Jean-Thaladzu, chef de la brigade d'intervention, à Kenna, que se passe-t-il, monsieur ?
Je voulais m'équiper d'une pergola et on m'a clairement dit de m'adresser à vous parce que...
Ah, pop-pop, j'ai compris, vous avez bien fait de ma pli aujourd'hui parce qu'après, ça aurait été trop tard.
Les Verrandas, les Pergolas, les Carpours, c'est maintenant sur Akena.com.
Akena, la reine des Verrandas.
Et les Pergolas ?
Chez VFM
Conte-moi l'aventure.
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé chéri FM.
Le lapin de velours, d'après le compte de Marjorie Williams.
Il est une histoire aux États-Unis que les parents racontent le soir à leurs enfants.
Une histoire d'une douceur de velours.
Une histoire tendre comme un doodoo qui emmène les petits américains vers de jolies rêves.
On la doit à Marjorie Williams,
une écrivaine anglaise qui avait publié son premier livre à 19 ans.
En 1922, devenu depuis maman et installée aux États-Unis,
elle écrivit un livre pour enfants,
l'histoire du lapin de velours.
Laisse-moi te raconter son secret.
Celui des jouets qu'on aime tant, qu'ils en sont presque vivants.
C'est Noël, youi !
Maman, maman, je peux aller voir mes cadeaux ?
Oui mon chéri, vas-y.
Waouh, il est trop beau !
Dans le salon, la chaussette de Noël du petit garçon était pendue à la cheminée
et en sortait un petit museau, celui d'un lapin de velours.
Le petit garçon traverse à la pièce en courant et serra fort le lapin dans ses bras.
Dans la chaussette, il trouverait aussi des friandises et des oranges,
mais le petit garçon n'avait Dieu que pour son lapin.
Qu'il était mignon avec ses grandes oreilles,
qu'il était rigolo avec son corps de tissu auquel il manquait les pâtarières,
qu'il était doux et que les billes noires de ses yeux brillaient.
C'est que le lapin de velours était heureux.
Depuis qu'au milieu de la nuit,
une main aimante l'avait installée sur la cheminée,
il avait attendu sa vraie vie de jouer à les commencer
et son cœur de velours batait.
Le petit garçon auquel il était destiné l'aimerait-il,
le trouverait-il joli ?
Et voilà que le garçon était là et qu'il s'extasiait et l'embrassait
et se roulait avec lui sur le tapis.
Pendant deux heures, le lapin de velours connu un immense bonheur.
Le salon, d'un coup, fut empli d'invité.
L'oncle et la tente du petit garçon étaient arrivés,
les bras chargés de paquet et le lapin,
soudain oubliés dans un coin du canapé,
dû regarder son ami déballer ses nouveaux jouets.
Camion ! Merci, Tonton !
Regarde, papa, je les fais rouler jusqu'à la cheminée !
Et alors, tu n'ouvres pas le mien ?
Bien sûr que si, Tata. C'est quoi ?
Oh, qu'il est chouette, ce soldat, avec son tambour !
C'est un automate. Regarde, si tu remontes la manivelle, comme ça...
Tata !
Il marche tout seul !
Et il joue de son tambour ! Regarde, maman, maman, c'est magique !
Comme tu as été gâté, mon chéri.
Allons, on passe à table.
Le petit garçon partit déjeuner,
son camion dans une main, son tambour dans l'autre.
Et le lapin, délaissé, resta sur le canapé.
Il guetta le retour de son ami en vain.
Après le déjeuner, le garçon partit jouer dans la nursery,
sans plus penser à lui.
Il fallut attendre le soir pour que sa maman retrouve le lapin
et le monte dans la chambre.
Elle le posa dans un coin et se pencha pour embrasser le petit garçon.
Il dormait déjà épuisé d'avoir tant joué.
Et alors, le lapin vit dans ses bras.
Un petit tourche.
Il avait déjà un dodo.
Ainsi commença pour le lapin la vie dans la chambre d'enfant.
Une vie de jouet ordinaire, loin des effusions du premier matin.
