquée par 5 personnes tu vois.
Mais si ça vous fait du mal arrêtez de regarder ça.
C'est un peu ce que j'ai essayé de leur dire après je pense que c'est aussi une base
genre fin de base avoir une confiance en soi qui est solide c'est important et ça
ça se crée ben dès le début en fait.
Mais après voilà la comparaison c'est humain.
Faut faire attention jusqu'à être bien pas maladie fait que…
J'aurais aimé beaucoup qu'ils vont se plonger dans les troubles alimentaires et tout parce
que à force de se comparer en fait à des images parfaites.
Alors qu'en plus un truc qu'il faut pas oublier c'est que les réseaux sociaux c'est
pas la vraie vie hein.
C'est les filtres.
Mais les réseaux mais vous savez que ça fait que quelques mois que j'ai arrêté de
mettre des filtres complètement.
Avant j'en m'étais tout le temps mais parce que c'est comme ça c'est les réseaux tu
vois et j'ai eu un commentaire un jour d'une fille qui m'a dit ouais je suis un peu déçu
et tout parce que tu mets beaucoup de filtres alors que tu dis tout le temps aux jeunes qui
doivent avoir confiance en eux et tout.
J'ai vu ça j'ai fait « c'est chaud en vrai ».
Et du coup depuis j'ai arrêté mais la réalité des choses c'est qu'il y a photoshop, il
y a les angles, il y a les poses, il y a le maquillage, il y a les filtres, il y a plein
de choses tu vois pour se mettre en valeur.
Et les gens ils vont toujours chercher à se mettre en valeur sur les réseaux.
Tu vois c'est un peu humain aussi j'ai envie de dire.
C'est le principe c'est qu'on va essayer de faire notre meilleure pose, meilleure angle,
tu vois moi je suis là je me mets ma capuche parce que j'aime pas mes cheveux.
Et du coup ça donne cette apparence parfaite alors que la vraie vie c'est pas ça.
On va terminer par un portrait chinois.
Si tu étais présidente de la République comme tu le voulais quand tu étais enfant,
qu'est ce que tu ferais ?
Je pense j'ai investi, je ferai beaucoup de choses mais je pense que j'investirai plus dans la jeunesse.
Tu vois par exemple tu sais que le ministère de la jeunesse ils ont coupé 30% de leur
budget pour là 2026 30% de leur budget.
Pour les armées j'imagine.
Je sais pas trop mais 30% en moins pour la jeunesse en tout cas.
Déjà que la jeunesse elle va pas très bien plus on continue à leur couper à leur couper.
Et ouais je pense que je refondrai l'école, la nouvelle école et je mettrai la jeunesse.
A l'image de l'école américaine ?
Bah y'a des choses à prendre, des choses à l'essai.
Plus de sport, plus de bien-être.
Mais ouais plus de choses culturelles, artistiques.
La vie c'est pas savoir faire des maths et mémoriser par coeur des poésies et tout ça.
Il y a beaucoup d'autres choses.
Je pense que l'école aujourd'hui elle forme plus du tout les jeunes à l'avenir mais plus du tout.
Et c'est pas que moi qui le dis, c'est les entreprises, les recruteurs.
C'est tout le monde qui voit bien qu'il y a un souci dans le calcul.
Parce que la société a changé mais l'école n'a pas changé elle.
Donc je pense qu'il y a cette chose à refermer dans le fond.
Donc à tout revoir les programmes, fait qu'est-ce qu'on veut attendre d'un jeune qui sort du bac ?
Qu'est-ce qu'on veut de ce jeune là ?
Est-ce qu'on veut qu'il sache faire des équations de ouf ?
Est-ce qu'on veut que ce soit un bon citoyen ?
Est-ce qu'on veut qu'il soit bon socialement ?
Enfin la jeunesse qu'est-ce qu'on veut de lui finalement ?
Et puis je pense que je m'appuyerai plus sur la prévention quand on parle de santé mentale.
Après moi je parlais beaucoup de jeunesse, cette santé mentale.
Forcément c'est une idée mentale.
Mais c'est censé être la grande cause nationale.
Ah ouais mais tu sais qu'ils ont rien fait.
C'est ultra décevant.
Mais c'est toujours hyper décevant.
On a rencontré le président en juillet.
