Bonjour à tous, c'est Céline Kallman, j'espère que vous allez bien.
Aujourd'hui, je vous raconte la suite de la Révolution Noël, épisode 2, avec la participation
exceptionnelle de Marc Olivier Foggiel.
Encore une histoire et un podcast réalisé par Alexandre Ferréra et raconté par moi,
c'est Céline Kallman.
La Révolution de Noël, épisode 2, c'est parti !
Dans l'épisode précédent, rappelez-vous, le père Noël a fait une grande annonce.
Cette année, pour Noël, aucun cadeau physique, mais uniquement des moments.
Dans la famille de Victor et Marius, on est évidemment troublé par cette idée, qui
suscite des débats dans le monde entier.
L'esprit de Noël, ne va-t-il pas être gâché dans ces conditions ?
Bonjour à tous et bienvenue sur Radio Sécoïa.
Aujourd'hui, émission exceptionnelle entièrement consacrée à l'annonce choc du père Noël,
qui ne souhaite plus offrir que des moments.
Oui, vous avez bien entendu, plus de cadeaux physiques.
En exclusivité mondiale, le père Noël est notre invité.
Il répond en direct aux questions de Marc-Olivier Fogiel.
Marc-Olivier, c'est à vous.
Bonjour, père Noël.
Bonjour, Bonjour, monsieur Fogiel.
Alors, père Noël, vous n'avez pas trop peur ?
Peur de quoi ?
Évidemment, de rendre triste les enfants du monde entier.
Mais vous vous rendez compte, père Noël ? Est-ce que vous vous rendez compte à Noël,
sans petite voiture, sans livre, sans jouets ? Ça va être la déprime.
Vous nous déprimez, père Noël.
Mais pas du tout, mon cher monsieur.
Prends-le, monsieur, pas du tout.
Laissez-moi vous expliquer.
Très bien, expliquez-vous, mais il va falloir être convaincant.
Je pars d'un constat très simple.
La planète est fatiguée.
Dans le monde entier, nous achetons trop d'objets.
Nous consomons trop.
Alors, qu'est-ce qui compte vraiment, monsieur Fogiel ?
C'est quoi ?
Vous allez me le dire, père Noël.
Je vous écoute.
Ce sont les moments passés avec ce qu'on aime.
Les souvenirs, les expériences.
Et vous-même, dites-moi,
vous préférez recevoir un ordinateur
ou un bon poil et un spectacle avec vos filles ?
Oui, c'est pas faux. Ça mérite d'y réfléchir.
Sébastien, le papa des jumeaux, coupe subitement la radio.
Vous avez entendu les enfants ?
Franchement, c'est plutôt malin ce qu'il dit, père Noël.
Émilier, en chérie.
Oui, il a peut-être raison.
On achète beaucoup trop de choses dont on n'a pas besoin.
Vous ne trouvez pas ?
Victor fronce les sourcils, déjà prêts à exploser.
Malin ! Mais c'est horrible !
On n'aura rien, rien du tout !
C'est le pire Noël de l'histoire du monde !
Marius inspire profondément.
Vous savez quoi, papa maman ?
Je trouve qu'il a raison, le père Noël.
C'est vrai qu'on consomme trop.
L'an dernier, j'ai reçu plein de jeux,
qui m'ont servi à rien.
J'ai toujours un jeu de société qui est resté emballé, en haut.
Ouais, mais ça compte pas !
Réplique Victor.
Tu t'en fiches, toi !
Moi, j'attendais ma trottinette.
J'avais tout prévu.
Tous mes copains en ont eu, n'est pas moi.
Émilier réfléchit.
Et toi, Victor, tu te souviens du circuit automobile que tu as eu
lorsque tu avais six ans ?
Tu l'as utilisé trois jours.
Trois.
Et après, il ne fonctionnait plus.
Victor s'énerve.
C'est pas ma faute si c'était nul.
Le père Noël, il m'avait donné un circuit tout pourri.
Ne parle pas comme ça, Victor.
Gros de Sébastien, son papa.
Le plus important à retenir,
c'est que le père Noël n'a pas tort.
Parfois, on veut des choses qu'on oublie vite.
Des moments, ça reste plus longtemps.
Victor croise les bras furieux.
Peut-être pour vous.
Mais pas pour moi.
Une randonnée, c'est nul.
Marius sauce les épaules.
Ouais, mais tu peux dire,
j'ai fait un truc de dingue avec mes parents ou mes grands-parents.
Moi, je suis pas du tout d'accord avec vous.
Les discussions continuent.
