[INTERVIEW] 1/2 - "Il faut changer ce discours qu'on a avec notre corps", avec Chloé Leger Witvoet

Durée: 36m18s

Date de sortie: 17/09/2025

A 28 ans, Chloé s'apprête à traverser l'Atlantique à la nage et j'ai eu la chance de la rencontrer il y a quelques semaines pour qu'elle me partage comment sa passion pour l'eau est née.


⚠️ Cet épisode est en format interview et en deux parties. Dis-moi si tu veux plus de conversations avec des nouvelles héroïnes sur le podcast. En plus des histoires évidemment.


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Crédits : Nouvelles Héroïnes ©️ tous droits réservés.


Cette histoire a été imaginée et écrite par Céline Steyer, créatrice de podcasts engagée, d'après l'histoire vraie de Chloé Leger Witvoet.

Interview : Céline Steyer

Enregistrement : chez Studio Module dans le 19e arrondissement à Paris.

Réalisation sonore : Les belles Fréquences


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...
Nouvelles héroïnes.
...
Et moi, aujourd'hui, mon corps, je lui dis pas à,
elle était beau, je lui dis non, merci,
parce que grâce à toi, ça me permet de faire
tout ce que je suis en train de faire,
et je me sens forte et je me sens bien.
Faut essayer de changer ce discours qu'on a avec notre corps.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Et un jour, il me dit,
mais je sais pas, ça pourrait t'intéresser
peut-être de faire cette traversée.
Et moi, j'avais même pas besoin de réfléchir.
C'était un automatique, oui, bien sûr, je suis là.
Nouvelles héroïnes.
Faut que chaque jour, tu te fasses quelque chose
qui te fait réellement plaisir,
faire cette petite marche qui te fait plaisir,
voir cette...
Vraiment écouter cette musique qui te fait plaisir,
parce qu'en fait, des fois, moi, je réalise que,
pendant des mois, je me fais pas plaisir une fois,
que j'allume pas cette bougie vraiment juste pour moi,
que je l'allume pour les autres,
mais que je l'allume pas pour me faire plaisir à moi.
Donc vraiment, se faire plaisir à soi tous les jours.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Elle est une nouvelle héroïne
qui a choisi de traverser l'Atlantique à la nage,
pas pour la gloire, ni pour battre le record,
mais pour réveiller les consciences.
Aujourd'hui, je t'emmène à la rencontre
de Chloé Légé, Vitvoutte.
Elle a 28 ans,
elle est nageuse en eau libre,
et elle est dit qu'elle est une éco-aventurière.
Elle est amoureuse des grands défis collectifs,
condatrice de l'OMG Swim for Change,
et surtout, c'est une voie forte
pour un sport qui a du sens.
Elle a déjà traversé le détroit de Gibraltar,
elle a descendu la Seine à la nage,
elle a nagé de Marseille à Barcelone
pour sensibiliser à la pollution des Mécos.
Chloé n'a pas choisi la facilité,
elle a choisi le sens,
et c'est aussi ça être une nouvelle héroïne.
Bienvenue dans le monde surprenant des nouvelles héroïnes,
aujourd'hui, les pieds dans l'eau et l'esprit en éveil.
Douvelles héroïnes.
Bonjour, Chloé.
Bonjour.
Merci beaucoup d'être ici.
Je vais te poser une première question.
Est-ce que tu as un mot pour définir ton enfance ?
Mon mot, ce sera la joie.
Un mot pour définir ton adolescence ?
Plutôt timide.
Un mot pour définir ton passage à l'âge adulte ?
L'audace.
Et aujourd'hui, quel est le mot qui définit plus
tes émotions
avant cette veille de traverser l'Atlantique ?
Beaucoup d'excitation.
Joie, timide,
audace, excitation.
Alors ma première question,
dans quel environnement, Chloé, tu as grandi ?
J'ai grandi dans un environnement et je pense que le mot joie
le raconte bien, beaucoup de bienveillance dans une famille avec beaucoup d'amour
et avec des parents quand même un peu fous
qui nous aient fait plein de choses où le mot impossible n'était pas vraiment
dans le vocabulaire donc on avait beaucoup de liberté
et beaucoup d'aventure en famille.
Tes parents étaient de grands sportifs,
ce que j'entends dans ce que tu dis un peu fou,
ils étaient des grands sportifs ?
Ils étaient sportifs, oui.
Et après, ils sont surtout remis au sport à 40 ans,
beaucoup de triathlon et donc le sport après a vraiment animé tout leur quotidien.
Et donc, c'était des sportifs pour eux.
Le sport, c'était le centre de leur vie presque.
Tu as un petit accent quand j'ai entendu tes interviews,
tu as un anglais parfait.
Donc j'imagine que tu as grandi dans un pays anglophone.
J'ai eu la chance de grandir à l'étranger.
Je suis partie de la France, j'avais 4-5 ans.
On est partis vivre en Chine à Shanghai.
Donc j'ai vécu 6 ans en Chine après 7 ans en Thaïlande,
après un petit passage aussi par Singapour.
Et moi, j'ai fait mes études en Angleterre.
Donc ça fait que 5 ans que je suis revenue en France.
Quel est cet enfant sans Chine ?
Donc tu quittes la France ta 5 ans, tu m'as pas dit que tu as des frères et soeurs ?
J'ai deux petites soeurs.
Deux petites soeurs, donc tu es l'aînée.
Alors comment on grandit en Chine ?
Qui est quand même le pays le plus pollueur au monde ?
Alors déjà, c'était une autre époque.
