Coucou Emma, c'est Céline du podcast Nouvelle Zéroïne.
Est-ce que ça te dit de venir m'interviewer le 18 juin dans un vrai studio de podcast à Paris ?
Coucou Céline, oh ouais, ça serait trop bien !
Super, j'ai trop hâte.
Nouvelle Zéroïne
Est-ce que tu avais une héroïne qui t'inspirait quand tu étais plus jeune ?
Nouvelle Zéroïne
Est-ce qu'il y a un moment où tu as été un peu perdu, où tu as eu des choix très difficiles à faire
et tu t'es dit, bon bah là faut que je choisisse ?
Nouvelle Zéroïne
Est-ce que c'est compliqué d'assembler la vie personnelle et la vie professionnelle ?
Nouvelle Zéroïne
Nouvelle Zéroïne
Nouvelle Zéroïne
Nouvelle Zéroïne
Aujourd'hui, j'ai le bonheur de recevoir une auditrice très spéciale.
Emma, 12 ans, passionnée, curieuse, est très fidèle à ce podcast qu'elle écoute même sous la douche
ou le matin en s'habillant, c'est-à-dire.
Emma, c'est cette jeune fille qui a pris le temps de m'écrire un message profondément touchant.
Elle a commencé par me dire quelque chose qui m'a fait chaud au cœur.
Avant tout, un grand bravo pour l'épisode 100.
Il vous a demandé tant de travail, c'est l'un de mes préférés.
Mais Emma ne s'est pas ratée là.
Elle m'a parlé de confiance, de téréotypes, de ce que ça fait à 12 ans
d'entendre qu'une fille devrait faire de la danse plutôt que du foot
ou qu'elle ne devrait pas aimer les sciences parce que c'est pour les garçons.
Mais elle, elle sait.
Elle sait qu'on peut aimer les tubas essaies et les crampons.
Qu'on peut être une fille rebelle, brillante et libre, même si ça bouscule.
Et surtout qu'une fille doit décider seuls, ce qu'elle peut ou pas faire.
Et puis Emma m'a aussi soufflé un rêve.
Elle l'adorait faire un stage dans l'équipe de nouvelles héroïnes.
Elle m'a confié qu'elle aimerait beaucoup échanger avec Pénélope Le Prévot
parce qu'elle aussi fait de la compétition sportive en escrime.
Emma m'a même proposé une idée d'invité.
Julia Cantel, ingénieur en sûreté nucléaire,
qui milite activement pour les carrières scientifiques des filles.
Elle l'a rencontré lors d'un projet scolaire
et serait prête à me transmettre ses coordonnées si besoin.
Ce message d'Emma, c'est exactement la raison pour laquelle ce podcast existe.
Pour faire naître des élan, des projets de la confiance.
Et pour voir des jeunes filles s'autoriser à rêver grand, à parler haut et à oser dire,
moi aussi, j'ai envie de faire partie de l'aventure.
Alors, bienvenue dans le monde surprenant des nouvelles héroïnes.
Et à vous qui écoutez, voici Emma.
Bonjour Emma.
Bonjour.
Alors Emma, est-ce que tu as une question ?
Ah, des questions, j'en ai pas qu'une, j'en ai beaucoup.
Vas-y.
Donc la première, c'est plus dans un tour de ton enfance et comment t'as grandi.
Est-ce que quand t'étais petite, tu es dit, moi je veux faire ça, t'avais un métier de rêve ?
Moi, j'ai grandi dans une famille, donc j'ai un petit frère qui avait 5 ans de moins que moi.
Et en fait, j'ai grandi dans une famille où mes parents n'avaient pas fait d'études.
Donc très vite, ils ont déporté leur envie, en tout cas, le fait qu'il fallait que je fasse des études.
Donc j'étais plus, en fait, il fallait que j'étudie, il fallait que je travaille à l'école,
il fallait que j'ai des bonnes notes et je me posais pas trop la question de quel métier il faut à tout prix que je fasse ça.
Et c'est plutôt à ton âge que j'ai développé, j'ai envie d'être journaliste parce que j'avais bien fouiné,
parce que j'étais curieuse de tout, parce que j'avais envie de découvrir le monde.
Et j'avais une autre passion qui était les voyages.
À l'époque, en fait, on cherchait pas un voyage sur Internet.
Donc maman allait dans les agences de voyage et elle récupérait tous les catalogues de voyage.
Et quand je les avais à la maison et qu'elle avait ses copines qui venaient,
et bien moi je feuilletais ses catalogues et j'inventais des circuits, des voyages pour ses copines.
Donc c'était plutôt lié à une découverte du monde et au fait de devenir journaliste.
Mais tu vois, mon stage de troisième, je l'ai fait dans une pharmacie.
En seconde, je voulais devenir prof de mathématiques.
Et au final, j'ai fait une classe préparatoire et une école de commerce.
Donc rien à voir avec le métier journaliste.
Est-ce que tu avais une héroïne qui t'inspirait en été plus jeune ?
J'avais pas vraiment d'héroïne.
Je m'identifiais pas, il n'y avait pas une héroïne qui m'inspirait.
Même les héroïnes Disney, ça m'inspirait pas du tout en fait.
J'avais pas du tout envie de devenir cendrillon blanchenège.
