[INTERVIEW] "Scaphandrière, je plonge jusqu'à 250 mètres de profondeur" avec Géraldine Parodi

Durée: 33m24s

Date de sortie: 02/07/2025

Géraldine Parodi, scaphandrière marseillaise et plongeuse jusqu’à 250 mètres, t'ouvre les portes d’un monde sous-marin encore interdit à beaucoup de femmes. Après avoir débuté comme plongeuse archéologue, elle s’est imposée là où on pensait que les filles n'avaient pas leur place dans un métier considéré comme le plus dangereux du monde, après l'astronaute.


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Timeline :

00:00:00 : Métamorphose sous l’eau : de l’enfance aux premières plongées
00:05:12 : Le métier de scaphandrière, expliqué à un enfant
00:06:27 : Une famille de plongeurs et la passion du grand bleu
00:09:25 : De l’archéologie à la conduite de chantiers sous-marins
00:12:17 : La surprise d’un chef de chantier : “Qu’est-ce que ça fait là ?”
00:14:35 : Gestes, dangers et sensations dans le noir total
00:16:22 : Le parallèle entre scaphandrière et astronaute
00:19:14 : Ses moments les plus beaux et difficiles en mission
00:21:00 : Transmettre la passion à sa fille, et jongler entre maternité et métier
00:23:36 : Biodiversité : l’état des mers aujourd’hui, l’espoir pour demain
00:25:34 : Faire aimer l’eau aux enfants, apprivoiser la peur
00:29:03 : Portrait chinois et conseils aux prochaines héroïnes


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Crédits : Nouvelles Héroïnes ©️ tous droits réservés.


Enregistrement de l'interview en public lors du Festival La Claque Party à Marseille

Voix : Céline Steyer (intervieweuse), Géraldine Parodi (scaphandrière)


📆 l'histoire racontée sera diffusée le 5 juillet sur le podcast !

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Nouvelle zéroïne.
Quand je mets la tête sous l'eau, c'est vraiment une thérapie au fait.
Petite, quand j'étais énervée, il fallait que je mette la tête sous l'eau.
Il fallait que je voie le décor marin,
pour que voilà, je oublie tous les soucis.
Nouvelle zéroïne.
La curiosité vous amène à aller plus loin que le standard qu'on vous donne
et donc à surer votre sécurité aussi.
Mon équipe, c'est ma famille.
On veille les uns sur les autres.
Nouvelle zéroïne.
Nouvelle zéroïne.
Tout humain possédant lui des capacités qu'on est loin de connaître,
qu'on a en eau profondément.
Et si vous avez cette flamme-là de passion qui est la 24 heures sur 24,
elle vous poussera à atteindre vos objectifs.
Salut, c'est Céline Steyer.
Celle qui te raconte des histoires vraies.
Pas des comptes à paillettes avec des filtres insta.
Des récits personnels avec de l'estime de soi,
du courage et de l'audace.
Et surtout des filles qui envoient du lourd.
Des histoires pour t'aider à grandir en confiance,
pour t'inspirer, à tracer ton propre chemin,
même si c'est parfois les montagnes russes.
Ici, pas besoin de muscles en acier, ni de capes magiques.
L'aventure commence quand tu te poses une question.
Et pourquoi pas moi ?
Quand tu refuses les règles, toutes fêtes, qu'on t'impose.
Parce que l'aventure, ce n'est pas réservé qu'au garçon
et encore moins aux héros de fiction.
L'aventure existe pour de vrai, avec tes tempêtes,
des sommets de la boue et du vertige.
Et aussi avec des idées en ébullition,
des envies de liberté et le courage d'être qui on est.
Dans cette série, tu as croisé des filles
qui ont fait voler en éclat les stéréotypes
et qui n'ont pas attendu la permission de partir à l'aventure.
Des filles qui tracent leur propre chemin.
Bienvenue dans Nouvelle Zéroïne,
le podcast de celles qui foncent le cœur battant,
qui doute parfois, mais qui avance quand même.
Celles qui grimpent, plongent, volent et osent.
Celles qui disent, j'y vais,
alors que tout nomble leur dit, n'y va pas.
Allez, place à l'aventure !
Nouvelle Zéroïne !
Alors, pour commencer cet épisode,
j'ai vous demandé de fermer les yeux un instant.
Imaginez-vous sous l'eau, pas dans une piscine,
mais dans la mer, dans l'océan, dans le noir,
au fond, très au fond, là où le silence est total,
là où il faut avancer à ta tombe, sentir avec ses mains,
respirer doucement et garder son sang froid.
Maintenant imaginez que vous êtes une fille,
et que ce monde-là, ce monde d'hommes, de tuyaux,
de béton, de métal, vous avez décidé d'y entrer,
de vous y faire une place.
Aujourd'hui, je vous emmène à la rencontre d'une vraie aventurière,
une femme qui a plongé dans des épaves d'avions,
exploré les fonds marins, travaillé dans des eaux noires,
gelée, dangereuse,
mais surtout une femme qui a écouté sa passion,
plus fort que la peur.
Elle escafondrait hier.
Elle est marseillaise, a obtenu en 2024
le plus haut niveau de plongée professionnelle,
permettant de s'immerger jusqu'à 250 mètres de profondeur.