Nous, quand on est partis en Chine, c'était en 2002.
Et c'était quand même au tout début de la croissance de la Chine.
Donc on a aussi vécu cette croissance et ce développement.
C'était vraiment génial parce que c'était l'occasion d'être différent dans le pays.
Avec ma soeur, Gabriel, en plus, j'avais les cheveux plus clairs à l'époque.
J'étais presque blonde.
On était de petites blondes en Chine et on était visuellement tellement
différentes des autres.
Et donc les gens nous arrêtaient dans la rue, les gens voulaient absolument prendre des photos
avec nous, on n'arrivait pas à aller à un endroit sans quelqu'un.
Fait prendre une photo avec nous juste parce qu'on était de petites blondes
en Chine à cette époque-là.
Et donc je pense que d'avoir vécu cette expérience, d'être la personne différente,
la personne qui ne ressentent pas aux autres, ça vous a...
Je pense que ça a quand même créé quelque chose en nous qui nous disait,
c'est ok d'être différent, c'est ok de faire quelque chose très différent des autres.
Et quel est le système éducatif que t'as suivi ?
J'étais dans une école internationale et avec le curriculum qui était anglais,
donc british, donc tout était en anglais.
Et après, les élèves venaient partout dans le monde.
On avait plus de 50 nationalités dans l'école.
Shangueil, alors il faut que je vérifie ma géographie.
On n'est pas du tout au bord de la mer aussi, on est au bord de la mer.
On est presque au bord de la mer.
Parce qu'aujourd'hui, tu es naïcheuse,
est-ce qu'il y a un moment dans cette enfance où tu te souviens de cette
première émotion quand tu vas dans l'eau ?
Comment tu es devenu amoureuse de cet élément naturel ?
Mon amour de l'eau, elle vient de mes deux papiers.
En fait, chacun côté de ma mère, mon papier, il était en Bretagne.
Et donc tous les été, mes parents, ils nous envoyaient en France pour passer du temps
avec nos grands-parents.
Donc je passais déjà deux semaines en Bretagne avec mon grand-père qui lui avait
un bateau et qui était pêcheur, donc il nous emmenait tous les été sur en mer,
sur son bateau, on plongeait du bateau, on faisait du skinotique derrière son bateau.
Et vraiment, c'est lui, il était amoureux, amoureux de l'océan.
C'était son plus grand amour.
Et donc il m'a vraiment transmis ça.
Et après, de l'autre côté, mon grand-père, il vivait en haut de sa voie,
plutôt dans les montagnes, mais il était amoureux de l'eau et vraiment
fou de cet élément.
Et donc l'été, il nous faisait toujours une petite piscine.
Il nous construisait une petite piscine avec un bac en plastique.
Vraiment, ça ressemblait à rien.
Il nous remplissait le bac d'eau et au milieu du jardin, on jouait, on faisait des bagards d'eau.
Tout l'été, en fait, l'eau, c'était notre élément, en fait.
Et on se marrait là-dedans.
Donc je pense que c'est grâce à eux que j'ai eu cet amour de l'eau.
Et aujourd'hui, j'ai encore cette sensation quand je touche l'eau.
Tout va bien, en fait.
Ça me calme tout de suite et ça m'amène beaucoup de joie.
Les enfants, ils ont souvent,
alors on ne dit pas forcément peur, mais cette appréhension de l'eau.
Je vois, par exemple, mes filles,
il faut que l'eau soit extrêmement claire et qu'elle voit le fond dès qu'il y a des algues ou que c'est un peu plus sombre ou un peu plus profond.
Ils ne veulent pas y aller.
Comment est-ce que tu les aiderais à franchir le pas pour y aller dans l'eau ?
Il pourra ne pas avoir cette peur.
Il faut le faire par petites étapes parce que je pense qu'en fait, si on revient avant, même quand on est plus jeune, on n'a pas peur de l'eau.
Quand on voit les bébés, vraiment les enfants très jeunes, l'eau, c'est quand même notre élément.
On a grandi pendant 9 mois dans l'eau.
Donc en fait, on est quand même naturellement OK avec ça.
Mais je pense que cette peur de l'eau, elle arrive très vite.
Mais c'est plus les parents, la société autour de nous qui nous...
Un parent va toujours dire à son enfant,
« Faire attention, on ne va pas trop loin ».
Et donc cette peur, je pense qu'elle vient des gens autour de nous.
Et qu'en fait, si on aide vraiment les enfants et les petites filles à avoir cette confiance,
et c'est par prendre des petites victoires à chaque fois.
Moi, je sais que je donnais quelques cours à des jeunes enfants de natation.
Et la première chose qu'on apprend, c'est cette confiance dans l'eau.
C'est de ne pas avoir peur, c'est de mettre la tête sous l'eau.
Et en fait, on le va par des petites étapes et par des petits jeux aussi.
On met un petit arceau au fond de l'eau et il faut aller le chercher.
En fait, il faut aussi créer le jeu là-dedans avant de tout de suite rentrer dans le...
Bon, il faut avoir la bonne technique, il faut bien nager.
Et vraiment, par petit pas comme ça,
lâcher cette peur qui est juste une peur que les autres nous ont mis sur nous.
Oui, tu veux dire qu'il y a nous, parents, on est un petit peu ceinture bretelle,
bouée, etc., qui font en fait leur donner confiance.
Et que l'eau s'appelle ton meilleur ami,
en tout cas, toi, ça l'est aujourd'hui.
On va revenir à tes deux grands-pères.
Aujourd'hui, et on va y revenir, mais j'ai cette impression
que tu racontes des histoires dans la mer.