Même si on ne racontait pas du tout l'histoire derrière toutes ces histoires comme aujourd'hui.
J'étais assez fascinée par les livres, par exemple, de la comtesse de Seigur.
J'avais beaucoup ces livres-là.
Mais j'avais pas une héroïne auquel je m'identifiais.
Même pas une chanteuse, mes chanteurs préférés, c'était Rogue Vazine et Patrick Bruyel.
Et même, non, j'avais pas de chanteuse.
En tout cas, j'avais pas une héroïne auquel je pouvais m'identifier.
J'avais envie de dire bon, j'ai envie de devenir camale.
Est-ce qu'il y a une rencontre qui t'a bouleversé, une rencontre avec quelqu'un ?
Je repense par exemple dans l'épisode de Tiffane Soldé quand elle a raconté...
C'était Maud Prouveau qui rencontre Tiffane Soldé.
C'était Maud Prouveau qui porte une prothèse et qui va dans un événement.
Et elle voit Tiffane Soldé avec une prothèse et elle avait enlevé la mousse.
Elle voit sa prothèse.
Mais salut !
Je sais qu'il y avait une nouvelle héroïne qui avait rencontré une championne.
Il y a perdu sa jambe dans un accident de moto, je crois.
Je sais plus bien qui c'était, mais j'ai oublié le nom.
Mais comme la joueuse de tennis-fouteuil, Pauline...
Ah oui, Pauline Desroulades et Cléo.
Exactement, ouais.
Exactement.
Cléo qui a eu un accident de voiture et qui a perdu sa jambe quand elle avait trois ans.
Et elle a rencontré aussi lors d'un événement Pauline Desroulades
qui était effectivement, c'est un peu comme Tiffane Soldé et Maud Prouveau.
Est-ce que j'ai une rencontre qui a changé ?
Je ne vois pas une rencontre qui a été un déclic pour moi.
Je pense que c'est plutôt les obsacres qu'on m'a mis qui m'ont construite.
Mais tu vois, j'ai pas un moment donné où je me suis dit
tu vas pas dans par rapport à mon agénésie.
Et en fait, moi, je n'avais pas de personne qui me ressemblait.
Et c'est lors d'un enregistrement de nouvelles héroïnes,
donc Solène Pirret, qui est la championne d'Escalade,
qui a exactement la même chose que moi.
Et je lui dis, mais c'est fou, qu'il est fallu que j'attende 40 ans
pour rencontrer quelqu'un qui avait la même chose que moi,
qui était née aussi avec une agénésie.
Mais sinon, j'ai pas eu de rencontre qui a vraiment façonné.
Ça a plutôt été un cheminement et pas une rencontre.
T'es plutôt des plusieurs petites rencontres qui m'ont dit, bon,
ben ou déclic en fait.
Vu que tu nous avais dit que t'avais un petit frère,
est-ce que tu étais un modèle pour ton tueur ?
Parce que moi, j'en ai deux.
Et je sais qu'il y a des fois, ils ont envie de tout faire comme moi un peu.
Est-ce que c'était pareil avec ton petit frère ?
Alors lui m'a toujours dit que oui, j'étais un modèle pour lui.
Et en fait, je ne le comprenais pas parce que je le trouvais beaucoup plus intelligent.
Il avait eu une meilleure mention que moi au bac.
Je le trouvais vraiment très brillant, très intelligent.
Et je sais qu'il va écouter cet épisode et je le crois toujours.
Et même aujourd'hui, tu vois, c'est très dur de se dire modèle pour quelqu'un.
Même si je pense, j'en suis absolument convaincue,
qu'on est toujours le modèle de quelqu'un d'autre,
parce qu'on a toujours quelque chose à apprendre à quelqu'un.
Et donc là, j'ai pris...
Ça, c'est des questions qui vont plus porter sur tes études et ton parcours professionnel.
Mais après le bac, tu t'es dit, OK, je vais faire ça ou t'étais...
Je vais faire quoi là ?
Alors c'est drôle parce que...
Donc, je me suis dit que je vais faire ça.
Je t'ai dit que j'avais fait mon stage de troisième dans une pharmacie.
Mais au bout d'une journée, j'avais plus d'outout envie de bosser en pharmacie.
Et en fait, c'est...
J'ai fait...
Alors aujourd'hui, je crois que ça n'existe plus, mais j'ai fait un bac S,
un bac specific option math, parce que j'étais passionnée de math
et parce que, en fait, c'était ma matière favorite.
J'étais très bonne en math.
Et en fait, mes meilleurs amis, en tout cas,
une de mes meilleurs amis a fait un école de commerce après le bac.
C'est la possibilité.
Mais moi, j'avais une obsession.
Je voulais faire une préparation.
Quand j'y pense aujourd'hui et quand je lui dis, je me dis,
elle est bossée pendant deux ans,
travaillé en classe préparatoire.
J'adorais travailler.
J'adorais faire des devoirs.
J'adorais étudier.
J'étais vraiment cette première de classe.
Et donc, j'ai fait une classe préparatoire aux écoles de commerce.
Et ensuite, j'ai intégré une école de commerce.
Et c'est pendant mon école de commerce que tu sais, tu choisis de faire un stage.