Le petit garçon jouait parfois avec lui.
Le plus souvent, il l'asseyait avec ses autres jouets
et leur faisait la classe.
De temps en temps, c'était plus excitant.
Le garçon le faisait glisser sur la rampe de l'escalier
comme sur un toboggan géant.
Ou bien, il le perchait sur son camion
et le lançait à tout allure, jusqu'à s'écraser contre un mien.
C'était terrifiant.
Certains soirs, le garçon faisait une montagne de peluche
et s'allongait au milieu pour lire des histoires.
Alors, il arrivait que le lapin se retrouve tout serré contre lui.
C'était ses moments préférés.
Il savait bien que le petit garçon ne l'aimerait jamais autant que l'ours
avec lequel il passait ses nuits,
ni que l'automate tambour qui le fascinait.
Mais un moment avec lui et sa journée était ambélie.
La plupart du temps, pourtant, le lapin attendait délaisser.
Quand la chambre était rangée, il habitait dans le coffre apeluche.
Les plus précieuses, comme l'ermine, au poil soyeux, l'ignorait.
Mais il y avait quelques bons camarades,
comme un chapeau lait ou un singe entreicot.
Il attendait aussi souvent des jours entiers cachés sous le lit
qu'on vient de l'y dénicher.
Il observait le garçon jouer sur son tapis,
inventé des histoires sans fin avec ses personnages,
faire semblant de nager au milieu de l'océan
ou de ramper dans le désert.
Comme il l'aimait le petit garçon et son imagination.
D'autres jours, il se trouvait jeté saoulat dans un coin de la chambre.
Alors, il souffrait de l'arrogance des autres jouets.
Le bateau avec ses voiles,
où le lion et sa belle crinière n'avaient que faire d'un pauvre lapin en velours.
Les pires étaient le joli tambour et les autres automates.
Ils étaient si fiers de pouvoir se mouvoir qu'ils nargaient sans cesse les autres jouets.
Que ça doit être ennuyeux de traîner par terre bêtement !
Je croyais que les jouets devaient être amusants.
Le petit garçon ne citeront pas, il nous préfère.
Aller voir rouler des mécaniques, le lapin soupirait.
Lui était bel et bien incapable de bouger.
Un jour, une des voitures remontées à bloc par le petit garçon lui fonça dessus.
Pousse-toi !
Ah non, tu peux pas.
Tu n'es qu'un bout de tissu alors que moi je suis bien vrai.
Et elle lui roula dessus.
C'est alors que le lapin entendit souffler derrière lui.
Vrai mon oeil, oui.
C'était le cheval à bascule qui habitait ce coin de la chambre.
C'était le plus vieux des jouets.
Et s'il était tout abîmé, il était aussi très sage.
Le lapin se tourna vers lui.
Qu'est-ce que tu veux dire ? Elle roule toute seule, non ?
Ça ne veut rien dire.
Peu importe de quoi on est fait.
Ce qui nous rend vrai, c'est l'amour des enfants.
C'est dans leur cœur que nous devenons vrais.
Oh, tu es vrai, toi ?
Oui, moi je suis vrai.
Autrefois, dans cette chambre, vivait l'oncle du petit garçon.
Toute la journée, il jouait à galoper sur mon dos.
Et son amour pour moi était si fort que je suis devenu vrai.
Mais il a grandi et il est parti.
Maintenant, il y a un nouveau petit garçon que je n'intéresse guère.
Pfff, importe, une fois qu'on a été aimés, on ne redevient jamais un simple jouet.
On vit dans la nostalgie de celui qui nous avait fait son ami.
De l'œil du cheval à bascule, le lapin vit couler une larme, une frais.
Et il l'en vient.
Le bonheur du cheval était peut-être passé, mais il avait connu un amour que le lapin, lui, ne pouvait qu'imaginer.
Jusqu'au jour où la maman mit le petit ours du garçon à laver.
Ce fut un drame dans la neurcerie.
Je veux mon doodoo !
Il sèche, tu l'auras demain.
Je ne peux pas dormir seul !