Enfin, toi, tu racontes ta propre histoire.
Est-ce que tu as des souvenirs d'histoire ?
Parce que j'imagine, en fait, tes papiers comme le vieil homme à la mer,
en fait, qui est sur le bateau et qui va te raconter.
Alors moi, j'ai fait la traversée, voilà ce que j'avais cuit.
Est-ce que tu as des souvenirs de ces histoires ?
Ou est-ce qu'il y a une histoire de mer qui t'a marqué quand t'étais enfant ?
Pas spécialement des histoires, en tout cas, de mes papiers.
Ils m'ont raconté d'une histoire, mais plutôt de la guerre, en fait.
Et plutôt ce qu'ils ont vécu à ces moments-là.
Mais je pense qu'ils n'ont pas spécialement eu vraiment l'occasion
de vivre des vraies aventures en mer.
Parce que si c'était pas spécialement accessible à tout le monde,
je pense que la première histoire
dont je me souviens d'avoir appris en mer,
c'était celle plutôt de Gert Sheude Adderley,
qui est la première femme qui a traversé la manche à la nage.
J'ai appris cette histoire très jeune, en fait.
J'ai entendu son prénom et j'ai entendu cet exploit.
Et elle s'est toujours restée dans ma tête,
comme étant quand même une grande aventure
qu'elle en plus réussit, avec tout ce qui était contraire
dans ce moment-là.
Et c'est un peu la première histoire d'aventure en mer
qui m'a vraiment fascinée.
Tu parlais donc de cette joie.
J'ai l'impression que vous étiez une grande famille.
J'ai entendu dans des interviews que tu parles de tes cousins,
de tes cousins.
Il y avait cette espèce de déjà grand collectif
et qui jouait, qui faisait des aventures ensemble.
Toujours cette valeur du partage,
de ne jamais vouloir faire quelque chose seul,
elle reste encore aujourd'hui.
La natation, c'est un sport de solitude,
c'est un sport où on a un seul.
Mais en fait, moi-même dans les aventures
que je suis en train de créer, qu'on est en train de créer,
je ne veux absolument jamais être seul.
L'aventure qu'on va faire, je vais la partager avec mon mari.
Il y aura aussi quatre autres personnes à bord avec nous.
Et ça, je pense que ça vient du fait que,
quand j'étais jeune, on ne faisait jamais du sport seul.
Le but, ce n'était pas du tout de le faire seul pour son exploit,
pour son record.
C'était juste de le partager et de s'amuser avec les cousins,
avec les copains, avec la famille.
Et à l'école en Chine, en école internationale,
parce qu'il y avait beaucoup de sports collectifs.
Est-ce que c'était beaucoup plus soutenu
que alors tu n'as pas connu le système français ?
Mais on a deux heures de sport par semaine.
Comment tu vis le sport et comment le sport est mis en avant
en école internationale ?
Ça, c'est vraiment un point hyper positif
dans ces écoles et dans le système british, en tout cas,
parce que je le comparais avec mes cousines qui étaient en France.
Nous, par exemple, l'école, elle finissait très tôt,
plutôt à 14h30.
Et donc, on avait deux heures entre 14h30 et 16h30
pour faire du sport ou pour faire d'autres activités culturelles,
artistiques, autres.
Mais il y avait vraiment un temps tous les jours de la semaine,
du lundi au vendredi,
dédié à pratiquer quelque chose hors du curriculum,
en fait, extra scolaire.
Et moi, donc, c'était beaucoup rempli par la natation.
Je n'ai âgé trois fois par semaine.
À quel âge ?
Déjà en sixième.
J'ai commencé en sixième.
Donc à 10 ans, tu commençais déjà trois heures par semaine.
Trois heures par semaine.
Oui.
Mais pourquoi la natation, en fait, à ce moment-là ?
Tu l'avais choisi parce que tu avais s'hésité en Bretagne,
parce que tu pouvais choisir d'autres sports ?
Je pouvais choisir d'autres sports.
J'ai jamais été très forte en sport collectif.
En fait, j'ai beaucoup de peur et beaucoup de manque de confiance.
Et moi, quand je suis en sport co,
j'ai toujours l'impression que je vais décevoir l'équipe,
que je vais être nulle, que je vais décevoir l'équipe.
Donc, j'avais vraiment beaucoup de mal dans ces sports-là.
Et donc, je faisais de la natation et de la course à pied.
Et c'était des sports qui m'allaient bien.
Et je pense que c'est mes parents et ma mère qui me l'a conseillé au début.
Et après, c'est resté.
Est-ce qu'il y a un moment donné, un déclic,
ou tu as pris conscience que la nature était en danger ?
Je l'ai pris conscience sur la partie vraiment de nature.
C'était un peu plus tard.
Parce qu'en fait, quand j'étais ado,
je faisais plein de projets associatifs.
Mais comme j'étais plutôt à l'étranger,
surtout en Thaïlande, il y a énormément de pauvreté.
Et ma sœur, en plus, est orpheline et adoptée.
Donc, tous mes projets, je m'engageais beaucoup.
J'avais beaucoup secréter engagement,
mais c'était plus sur des thématiques de comment mieux aider les enfants
à être éduqués quand ils sont orphelins,
comment aller récolter de l'argent,
comment soutenir ces communautés-là.
Tu faisais ça en Thaïlande quand tu étais ado ?
Toutes mon adolescence,
c'était créer des associations, participer à des associations.
Moi, je revenais à l'école le samedi,
parce qu'en fait, on accueillait dans notre école
et dans notre établissement scolaire des orphelins,
qui eux, malheureusement, n'avaient pas beaucoup d'endroits pour louer,
de piscines, ils n'avaient pas accès à tout ça.