Et d'abord, j'ai fait un premier stage dans le luxe.
Ça m'a pas trop plu.
Et en deuxième année d'école de commerce,
j'ai eu un petit copain qui a fait un stage
dans la maison de production de Luc Besson.
Luc Besson, c'est le réalisateur de Cinquième élément.
Il n'y a pas les mini-moises aussi.
Oui. Alors de ta génération, oui, exactement.
Mais c'est un grand réalisateur.
Il avait sa boîte de production qui s'appelle Europe Acrp.
Et en fait, c'est un petit copain.
On n'est pas restés très longtemps ensemble.
Et lui, moi, j'étais en deuxième année.
Et lui, il a fait une année de saisure à Paris.
Et je l'entendais dire que c'était génial.
Et donc, à ce moment-là, je me suis dit,
« Bah moi aussi, j'ai envie de faire une année de saisure.
Et je me suis filmé Martelle en tête.
Que je travaillerais soit dans le cinéma,
soit dans la production, soit la télévision.
Donc, j'ai envoyé à l'époque.
C'était des CV.
J'écrivais à la main.
Il n'y avait pas internet.
On n'en voyait pas son CV par internet.
J'avais envoyé à TF1, M6, France Télévisions, Warner, Universal,
toutes les maisons de prod et maisons de cinéma.
Et je disais, en fait, c'était à Paris.
Et donc, mes parents m'avaient pas trop léger ce choix en disant,
« Bah un coup de scelline, il faut que tu débrouilles toute seule.
Donc, il faut que tu payes ton appartement toute seule.
Et à l'époque, les stages, t'étais payé 300 euros.
Donc, tu faisais pas grand chose avec 300 euros à Paris.
Donc, j'avais d'abord choisi de faire six mois de stage chez IBM
dans une grande boîte informatique.
Et ensuite, il y a Universal Studios qui m'a proposé un stage de six mois.
Je me souviendrais toujours.
Quand j'ai dit à mon père, bon, voilà,
là, j'ai l'opportunité de faire six mois en stage chez Universal.
Il m'a dit, mais scelline, comment tu vas payer le loyer en mangeant tes DVD ?
Et du coup, j'ai dit, non, mais je vais y arriver.
Je vais à tout prix faire ça.
Et j'ai adoré.
Ça m'a vraiment révélé.
J'ai rencontré d'ailleurs plein de...
J'avais rencontré les acteurs de Fast & Furious.
Je vais rencontrer Franck Dubosque.
J'ai adoré.
Et quand je suis partie, je suis partie vivre en Suède.
J'ai fait mon Erasmus en Suède.
Et quand je suis rentrée, pareil, je me suis dit,
ben moi, je veux continuer à la télé ou dans le cinéma.
Et j'ai travaillé chez M6.
Mais j'étais vraiment déterminée.
Je voulais à tout prix travailler dans ce qu'on appelle l'inter-timement de divertissement.
Est-ce qu'il y a un moment où tu as été un peu perdu,
où tu as eu des choix très difficiles à faire et tu t'es dit, bon,
là, il faut que je choisisse et il me faut que je renonce.
Il faut que je choisisse et renoncer.
Il y en a un, il faut choisir et il y en a un, il faut renoncer.
Je pense que j'ai surtout un regret.
Mais qui, en fait,
faut pas avoir de regrets, ça s'est passé comme ça.
Et j'ai eu l'opportunité d'aller vivre à Londres
quand j'étais chez M6 en 2008.
Et en fait, c'est mes parents, c'est ma maman qui m'avait dit,
mais si tu vas vivre à Londres,
ça va être compliqué.
Tu ne vas pas gagner beaucoup de sous.
Tu n'as pas retrouvé ton appartement à Paris.
Et en fait, je pense que elle, elle a un peu projeté la peur
qu'elle avait que je ne réussisse pas à Londres.
Et ça a été un de mes regrets.
Mais au final, je pense que ça a été ma construction
et j'ai trafcé mon chemin après.
Et qu'est-ce que tu donnerais comme conseil à une fille qui te dit,
ou même une de tes propres filles qui te dit,
je ne sais pas comment faire là,
j'ai le choix entre ça et ça.
Qu'est-ce que je choisis, comment je le choisis ?
Alors avec le recul, quand il y a un doute, il n'y a pas de doute.
Si il y a un truc que tu ne sens pas, c'est que tu ne le sens pas.
En fait, je pense que ça vient vraiment de soi.
Si il y a quelque chose que tu veux vraiment faire
et que tu sais que tu vas réussir et que tu te lèves,
non mais c'était ça et c'est ça et j'en suis convaincueux.
Il faut y aller.
Et même si ça se termine et j'aime pas du tout le mot échec,
tu apprendras et tu continueras.
Et je pense qu'en fait, ce qui m'avait bloqué,
c'était les peurs de mes parents.
Et j'aurais peut-être dû plus écouter ma petite voix intérieure
qui disait, mais si Céline, tu vas y arriver.
Et même si c'est un échec, tu te plantes,
eh bien c'est pas grave, tu feras autre chose.
Et on continue et on avance.
Du coup, avant d'écrire Novel Zeroine,
tu travaillais chez M6, tu faisais quoi chez M6 ?