Et elle est là aujourd'hui, à la surface, pour nous parler,
sans son casque, de cette vie passion,
à vous, curieuses, rêveuses, exploratrices.
Je suis très honorée d'accueillir ici
au Festival La Clac-la-Ce, parti à Marseille,
une nouvelle héroïne.
Bienvenue, Géraldine Parody.
Et merci d'être ici pour nous ouvrir ce qu'on ne voit pas,
le fond de l'eau,
et la force et le courage qu'il faut pour y rester.
Bonjour, merci à vous.
Merci pour cette invitation.
Alors on a tout cette image dans l'imaginaire,
et pas seulement dans l'imaginaire, dans les BD de Tintin,
dans le trésor du racame le rouge,
avec son scaphondre.
Je suis très heureuse de casser cette image aujourd'hui
et de montrer, à raconter l'histoire d'une scaphandrière.
Et j'ai appris en préparant cette interview
que le mot scaphondre vient du grec,
scaphé, qui veut dire barque,
et andros, homme.
Donc c'est vraiment très masculin.
Et fut imaginé et dessiné par Léonard de Vinci.
Toi fais, la scaphande date de très longtemps.
Alors avant de commencer,
j'aimerais que tu nous expliques en quelques mots
ton métier comme si en face de toi,
et surtout dans les oreilles, il y avait un enfant qui t'écoutait.
Alors être scaphandrier,
c'est d'abord avoir la passion de la mère,
la passion de l'exploration,
et la passion du travail sous l'eau.
Voilà, c'est se dire que son quotidien sera dans le bleu,
à travailler avec plein d'outils,
sur plein de zones différentes,
mais voilà, passer sa vie sous l'eau.
Peux-tu nous dire dans quel environnement familial tu as grandi
pour développer cette passion de l'eau ?
Alors moi j'ai grandi, ma famille était militaire,
donc mon papa était d'abord marin-pompier-plongeur.
Donc je le voyais déjà partir sous l'eau,
mais dans le but d'éteindre les feux sur les pétroliers.
Ensuite mon parrain également était gendarme-plongeur,
donc ils m'ont pris vite en charge
pour me faire mon premier baptême très jeune.
Et donc la passion était là,
parce que j'ai grandi avec le grand bleu,
j'ai grandi avec Abyss,
et ma chambre c'était la même que Jacques Mayole,
il y avait du néoprène, des blocs de plongée,
et on a grandi avec des décors très différents,
puisque j'ai eu la chance de voyager avec mon papa,
justement, qui pilotait les bateaux militaires.
Donc j'ai fait autant le chaud comme la Guadeloupe
que le froid, à moins 40 degrés Saint-Pierre et Miclon,
et j'étais partout en tour et d'eau.
Donc c'était mon décor quotidien.
Et tu te souviens exactement de cette première plongée en profondeur,
t'avais quel âge ?
Oui, alors ma première plongée officielle, j'avais 9 ans.
9 ans quand on m'a fait mon baptême.
Et dès que je me suis trouvée sous l'eau,
parce que moi je suis quelqu'un quand même qui est...
On dirait pas d'apparence, mais je suis quand même hyperactive.
À la base je suis presque un sommeilac,
donc je dors en 2 et 3 heures par nuit.
J'étais très agité, et dès que j'ai mis la tête sous l'eau,
on aurait dit que voilà, j'étais rissée dans un autre monde,
et que toute la tension que je pouvais avoir en surface,
tout s'en allait en une seconde.
Est-ce que tu penses que c'est...
Parce que sous l'eau, quels sont les sons que tu entends ?
Alors au début, quand on est en bouteille,
pas en apnée mais en bouteille, on entend nos propres bulles,
donc au début on focalise sur ça,
et puis à force de plonger, on les oublie.
Et on commence à se concentrer sur les petits craquements des poissons,
un petit peu dans les îles qui commencent à grignoter le corail.
On commence à écouter des choses,
alors qu'on pensait qu'il n'y avait pas de sons, c'était le monde du silence.
En fait c'est extrêmement bruyant sous l'eau.
Alors imaginez que de l'outillage c'est encore pire.
Comment tu grandis à l'école ?
Comment cette passion, parce qu'à l'école en fait,
tu étais à l'école à Marseille ?
Alors petite, j'ai fait 5 endroits différents,
j'ai déménagé 17 fois,
donc Marseille c'était les dernières destinations.
Et donc comment tu te développais à l'école ?
Alors déjà à l'école, moi j'étais une fille encore une fois hyper active,
c'était très dur de me maintenir en classe pendant plus d'une heure.
Forcément que je regardais les papillons, les oiseaux, les coccinelles,
et je commençais à magiter,
mais j'étais d'abord passionnée.
J'étais une grande passionnée du vivant,
donc passionnée de la mer,
j'étais aussi passionnée d'archéologie, d'histoire.
Je passais mes vacances, mon enfant s'affarfouillait dans le sol,
dans les montagnes pour trouver des fossiles.
J'étais passionnée de films comme Indiana Jones,
qui se trouvait des trésors en permanence.
Donc j'ai grandi avec cette notion de recherche dans les bouquins,
de poser plein de questions.