Et donc, on les a invités dans notre école le samedi.
Nous, on allait les encadrer pour passer du temps avec eux dans l'eau,
dans la piscine, leur donner cette expérience-là
qui n'avait pas du tout, sinon, s'ils n'avaient pas accès à ça.
Donc, moi, j'étais très engagée, déjà,
surtout ces sujets-là, et la partie.
Et j'avais même dit à ma mère, quand j'étais ado,
maman, mais je comprends pas pourquoi tout le monde en Europe,
ils sont à fond sur l'environnement.
C'est pas le plus gros problème dans le monde,
le plus gros problème, c'est, voilà,
tous ces gens qui n'ont même pas de quoi manger ou vivre,
parce que j'étais entourée de ça, c'était mon quotidien.
Je voyais ça autour de moi partout.
Et après, donc, ce côté environnement est venu plutôt après,
plutôt quand j'étais en étude et que je suis revenue en Europe,
et que j'ai aussi pris conscience
que oui, avec notre consommation et notre manière de vivre,
qu'il y avait un gros impact derrière.
Je t'ai pas demandé la profession de tes parents.
Ils sont tous les deux ingénieurs
et ont travaillé plutôt en des grosses entreprises.
Donc, en fait, tu as eu une passion
de des sciences, des mathématiques pendant ton tasse-colarité ?
Oui, et j'étais forte à ça.
C'était des matières qui me plaisaient bien
et que je comprenais bien.
En fait, j'aime beaucoup les maths.
Et donc, j'ai suivi un peu dans cette voilà aussi
de vouloir faire ingénieur.
Est-ce qu'en Chine et en Dailand, tu étais révoltais ?
Est-ce qu'il y avait ces stéréotypes de gens,
ces inégalités que tu pouvais voir entre les filles et les garçons ?
Que ce soit quand tu étais à l'école ou quand tu étais au collège ?
Je le voyais, en fait, même juste beaucoup à l'école.
Moi, ce qui me révoltais beaucoup à l'école,
surtout à l'adolescence, c'était la manière
dont on parlait du physique des filles.
Et moi-même, je l'ai vécue.
En fait, je trouve qu'on scrutait beaucoup les corps,
on parlait beaucoup des corps.
Moi, je recevais énormément de commentaires sur mon corps.
En plus, à l'adolescence, quand le corps de la femme est en train de changer,
qu'on est en train d'avoir des hanches, des seins, tout ça,
moi, je pense que presque tous les jours,
je recevais un commentaire sur mes seins d'un autre garçon à l'école
ou d'une autre fille, même.
Et j'avais beaucoup de mal avec ça.
Et je trouvais qu'on ne parlait pas du physique des hommes,
on ne commentait pas ce qui portait à l'école.
Voilà comment leur corps, eux, aient changé.
Mais on parlait beaucoup des filles.
Et ça, t'as tristé ? T'étais malheureuse ?
J'étais malheureuse.
C'est pour ça que le mot que j'ai utilisé pour l'adolescence, c'est triste,
parce que ça m'a mis un gros coup à ma confiance en moi,
surtout qu'en plus, en Thaïlande, en fait,
les filles asiatiques ont souvent des plus petits 5 des filles européennes.
Et donc, il n'y avait même pas...
J'avais même pas l'opportunité d'acheter des soutiens gorge à ma Thaï.
Il n'y avait pas ça dans le pays.
On a fait tous les magasins avec ma mère.
Je me souviens que le week-end, la mission, c'était d'aller trouver
un soutien gorge à ma Thaï qui n'avait même pas...
Donc, en plus, j'y arrivais même pas à m'habiller à l'école
dans les habits qui m'allaient.
Et ma mère, après, à chaque fois qu'on rentre en France,
on essaie de trouver quelque chose des solutions.
Et ça, c'était compliqué.
Et j'avais vraiment du mal à accepter
mon corps qui a changé tellement vite
et de recevoir des commentaires
et de ne pas avoir les bons habits aussi, d'être jugé par un t-shirt
qu'il y a 6 mois.
Bah, ça allait.
Et là, 6 mois plus tard, en fait, il ne ressemblait plus du tout
la même manière sur mon corps.
Ça a été très, très dur.
Et j'avais, en fait, besoin de cacher mon corps.
J'avais du mal à le mettre en avant.
Mais ce qui est intéressant, c'est que tu as choisi un sport
ou c'est le sport qui t'as choisi ou tu montres ton corps.
Mais tous les ans, je voulais arrêter la natation.
Tous les ans, je disais à ma mère, j'ai envie d'arrêter.
En plus, tous les ans, il y avait plein de filles
qui arrêtaient la natation.
Je pense que quand j'ai commencé en 6e,
en club de natation, on devait être presque une vingtaine de filles
de mon année qui faisaient de la natation.
En terminale, on n'était plus que deux.
Chaque année, les filles arrêtaient parce que oui, parce qu'en fait,
c'était un sport où tu passais 2 heures l'après-midi en mailleux de bain,
où tu t'exposais complètement ton corps.
Et c'est ma mère qui me disait, mais reste dans le sport,
ça te va bien. Sinon, on vraiment trouve autre chose,
mais il faut absolument que tu gardes un sport.
Parce qu'en fait, sinon,
moi, cette période-là, je l'aurais vécu 1000 fois pire.
Si j'avais pas eu la natation,
qui m'a quand même donné un minimum confiance en moi et confiance en mon corps à ce moment-là.
On dit que le sport est vecteur de confiance et que c'est important.