Alors moi, j'ai commencé chez M6 à l'époque de toutes les téléréalités.
Donc à l'époque de Love Story, de Popstar qui a révélé Mad Pokora.
Donc j'avais rencontré Mad Pokora, Les Slee, Alicez, Abel Bent,
enfin toutes les chanteuses qui ont été révélées par ces téléréalités.
Et moi, je m'occupais de développer les produits dérivés des émissions de M6.
Donc voilà, il y avait plein de choses.
Ils avaient par exemple diffusé le dessin animé de Charlotte Aufresse.
Tu vois ce que c'est, Charlotte Aufresse ?
Oui, c'est la citouille capitaine de la maison.
Des zones fraises.
Et donc moi, j'avais développé une dinette, Charlotte Aufresse.
Et en fait, les produits étaient vendus en casque à journaux ou par abonnement.
Donc moi, j'avais vraiment une casquette de chef de produits.
Je développais plein de produits dérivés,
issus des squads, des licences qu'acheter M6, soit des émissions de la chaîne.
Est-ce que c'est compliqué d'assembler la vie personnelle et la vie professionnelle ?
Avant Nouvelle-Zéroïne, oui.
Depuis Nouvelle-Zéroïne, non.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Parce que je pense que le fait de devenir maman
et le fait de ne plus réaliser le rêve de quelqu'un d'autre
m'a complètement aligné avec ce que je veux faire,
les temps libres que je veux, le temps que je veux passer avec ma famille,
avec mon mari, avec mes filles, avec moi-même.
Faut pas se oublier.
Et je pense qu'aujourd'hui, j'ai construit
mon agent d'aide vie, en fait, toute ma vie autour de ce projet
et comment j'avais envie de la vivre.
Et en fait, je suis seule à mettre à sa bord.
Ça, ça concerne plus le podcast.
Pourquoi t'as donné comme nom Nouvelle-Zéroïne et pas un autre nom ?
Alors, c'est-tu ?
Je crois que ça, c'est une grosse confidence que je vais faire.
Mais avant que Nouvelle-Zéroïne naisse, il y avait un nom de code.
Et c'était Magic Little Hunt, qui veut dire la petite main magique.
Parce que tu écoutais l'épisode 100
et tu connais, c'est que ma main gauche est appelée par des copines,
enfin les filles de mes copines ou par mes filles, la main magique.
Et en fait, je voyais comme cette petite main magique,
elle m'avait aidé à devenir moi, enfin elle m'avait construite, à faisais partie de moi.
J'avais envie que ce podcast accompagne toutes les jeunes filles qui l'écoutent.
Donc c'est pour ça que j'ai disait Magic Little Hunt.
Le problème, c'est que Magic Little Hunt, c'est pas très parallèle,
c'est en anglais. Et en fait, je commençais à faire les visuels du podcast,
la vignette, j'avais lancé un compte Instagram.
Et en fait, je me vois très bien, c'était un samedi soir.
Et je me disais, mais ça va pas en fait, c'est pas parlant, ça va pas...
Et c'est trop personnel.
Et du coup, j'ai un peu brainstormé.
Et je me suis dit, bah, Nouvelle-Zéroïne, culotté, c'était déjà fait,
les culottés de Pénélobageux, Fire Bell, c'était déjà pris,
Ribelgerz, donc je me suis dit Nouvelle-Zéroïne,
parce qu'il y a un côté héroïne, on parle beaucoup des superhéros,
et Nouvelle, parce qu'il y a ce côté...
C'est l'autre aujourd'hui un peu, c'est...
C'est celle d'aujourd'hui et avec une sorte de...
Cette nouvelle génération, tu vois, c'est...
Parce que les nouvelles héroïnes, c'était vous, c'était toi,
c'était les futurs qui écoutaient en fait le podcast.
Tu m'avais dit que t'avais plutôt la posture de la première de classe,
et ce qu'on t'a déjà appelé l'intellô de la classe,
ce que moi, on appelle l'intellô, la faillote,
même si je ne suis pas la première de classe, comment tu réagissais,
quand on disait, oh, c'est la première de classe.
Et bien, tout ça, est-ce que j'ai envie de te dire, moi, j'étais fière, quand même.
J'avais été, je me souviens, j'avais eu les meilleures notes au brevet blanc,
et j'avais été exclu, enfin, j'avais été exclu,
on ne parlait pas, et en fait, bah moi, j'étais plutôt fière après à nous dire,
surtout que j'étais en compétition, en classe, avec un garçon.
Et en fait, le garçon, je le batais systématiquement.
Et enfin, systématiquement, il y a quelques fois, il me batais,
et moi, j'étais très fière d'être la première de classe, c'était moi.
Et puis, en fait, on essaye de te mettre des étiquettes,
de te mettre dans une case.
Toi aussi, t'es peut-être la première de classe,
où l'intellô laisse-le dire, en fait.
Je pense qu'il faut se dégager de ses propos et de ses mots,
et te dire, bah oui.
Et alors, voilà, je suis très contente d'avoir des très bonnes notes,
et si vous voulez m'appeler comme ça...
Comment tu choisis les femmes que tu aimerais mettre dans le podcast,
comme moi, parce qu'il y a quand même beaucoup de femmes inspirantes,
il y en a plus aujourd'hui.
