RTS
On écoute la lettre au Père Noël !
On décore le sapin !
On prépare le disquet !
Des disquets !
Après avoir glissé un long moment dans le ciel,
les reines posent le traîneau en toute discrétion.
Attends, ça va, je vais y aller.
Oh, on peut se féliciter, hein!
C'est encore un son faute!
Bravo!
Bravo!
Bravo!
Oui, mais ça, j'ai un autre passageur brille.
Merci de rester assise avec votre trossature attachée jusqu'à la récomplée du traîneau
et l'extinction du signal lumineux.
Bon, Rudolf, tu l'étends, ce n'est rouge.
On ne va pas pouvoir aux t-3 heures.
N'est-en, je répète-te-un, n'est-en, terminé.
Chien, passageur brille, nous vous remercions d'avoir voyagé avec la meilleure compagnie du monde,
Reiner, et nous espérons vous revoir bientôt à bord.
Oui, bah pas trop vite non plus, moi j'aimerais bien me poser un peu.
Oui, pour une fois je suis dégueulère avec toi.
Je dois aussi me reposer avec le déquet la j'aurai.
Oui, j'ai une tête à faire peur!
Oulala, vite, un masque en t-shirt et au lit!
Toujours assise dans le traîneau avec sa senture de sécurité brise impatient.
Alors, Sybou, je peux sortir maintenant?
Oui, pardon.
Non, attends, je n'ai pas fini mon discours de terrissage.
Bienvenue au village de Noël.
Il est 18 heures heure locale et la température extérieure est de moins vingt.
Moins vingt?
Pas sois ma petite clane, j'ai pas envie de me rumer et de me retrouver avec le nid qui coule,
au pire avec la mort venée.
Tenair n'en peut plus.
Bon, les discours les plus courts sont les meilleurs.
On ne va pas en faire tout un plat.
Bon, bah voilà, on est arrivé, tout le monde descend et puis c'est tout, zo!
C'est à ce moment que les rennes et brits tournent la tête et regardent autour d'eux.
Oulala!
Mais, mais, mais, mais!
Ça dit donc, alors là je suis sans voix, sans voix je veux dire.
Dans le village de Noël, le décor a complètement changé.
Brits écartent les yeux.
Vous êtes sûr qu'on est au bon endroit?
Évidemment, on connaît la route, on peut y aller les yeux fermés.
Brits s'interrogent.
Mais alors que s'est-il passé pendant notre absence, les couleurs du village ont changé,
il est devenu tout herne, tout pâle et vous avez remarqué, il n'y a plus personne dans les rues.
En effet, les gens se sont enfermés chez eux, les portes sont claquées, les rideaux fermés.
Soudain, le renne éclaire qui a les yeux persants aperçoit une silhouette.
Hé! Vous là! Bonjour! Ça va?
Dis donc, que se passe-t-il ici?
Pour seule réponse, éclaire se heurte à un silence.
Le villageois qui était sorti est rentré chez lui à toute vitesse en longant les murs et en regardant derrière lui.
Quelques minutes plus tard, deux personnes font pareille, mais en pire.
Quand elles se croisent, elles ne se saluent même pas.
Elles se regardent sans rien dire d'un air méfiant.
Brits a du mal à y croire.
On dirait qu'ils ont peur de quelque chose.
Ils se méfient les uns des autres.
Ils ne se parlent plus entre voisins.
Ils se lancent des regards en coin.
Cupidon ne revient pas.
Bonjour l'Obiose.
En plus, ils ont tous des têtes pas possibles.
Sans ils francais, yeux sernis, visages fermés.
Ouais! Les capilles, les capins!
Allez, bande de boute-en-train!
Où se remule le popeta, ou de danse, ou de sobiasse!
Allez! Et on monte le sang!
Et on complète le sang!
On fait des tractions!
Et des propulsions!
Allez, allez, allez, tous ces seuls!
Hélas, rien ne se passe.
Tenir tente une autre méthode.
Attendez! Je vais les faire sortir moi, vous allez voir ça!
Rien de tel qu'une bonne tranche de rigolade!
Allez, tous avec moi!
Ce soir, on retompe à te laisser la fête!
Cupidon soupire.
Ah ben merci, à tout un poésie comme d'habitude!
Bon, quelqu'un a une autre idée.
Brie s'avance d'un pas décidé.
On va leur demander directement.
Rudolph sourit.
À la raison, comme lesqu'un et se parler, c'est la seule façon de trouver des solutions.
Alors dès qu'un villageois ou une villageois sort, Brie leur pose les mêmes questions.
Que se passe-t-il?
De quoi avez-vous peur?
La réponse est toujours la même.
On a peur du gr... du gr...
On a peur du gr...
Impossible de savoir qui leur fait peur.
Personne n'ose prononcer son nom et tout le monde part en courant et en tremble tant dès qu'on leur pose la question.
Brie réfléchit.
À votre avis, c'est qui ce grrr?
Peut-être le grand méchant loup.
Ou alors le grinch qui déteste une noël comme moi.
Ou le crisli?
Tenir aussi est en pleine réflexion et a quelques propositions.
Ça pourrait être le brouillard.
Ou la brume.
Ou brrrrégite la boulangère.
Parfois elle me fait peur avec sa grosse voix.
De la fumée s'échappe des naso de Cupidon.
Ils n'ont pas dit brrr mais grrrrr.
Avec grrr et un grrr.
Grrr comme Grrbeta.
Grrr comme gros lourdou.
C'est moi que tu traites comme ça?
Pas du tout.
Ce sont des exemples pris au hasard.
J'aime mieux ça.
Ça y est, j'ai compris.
Grrr comme gringelet.
Grrr comme grincheux.
Grrr comme grognon.
C'est pour moi que tu dis ça?
Pas du tout.
Ce sont des exemples pris au hasard.
J'aime mieux ça.
On entend alors des petits pas.
Une fillette court.
Elle a peur mais elle est aussi très courageuse.
Alors qu'en brille lui pose la question, elle lui répond.
Tout le monde a peur du grand froid.
En effet, le grand froid menace de s'abattre sur le village de Noël.
De contaminer ses habitants et de transformer leur cœur en glace.
Brille se dit qu'il y a sûrement un moyen de lutter contre ce grand froid.
Mais elle est si fatiguée.
Et quand on est fatigué, le mieux c'est d'aller se reposer.
Après une bonne nuit de semeil, on y voit toujours plus clair.
Brille s'endort, louvée et bien au chaud contre le flanc des rennes.
C'est déjà la 16e nuit flecon.
Bonne nuit douillette, mes petites choquettes.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org