Moi, les cours de natation, je le vivais plus trop mal
parce que c'était ce jugement des autres.
J'avais aussi honte de mon corps.
Tu te sens pas bien, etc.
Et tu te... J'aimais pas les cours de natation en collectif,
mais j'aimais bien nager tout seul.
Voilà, j'avais plus cette solitude.
Et après, ce qui était différent, c'est que les cours de natation en collectif,
c'est avec tout le monde de la classe.
Donc, il y a un peu ce côté jugement.
Là, comme c'était le club de natation le soir, on était là pour nager.
Il y avait presque plus de différence entre les garçons, les filles,
parce qu'on était tous là pour nager.
On était tous dans nos niveaux de nage.
En plus, ça a mixé les âges aussi parce que c'était vraiment par niveau de natation.
Et donc, je me sentais presque moins jugé à la natation que la journée à l'école,
habillée, mais jugé sur ce que je portais parce que ça avait une forme différente
sur mon corps qu'une autre femme.
Là, je pense à toutes les auditrices adolescentes qui vont écouter.
Qu'est-ce que t'aimerais leur dire à ces jeunes filles qui vivent peut-être
la même situation que toi, tu vivais à l'époque ?
De ce corps qui change, de ces cours de natation face au regard des autres,
des garçons, des autres filles, tu l'as dit, souvent, c'est aussi les filles.
On se juge les cabines à la piscine.
Moi, je me déshabillais toute seule.
Je me déshabillais pas avec une autre fille.
Qu'est-ce que tu leur dirais aujourd'hui ?
Je dirais que, déjà, je comprends que c'est un moment compliqué.
Et je dirais surtout qu'il faut garder un sport.
Pendant ces années-là, il faut avoir un moment dans sa journée
où on prend soin de notre corps, où on aime notre corps,
finalement, le sport à la fin de notre séance de sport.
On se dit bravo, merci à ce corps qui m'a permis de faire ça.
Et il faut essayer de changer ce qu'on regarde là-dessus.
Et moi, aujourd'hui, mon corps, je lui dis pas, ah, t'es beau.
Je lui dis non, merci parce que, grâce à toi,
ça me permet de faire tout ce que je suis en train de faire
et je me sens forte et je me sens bien.
Il faut essayer de changer ce discours qu'on a avec notre corps.
...
On va revenir donc là à l'adolescence.
Tu arrives sur les aînés lycées.
Est-ce qu'à ce moment-là, tu sais exactement,
hier, j'étais avec des jeunes auditrices qui m'intervievaient
et qui m'ont posé cette question.
Est-ce que tu savais le métier que tu voulais exercer
quand t'avais 15 ans ?
Oui, mais j'étais très différente.
Après, je l'exerce plus aujourd'hui.
Mais oui, parce que j'ai eu un prof aussi qui me l'a montré.
Parce que c'était un métier assez atypique.
Je voulais être ingénieur, mais en fait, je voulais créer des produits.
Donc je voulais vraiment être quelqu'un qui réfléchit à un produit
et qui se dit, bon, ce produit faudrait qu'on le développe
plutôt de cette manière-là.
Et je ne sais pas pourquoi, mais très jeune,
je savais déjà que je voulais faire ça.
Mais parce qu'il y a un prof à l'école qui me l'a montré.
J'étais en Thaïlande.
Toutes mon adolescence, j'étais en Thaïlande.
Et je...
Dans quelle ville ?
A Bangkok.
T'étais à Bangkok.
Et donc j'avais cette chance-là, mais je me souviens d'avoir...
Je ne le disais pas à tout le monde.
Vraiment, je pense qu'il n'y a que vraiment mes meilleurs amis
et mes parents qui étaient au courant.
Mais ce n'est pas quelque chose que je voulais dire à tout le monde.
J'avais assez peur de ce que les gens allaient penser de ce métier
que je voulais faire, qui n'était quand même pas un métier classique,
on va dire.
Mais je savais très bien déjà ce que je voulais faire.
Et après, j'ai fait des études là-dedans.
Donc, Téfi, t'as passé un bac scientifique.
Il y avait encore le bac scientifique à l'époque ?
Oui, aussi.
Mais quand t'es en lycée internationale, c'est différent.
C'est un bac international.
C'est un bac international.
Ça fonctionne à peu près pareil.
Tu choisis les matières.
J'avais choisi maths et physique.
Donc, plutôt scientifique pour après rentrer en école d'ingénieur
avec spécificité vraiment sur la création de développement de produits.
Mais est-ce que toi, t'avais créé des produits déjà
dans ton, dans ta vie ?
Oui, j'avais, moi à l'école, quand j'étais ado,
comme j'étais dans plein d'associations et que j'avais plein de choses à faire,
j'écrivais ma toudou sur mes mains.
Je pensais à des choses en classe et je me dis, ah oui, ce m'est dit,
il faut que je m'occupe de ça, il faut que j'aille voir cette personne,
il faut que je fasse ça.
J'écrivais ma toudou sur les mains et donc, j'avais de l'encre partout
sur mes mains et sur mes bras.
Et donc, j'avais imaginé ce produit où c'était une montre.
A l'époque, c'était une montre connectée.
Ça n'existait pas encore.
Mais c'était une montre connectée où je pouvais écrire ou les ados
pourraient écrire leur toudou sur leur montre,
pour pas écrire sur leurs mains.
C'était une Apple Watch ?
C'est ça.
Apple Watch avant de l'Apple Watch.
Ok, t'as un petit peu de Steve Jobs en toi.
En tout cas, j'ai beaucoup trouvé des solutions.