Mais comment tu dis, cette semaine, je vais faire elle, et je vais pas faire une autre ?
Alors, j'ai travaillé dans le marketing.
Donc, j'essaie aussi de me caler par rapport à ce qu'on appelle un marronnier,
ou par rapport à des actualités.
Par exemple, l'année dernière, Ayane Akamura,
j'avais diffusé son histoire quand on parlait beaucoup d'elle
pour ouvrir les Jeux Olympiques.
Violette d'orange, j'ai diffusé son histoire quand elle est partie sur le Vendée Globe.
Donc, j'essaye d'être calée un peu à une actualité,
tu vois, Amel Bent, elle va fêter ses 40 ans le 21 juin, là, ce samedi.
Du coup, je vais diffuser son histoire mercredi prochain.
Surtout que c'est la fête de la musique aussi le 21.
Donc, je surf un petit peu sur une actualité, soit de l'héroïne,
voilà, soit, tu vois, cet été, ça va être les aventurières,
ça va être les exploratrices,
parce que l'été, t'as envie de voyager, t'as envie d'explorer,
t'as un côté un peu plus aventurier.
Ensuite, j'essaye d'avoir des profils très différents.
Tu vois, par exemple, si tu as déjà écouté l'histoire du jour, c'est une championne d'échec.
– J'ai pas écouté la dernière fois. – Tu l'avais écouté.
Une championne d'échec, qui est Tyranienne,
et en fait, ça me tenait à coeur, déjà, de raconter l'histoire d'une championne d'échec,
parce qu'on parle innuant des champions,
Vaian n'en a pas beaucoup, et elle est tyranienne.
Et dans un pays où on opprime les jeunes filles,
où elles peuvent pas exercer leurs activités, jouer dehors,
c'était important pour moi.
Donc il y a souvent un message qui peut être engagé ou politique,
et j'aime bien que toutes les auditrices retrouvent dans le podcast
une femme qui peut lui ressembler, qui a vécu.
Donc c'est pour ça qu'il y a vraiment une pluralité.
Tu n'as pas que des sportifs à part pendant les Jeux Olympiques,
et même pendant les Jeux Olympiques,
tu as des sportifs françaises,
tu as eu des sportifs américaines,
tu as eu les Jeux Olympiques, les Jeux Paralympiques,
qui étaient très importants pour moi,
de raconter des histoires de bébés vieux,
de raconter l'histoire de Pauline Desrouledes.
Je l'ai même rencontré sa mère.
Ah bah voilà.
Donc pour moi, j'essaye vraiment d'avoir une pluralité de profil,
qu'elle parle à toutes les jeunes filles qui sont susceptibles
de m'écouter et aux garçons,
parce que c'est tu que il y a de plus en plus de garçons
qui écoutent de nouvelles théories.
Oui, frère, elle écoute avec moi.
Ah bah voilà.
Donc, est-ce que tu enregistres toutes seules les épisodes
ou t'es aidée par une équipe ?
Enfin, j'ai vu qu'il y avait quelqu'un qui s'occupait
pour les registrons, mais vous êtes combien à peu près ?
Alors là, on est dans un studio de podcast,
donc c'est le studio module,
où là on enregistre un interview,
ensuite on va aller visiter justement ma petite cabine
à la verticale où je lis les histoires et ils m'enregistrent.
Et ensuite, on tire effectivement
ce qu'on appelle un ingénieur son,
qui va venir enlever tous les petits bruitages,
qui va enlever la salive,
les bruits de micro si tu touches le micro,
qui va rajouter ensuite l'ambiance sonore,
qui va faire le mix,
ensuite qui va me l'envoyer.
Donc aujourd'hui, Nouvelle Zorin,
l'équipe Nouvelle Zorin,
elle tient une personne, c'est moi-même,
c'est pour la partie écriture,
Prospection, t'as entendu qu'il y a des collaborations.
Aujourd'hui, le partenaire, c'est qui habille,
qui est partenaire du podcast pendant deux mois.
Et la Fondation L'Oréal,
il y aura d'autres partenaires à la rentrée.
Et ensuite, j'ai ce qu'on appelle des prestataires
qui vont travailler le son ou l'identité visuelle.
Qui pour moi, c'est pas du tout ma zone de génie,
moi je sais écrire et raconter des histoires.
Et donc, je préfère dédier ces missions
à des personnes qui sont compétentes pour le faire.
Là, c'est plus pour parler du livre,
mais pourquoi l'avoir mis en livre,
alors que c'était un podcast ?
Pourquoi avoir adapté Nouvelle-Zorin en livre ?
Parce qu'en fait, je vois que tu as amené,
je te demandais de venir avec tes livres préférés
et tu as amené le livre Histoire du soir de Fierrebel.
Il faut savoir que c'est un livre qui a adapté du podcast
Ribel Girls.
Ribel Girls, aux États-Unis,
c'est un énorme écosystème.
C'était en fait vraiment le pendant de Nouvelle-Zorin en France,
mais comme c'est le marché américain,
c'est beau.
C'est pour ça qu'il y a beaucoup d'histoires de championnes américaines.
Exactement.
Voilà. Donc Ribel Girls, c'est un écosystème.