Eh bien, prends ce lapin !
C'est ainsi que le lapin atterrit dans le lit.
C'était la première fois qu'il allait y passer la nuit.
Il n'en revenait pas d'avoir été choisi.
Quel bonheur de sentir le souffle endormi dans son cou.
Quel joie de voir le garçon le serrer contre lui quand un cauchemar approchait et de l'en réconforter.
De sa courte vie, ce fut la plus belle nuit.
Au matin, le petit garçon le laissa dans son lit.
Les autres jouaient le regarder, surpris, parfois un peu jelou.
Il entendit la voiture siffler.
Profite, mon grand, ce soir, lourd, ce sera de retour.
Et bon, bye-bye !
Mais, à sa grande surprise, le soir venu, le petit garçon ne réclama pas son ours.
Il se coucha à nouveau avec le lapin et il le serra plus fort encore.
À partir de ce jour, l'enfant l'avait pris pour Doudou.
Il jouait avec lui dans le lit, lui raconter ses secrets, lui faisait des tunnels dans les couvertures.
C'est comment terrier ?
Et nuit après nuit, le lapin de velours sentait monter en lui comme une chaleur.
Sans doute le bonheur.
L'enfant ne voulait plus jamais le quitter.
Je ne pars pas son mot, lapin.
Tu n'as pas besoin d'en jouer pour manger.
C'est pas un jouet, il est vrai.
En entendant ces mots, le cœur du lapin bondit.
Il compris alors ce qui avait changé.
L'enfant, à son tour, l'avait rendu vrai par son amour vrai.
Et de l'autre bout de l'honneur cerit, le cheval à bascule lança à son ami un regard à tambouris.
Un jour, le garçon emmène à son lapin pique-niquet dans le jardin.
Il avait même pris une carotte pour lui donner à grignoter.
Et le lapin, dans son cœur de velours, souriait.
Soudain, la maman appela le garçon et il rentra dans la maison, abandonnant quelques instants son cher Doudou.
Le lapin de velours vit alors passé devant lui des lapins, des vrais, qui bondissaient partout.
Il enfutait merveille.
Les lapins l'appelairent.
Eh, viens donc jouer avec nous.
Mais la peluche ne pouvait pas.
Ben quoi ? Tu sais pas sauter ?
Euh, si, bien sûr que je sais. Et plus haut que vous.
Et c'était vrai. Le garçon le faisait sauter si haut quand il jouait. Mais les lapins s'étaient approchés.
Alors ? Pourquoi tu ne le fais pas ? Eh mais il n'a même pas de patarrière.
Ce n'est pas en vrai lapin.
Et les animaux repartirent en riant.
Si vite qu'ils n'entendirent pas le jouer crier.
Si je suivrai, c'est le garçon qui l'a dit.
Le lapin de velours était blessé.
Il aurait aimé en cet instant pouvoir courir, sauter, manger.
Il ne connaîtrai donc jamais la vraie vie.
Et puis, le petit garçon fut de retour et en incalin, le ramena à lui.
Le petit garçon désormais emmenait son Doudou partout.
Le monde n'avait jamais été aussi grand pour le petit lapin.
Il allait jusqu'à l'école et repartait avec maman.
Il se promenait au parc et glissait sur de vrais tobogans.
Parfois, il partait même passer la nuit chez grand-mère.
Car le petit garçon ne s'endormait plus qu'en le câlinant.
L'enfant le serrait tant et tant que le lapin commençait à être tout usé.
Son velours était pelé, l'un de ses yeux pendait et son oreille était toute machée.
Mais pour l'enfant, il était plus beau que jamais, le plus beau des lapins.
Et en vérité, il avait la plus belle vie qu'un jouet peut espérer.
Malheureusement, le cheval l'avait prévenu.
Le bonheur des jouets ne dure qu'un temps.
Au printemps, le garçon tomba très malade.
Une vilaine fièvre s'était emparée de lui et le faisait transpirer, groloter, trembler dans son lit.
Pressé contre lui, le lapin de velours essayait de le soigner de tout son amour.