C'est plus ça, c'était vraiment le dire, on a un problème.
Comment est-ce qu'on peut trouver une solution à ce problème ?
Est-ce que c'est un produit concret,
un service concret, quelque chose comme ça ?
Et dans tes associations le samedi matin,
tu crées des produits avec les enfants, ceux qui les offrent l'un ?
Ça, c'était plutôt pas assez de bon moment avec eux.
Vraiment, ils pouvaient parler avec eux.
Je pense que pour des enfants comme ça,
c'est surtout leur montrer que tout est possible,
que s'ils travaillent bien à l'école,
qu'ils pourront faire quelque chose d'incroyable avec leur avenir.
Et c'était surtout ça,
parce que malheureusement, c'est des enfants qui,
comme non pas de parents, n'ont pas trop d'images,
de personnes qui sont plus âgées, qu'on fait des métiers,
qui n'ont pas trop ces exemples-là.
Donc c'était aussi plutôt parler avec eux et leur montrer ces exemples-là.
Que tout était possible.
Donc tu fais ces études d'ingénieur, on est en Calene.
2014, j'ai passé mon bac.
Ah oui, t'es beaucoup plus jeune que moi, je suis de réaliser.
Donc en 2014, tu passes ton bac, tu rentres en école d'ingénieur,
dans quel pays ?
En Angleterre.
En Angleterre.
Comment ça se passe, l'école d'ingénieur en Angleterre ?
Déjà, vous avez une proportion comme en France, 20% de filles.
Un peu moins, je pense qu'on était plus sous à l'entour de 8-10%.
C'était pas beaucoup.
Déjà, je me souviens de ce premier jour,
parce que mes parents, à cette époque-là,
vivaient à Singapour avec mes deux soeurs,
donc vraiment à l'autre bout du monde.
Et moi, je suis arrivée en Angleterre toute seule,
avec deux grosses valises avec mes habits, mon vélo,
parce que je faisais du triathlon déjà,
et donc j'avais un vélo.
Et je suis arrivée toute seule en Angleterre,
arrivée dans cette université pour essayer.
Et j'arrivais, je tirais mes deux grosses valises et mon vélo pour arriver,
essayer de trouver ma chambre le jour où ça allait commencer.
T'étais enquel université ?
J'étais à Love Pro,
université qui est au milieu de l'Angleterre,
et qui est connue pour faire du sport.
Et c'est aussi pour ça que je l'avais choisi,
parce qu'il y avait un très bon diplôme d'ingénieur,
mais la piscine était aussi incroyable.
Et quand on était allés visiter avec ma mère,
et qu'on avait vu la piscine, on s'était regardé,
« Ouais, ce sera ici, c'est sûr que tu vas vouloir aller ici ».
Et donc c'est sûr que je me souviens de ce premier jour où je suis rentrée
dans notre premier amphithéâtre, avec tous les ingénieurs,
en plus on mixait aussi les ingénieurs Meka et tous les autres ingénieurs,
et on était tellement peu de filles dans cette salle.
C'était des centaines de mecs,
et on était quelques filles.
Et en plus tout de suite, je suis rentrée dans cette salle,
et je me suis dit « Ouais, je me sens tellement différente des autres
dans cette salle ». Je repensais à cette petite blonde en Chine,
qui ressemble, qui était vraiment très différente des autres.
J'ai eu cette même sensation dans cet amphithéâtre en école d'ingénieur.
Et comment t'as vécu, alors, toutes ces années ?
T'as fait trois ans d'études ?
J'ai fait cinq ans d'études.
C'est cinq ans.
J'ai rejoint, on avait une association qui s'appelait les femmes ingénieurs,
que quelques femmes avaient constituées.
L'idée, c'était déjà un de les filles qui étaient en étude d'ingénieurs,
que nous, on ait des moments aussi entre nous pour mieux se connaître,
pour créer un peu cette solidarité féminine.
On avait aussi des employeurs qui venaient,
parce qu'en fait, les employeurs, ils venaient beaucoup à l'université
pour essayer de recruter, mais à chaque fois qu'ils venaient,
il y avait dix hommes autour d'eux.
Et c'était une fille qui était essayée de leur parler.
En fait, c'était impossible.
C'était bloqué par cette muraille d'hommes qui avaient cette audace
et l'envie d'aller leur parler.
Et donc, ils organisaient une journée qui était que pour les filles.
Donc, il fallait absolument être une fille.
Et il y avait tous les employeurs qui venaient juste pour rencontrer
les futures femmes ingénieurs.
Et en plus, on allait aussi dans les écoles pour aller parler aux jeunes filles
adolescences, leur montrer ce qu'on faisait en études,
les métiers qui étaient plutôt liés à ma théosciences
et que c'était aussi possible pour elles de faire ça.
Tu disais tout à l'heure qu'un mot pour qualifier ton passage à l'âge adulte,
ça a été l'audace.
Est-ce que tu te souviens de la première chose audacieuse que tu as réalisée ?
On peut considérer que partir faire ces études en Angleterre,
quand ses parents vivent à Singapour, est audacieux.
Mais est-ce qu'il y a quelque chose qui relit du coup le sport,
l'audace et toi ?
Je pense qu'il y a plein de choses pendant cette période où j'avais un peu cette
mentalité de bon, j'y vais.
Mais ma première année,
donc j'étais, j'avais, je venais faire ma première année d'études.
Donc j'avais 19 ans.
Et l'été, j'avais trouvé un stage en Chine pour aller faire un stage dans une
entreprise en Chine, ma paix, qui faisait des produits scolaires, la règle flex, tout ça.