Mon rêve pour Nouvelle-Zorin,
c'est que Nouvelle-Zorin dépasse Ribel Girls.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, je crois qu'ils ont au moins une dizaine de livres.
Ils ont fait des livres thématiques.
Donc tu as un livre sur les vins sportifs du siècle.
Il y en a avec des Françaises,
ou des filles qui, où sont nés en France,
et sont partis dans un autre pays,
où sont nés dans un autre pays,
et habitent en France,
et ou non la nationalité française.
Et donc en fait, c'est vraiment un écosystème.
Il y a même aujourd'hui des stars qui viennent raconter les histoires.
Et moi, j'adorais, tu vois,
je sais pas si t'as écouté l'histoire de Zoë Closur,
mais Zoë Closur m'a dit qu'elle adorait Lady Gaga.
Et bien moi, j'aimerais que Zoë Closur
raconte l'histoire de Lady Gaga au micro de Nouvelle-Zorin.
J'aimerais qu'il y ait plus de livres,
comme j'aimerais qu'il y ait une émission télé,
qu'il y ait une émission radio,
que soit vraiment plus un média Nouvelle-Zorin
qu'un podcast.
Donc il était important, après c'était une opportunité.
Je suis pas allée toquer à la porte
de l'éditeur La Rose Genèse pour faire le livre,
mais j'avais vraiment envie que ça devienne
presque un mouvement Nouvelle-Zorin.
Comment t'as choisi les histoires pour le livre ?
Parce que je sais qu'il n'y a que des Françaises,
mais si tu voulais refaire un livre,
tu ferais par thématique, par exemple,
un livre où il n'y a que des sportifs,
un livre où il n'y a que des chanteuses,
ou alors ça serait un livre, par exemple,
des femmes d'autres nationalités.
Enfin je sais qu'il y a quand même beaucoup de Françaises, mais...
Alors sur toutes les histoires que j'ai racontées,
c'est vrai que j'essaye,
il y a quand même plus de francophones.
Et en fait c'était une contrainte de La Rose Genèse
de faire un livre que de francophones.
Donc c'est pour ça que tu as Angel,
qui est belge,
mais on voulait vraiment rester sur du francophone,
parce que le livre est distribué aussi au Québec.
Je ne le souviens pas.
Exactement, il est distribué dans le monde entier.
Je ne sais pas si vous avez aimé le livre ou pas.
J'adorais faire un livre Nouvelle-Zéroïne du sport.
Parce que le sport féminin aujourd'hui,
je trouve que...
qu'on ne le médiatise pas assez,
que ça reste sur le podcast Nouvelle-Zéroïne,
les plus grandes écoutes.
Dès qu'il y a des sportifs, et on sent que c'est important,
ça, j'ai vraiment envie d'être...
Et c'est drôle, parce que je recevais un message hier,
d'une équipe de foot féminin à la Réunion,
qui me demandait d'être marraine de l'équipe locale,
de l'équipe de défi.
C'est laquelle ?
Des histoires du podcast,
qui t'as profondément marquée.
Alors moi, la...
celle que j'ai trouvée, alors bien sûr,
il y a des histoires qui sont très...
danses, qui sont très...
chargées en émotion.
Mais moi, l'histoire de Maud Prouveau,
donc Maud Prouveau qui a été amputée d'une jambe à la naissance,
que j'ai rencontrée la semaine dernière,
je faisais encore un atelier avec elle,
qui a un peu plus agé que toi.
Moi, je l'ai trouvée extrêmement solaire.
Elle danse avec une jambe,
c'est à dire que souvent, tu la vois,
elle l'enlève, ça prothèse.
Et en fait, elle a accepté qui elle était,
son histoire, et je la trouve...
Moi, elle m'a vraiment émue,
et je me suis dit, c'est vraiment une nouvelle héroïne.
Tu me nais sans jambe, elle a aussi une surdité.
Elle est incroyable.
Et j'adorais refaire un enregistrement avec elle
pour que vous puissiez lui poser toutes vos questions,
parce qu'elle est vraiment trop solaire,
et ça a été une de mes plus belles rencontres.
Est-ce qu'il y a un épisode pour dans lequel
tu as pleuré, pour donc que tu l'as écrit ?
Tu as pleuré parce que l'histoire est triste ?
Il y en a, il y a une histoire, je ne sais pas si tu l'as écoutée,
c'est celle de Caroline Haguele.
Oui, je l'ai écoutée.
Caroline Haguele, qui est la première femme pilote de chasse,
est enceinte de son deuxième enfant,
et qui apprend qu'elle a un cancer.
Et en lui demande,
vous pouvez continuer à vivre ce qu'il vous abortait.
Et en fait, elle choisit non de garder son enfant,
et en lui disant, il a droit de rêver.
Et elle est morte quelques temps après lui avoir donné naissance.
Et en fait, de réécouter son histoire,
ça m'a beaucoup ému, parce qu'une maman,
je suis maman, elle est première pilote de chasse,
elle a dû briser tellement de plafond de verre.
Il y a ça, et l'histoire de Simone Veil aussi.
Oui, moi je n'ai pas pleuré en l'écoutant,
parce que je l'avais déjà écoutée sur un autre podcast,
mais où il raconte que la version de sa lutte pour les végés,
je savais qu'elle avait été allée en courant de contragration,
mais il y a plein de choses,
des changements quand elle passait au jevis,
c'est par qu'elle belce.