Je suis très curieuse de nature.
Voilà, donc j'étais toujours plein de questions.
Plein de questions à tes professeurs, à tes enseignants,
et alors comment tu verbalises à tes parents
que tu veux faire ce métier dans l'eau ?
Alors au début, je leur ai pas dit que je voulais scavander hier
parce que même moi, je ne savais pas précisément ce que c'était.
C'est chaque pas qui m'a mené vers le métier de scavendrière,
d'abord la mer, la mer à 99%.
Ensuite, ça a été le fait de rechercher sous l'eau,
puisque j'ai des études d'archéologues,
donc je suis venue plongeuse d'archéologue.
Et mon père voyait déjà qu'il pouvait pas me maintenir les week-ends
sans aller farfouiller quelque part,
ou trouver des livres d'histoire
qui pouvaient répertorer des trésors enfouis, des épaves.
Donc il savait que j'allais me diriger vers quelque chose comme ça.
Et quand j'ai repris mes études d'archéologie,
à ce moment-là, petit à petit,
le travail m'a mené au métier scavandrière.
Et alors concrètement, comment est-ce qu'on devient déjà archéologue ?
Alors, moi, j'avais une spécialité,
c'est que j'ai pas pris le cursus d'archéologie
dès les premières années de l'université.
Je suis revenue, moi, j'ai un bac pro-commerse,
donc quelque chose de très généraliste, on va dire ça comme ça.
Après, j'ai un diplôme de géologue bijoux tiers-joyer,
donc je suis spécialisée sur les pierres précieuses et semi-frécieuses.
Mon but étant à la base de chercher les bijoux en Égypte,
Toulot, donc, j'avais vraiment tout fait un cheminement.
Et ensuite, je suis retourné à l'université
pour faire une spécialité qui avait été ouverte
depuis très peu d'années sur la prospection des paves.
Alors à ce moment-là, j'ai commencé les vraies études d'archéologue
pour faire de la recherche technique des paves.
Ça veut dire qu'on va faire des modules, on est plongeur à la base,
et on nous apprend à avoir des indices Toulot,
à rechercher des heures et des heures dans les archives
pour pouvoir faire les transites de certains bateaux qui sont partis
mais qui n'ont jamais vu à l'arrivée.
Et c'est beaucoup de plongée pour voir si il pourrait y avoir des objets
soit isolés, soit des restes de membreurs, de bateaux.
C'est vraiment de la prospection du carotage
pour voir un petit peu ce qu'il y a dans les strates.
Donc tu veux dire explorer le Titanic par exemple ?

Ça c'est trop profond, mais j'aurais adoré.

Non, c'est vraiment dans les zones de plongée où je pouvais aller,
dans mes zones de plongée.
En fait, à différents stades, donc ?
Tout à fait.
Dans le travail, dans ma spécialité que j'avais en tant que plongeuse d'archéologue,
c'était jusqu'à 50 mètres de fond.
Donc je pouvais faire prospecter dans ces zones-là,
comme je partenais au ministère du Travail, je pouvais pas aller au-delà.
J'étais carrément coisonné par la législation Hyperbar
qui me disait que, voilà, maximum 50 mètres.
Après, c'est des qualifications qui permettent de pousser dans la plongée
au mélange les profondeurs.
Et quelle est ta journée type ?
En scavandrière ?
Oui.
Alors déjà, on se lève à 4h, 5h du matin.
En 6h, on est opérationnel sur chantier.
Moi, j'étais spécialisée dans l'industrie de la pétrochimie.
Donc les usines à 7h, on commence à travailler.
Donc tout ce qui analyse de risque, plan de prévention.
Donc j'étais chargée d'analyser tous les risques qui étaient liés à mon travail,
à ma mission et à mes plongères,
puisque moi, j'avais une société de travaux sous-marins pendant 17 ans.
Donc c'était cette analyse-là, une fois que tout était cloisonné,
on commençait à intervention, on installe le chantier en surface.
Parce que c'est beaucoup d'installations en surface.
C'est du BTP, bâtiment, travaux publics à la base.
Et ensuite, on intervient sous l'eau.
On fait 3h de plongée.
On fait la rotation avec notre plongeur, encore 3h,
qui on peut encore 1h-2h avec un autre.
Et après, on rentre à l'atelier, on étoile tout le matériel
et on reconditionne jusqu'au lendemain ce qui va se passer.
Et alors, tu as ce matériel, cet équipement qui est très lourd,
qui fait, je crois, 24kg.
Minimum, oui.
Minimum.
J'ai coûté une de tes interviews où tu as la première plongée,
quand tu as enlevé ton matériel et ton équipement.
Il y a eu une surprise de celui qui commandait la mission,
j'imagine, qui a dit, wow, mais tu es une femme.
Ah oui, oui.
Au fait, il m'a carrément pas dit wow,
une femme m'a dit qu'est-ce que ça fait là ?
Au fait, moi, c'était qu'est-ce que ça fait là ?
J'étais plus rien, j'étais un objet, au fait.
Ça fait là.
Et après, il a dit clairement à mon ex-marie,
parce qu'il savait pas que c'était mon ex-marie,
qui était patron avec moi de la société,
si ça, c'est encore ici, je travaille plus avec vous.
