Pourquoi appelle-t-on un mauvais film un « navet » ?

Durée: 1m51s

Date de sortie: 19/12/2025

Le mot peut faire sourire, tant le légume semble inoffensif. Et pourtant, dans le langage courant, il est devenu synonyme d’échec artistique, en particulier au cinéma. Cette expression cache une histoire bien plus ancienne que le septième art.


À l’origine, le navet est simplement un légume populaire, nourrissant, mais jugé banal et peu raffiné. Dès le XIXᵉ siècle, en français, le mot commence à être utilisé de manière figurée pour désigner une œuvre artistique considérée comme médiocre. On parle alors de « navet » à propos d’une pièce de théâtre ou d’un tableau raté. Le cinéma n’a fait que reprendre une expression déjà bien installée.


Pourquoi ce légume en particulier ? Parce qu’il symbolise quelque chose de fade, d’ordinaire, sans saveur. À une époque où l’art est associé à l’élévation de l’esprit, comparer une œuvre à un navet revient à dire qu’elle n’apporte ni plaisir esthétique, ni émotion, ni profondeur. Elle nourrit peut-être… mais sans goût.


Une autre hypothèse, souvent citée, vient du milieu de la peinture. Au XIXᵉ siècle, certains artistes académiques représentaient des légumes — notamment des navets — dans des natures mortes jugées sans imagination. Les critiques auraient alors utilisé le mot pour se moquer de ces tableaux sans ambition. Même si cette origine n’est pas totalement certaine, elle illustre bien l’idée d’un art répétitif et sans âme.


Lorsque le cinéma apparaît à la fin du XIXᵉ siècle, le terme s’impose rapidement. Le cinéma est un art populaire, accessible à tous, et donc particulièrement exposé à la critique. Un film raté, mal joué, mal écrit ou ennuyeux devient naturellement un navet. L’expression est courte, parlante, et immédiatement compréhensible.


Ce qui est intéressant, c’est que le mot « navet » ne renvoie pas forcément à un film techniquement mauvais. Il peut aussi désigner un film prétentieux, creux ou décevant, surtout lorsqu’il promettait beaucoup. Un gros budget, des stars, une grande campagne de promotion… et au final, un navet.


Aujourd’hui, le terme est entré dans le langage courant, au point d’être presque affectueux. Certains navets deviennent même cultes, appréciés pour leurs défauts. Preuve que dans la culture populaire, l’échec peut parfois devenir une forme de réussite inattendue.


En appelant un mauvais film un navet, nous ne jugeons donc pas seulement sa qualité. Nous exprimons aussi une vieille méfiance culturelle envers ce qui est jugé fade, ordinaire, et indigne de laisser une trace durable.


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Pourquoi appellent-on un mauvais film un navet ?
Alors vous allez le voir, cette expression assez étonnante cache une histoire bien plus ancienne que le septième art.
À l'origine, le navet c'est simplement un légume populaire très nourrissant mais jugé banal et peu raffiné.
Et dès le XIXe en français, ce mot commence à être utilisé de manière figurée pour désigner une oeuvre artistique considérée comme médiocre.
Une médiocrité égale à celle du légume.
On parle alors de navet à propos d'une pièce de théâtre ou même d'un tableau raté.
Et plus tard le cinéma ne fera que reprendre cette expression déjà bien installée.
Alors d'accord mais pourquoi ce légume en particulier ?
Bien parce qu'il symbolise quelque chose de fad, d'ordinaire, en fait de sens saveur.
Et une époque où l'art est associé à l'élévation de l'esprit,
comparer une oeuvre à un navet revient à dire qu'elle n'apporte ni plaisir esthétique ni profondeur ou émotion.
Elle nourrit à peine l'esprit.
Voilà ça c'est l'hypothèse ou l'explication principale, disons qui fait consensus.
Mais je me dois quand même de vous donner une autre hypothèse qui est parfois citée,
et qui vient du milieu de la peinture.
Oui au XIXe, certains artistes académiques représentaient des légumes,
notamment des navets justement, dans des natures mortes jugées sans imagination.
Et les critiques auraient alors utilisé le mot pour se moquer de ces tableaux sans ambition.
Cette origine n'est pas totalement certaine, c'est pour ça que je vous la mentionne simplement,
mais elle illustre bien l'idée d'un art répétitif et sans âme.
Voilà quoi qu'il en soit ensuite avec le cinéma, un film raté ou mal joué ou mal écrit,
deviendra naturellement un navet, et finira par s'étendre à un film prétentieux, tout simplement décevant.
Finalement, je ne sais pas si vous serez d'accord avec moi, mais désormais ce terme est presque affectueux.
Certaines navets, c'est vrai, deviennent cultes, appréciées pour leurs défauts.
Preuve finalement que dans la culture populaire, l'échec peut parfois devenir une forme de réussite inattendue.
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