Chers auditeurs, chers auditrices, bonjour ! Ici Pimprenel de Radio Noël !
Je suis accompagnée de muscades pour un reportage en direct !
Ne loupez rien de ce qui est en train de se passer dans le village de Noël
et rejoignez-nous sur les ondes ! Je vous donne tout de suite le code du jour !
Flocon rose, je répète, flocon rose, et la double fréquence est U et T, U et T.
Tout à fait Pimprenel, c'est une plongée au cœur de l'action que nous effectuons aujourd'hui.
Il semblerait que la réserve de l'atulier soit touchée par un incendie en ce moment même.
Oh là là, nom d'un sucre d'or, je vois de la fumée !
Et il y a comme des bruits d'explosion ?
Mais oui ! Et la fumée est roséverte ! Alors ça c'est curieux !
Euh, bizarre, en effet.
Ah, j'aperçois Elvire et Anise qui sont en grande discussion avec le père et la mère Noël.
Rapprochons-nous au muscade.
Ah c'est, c'est assez, ça ne peut pas durer comme ça !
On se retrouve presque une catastrophe par jour à gérer depuis des semaines.
Noël est en quatre jours, fois de caribou.
Je vous promets, je vous promets que si on retrouve la personne qui manigance tout ça,
elle sera privée de cadeaux pour les 500 prochaines années.
Allons allons Noël, garde ton canne.
Pour l'instant nous ne savons pas comment l'incendie s'est déclenchée.
Ce n'est peut-être pas un acte criminel.
Mais, mais, même si c'était pas le cas, mère Noël, c'est la réserve de l'atulier.
Là où sont autres posés tous les cadeaux en attendant que je les charge sur mon traîneau.
Et il y a aussi toutes les décorations, les enflammes.
Et regardez, les flammes se sont éteintes, l'incendie est terminée.
Effectivement, nous pouvons vous confirmer que le feu est éteint dans la réserve.
N'est-ce pas, Pimprenelle ?
Oui muscade, tout semble être rentré dans l'ordre,
mais nous ne connaissons pas l'ampleur des dégâts pour le moment.
Ah, voilà Octavia la chouette qui survole la réserve.
Peut-être va-t-elle pouvoir nous en dire plus ?
Octavia, you ! Et Octavia, par ici !
Ouhou, bonjour !
Alors Octavia, qu'est-ce que tu as vu de là-haut ?
Eh bien, je crains que ce ne soit pas de bonne nouvelle.
La charpente a l'air d'être très abîmée,
il serait vraiment dangereux d'entrer dans le bâtiment.
Et le contenu de la réserve est probablement parti en fumée.
Je crois que c'est la fin, les amis.
Noël est fichu.
À ces mots, un long silence tombe sur le village de Noël.
C'est comme si on avait recouvert la forêt d'une couche de neige si épaisse
qu'aucun son ne pouvait passer au travers.
Même les lutins et les lutines d'ordinaire si bavard sont devenus silencieux.
Certains s'assoient dans la neige les rapsant,
d'autres essuient leur joues pleines de larmes dans leur bonnet.
Le père Noël a l'air d'avoir avalé un gros glaçon.
Elvire et Anise se regardent.
Noël s'en cadeau, mais ça ne peut pas exister.
Pour la première fois, les deux amis n'ont pas de solution pour sauver Noël.
Le désespoir les gagne.
Soudain, la voix de la mère Noël redentit.
Hé, venez voir !
Elvire cherche sa grand-mère des yeux, mais elle ne la voit pas.
Mamy ? Mamy ? Où es-tu ?
Eh ben, je suis dans la réserve, par dit.
Elvire relève la tête et aperçoit la mère Noël qui lui fait de grands signes à la porte de la réserve.
Elle court vers elle, suivie de prépar Anise.
Mamy, tu ne peux pas rester là ! C'est trop dangereux ! Le bâtiment pourrait s'effondrer !
Pfff ! S'effondrer, mon neige ! Et puis quoi encore ?
La charpente va très bien.
Ah bon ?
Mais oui, les poutres n'ont pas été touchées. Octavia devrait changer de lunette.
Intriguée, Elvire passe la porte.
Oui, tu as raison. Ça sent juste une drôle d'odeur et il y a encore un peu de fumée.
De là-haut, elle n'a pas dû se rendre compte.
Et regarde, les cadeaux n'ont pas bougé d'un poil. Ils sont en parfait état.
Oh mais oui !
Se réjouit Anise.
Mais là-bas, il y a des cendres.
Ajoute-t-il en se rapprochant d'un petit agrisâtre dans le fond de la réserve ?
Hum, oui.
La mère Noël prend une poignée de cendres dans ses mains.
Ce sont simplement des morceaux de papier qui ont brûlé.
À ces mots, Anise se tape le front.
Ah ! Ce sont les enveloppes ! Les enveloppes pour les cartes du père Noël, c'est certain ?