Donc je représentais en plus celle qui allait faire perdre carrément le chantier.
Donc c'est un peu compliqué.
C'est très culturel en France,
parce qu'en fait, t'as plus de scaphandrières dans le monde,
proportionnellement qu'en France.
Oui, oui.
Là, dans les derniers chiffres,
sur 2024, je crois que sur 110, 120 scaphandriers
qui ont réussi leur diplôme à l'école,
il y en a eu 5 femmes.
5 femmes sur 5 femmes,
il y en a certainement 2 qui resteront dans le métier,
3 qui abandonneront.
Vous êtes combien aujourd'hui en France ?
En France, j'ai pas les chiffres en termes de femmes,
mais je sais qu'à l'étranger, il y en a en Norvège,
au Canada, beaucoup aux États-Unis aussi,
elles sont bien plus au Panama aussi.
Ça les chocs pas, ça les chocs pas,
ça fait partie de l'équipe, une femme là-bas, mais nous,
c'est très compliqué encore.
Quels sont les gestes que tu fais en fait,
parce que tu es complètement dans le noir ?
Alors, ça dépend sur quelle mission je suis mandatée.
Par exemple, si je suis...
Alors, ma spécialité, c'est que tu es quand même
de rentrer dans les réseaux dans le noir total,
parce que j'étais sous les usines,
dans les hydrocarbures,
dans les réseaux incendies sous les routes,
immergés, donc moi, le geste était surtout à l'aveugle.
Donc ce que je faisais beaucoup,
c'était de la reconnaissance de plans en surface.
Après, je parlais beaucoup avec les ingénieurs
qui m'expliquaient la configuration,
s'il y avait eu des modifications,
pour ne pas avoir de surprise une fois sous l'eau,
parce que j'avais plus mes yeux.
Donc je développais mes doigts et mes oreilles,
et je rentrais dans des réseaux d'aspiration.
Donc les réseaux d'aspiration,
c'est des réseaux parfois qui aspirent à 9 tns si ça se déclenche.
Donc c'est très compliqué, il faut que l'on aisonne tout ça.
Les gestes doivent être précis,
définis et en toute sécurité.
Donc après, il peut y avoir plein de choses.
Une fois qu'on a les yeux, on découpe, on soudre,
on remonte des bateaux, on coule du béton,
on fait tout ce qu'on fait en surface, on le fait sous l'eau.
Qu'est-ce que tu ressens, toi, quand t'es sous l'eau ?
Dans le cadre du travail,
je focalise uniquement sur ma mission.
Dans le cadre du loisir,
quand je mets la tête sous l'eau, c'est vraiment une thérapie, au fait.
C'est vraiment une thérapie,
dans le sens où quand vous êtes stressé,
petite, quand j'étais énervée,
il fallait que je mette la tête sous l'eau.
Il fallait que je voie le décor marin,
pour que voilà, j'oublie tous les soucis.
D'ailleurs, pour pouvoir les traumatiser
de ce qui s'est passé au Bataclan,
justement, lorsqu'il y a eu ces actes,
ils ont failli plonger carrément,
faire de la plongée sous-marine,
pour pouvoir les canaliser,
et ça a très bien fonctionné.
La plongée est une véritable thérapie.
Ah, ça, je savais pas que c'était une thérapie
de mettre la tête sous l'eau.
Et tu as peur ?
Non.
T'as jamais peur ?
J'ai de la prévention, mais j'ai jamais peur.
La prévention, c'est...
Alors, la peur, lorsque vous avez la peur,
qui commence vraiment à vous brûler un petit peu des entrailles,
ça veut dire que,
soit vous annulez la mission,
parce que voilà, c'est la limite,
soit vous abandonnez votre travail en vous disant
que c'est plus pour vous.
Quand vous rentrez dans l'âge,
si la peur, elle vous fait ça,
c'est que c'est plus pour vous.
La prévention, ça va être une limite
qui va être faite pour vous stopper
avant de dépasser la zone de non-retour.
Donc, il faut toujours avoir de la prévention.
Pas de la peur, mais de la prévention dans ce que vous faites.
C'est ce qui vous permet de garder vos limites, justement.
Quand vous en avez plus,
c'est là où vous vous dépassez les choses,
et c'est souvent l'accident à la fin.
Est-ce que tu prends des risques ?
On prend des risques.
On vit avec le risque dans notre métier tous les jours.
Tous les jours.
On a les risques du bâtiment en travaux publics,
et on a le risque de la plonger en même temps.
Les deux.
On est le deuxième métier le plus dangereux au monde.
Quel est le premier ?
C'est l'astronaute,
parce que c'est encore d'autres choses qui sont engagées,
mais c'est l'astronaute qui a égalité
avec tout ce qui travaille dans les stousquillonisants nucléaires.
Et c'est intéressant,
parce que justement, je trouve qu'il y a un vrai parallèle
entre l'astronaute dans l'équipement
et qui va dans l'espace,
et qui nous sort dans une apesanteur.
Et l'escafondrière,
on va le mettre au féminin maintenant,
l'escafondrière sous l'eau.
Oui.
C'est assez intéressant, en fait.
C'est deux mondes totalement opposées et extrêmement similaires.
Au fait, c'est pas pour rien que...
