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On écrit la lettre aux permeuilles !
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On décore le sapin !
On prépare les biscuits !
Les biscuits !
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La lutine brille et les rennes vient d'atterrir en douceur dans un endroit étrange.
Ici ça n'est pas l'hiver, mais l'automne.
Les feuilles des arbres tombent et tourbillent.
Les Reines trouvent le paysage triste et mornes,
cupidant surtout se sent déprimé.
– Ah là là, je suis agré, c'est zare-brain,
ça ne me va pas du tout autant.
Ça me donne une minètreuse.
Et moi, si je continue à être déprimé,
je vous le dis tout net, mais bois vous tombez.
– Attends, j'essaye d'imaginer ta tête sans bois.
– Mouah, oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh.
– Oh tu n'auras qu'un tomêtre, un côté de Rudolph.
Avec son nez rouge, ça nous fera deux petits clowns.
Mouah oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh.
– Bah quoi, pourquoi t'es devenu tout rouge d'un coup, cupidon ?
Mouah oh oh oh oh oh oh oh oh.
– Fous de colère, cupidon enfonce alors un de ses bois dans le naso de Tonnerre.
– Aie, et arrête, tu me fais mal.
J'avais dit que c'était pas joli, joli de mettre ton bois dans un nez-o.
C'est comme mettre cette toit dans le nez.
– La lutine brille observe les rennes se chamaillent.
– Arrêtez de vous disputer.
Admirez plutôt ce merveilleux endroit.
– Les rennes s'arrêtent, regardent autour d'eux et s'étonnent.
– Euh, entre nous, qu'est-ce qu'elle trouve, joli et sainte ?
– Cupidon cligne des yeux en faisant battre ses longs cibles.
– Udyzuli, j'ai beau regarder, mais je ne vois rien de beau ici.
– Par nous ? Enfin moi et surtout.
– Et puis soudain, les rennes regardent de brille.
Elles qui étaient toutes palottes jusqu'ici semblent avoir retrouvé des couleurs.
Mais oui, on dirait qu'elles rayonnent, et pour la première fois, elles sourient aux rennes.
– J'ai l'impression d'être enfin chez moi dans cet endroit.
Toutefois quelque chose cloche.
On dirait que mon monde est devenu tout vide.
– Hé, oh ! Les copains ! Y a quelqu'un ?
– Personne ne répond.
Toutefois, Brie ne se décourage pas.
Au contraire, elle est pleine d'énergie.
– Suivez-moi, les rennes.
On va marcher un peu dans cet endroit féérique.
– Les rennes suivent Brie tout en marmonant.
Tenère surtout est sur les nerfs.
– Cet endroit, un endroit féérique.
Ma parole, elle est tombée sur la tête.
Ou alors elle a besoin de lunettes.
On est d'accord que c'est moche.
– Pour une fois, Cupidon est d'accord avec lui.
– Oui, c'est moche.
Moche, j'ai harsi moche.
En plus, y a pas un chien.
– Bah si, tiens.
J'ai de moins...
Yuna...
Hein ?
– Réu !
– Ouou !
Ouou !
Ouou !
Ouou !
– Il n'a pas l'air rapide, nous voir !
Au-le-le !
– Hé !
– Oui, j'espère que ça va me sauter dessus.
Il va me griffer.
Oui, je le sens.
Je serai bientôt défiguré.
Ouah !
Hizou, oh mon beau muso !
Bientôt, ça sera plutôt elle plus beau.
Ouah !
– Ouh !
Mais le chat ne se préoccupe pas du tout de Cupidon.
Il se faufile entre les jambes de bris
et se mette à ronrener sous ses caresses.
– Oh !
Comme tu es mignon, mon petit chaton.
J'adore tellement les chats.
Ce sont mes animaux préférés.
Cupidon se vexe aussitôt.
– Mais c'est pas pour nous.
Autre nous, je vois vraiment pas ce qu'elle trouve à ce chien.
Tonnerre observe le chaton.