Tout ça, il y a plein de choses que je ne savais pas.
Alors, je n'ai pas pleuré en l'écoutant,
mais je me souviens que je l'ai écoutée en faisant mes devoirs.
Il y a un moment, je l'ai arrêté de faire mes devoirs,
je l'ai écoutée,
parce qu'en fait, c'était une histoire qui était assez touchante.
Moi, je l'ai écoutée toute seule,
mais c'était une histoire qui était assez touchante.
Et en fait, je me suis dit,
il faut que je me concentre pour l'écouter,
parce que sinon, ce n'est pas possible.
Est-ce que tu as encore un rêve que tu veux réaliser ?
Un rêve de petite fille où tu te dis,
j'adore ce que je fais là,
mais je n'ai pas fait.
Ce que je te disais,
tout mon développement de nouvelles oeuvrines,
ça, ce n'est même pas des rêves, en fait,
c'est des projets, c'est des objectifs,
c'est écrit dans une feuille
sur la stratégie de nouvelles oeuvrines.
Oui, j'adorerais vivre au bord de la mer,
avoir une maison, une cabane,
écrire et voir mes filles.
J'aimerais découvrir un peu plus du monde.
Je pense que je l'ai de façon différente
que je faisais quand j'étais petite,
d'être un peu plus curieuse du monde.
Et de rêves,
je suis allée le jour quand j'ai eu Claudie Aignuré,
donc la première astronaute française au téléphone.
Je me suis dit, c'est fou, là, je discute
avec la première femme astronaute française.
Et j'ai trouvé ça assez fou.
...
Nouvelle séroïne.
On arrive sur la fin de l'interview,
mais j'avais quand même envie de te demander
alors tu m'as emmené quelques livres.
Il y a surtout un livre qui trône.
Est-ce que tu peux m'en parler ?
Le Tout Premier.
Donc le Tout Premier, c'est un des...
C'est le plus gros roman que j'ai lu,
j'ai pas lu le plus gros.
Harry Potter 5, je l'ai tous lu deux fois.
Et la première fois que je l'ai lu,
j'étais en CE2,
fin de CE2, début de CM1.
Et je me souviens que mes parents,
quand j'étais vers milieu fin du livre,
je savais que j'avais la carotte derrière qui arrivait
en me disant tu vas pouvoir regarder le film.
Parce que je me souviens que je m'imaginais des images dans ma tête.
Et quand je regardais le film, j'étais...
OK, j'avais pas du tout imaginé ça.
Et ce livre-là, quand je suis allée l'acheter
avec ma maman juste avant de...
Quand je terminais le 4,
j'ai vu que c'était un gros pavé et je me suis dit
est-ce que tu vas arriver à lire tout ça ?
Et je m'étais mis en objectif en me disant
t'as 3 mois pour lire le livre.
Dans 3 mois t'as fini le livre.
Je l'ai lu en 2 mois et demi, 3 mois.
Et j'adorais l'histoire parce qu'il te passe beaucoup d'actions.
Puis comme tous les Harry Potter,
je trouve que c'est bien écrit,
j'aime bien les personnages.
Puis quand j'ai appris que des actrices principales
s'appelaient Emma,
je connaissais aucune actrice qui s'appelait Emma
donc je t'étais très contente
et c'est un des critères qui m'a fait mes livres, je pense.
Puis parce que c'est de la fantaisie.
Quelles sont tes rêves, Emma ?
Ben moi, ça serait plus un rêve professionnel
mais c'est de devenir ingénieur spécialisé dans le spatial
et plus dans la recherche de solutions
pour les conceptions de fusée ou de satellites.
Donc, il faut rencontrer que le digneur est...
Qu'est-ce qui te révoltes aujourd'hui ?
Ben, il y a 2 choses qui me révoltent.
1, c'est les gynégalités.
Je le vois par exemple dans les scrims.
Il y a 2 fois moins de filles qui font de la scrim que les garçons.
Du coup, c'est le manque de filles, surtout.
Là, je sors des championnats de France qui étaient ce week-end.
Dans la catégorie des filles dans laquelle j'étais,
il y avait 105 filles.
Alors que chez les garçons, il y avait plus de 200 garçons
et vu qu'il y a besoin de 2 fois plus,
il y en a 2 fois plus qui sont pris.
Mais beaucoup de filles,
il n'y a pas beaucoup de filles qui font du sport.
Il y a des filles qui font du sport mais beaucoup...
En tout cas, dans ma classe, il y en a beaucoup qui arrêtent...
Pourquoi elles arrêtent ?
Ben, moi je sais que j'ai une amie qui arrête
parce qu'elle en a eu marre.
Et on a d'autres.
Je ne sais pas très bien,
mais moi-même, il y a un moment, j'ai eu envie d'arrêter
puisque j'étais en tournée queue de garçons.
Après, j'ai continué, j'ai découvert la compétition.
Du coup, j'ai continué et maintenant,
je ne peux pas ne plus m'arrêter.
Mais si un jour on me dit d'arrêter les scrims,
ça va être très, très compliqué.
Et qu'est-ce que ça te procure la compétition ?