Alors moi, j'ai été marraine l'année dernière,
quand j'ai eu le titre de plongée de saturation.
J'ai été marraine de 3i3s,
qui est carrément une association sociétésavante
qui met l'expertise du spatial
à l'application du terrestre.
Et donc, des plongeurs à saturation,
j'ai ouvert ce groupe-là,
parce qu'au fait, on se complète énormément.
Les astronautes ont des entraînements en piscine
de façon quotidienne.
Ils s'entraînent en piscine,
ils sont assistés de scafondriers, de plongeurs.
Ils ont les mêmes sensations,
ils ont la même difficulté.
Ils sont dans des équipements qui sont contraignants.
Donc la mer est vraiment, j'ai envie de dire,
un miroir de l'entraînement spatial.
...
Est-ce qu'il y a un moment marquant dans ta vie de scafondrière,
un moment qui t'as bouleversé ?
Dans le bon sens ou dans le mauvais sens ?
Dans le bon sens, déjà.
Dans le bon sens, c'est quand j'ai réussi
à faire mon premier chantier toute seule.
Donc c'était un chantier extrêmement dangereux,
avec du découpage, ce qu'on appelle découpage à l'oxygène,
donc avec de l'hyperthermique, c'est à 5000 degrés.
On a cette torche-là au bout de la main
et on doit s'attaquer à une structure,
un squelette d'acier qui fait plusieurs mètres de haut.
Et le problème, c'est l'écrasement, l'explosion, l'abrelure.
Donc au fait, on doit gérer tout ça.
À la hauteur de 1,62 m,
je devais faire le chantier pour prouver
à la société pour qui je travaillais,
que j'étais capable de faire partie de l'équipe.
Donc il a fallu que je réfléchisse,
parce que la structure était faible,
l'acier se tordait à ce qu'il était en hypertention
à chaque fois que je donnais un coup de chalumeau.
Donc j'ai dû réfléchir et mettre tout mon savoir-faire
que j'avais en ma possession avec ma petite expérience
pour réaliser ce chantier sur une conduite haute tension en plus
et j'ai réussi.
Et c'est ce qui m'a donné un peu mon ticket d'entrée dans les équipes.
Et donc une expérience ou en tout cas quelque chose ?
C'est quand j'ai intervenu sur un accident d'avion
et que j'ai eu un incident avec mon ex-marie
qui s'est retrouvé piégé dans les suspentes de l'avion
et qui a failli mal tourner.
Heureusement, la respiration à ce moment-là,
le contrôle de sa respiration et apprendre à respirer,
je le répète,
vous sort de beaucoup de situations de stress et de danger.
Est-ce que j'allais te demander quels sont aujourd'hui
les qualités qu'il faut pour être scaphandrière ?
Déjà, il faut avoir la passion parce que ce travail,
si vous le faites en disant que je vais gagner de l'argent,
il va falloir partir à l'étranger pour ça.
Si vous le faites juste par une motivation financière,
vous allez vite arriver ou il va vous arriver quelque chose.
Donc il faut avoir la passion, la curiosité,
avoir la réflexion avec vous parce qu'il faut savoir réfléchir sous l'eau.
C'est pas juste plonger avec un beau casque
qui vous donne l'impression d'être un héros.
Ce casque qui n'est pas là pour rien, c'est pour vous protéger de la tête.
C'est parce qu'il y a beaucoup de risques associés.
Comment ça ?
Protéger de la tête, c'est-à-dire ?
Parce qu'en fait, votre casque devient,
si quelque chose vous tombe sur la tête,
c'est votre protection.
Comme vous avez des casques quand vous travaillez dans le bâtiment.
Sauf que là, il est obligé d'être beaucoup plus compliqué
parce que vous y respirez, vous parlez avec.
Donc c'est quand même votre protection de tête.
Mais voilà, il faut avoir ces qualités à être polyvalent
et à être curieux de tout.
Parce que la curiosité vous amène à aller plus loin
que le standard qu'on vous donne et donc à assurer votre sécurité aussi.
Et tu dis aussi dans le casque, tu communiques avec ton équipe,
tu as une équipe qui en surface
et qui te donne toutes les informations et les indications
parce que tu t'es pas sous l'eau avec ton ordinateur.
Non, non, j'ai une équipe vraiment qui est là.
D'ailleurs, quand on va dans l'eau,
c'est l'équipe qu'on amène avec soi.
Aller dans l'eau, c'est le geste final pour faire le travail,
mais la préparation, c'est 90% du chantier déjà.
Et la préparation se fait avec toute l'équipe.
C'est toute l'équipe qui va venir donner son expertise,
qui est là pour veiller.
Voilà, on est...
Alors moi, je suis d'origine italienne,
mais bon, c'est pas que pour ça que mon équipe, c'est ma famille.
On veille les uns sur les autres.
...
Aujourd'hui, tu es maman d'une fille qui a 14 ans.
Oui.
Donc tu as commencé ton métier avant d'être maman.
Mais moi, les questions que j'ai envie de te poser,
c'est comment ta fille de 14 ans vit le métier de sa maman ?
Ma fille est née dedans.
Son papa est escapandre encore aujourd'hui.