Et en fait on dirait que je suis une forceuse à tout le temps en parler
mais parce que ça rend dingue de faire des promesses dans le vent.
Il dit à ses ministres de l'éducation et au ministre de la Santé
aider les à mettre en avant leurs initiatives, à déployer leurs initiatives de façon nationale.
Il n'y a rien qui est fait.
Même pas de lait, on ne demande même pas d'argent, on leur demande de lait juste.
De faciliter notre travail.
Il n'y a rien qui est fait.
Et mais par contre quand tu leur dis qu'ils ne font rien
et que tu lui as dit, parce que nous on dit au effort on s'en fiche tu vois.
On n'a rien prouvé, on n'a pas de lien avec quelqu'un parti ou quoi que ce soit.
Après ils vont te dire mais si si on fait ça, on fait ça, on fait ça, on fait ça.
Et tu vas dire ok mais c'est insignifiant comparé à ce qui se passe aujourd'hui tu vois.
Il y a plus de choses à faire.
Tu ne peux pas nommer une grande cause nationale.
Et après te contender de cinq actions que tu as fait, que tu as mis en place
qui en vrai devraient vraiment pas changer la vie des gens.
Et sauf que vu qu'au niveau du gouvernement c'est instable
et ils ont tellement de priorités plus importantes.
Oui j'ai bien aimé, je crois que j'avais trouvé ton expression.
Ils sont en stage au gouvernement.
Super drôle.
J'avais même plus que j'ai dit ça.
J'avais trouvé que c'était très drôle en fait ils font tout de même de stage.
Mais je te jure, de stage de seconde.
Mais c'est super grave.
Mais du coup tous les sujets de fond qui sont de long terme
parce que la santé mentale quand tu parles de la jeunesse et de la santé mentale
c'est des sujets qui sont sur le long terme.
C'est pas quantifiable en un an ou en deux ans.
Donc eux ça ne les intéresse pas parce que forcément la politique c'est court terme.
C'est le principe, c'est des mandats et c'est voilà.
Ça peut soutenir n'importe quel moment donc ça ne les intéresse pas.
Et c'est dommage quoi.
J'espère que pour les prochaines élections c'est des sujets dont ils vont s'emparguer
parce qu'ils sont essentiels les jeunes c'est l'avenir de demain.
C'est les adultes de demain.
Une jeunesse malade c'est un avenir malade.
Donc on fait quand on continue à regarder le truc se dégrader, se dégrader, se dégrader sans rien faire.
C'est multiplier des actions comme toi tu le fais.
Et même aider ce genre d'initiatives.
Puis je dis link mais il y a d'autres initiatives géniales tu vois
qui sont sur ces sujets là.
Nous tu vois on cherchait à travailler avec les écoles.
Là on est en fait du coup on se démerde tout seul parce qu'ils ne nous aident pas du tout.
Alors qu'ils pourraient tellement faciliter plein de choses tu vois.
Mais il y a plein d'initiatives géniales qui si elles étaient poussées et mises en avant davantage
ça changerait vraiment la donne quoi.
Ouais il y a une sorte de rigueur et de rigidité étatique et administratif qui fait que
tu pourrais ouvrir la porte et toi t'es obligé de passer par les égouts, la fenêtre et tout ça.
Puis tu sais quand t'as le président de la République qui sort
je n'aime pas les adolescents, je ne comprends pas les adolescents.
C'est ma femme qui les comprend pour moi.
Et il a dit ça ?
Il a dit ça ouais.
Peut-être pas au mot près mais il a vraiment dit je n'aime pas les adolescents, je ne les comprends pas.
Tu te dis wow.
Et donc lui il n'a jamais été adolescent ?
Mais non bah non tu comprends pas mais tu te dis wow.
Mais c'est trop grave de sortir des trucs comme ça sur les jeunes genre je trouve ça ouf moi.
Ça m'endingue.
Si tu avais une baguette magique qu'est-ce que tu ferais ?
Moi je ne veux pas m'engager dans ça, dans la politique et tout.
Mais je pense que je rendrai ces gens là plus sincère dans leurs démarches.
Genre dans leurs démarches ils feraient les choses pour les jeunes, pour les gens, pour aider les gens vraiment.
Et pas que pour leur propre intérêt.
Je pense que ça changerait beaucoup de choses.
Ben après forcément j'aiderais les jeunes, si j'avais une baguette magique il faudrait en sens que tous les jeunes soient heureux.