Bon, c'est un peu embêtant, mais ce n'est pas grave. Rien d'autre n'a brûlé à part les enveloppes.
On devrait réussir à en fabriquer d'autres.
Affirme-elle Vire. Anise et la mère Noël hochent la tête.
Anise se penche sur les cendres et les observe de très près.
Quelque chose a dû prendre feu juste à côté des enveloppes.
Et vu que c'est du papier, elles se sont embrasées immédiatement et elles ont fait beaucoup de fumée.
Mais ça ne nous dit pas comment le feu s'est déclenché.
Ni d'où provenaient les explosions que l'on a entendues.
Et pourquoi la fumée était colorée ?
Eh bien, mes petits loups, il va falloir travailler dur pour éducider tout ça.
Je vais aller prévenir le père Noël et les lutines et lutins que Noël est sauvée.
Enfin, pour le moment.
Béclaire la mère Noël.
Et nous, nous retournons à la radio.
Dièle Vire. Puis elle se penche vers Anise et chuchotte.
D'oublions pas que nous avons laissé les papillettes dans l'entrée.
Mais oui, tu as raison. Nous devons voir qui va en manger pour savoir qui est innocent.
Les deux détectives reprennent le chemin du studio.
Mais à peine, ils frangis la porte que quelque chose leur saute aux yeux.
Le bol est vide. Elles ne sont plus là. Les papillettes ont disparu.
Alors ça, c'est bizarre. Quelqu'un les aurait toutes mangées ?
Ou alors, le ou la coupable a décidé de s'en débarrasser pour brouiller les pistes.
Anise s'apprête à répondre, mais des éclats de voix lui courent la parole.
Elle vire met un doigt sur sa bouche et se rapproche de la porte de la régie.
On dirait que Mauricette et Nicolas sont en train de se disputer.
Chuchotte, elle vire en collant son oreille contre la porte.
Mais tout ça, c'est ta faute, c'était ton idée !
Ah mais bien sûr. De toute façon, il faut toujours que tout me retombe dessus.
Je te rappelle quand même que tu étais d'accord.
Ah mais parce que tu m'as dit que ça risquait rien, mais ça allait trop loin !
Et qu'est-ce que tu veux, hein ? Qu'on avoue tout ?
Plus personne ne nous ferait confiance. Jamais.
Elvire et Anise se regardent les urons et plaquent leur oreille de toute leur force contre le bois de la porte.
Mais le gros loup du bonnet d'Anise heurte la porte.
Chut ! Y a quelqu'un dans le couloir !
Bon, nous reprenons cette discussion plus tard.
Elvire et Anise se glissent hors de la radio.
Les deux n'emmènent pas large, et le petit lutin tortille son bonnet entre ses doigts.
Tu crois ce que je crois ?
Murmure et Elvire en se pincant les lèvres.
Ben je ne sais pas. Tu as entendu ce que j'ai entendu.
Réponds, Anise l'air déboussolée.
Oui, tout ça est très louche.
Hum, Elvire a raison. Tout ça est louche. Très louche.
Et il ne reste pas beaucoup de temps à nos deux détectives pour démasquer là où le coupable.
Peut-être as-tu déjà toi une petite idée ?
Si c'est le cas, n'hésite pas à nous laisser un message sur le répondeur de Radio Noël.
Mais en attendant, les lutins et les lutines ont besoin de toi.
Toutes leurs enveloppes sont partis en fumée avec ce mystérieux incendie qui a eu lieu dans la réserve de leur atelier.
Pour découvrir comment les aider, prends ton carnet et trouve la page du jour.
Pour cela, utilise ta roue et place le symbole flocon en face de la couleur rose.
Puis découvre quels numéros correspondent à la fréquence U, puis à la fréquence T.
Ensuite, il te suffira de mettre les deux fréquences côte à côte et tu trouveras le numéro de la page du jour.
J'espère que tu aimes bonne paire de ciseaux.
A demain pour de nouvelles aventures sur Radio Noël.
Et en attendant, je vous laisse avec les messages de nos auditeurs et auditrices.
Bonjour, je m'appelle Mal, j'ai 6 ans et je pense que c'est pas ta chau
puisqu'il y a un indice du couteau à pain et c'est à lui le couteau à pain.
Bonjour, je m'appelle Loane
et moi je pense que la plante dans les papillotes, ce sont un mélange de les orties, pisse en limante et verveine.
Je m'appelle Aubin et j'ai réussi à dire ce que la mère Noël a dit
et je vais vous dire ce qu'elle a dit.
Elle a dit, j'ai vu quelqu'un qui a donné des bonbons vers l'atelier des lutins.
J'en ai goûté un, ça m'a rendu un vin.
Salut, ben moi c'est Kiera, j'ai réussi à décoder le message de la mère Noël.
Ben ça disait, j'ai vu une ombre qui a pris des bonbons dans l'atelier des lutins.
J'en ai mangé un et ça m'a rendu faux faux les orties que les corps.
Ciao !