Mais quand elle est née,
j'étais obligée de m'accompagner partout,
déjà quand je travaillais au bureau,
parce qu'en tant que patronne,
vous imaginez bien qu'il n'y a pas que l'intervention,
il y a toute la gestion de la société à côté des employés.
Donc quand j'étais sous l'eau,
elle était souvent chez la nounou.
Et quand elle était avec moi dans le bureau,
elle dormait dans un nid que j'avais fait avec le narguilet,
avec lequel je respire.
Là, j'ai comme un poussin, jamais été dedans.
Et elle a grandi au milieu de ses décors de la mer en permanence,
des éponges, des casques lourds,
des casques anciens, on en avait aussi dans le bureau.
Elle a grandi avec le fait que je lui explique
toujours ce que j'allais faire parce qu'elle avait très peur au début.
Elle me disait,
« Mes maman, je comprends pas ton métier, il est très dangereux. »
À la limite, elle ne voulait même pas mettre la tête sous l'eau
pour aller faire le baptême de plongée.
Je ne sais pas que ça l'avait écœuré, mais elle avait peur.
Parce que mon métier, il était dangereux,
parce qu'elle me voyait revenir très fatiguée,
parfois avec des péripéties.
Parfois, l'ordre d'interview,
je montrais des images qu'elle n'avait pas vu.
Je disais « Mes mamans, c'est vraiment toi qui rentrait là-dedans. »
Je lui expliquais toujours ma mission.
Elle connaissait les risques.
J'ai essayé d'être totalement honnête
et de lui montrer un petit peu tous les jours
ce que j'allais préparer comme matériel, ce que j'allais faire.
Elle a grandi avec ça.
Elle peut nous l'expliquer aussi bien le métier de scaphandrière que moi aujourd'hui.
C'est très bien ce que c'est.
Mais quand elle veut aller à l'eau maintenant,
ce n'est pas avec des bouteilles, c'est en libre.
Elle adore la plenée, elle adore la mer.
Et voilà, la nature aussi.
– En fait, elle a une passion de l'eau différente.
– Différente.
– Que toi.
Moi, j'étais un bunker.
Il n'y avait rien qui pouvait m'arrêter.
Je voulais aller travailler au fond et rien ne pouvait m'arrêter.
Elle regarde ça avec notre envergure.
Elle aime juste la mer, la nature.
Et surtout, c'est une artiste.
Elle dessine extrêmement bien et elle aime faire les images, la photo sous-dou.
– Quand on enregistre cet épisode,
on vient de se terminer une conférence sur les océans à Nice.
On peut dire que la scaphandrière aujourd'hui,
c'est le premier témoin de la biodiversité des fonds marins.
Il me semble que tu as créé une association dans ce sens.
Ça fait plusieurs années que tu exerces ce métier.
Est-ce que toi, tu as vu des changements, une évolution ?
Comment tu peux nous l'expliquer ?
En fait, cette biodiversité sous-marine, ce fonds marin qui se meurt ?
– En toute honnêteté, j'ai une autre vision.
Moi, je travaille dans l'industrie de la pétrochimie.
J'étais dans la pollution 24 heures sur 1.4.
Je l'ai plongé dans les hydrocarbures aussi, que vous imaginez bien.
Mais la Méditerranée est loin d'être morte.
Moi, j'ai grandi dans la Méditerranée aussi, j'ai vu la Guadeloupe.
Alors oui, il y a des normes impactes de la pollution que l'homme réalise tous les jours.
Et la plus lourde de conséquences, c'est celle qui est invisible.
Parce qu'une fois qu'on quille à le niveau de l'eau,
tout ce qui est jeté dedans, personne ne le voit.
Mais il y a des lourdes conséquences en termes de pollution.
Maintenant, on a énormément d'associations de scientifiques et de choses qui sont créées
qui permettent de limiter ça, voire même de faire revenir des espèces qui n'y étaient plus.
Donc moi, j'ai vu une évolution, certes, pas forcément dégradée.
Parce que j'étais dans la pollution, je ne pouvais pas plus en voir que ce que j'avais au quotidien.
Mais en termes de plonger sous-marine, c'est vrai qu'on a beaucoup moins de poissons qu'avant.
Ça, c'est sûr.
Bon, forcément, quand il y a des tonnes de poissons par jour qui partent dans les filets, c'est un impact.
Mais la Méditerranée encore une fois est loin d'être morte.
Et j'ai plein d'espoir sur tout ce qui est fait actuellement.
Parce que l'humain se réveille toujours à la dernière minute, mais il se réveille.
Et j'ai foi vraiment en la science.
Il y a tous ces gens qui œuvrent tous les jours pour que ça change.
Donc moi, je pense qu'il y a bon espoir.
Aujourd'hui, donc ton métier, c'est un métier extrêmement dangereux.
Comment tu expliquerais, comment tu calmerais la peur des enfants aujourd'hui ?
Des enfants sont...
J'y vais pas parce que j'ai peur.
Au niveau de l'eau.
Au niveau de l'eau.

Et je prends moi, je suis maman de deux petites filles.
Je me souviens très bien, elles sont donc 4 et 6 ans.
Que les premiers moments, dès que la mère ne voyait pas le fond,
elles étaient dans une sorte d'angoisse, d'anxiété.