Logique mais plus réalistiquement je pense je ferais ça.
Et si tout était à refaire tu referais quoi ?
Rien.
Rien.
Ben si je faisais des choses je serais pas là aujourd'hui ?
Non rien je pense pas.
Quelles sont tes rêves Mielle ?
Mes rêves d'être stable.
En vrai.
Parce que même si je vais beaucoup mieux, il y a les up and down et encore c'est normal d'en avoir des débats.
Des fois putain ils sont en temps quand ils sont durs.
Tu dis ça avec un tel sourire des concerts ?
Ils sont durs avant ?
Non mais je te jure.
Ben ouais.
Des fois c'est compliqué parce que j'ai toujours un trouble et tout.
Donc des fois c'est dur mais après ça va quand ça m'éliore.
Et ouais je ferais ça.
Je pense c'est le link à l'international.
Ben oui.
Ce serait pas mal.
Of course.
Of course.
Chez l'anglais déjà.
Et link c'est international ?
Et ouais c'est pour ça qu'on a chez nous.
Ben oui.
Ouais je pense avoir mes proches heureux et tout et mes amis et tout ça qui restent bien.
Tu te vois où dans 30 ans ?
Ouh bah présidente de la République voyons.
Ça m'intéresse pas trop.
Je t'avoue la vie elle a l'air difficile là-bas.
Dans 30 ans j'aurais qu'à 48 ans.
Nage de ton père.
Oh my god.
C'est...
Non non dis pas que c'est mieux.
J'ai pas dit je me suis arrêté avant.
Je sais pas hein.
On vit au le présent.
Ouais franchement c'est un super longtemps.
Ça passe vite tu sais.
Euh faut...
Faut quoi que...
Ça va quand même hein.
Je vais te demander d'écrire ton message aux jeunes filles qui écoutent le podcast ici.
Tu peux le lire.
Tu es plus forte et capable que tu ne le crois.
C'est vrai faut arrêter de se dévaloriser.
De croire qu'on est nuls, de croire qu'on vaut pas.
Qu'on n'est pas assez, qu'on est trop...
C'est pas vrai.
T'as ta place.
Et t'es plus forte et capable.
Peut-être tu ne le crois.
Merci beaucoup Mienne.
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Bienvenue sur Nouvelles Héroïnes, le podcast qui inspire et donne confiance à une nouvelle génération de filles et garçons à travers des histoires vraies de femmes d'hier et d'aujourd'hui, libres, pionnières et singulières comme Miel Abitbol, Violette Dorange, Lena Mahfouf, Simone Biles, Tatiana Brillant, Caroline Aigle, Katia Krafft, Aya Nakamura, Hélèna Bailly, Marguerite et Marine de la Star Academy, Kelly Massol, Jane Goodall, Louane, Clarisse Crémer, Angèle, Surya Bonaly ou encore Clarisse Agbegnenou... Chaque mercredi, je raconte l’histoire d’une femme qui a osé faire de ses rêves une réalité et tracer son propre chemin. Peu importe ses origines. Peu importe ses différences. Peu importe le regard des autres. Dans ces histoires, les filles trouveront un écho à leur propre cheminement et les garçons pourront devenir leurs meilleurs soutiens. J'espère qu’elles seront pour les parents, aussi une réponse à leurs questionnements de parents soucieux de dégommer tous les stéréotypes du quotidien. Un podcast 100% indépendant, imaginé et créé par Céline Steyer (c'est moi 👋), maman de deux petites filles, née avec une agénésie de la main gauche, engagée sur les réseaux sociaux pour l’inclusion et la diversité et élue Femme 2025 du prix ELLE x La Tribune. A partir de 8 ans parce qu'il n'est jamais trop tôt pour rêver grand. ✨ Le podcast est aussi adapté en livre édité par Larousse Jeunesse, RDV chez votre libraire préféré et en ligne ✨ Pour suivre les coulisses du podcast et mon engagement, abonnez-vous à mon LinkedIn (+25k abonnés) ✨ Pour interagir avec les héroïnes, abonnez-vous au compte Instagram (+45k abonnés) P.S. : Vos likes, abonnements et avis 5 étoiles comptent énormément, car ça participe au développement et au financement du podcast ! Alors, je compte sur vous ! Céline 💜 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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