Et le garçon, dans l'étreinte de son chair doudou, trouvait un peu de réconfort.
Enfin, un matin, le petit garçon alla mieux et le lapin en fut heureux.
Mais c'est alors que le médecin décrêta.
Pour que ça ne recommence pas, il faut brûler ses draps maintenant, son pyjama et...
Même son doudou, la maladie est partout.
Quand on lui arrache à son lapin des bras, le petit garçon crie à, hurle, tempêta.
Sa maman le consola comme elle pue.
Oh, je suis désolé, mon chéri, mais c'est pour ton bien.
Tu sais quoi ? Pour te consoler, nous irons à la mer bientôt.
Et même si le garçon avait le coeur brisé, cette pensée le rasserait nain.
La maman descendit donc l'aidera, le pyjama et le lapin dans le jardin.
On les brûlerait demain.
Elle était un peu triste elle aussi et le lapin crûle entendre murmurer.
Merci, lapin joli d'avoir veillé sur lui.
La nuit était tombée et le latin de velours était désespéré.
Sa vie finirait donc ainsi.
Sur ses joues, à son tour, coulèrent des larmes.
Les larmes tombèrent dans la terre et l'imprégnère.
Du sol du jardin sortit alors une fleur à nul autre pareille.
Ces pétales étaient d'or et quand ils s'ouvrirent, ils découvrirent au milieu une c.
Je suis la fée des jouets, je veille sur ceux que les enfants ont aimé et je les rends vrais.
J'étais déjà vrai, le garçon l'a dit.
Ah ah, tu étais un vrai ami pour lui et tu l'as bien accompagné.
En récompense, tu seras désormais et pour tout le monde un vrai lapin.
Le lapin de velours sentit son corps frémir.
Doucement, il secoua ses pattes de devant.
Il remue à la queue, sa queue agita les oreilles.
Incroyable mais vrai, il bougeait.
Et au bout de son corps, qui n'était plus de velours, il avait désormais des pattes arrières.
Il s'appuie à dessus, s'élança et saute.
En quelque bout, il traversa le jardin.
Guidé par la fée, il retrouve à vite les autres lapins.
Qui lui dire simplement ?
Allez, viens, j'arrive.
Les semaines passèrent.
Le petit garçon était complètement remis.
Il n'avait jamais remplacé le lapin, il était grand maintenant.
Et puis, il ne retrouverait jamais de doux-doux aussi doux.
Mais il aimait toujours autant jouer et s'érir à nouveau en plissé la nursery.
Quand vin l'été, ses parents organisèrent à nouveau un picnik dans le jardin.
Regarde mon chéri, des lapins.
Le petit garçon se précipita vers les animaux et les lapins filèrent se cacher dans les forêts.
Un seul reste à là.
Il planta ses yeux comme des billes noires dans ceux du petit garçon.
L'enfant ravi lui tendit une carotte.
Tiens, c'est pour toi.
Que le lapin grignota avec des lises.
Puis, le garçon pose à la main sur le dos de l'animal.
Comme tu es beau.
Il était si doux, qu'il lui rappelait son vieux lapin de velours.
Celui-ci lui semblait tout pareil, mais en vrai.
Comme si par magie.
Et le lapin tendrement se frotta contre lui.
Le lapin de velours, devenu lapin tout court, reviendrait souvent dans le jardin.
Il regarderait grandir le garçon, toujours plein d'amour et sans trop de nostalgie.
Car il n'avait pas à pleurer les jours passés.
Grâce à son ami, il avait une vie bien à lui.
Et il pouvait bondir vers de nouveaux souvenirs.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
Anahis Kopman
A la production, les peluches Ancécil Kiri et Sarah Conant.
On espère que cette histoire t'a plu et que toi aussi tu as des jouets qui deviennent des amis.
On a une pensée pour Com, Janne, Malo, Marin, Theo et tous les enfants qui aiment s'endormir avec nos histoires.
Presse qu'autant qu'avec leurs dodoux.
A bientôt pour une nouvelle aventure.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org