Et il fallait que l'eau soit vraiment très claire.
C'est-à-dire que quand il y a des algues, elles ne veulent pas y aller.
Parce qu'elles sont cette appréhension.
Toi, tu as l'impression que ta vie, tu la passes dans le noir.
C'est l'eau.
Comment en fait tu guéris cette peur d'aller dans l'eau chez nos enfants ?
Alors déjà, c'est le fait d'aller extrêmement doucement.
Vous avez votre monde qui est à terre.
Et vous demandez à un humain de se mettre sous l'eau.
Déjà, à la base, c'est pas naturel, on va dire.
Même si on a grandi dans une poche d'eau pendant 9 mois,
il faut pouvoir retrouver cette sensation.
Ensuite, c'est un monde totalement différent dans lequel vous pouvez pas respirer.
Donc la peur, déjà un enfant, quand vous...
ou même une personne, quand vous faites un baptême de plongée,
l'erreur de beaucoup de clubs, c'est de les amener dans un endroit où ils ont pas pieds.
Et où ils voient énormément de maîtres de sous leurs pieds, justement.
Ils ne peuvent pas, ils voient la profondeur et ça, ils ont cette appréhension-là.
C'est pour ça que tu commences jamais dans une piscine ?
Je commence déjà au bord de l'eau.
Ça veut dire que moi, quand je fais un baptême de plongée,
il faut que les gens doucement, d'abord je les regarde avec un masque et un tuba,
savoir s'ils arrivent à respirer avec la bouche,
parce que ça part de là, respirer avec la bouche et qu'ils oublient leur nez.
Ensuite, si je vois qu'ils contrôlent ça, donc j'attends que leur respiration se calme,
leur dit, ok, je prends avec moi les bouteilles de plongée le détendeur
et ils respirent sur mon détendeur.
Je leur mets pas l'équipement lourd dessus pour pas les accabler.
Et ensuite, quand je vois qu'ils ont compris ce que c'était que respirer dans un détendeur,
doucement je leur mets la bouteille de plongée
et je vais dans des endroits évolutifs où je sais que si ils paniquent,
pouf, ils ont juste à se lever, ils ont pieds et ils mettent la tête hors de l'eau.
Il faut aller doucement, ce n'est pas notre monde.
Je dirais pas qu'il ne faut pas en avoir peur, je dirais l'inverse.
Je dirais qu'il y a des règles
et cette planète bleue, assez règle, il faut les respecter.
Donc il faut aller très progressivement.
Il ne faut pas d'un coup les mettre où il y a 20 mètres d'eau sous l'or.
On a commencé l'enregistrement avec ce parallèle avec Tintin,
Caffandrier dans le trésor du rac-camel rouge.
Est-ce que toi tu as trouvé des trésors pour la mer ?
Oui, lors de mes missions en archéologie sous-marine
parce que j'ai participé à de très belles missions.
Au large de l'île-mer, j'ai fouillé pendant plusieurs années
sur une épave qui se trouvait à 56 mètres de fond.
On a remonté énormément d'enfort.
Mais les enforts, c'est les peaux d'aujourd'hui.
C'est les caraphe, c'est les vases d'aujourd'hui.
On avait la saumure, on avait un petit peu tout dedans du vin.
Quand on en a vu une, deux, trois, douze, après, l'enfort reste une enfort.
Ce qui va faire la différence dans ce que vous trouvez,
c'est les petits objets du quotidien de ces gens-là.
On avait trouvé un petit squelette de chats.
On essaye d'imaginer l'histoire du chat.
On avait trouvé un petit dé en os pour ceux qui jouaient à bord.
Donc ces objets du personnel, une semelle en cuir,
qui avait 2000 ans.
2000 ans.
Dans le run, sur les fouilles du buste de César
ou de Harle Run le chalant aussi,
quand j'étais sur ce fouille dans le run,
on a trouvé des visages de Vénus.
Ça veut dire que depuis 2000 ans, elle dormait.
Et doucement, vous avez cette couleur blanche porcelaine
qui se découvre et quand vous balayez l'estédiment avec la main,
vous voyez un visage de femme endormie.
Et là, vous la réveillez.
Ça fait 2000 ans qu'elle dort.
Donc moi, j'ai beaucoup attaché de sentiments à l'histoire.
Et donc on reboucle avec ta passion de l'histoire,
ta curiosité, de rêve de petite fille.
On va terminer cet enregistrement avec le portrait chinois.
Oui.
Tu as demandé, tu posais quelques questions et tu me diras pourquoi.
Tu as l'expérience ?
Si tu étais un animal marin, tu serais.
Si tu étais un animal marin, je serais un dauphin.
Voilà. Un dauphin parce que le dauphin, c'est l'intelligence.
C'est pas parce que tout le monde aime les dauphins.
Moi, je suis aussi passionnée de requins.
C'est le dauphin parce que c'est l'intelligence, c'est la grâce.
C'est qu'il est extrêmement curieux face à l'humain.
Je veux dire, joueur, protecteur et que la famille veut dire quelque chose.
Profondément quelque chose.
J'ai pas posé cette question, mais tu as été faite à des requins.
Oui.
En Égypte, quand j'ai plongé en Égypte,
et je suis plongée en face du Soudan,
je suis passionnée de requins blanc.