D'accord.
Et donc j'allais travailler deux mois dans leur usine en Chine pour faire mon
premier stage. Et mes parents étaient à Singapour et eux, ils m'avaient dit,
pour le week-end de ton anniversaire, comme ça tombait pendant l'été,
viens nous voir à Singapour pour au moins passer le week-end ensemble.
Et par contre, nous, on fait un triathlon ce jour-là.
Donc, tu viens, ce sera beau, ce sera au bord de la plage, ce sera un bel hôtel.
Viens juste pour profiter du soleil et de la plage.
Et moi, je leur dis, ah, bah non.
Si je viens vous voir et que vous faites un triathlon,
bah moi aussi, j'ai envie de faire un triathlon.
Et là, ils m'ont dit, oui, mais c'est un semi-ironman.
C'est quand même une distance, c'est presque six heures de course.
Alors attend, semi-ironman, c'est six heures de course à pied.
C'est le temps de course à peu près de six heures.
Le temps d'effort est de six heures.
Les distances, c'est presque deux kilomètres de natation,
90 kilomètres de vélo et un semi-marathon.
Donc semi-marathon, 21 kilomètres.
21 kilomètres de course à pied.
Donc c'est un temps d'effort à peu près équivalent à cinq, six heures.
Donc ça commence à être assez endurance.
Et tu as quel âge ?
J'avais 19 ans.
Mais tu faisais déjà des triathlons ?
Je faisais déjà quelques petits triathlons,
mais j'avais jamais fait cette distance-là.
Et ironman, tout est dans le nom de cette discipline.
Je sais pas si vous pouvez dire une discipline, mais en tout cas, oui.
Ironman, c'est la distance de triathlon la plus dure.
Et là, c'était la moitié.
Donc c'est le semi-ironman qui est déjà une distance, c'est un L en fait.
On appelle ça un triathlon L.
Et moi, j'avais large.
L'arge.
Voilà.
Après, il y a XL.
Après, il y a XL.
Et donc j'avais dit à mes parents,
« Bah non, mais moi, si je viens vous voir et que vous faites ça,
moi aussi, j'ai envie de m'inscrire et le faire ».
Et mes parents me disent « Mais t'es sûr ?
C'est quand même un semi-ironman, c'est quand même long, t'as 19 ans.
Ok, si tu veux, on t'inscrit.
Plus, c'était mon week-end anniversaire.
Et donc je suis arrivée ce week-end là et j'ai fait cette course.
Et j'ai adoré.
Je pense que je suis même finie.
J'ai même fini deuxième féminine.
Et donc j'ai...
T'as terminé deuxième femme ?
Deuxième de ma catégorie.
De ta catégorie.
Et...
La catégorie, c'est en fonction de quoi ?
De l'âge.
De l'âge.
Et je me souviens parce que je me suis dit, si j'avais fini première,
j'aurais pu me qualifier pour la championnat du monde.
Et après, j'ai dit à mes parents, on revient l'année prochaine,
je la refais, je finis première.
Et tu disais en tout début d'interview
de cette femme qui avait traversé la manche à la nage et qui avait réussi.
Qu'est-ce que c'est pour toi, la réussite ?
Là, tu dis que tu as réussi, t'as fini deuxième féminine dans ta catégorie.
Ça veut dire quoi ? Comment tu le...
Tu le définis ?
Pour moi, la réussite, elle n'est pas spécialement liée à un temps ou...
En fait, surtout quand on fait beaucoup de sport d'endurance,
c'est plus de l'avoir fait, d'avoir accompli un petit peu cette idée
qu'on avait dans la tête, qui était folle, de l'avoir fini, terminé.
Je trouve qu'en fait, c'est une preuve à soi-même.
Quand je vois cette femme qui est réussie à traverser à la manche,
je me dis qu'elle a mis un tampon, qu'elle a montré que c'était possible.
Et je trouve que c'est ça, en fait, ça enlève le I.M. du mot
et ça devient possible.
Et après, je me dis qu'en fait, ça ouvre tellement de possibilités.
Donc moi, quand j'ai fini ce premier semi Ironman,
oui, j'étais super contente parce que j'avais fait une belle course,
mais en fait, ça a vraiment enlevé pour moi.
C'était un moment tellement marquant pour me dire
mais en fait, tu peux faire des triathlons très longs et tu peux les finir
et tu as encore de l'énergie.
Pour moi, après, ça m'ouvre, c'était une ouverture verte.
En fait, tu vas pouvoir faire plein de choses.
Tu vas pouvoir faire des courses encore plus longs,
faire des triathlons encore plus longs.
Et c'était plus ce côté quand tu finis quelque chose,
tu dis ça veut dire que derrière, si j'ai réussi ça,
je peux faire plein d'autres choses.
Donc ça ouvrait le champ des possibles dans ton esprit.
Tu parlais tout à l'heure de ta petite sœur
qui était orpheline que vous avez adoptée.
Est-ce que, du coup, elle suivait ce chemin ?
Avec mes sœurs, on était toutes les trois très différentes.
Et je pense que c'est chouette aussi parce qu'il n'y avait pas
spécialement de comparaison l'une entre l'autre.
Gladys, elle a force et sa créativité.
Et je me souviens quand elle était petite,
elle écrivait déjà des livres.
Et vraiment, elle était toute petite et elle écrivait des vraies histoires
avec des vrais livres.
On en reparlait l'autre jour avec une copine.
Et c'était impressionnant et ça, ça a force.
C'est ça, c'est sa créativité.
Ce qui l'a motivé elle, et c'est aussi pareil que moi,
c'est cette passion, en fait.