C'est compliqué parce que c'est quelque chose de fort.
Surtout qu'en scrims, c'est une compétition sur la journée.
Et c'est la première, et en fait, il faut que tu gagnes tout.
Donc c'est un sport qui, dans le mental, c'est très, très compliqué.
De se dire que, en fait, si tu veux y arriver,
il ne faut pas que tu fasses d'erreur.
Tu n'as pas le droit à l'erreur, mais il suffit d'une faute et c'est fissu.
Mais j'aime bien parce que, déjà, c'est du combat
et j'aime bien tout ce qui est sport de défense.
Je ne sais pas très bien comment dire,
mais c'est quelque chose qui me procure de la joie et du stress en même temps.
Pourquoi tu écoutes Nouvelle-Zerouine ?
J'ai découvert Nouvelle-Zerouine un peu par hasard.
J'étais chez ma grande tante et ma cousine n'était pas là,
du coup je m'ennuyais un peu.
Et ma maman m'a dit, j'ai trouvé un superbe,
j'ai trouvé un podcast qui a l'air super sur Internet.
Et du coup, j'ai commencé à écouter le podcast
allongé sur la banquette du salon
en même temps que j'écoutais les conversations des adultes.
Et je me souviens même que l'une des premières histoires que j'ai écouté,
alors je ne suis pas de ta façon,
mais c'était Huclérès, Cremère ou Luan, je ne sais plus très bien.
Oui, donc c'est le tout au début.
Ah oui, c'était au tout au début, c'était encore...
Deux mille croix.
Oui, c'était encore quand les étiquettes, c'était marron avec la tête.
Ok, blah.
Donc je me souviens très bien.
Puis au début, je ne comprenais pas vraiment,
j'ai des défis que je connaissais un peu,
j'avais déjà entendu parler, mais vite fait.
J'avais entendu parler de Clarisse Cremère en C.E.2,
pendant son vendée Globe.
Luan, on avait entendu parler parce que ma cousine était complètement fan.
Et en fait, je ne sais plus comment, mais je sais qu'à un moment, il est en déclic.
En fait, je me suis dit, bah oui, en fait c'est hyper important.
Et depuis, j'ai écouté toutes les histoires.
Oui, plus un an et demi, parce qu'il y a toute une période
où je n'écoutais pas trop de podcasts,
où je n'avais pas très bien compris au début.
J'ai été petite, j'étais en C.E.2 mai.
En 2023, j'étais en C.E.2, C.E.M.1.
Je ne comprenais pas très bien.
Et puis, je sais qu'à un moment, il y a eu un déclic dans ma tête.
Et je me suis dit, bah oui, en fait c'est hyper important.
Et pourquoi c'était important ? Pour donner confiance ?
Bah oui, parce que c'était la période où j'avais envie d'arrêter les scrims,
où j'avais une de mes meilleures amies qui étaient partis de l'autre côté de l'océan Atlantique.
J'avais pas trop d'amies dans ma classe.
J'aimais pas ma maîtresse.
Enfin, c'était un peu compliqué et je ne sais pas.
Mais du coup, Emma, il faut que tu me mettes en relation avec une championne d'escrits.
Mais tu viens l'interviewer avec moi ?
Bah, je sais que l'une de mes...
Je connais plusieurs noms de championne, mais celle qui m'a profondément marquée,
j'ai regardé d'ailleurs un super reportage turel sur France TV, c'est Sarah Balser.
Parce que aux alentours de Tokyo, je ne sais plus très bien,
c'était avant ou après, mais elle s'est fait une rupture d'élégament croisée.
Et pour elle, ça a été très compliqué le sport.
Elle voulait plus faire de sport, elle a dû faire de la préparation mentale, la préparation physique.
Elle était favorite au jeu, elle a fait deuxième.
Elle perd contre l'une de ses grandes amies qui est Mano à Petit Brunet.
Même si moi, je ne fais pas de sabre, je fais du fleuret, c'était une fille qui m'a marquée.
Je ne sais pas très bien si elle a eu une enfance difficile,
mais je sais qu'elle a commencé l'escrits en m'avert 8 ans.
Tout de suite, elle est devenue très forte.
Et en fait, elle s'est dit aux alentours du collège lycée.
Elle a priorisé que ça.
Elle n'a pas délaissé l'école, mais elle disait que dans le reportage
qu'elle n'avait plus des très très bonnes notes, qu'elle se concentrait vraiment sur ça.
Et je trouve que c'est un parc pour qui est quand même assez inspirant.
Et ben, à coups, on va aller l'interview ensemble.
Il faut que tu me trouves à ton adresse et on ira l'interviewer.
Et pour toi, c'est quoi une nouvelle héroïne ?
C'est compliqué comme question.
Une nouvelle héroïne, c'est une femme qui décide pour moi.
C'est une femme qui dit qu'elle veut pas changer le monde,
mais en faisant ce qu'elle a envie de faire.
Même si c'est des petites choses, elle va pouvoir changer son entourage.
Puisque l'entourage, on peut pouvoir changer d'autres personnes.
Et en fait, c'est des personnes qui font des petites choses qui changent le monde un peu.
Merci beaucoup, Emma.
De rien.
Nouvelles héroïnes !