C'est un animal qui est aussi extrêmement puissant,
mais qui a énormément de mystères en lui.
Il a résisté pendant des siècles, des millénaires.
Il est toujours là évolué et il est magnifique.
C'est un animal magnifique.
Si tu pouvais être une figure historique, tu arrêterais laquelle ?
Léonard de Vinci.
Celui qui a dessiné un scaphandre.
Oui, parce que c'était un visionnaire.
Et dans notre monde, quand tout est géré par l'informatique,
des images qui vous sont envoyées comme ça dans les yeux,
d'être un visionnaire, d'avoir encore sa propre créativité,
ses propres visions des choses,
je trouve que c'est un trésor vraiment que l'humain possède,
et c'est dommage de le perdre.
Si tu pouvais vivre dans un autre siècle,
le siècle de Léonard de Vinci.
Ou l'Egypte ancienne,
je suis passionnée de l'Egypte pour la grandeur de ses constructions,
son génie dans la construction.
Ce qui va très bien avec ton métier.
Tu es extrêmement lié.
Si tu pouvais inviter une femme inspirante sur ce podcast.
Si je pouvais, je l'aurais dit, j'hésite.
Le problème, c'est que j'hésite beaucoup,
mais j'aime beaucoup Simone Veil.
Voilà, très inspirante, forcément.
La paix, c'est ce qui m'a empliqué énormément.
Et après, j'ai été beaucoup inspirée par même des actrices,
qui m'ont fait juste rêver à travers leur film,
mais que moi, j'avais pris comme une réalité possible.
J'aurais dit, voilà,
j'aurais dit, si vous n'avez ouver,
j'aurais dit, ce genre d'actrices-là qui me plaît,
qui sont très aventurières,
elles sont autant dans le passé que dans le futur.
Et on va terminer avec la signature du podcast.
Quel serait ton message d'abord aux jeunes filles et ensuite aux garçons ?
Je vais leur donner le même message que moi,
j'ai pu avoir de la part d'autres personnes
et que j'ai pu confirmer avec le temps,
c'est de toujours vivre dans le but de réaliser sa passion,
de toujours avoir des rêves et de jamais s'imaginer,
même une seconde, qu'on ne peut pas les atteindre.
Parce que l'humain, il peut faire beaucoup de mal, c'est sûr,
et il en fait énormément,
mais il est capable de choses tellement extraordinaires.
Chaque humain, je ne parle pas des grands, des scientifiques,
tout humain possède en lui des capacités qu'on est loin de connaître,
qu'on a en nous profondément,
et si vous avez cette flamme-là de passion qui est la 24h sur 24,
elle vous poussera à atteindre vos objectifs.
Et c'est un message que t'adresses aux garçons et aux filles ?
Bien sûr.
Merci beaucoup, Géraldine Parody.
Merci à vous pour cette invitation.
Nouvelles héroïnes !
Si cette histoire t'a inspiré,
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C'est ultra précieux pour continuer le développement du podcast Nouvelles héroïnes.
Si tu veux vivre d'autres aventures, tu peux aussi les lire,
notamment l'histoire de Clarice Kramer,
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dans le livre Nouvelles héroïnes,
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Bienvenue sur Nouvelles Héroïnes, le podcast qui inspire et donne confiance à une nouvelle génération de filles et garçons à travers des histoires vraies de femmes d'hier et d'aujourd'hui, libres, pionnières et singulières comme Miel Abitbol, Violette Dorange, Lena Mahfouf, Simone Biles, Tatiana Brillant, Caroline Aigle, Katia Krafft, Aya Nakamura, Hélèna Bailly, Marguerite et Marine de la Star Academy, Kelly Massol, Jane Goodall, Louane, Clarisse Crémer, Angèle, Surya Bonaly ou encore Clarisse Agbegnenou... Chaque mercredi, je raconte l’histoire d’une femme qui a osé faire de ses rêves une réalité et tracer son propre chemin. Peu importe ses origines. Peu importe ses différences. Peu importe le regard des autres. Dans ces histoires, les filles trouveront un écho à leur propre cheminement et les garçons pourront devenir leurs meilleurs soutiens. J'espère qu’elles seront pour les parents, aussi une réponse à leurs questionnements de parents soucieux de dégommer tous les stéréotypes du quotidien. Un podcast 100% indépendant, imaginé et créé par Céline Steyer (c'est moi 👋), maman de deux petites filles, née avec une agénésie de la main gauche, engagée sur les réseaux sociaux pour l’inclusion et la diversité et élue Femme 2025 du prix ELLE x La Tribune. A partir de 8 ans parce qu'il n'est jamais trop tôt pour rêver grand. ✨ Le podcast est aussi adapté en livre édité par Larousse Jeunesse, RDV chez votre libraire préféré et en ligne ✨ Pour suivre les coulisses du podcast et mon engagement, abonnez-vous à mon LinkedIn (+25k abonnés) ✨ Pour interagir avec les héroïnes, abonnez-vous au compte Instagram (+45k abonnés) P.S. : Vos likes, abonnements et avis 5 étoiles comptent énormément, car ça participe au développement et au financement du podcast ! Alors, je compte sur vous ! Céline 💜 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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