Cette passion pour la créativité.
Donc, quand t'as cette passion, il n'y a presque plus de limites.
Parce que tu es juste portée par la passion.
Je trouve que quand il y a l'aspect sport,
t'es obligé de réussir pour quelque chose pour te dire.
Est-ce que cette passion, je peux la continuer ?
Et elle est encore plus loin.
Mais je trouve qu'avec le côté créatif,
en fait, la passion, elle t'amène à plein endroit différente.
Et Gabrielle, elle était aussi beaucoup dans le sport,
mais plutôt dans le sport collectif.
Donc, elle, elle avait vraiment cette force.
Elle était dans beaucoup d'équipes différentes de sport,
beaucoup de foot, de softball.
Et c'était aussi une petite fille très sportive.
Et mes parents adoraient aller la voir à toutes ces compétitions sportives.
En plus, c'était les sports courts.
C'est aussi très marrant à aller voir.
Il y a beaucoup de rebondissements,
il y a beaucoup d'encouragement d'équipes.
Donc, c'était...
Elle avait beaucoup ce côté sport-équipe.
Et elle trouvait aussi beaucoup le plaisir dans le sport.
Et je pense que c'est quelque chose qu'on partageait.
Ou pour nous, le sport avant tout, c'était s'amuser,
se faire plaisir et être avec des amis, en fait.
T'as jamais rechigné avant d'aller
de faire du sport ?
Ah, si, bien sûr.
Alors, c'est sûr que, bien sûr, c'est compliqué.
Il y a des jours, on n'a pas envie.
Il y a des jours, on a la flemme.
Les entraînements, trois fois par semaine, à la piscine,
il y a plein de jours où j'avais pas envie.
D'ailleurs, quand il y avait la période où il y avait des orages,
donc il y a une saison en Thaïlande où il y a beaucoup d'orages.
Et souvent, ça explose l'après-midi.
Donc, pendant nos entraînements,
et comme la piscine était en extérieur,
s'il y avait l'orage, on ne pouvait pas avoir l'entraînement.
Et donc, quand vous voyez l'orage arriver
et que tu n'avais vraiment pas envie que tu avais la flemme,
tu t'en vas dire, ouais, super.
On ne va pas nager longtemps, il y a l'orage qui va arriver.
En fait, même quand on a la flemme quelques jours comme ça,
c'est qu'en regardant en arrière, on se dit oui,
mais en fait, d'avoir continué, d'avoir réussi à faire ça pendant tellement longtemps,
aujourd'hui, même si j'ai la flemme,
je sais que je vais quand même prendre plaisir,
que ça va me faire du bien et je vais aller chercher autre chose, en fait, ce jour-là.
Merci d'avoir écouté ce nouvel épisode de Nouvelles Héroïnes.
C'était un format un peu différent
de ce que je te propose d'habitude
et j'aimerais beaucoup savoir ce que tu en as pensé.
Est-ce que ça t'a plu ? Est-ce que ça t'a inspiré ?
Est-ce que tu aimerais plus de conversations diffusées
sur le podcast pour la prochaine saison ?
Tes retours comptent vraiment parce que ce podcast,
je le construis aussi avec toi.
Alors, écrit-moi sur Instagram,
nouvellezéroïne.podcast ou par e-mail.
Je lis tout et tes messages me donnent l'énergie de continuer.
Et je vous laisse pour le moment,
de continuer à raconter ces histoires.
Merci d'être là.
Merci de faire vivre ces voix.
A très vite pour la découverte d'une nouvelle héroïne.
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Bienvenue sur Nouvelles Héroïnes, le podcast qui inspire et donne confiance à une nouvelle génération de filles et garçons à travers des histoires vraies de femmes d'hier et d'aujourd'hui, libres, pionnières et singulières comme Miel Abitbol, Violette Dorange, Lena Mahfouf, Simone Biles, Tatiana Brillant, Caroline Aigle, Katia Krafft, Aya Nakamura, Hélèna Bailly, Marguerite et Marine de la Star Academy, Kelly Massol, Jane Goodall, Louane, Clarisse Crémer, Angèle, Surya Bonaly ou encore Clarisse Agbegnenou... Chaque mercredi, je raconte l’histoire d’une femme qui a osé faire de ses rêves une réalité et tracer son propre chemin. Peu importe ses origines. Peu importe ses différences. Peu importe le regard des autres. Dans ces histoires, les filles trouveront un écho à leur propre cheminement et les garçons pourront devenir leurs meilleurs soutiens. J'espère qu’elles seront pour les parents, aussi une réponse à leurs questionnements de parents soucieux de dégommer tous les stéréotypes du quotidien. Un podcast 100% indépendant, imaginé et créé par Céline Steyer (c'est moi 👋), maman de deux petites filles, née avec une agénésie de la main gauche, engagée sur les réseaux sociaux pour l’inclusion et la diversité et élue Femme 2025 du prix ELLE x La Tribune. A partir de 8 ans parce qu'il n'est jamais trop tôt pour rêver grand. ✨ Le podcast est aussi adapté en livre édité par Larousse Jeunesse, RDV chez votre libraire préféré et en ligne ✨ Pour suivre les coulisses du podcast et mon engagement, abonnez-vous à mon LinkedIn (+25k abonnés) ✨ Pour interagir avec les héroïnes, abonnez-vous au compte Instagram (+45k abonnés) P.S. : Vos likes, abonnements et avis 5 étoiles comptent énormément, car ça participe au développement et au financement du podcast ! Alors, je compte sur vous ! Céline 💜 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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