Et malheureusement, personne ne tombe d'accord.
Le lendemain à l'école, évidemment,
tout le monde ne parle que de ça.
En classe, la maîtresse de CE2, maîtresse Manon,
accueille les élèves avec un sourire mystérieux.
Bon, j'imagine que vous avez tous entendu
la grande annonce du père Noël.
Toute la classe répond un grand oui unanime.
Oui !
Très bien, dit maîtresse Manon.
Aujourd'hui, nous allons organiser un débat
avec deux groupes.
Ceux qui trouvent que c'est une bonne idée,
vous vous placez à gauche.
Ceux qui pensent que c'est une mauvaise idée, à droite.
Les élèves se déplacent.
Victor fille du coup.
On va au côté mauvaise idée, sans hésiter.
Marius, après deux secondes de réflexion,
choisit le côté opposé.
Maîtresse Manon débute.
Qui veut prendre la parole ?
Et là, chacun y va de son argument.
Clara déclare.
On a déjà beaucoup trop de trucs chez nous.
Moi, j'aimerais un moment avec ma cousine.
Ça serait mieux qu'un jouet.
Amade lève la main et déclare.
Ouais mais Noël, c'est Noël.
On veut des cadeaux.
Sinon, c'est comme ça.
C'est comme un anniversaire sans gâteau.
C'est autour de Marius de s'exprimer.
La maîtresse nous a montré une vidéo sur la pollution.
Peut-être que c'est une façon d'aider un peu.
Et puis, on peut vivre des choses super.
Des choses que tu mets pas dans une boîte.
Victor réplique.
Mais c'est injuste.
On fait des listes exprès.
On rêve de ces cadeaux depuis des semaines.
Et maintenant, pfff, terminer.
Moi, je trouve que c'est pas respectueux.
C'est autour de Sarah de s'exprimer.
Mais si tu veux, je te le dis.
Si c'est un moment trop cool.
Un parc d'attraction, un match.
Une nuit dans un endroit incroyable.
Ça peut être mieux qu'un jouet.
La classe s'anime.
Ça débat.
Ça s'interrompt.
Ça réfléchit. Ça s'agit.
Mais Trasse Manon est ravi de ce séchange.
Bravo tout le monde.
C'était très enrichissant ces discussions.
On continuera d'en parler ces prochains jours.
De retour à la maison, Victor traîne les pieds.
Il marmonne.
Il soupire.
Il souffle.
En clair, il râle.
Ça va mon chéri ?
Demandait Milly.
Non, c'est nul.
C'est fichu.
Noël est mort.
Et avant que quelqu'un ne puisse lui répondre,
il monte dans sa chambre et saute sur son lit.
Très énervé.
Au bout de quelques minutes,
sa maman toque à la porte de la chambre.
Victor ?
Quoi ?
C'est Mamy au téléphone.
Elle veut te parler.
Mamy ?
Oui, mon trésor. Tu vas bien ?
Non, pas du tout.
C'est le Père Noël du monde.
Le Père Noël est devenu fou.
Oh mon pauvre petit Victor.
Je crois que tu ne vois pas encore toute l'histoire.
Comment ça ?
Eh bien, figure-toi que j'ai eu une idée.
Une idée brillante.
Je sais exactement quel moment
tu pourrais demander au Père Noël.
Et je suis certaine
que si tu reçois ça,
tu changeras complètement d'avis.
Victor se redresse.
Hein ? Quel moment ?
Non, non, non.
Pas maintenant.
Il va falloir attendre un peu.
Mais croit-moi, si cela arrive,
ce Noël pourrait devenir
le plus incroyable de toute ta vie.
Mamy
change alors de voix
et devient toute mystérieuse.
Prépare-toi, mon chéri.
Je crois que la révolution
de Noël va te plaire.
Et
foc un peu.
Ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha.
Ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha.
Ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha.
Voilà. C'était l'épisode 2
de la révolution de Noël.
Un grand merci
à Marc-Olivier Fogiel
pour sa participation exceptionnelle.
Encore une histoire et un podcast
produit par Benjamin Miller
qui a aussi écrit cette histoire.
Réalisation, Alexandre Ferra.
Les enfants,
si cette histoire vous a plu,
n'oubliez pas de nous mettre 5 étoiles
sur les plateformes de podcast.
Vous pouvez aussi laisser un commentaire
et vous pouvez m'écrire sur Instagram
et je vous réponds dès que j'ai le temps.
Je vous fais des gros bisous
et je vous dis à très bientôt
pour la suite
de la révolution Noël.
Bisous.