– Bah c'est quand même mignon,
cette petite boule de poils noires toute douce
qui ronronne et qui la regarde avec ses petits yeux curieux.
Cupidon sente une pointe de jalousie montée en lui.
– Mais si vous trouvez tous si bien que ça, ce petit chat,
vous n'avez qu'à faire un clip avec lui.
On verra bien si il parvient à tirer le trinot.
Et si vous en avez marre de moi,
vous pouvez aussi me laisser là, tout seul.
– Les rennes entourent aussitôt Cupidon.
– Enfin, voyons, arrête de te mettre dans des états pareils.
– Tu sais bien qu'on t'aime gros béton.
– Moi jamais t'es remplacé par un chat.
Cupidon s'oublier, il se sent soulagé.
Mais ce soulagement est de courte durée.
Il pousse un cri affolé.
Il a posé son sabon juste à côté d'une toile d'araignée.
Et qui dit toile d'araignée, dit forcément araignée.
Rudolf la repère aussitôt.
– Et là là, c'est une minuscule araignée.
– Mais franchement, il n'y a pas de raison de paniquer.
Je répète, aucune raison de paniquer,
ce n'est pas la petite bête qui va manger la gande.
Ha ha ha !
– Les rennes continuent de marcher.
Cupidon déteste cet endroit.
Il avance plutôt à reculons et regarde partout en même temps.
À gauche, à droite, en haut, en bas.
Il flairent un danger.
Et son flair le trompe rarement.
Soudain, ses yeux se posent sur.
– Ha ha ha !
– Il est là !
Les autres rennes, sous pire, et une fois de plus,
tenaient repère-patience.
– Oh ! Qu'est-ce qu'il y a encore ?
Tu as croisé une mouche ou une fourmiere-tiki ?
– Non ! Juste un scolette !
T'es en train de balayer des failles mortes,
là, sur le trottoir !
Mais si vous trouvez ça normal,
on peut continuer à bosser tranquillement.
Tout va bien !
Brille et les rennes se retournent.
On est fait.
Un scolette surgit de nulle part balègue des feuilles d'automne.
Mais le plus étonnant, c'est que Brille ne paraît pas surprise.
Comme si tout était parfaitement normal,
elle se dirige vers le scolette
et se mette à discuter avec lui.
Elle veut savoir où sont passés les gens qui habitaient ici.
Et tout naturellement,
le scolette lui répond, en souriant de toutes ses dents.
– Allo, il n'est fini.
C'est pour cela que les gens d'ici
sont partis se reposer en attendant l'année prochaine.
Moi, je suis là pour finir de tout nettoyer.
On a eu une belle fête cette année.
Le scolette décrit en détail les festivités.
Brille pourrait l'écouter des heures.
Les rennes, eux, commencent à trouver le temps lourd.
Ils baillent puis tout seote pour rappeler à Brille qu'ils sont là.
– D'accord.
Mais la lutine ne les regarde pas.
On dirait même qu'elle ne les voit plus tant elle est hypnotisée
par les paroles du scolette qui tremblent de joie en parlant de cette étrange fête.
Brille se rappelle les citrouilles qu'elle creusait,
la délicieuse soupe à la courge et aussi les enfants qui se nettoient au porte,
déguisées en sorcières ou un petit monstre pour réclamer des bonbons.
Les rennes se posent mille et une question.
Ils ne comprennent plus la lutine.
Elles semblent si différentes d'eux.
En plus, il n'y a que l'automne qui compte pour elles,
alors que c'est clairement l'hiver qu'ils préfèrent.
La meilleure des saisons.
Entre le printemps, l'été, l'automne et l'hiver,
il n'y a pas photo, non ?
Ou alors est-ce que chaque saison a du bon ?
Est-ce qu'ils ne devraient pas penser autrement ?
Et si chaque saison a du bon,
avait c'est splendor qui mettait du beau mot-coeur.
Oh oh, c'est déjà la douzième nuit flocon.
Belle nuit, mes petits champignons.
...