Tout les regards sont tournés vers la lutine Brie.
Comment est-ce possible qu'elle n'aille jamais entendu parler de la flamme de Noël ?
Elle est peut-être distraite ? suggère la mère Noël.
Le père Noël m'harmonne dans sa barbe.
Oui alors, vraiment très très distraite moi.
Le père Noël sent sa barbe devenir de plus en plus lourde.
Heureusement, la mère Noël est de nature très optimiste.
On pourrait peut-être retourner voir ?
Hum ? Qui sait ? Peut-être que la flamme s'est allumée entre temps ?
La lutine Brie fait toujours une drôle de tête mais elle est d'accord.
Oui, pourquoi pas ? Je veux bien y aller.
Comme ça, je la verrai votre flamme et je serai au moins de quoi on me parle.
Et puis ça me changera des boîtes de chocolat à emballer.
J'en peux plus à force de renifler cette odeur écurrente.
Je sens que je frôle la crise de foi.
Crignotin a du mal à en croire ses oreilles de lutin.
Hum, je rêve ou tu viens de dire que tu n'aimais pas le chocolat ?
Bah oui, j'aime pas. C'est mon droit.
Chacun s'égout, se défend brille.
Le père Noël sent qu'il est temps de réagir.
Oulala, tout d'où, surtout pas de dispute.
Vous connaissez le dicton ?
Chamaérie de lutin le matin annonce chagrin et tant de chiens.
Alors que pître Rie et plaisante Rio, saudulis,
sont la garantie d'une journée sans soucis.
Satine, Grignotin et Brie Collo éclavent de rire
tandis que Brie reste nuette de stupéfaction.
La mère Noël prend alors les choses en main.
Alors, partons dans la joie et la bonne humeur, voir si la flamme s'est allumée.
Si on y croit très fort, ça devrait marcher.
Tout le monde sort alors du chalet et se dirige vers le centre du village tout en répétant.
On y croit, on y croit, on y croit, on y croit.
Hélas, une fois arrivé sur place, les espoirs s'envolent.
Il n'y a pas la moindre flamme à l'horizon,
ni même une petite amorce d'étincelle, rien de rien.
Satine a alors une idée.
Attendez, je vais essayer quelque chose.
Asseyez-vous sur ce banc et admirez le travail.
En général, le public s'enflamme quand il me voit faire ça.
Satine s'élance gracieusement sur la glace.
Elle plonge ses mains dans ses poches garnies de paillettes,
puis se mette à tourbillonner sur un pied sous une fouillipaïté.
Grignotin et Bricolot applaudissent très fort la lutine.
Seul Brie ne réagit pas.
Enfin, si, elle m'armena en te cédant.
Oui, c'est pas mal, mais toujours pas de flamme.
Dessu et aussi un peu vexé, Satine rejoint ses copains l'utin sur le banc.
Grignotin sort alors de sa poche son chalumeau
qui l'utilise pour faire dorer ses crèmes brûlés,
puis il tente une petite expérience.
Allez, allez, allume-toi, petite femme.
Je l'impression que ça marche.
Hum, vous sentez cette odeur ?
Ça sent un peu le brûler, non ?
Soudain, le père Noël fait des bondes kangourous.
Sopir l'upopette, arrête !
C'est ma barbe qui prend feu.
C'est pour ça que ça sent le brûler.
Oups, désolé.
Grignotin s'enrougeir ses oreilles en pointe.
Il souffle de toutes ses forces sur son chalumeau pour l'étendre illicot.
C'est alors que Bricolot a une idée.
Hum, je pourrais peut-être bricoler quelque chose.
Je pensis à un genre de gros lance flamme.
Mais le père Noël n'est pas chaud du tout.
C'est gentil, mais non.
Beaucoup trop dangereux.
Je n'ai pas envie de perdre toute ma barbe.
Les enfants ne me reconnaîtraient plus.
Les lutins sont très inquiets et se demandent bien ce qu'ils pourraient faire.
Mais cette fois, c'est le père Noël qui a une idée.
Je sais.
On va inviter tout le village et faire une répétition de la cérémonie de la flamme.
Je suis sûr que ça va la faire venir.
Après tout, il ne faut pas dramatiser, n'a qu'une petite semaine de retard.
Je préviens tout le monde.
Quelques heures plus tard, tout le village est là.
Les gens se sont mis sur leur 31.
Smoking et robe de soirée, coiffures stylées.
Ils attendent et espèrent.
Certains sont même prêts à tout pour faire venir la flamme.
Une villageoise poète improvise alors un slam.
Petite flamme, je t'offre ce poème.
Aux toits la flamme n'est pas à la flamme.
Tu sais qu'on t'aime quand tu es flamboyante,
mais pas quand tu fais ta fainiante.
Alors on ne va pas t'attendre trois heures, petite flamme de mon cœur.
Toujours rien.
Et là, les esprits s'échauffent dans le village.
Bon, ça commence à bien faire maintenant.
Tu vas t'allumer, oui.
Sinon, tu vas voir de quel bois je me chauffe, espèce de boire de chale, de sa p****e Noël.
Je veux te faire manger de la p****e et du chien, tu vas avoir une idée si tu es chiant.
Du calme, du calme.
La colère ne résout rien.
Et la menace non plus, voyons.
Et là, personne n'écoute la mère Noël.
Les gens répètent en boucle.
Pourquoi elle s'allume pas ?
Et comme leur question reste sans réponse,
ils cherchent une explication.
Il y a forcément une raison.
C'est peut-être à cause de la météo.
Il y a plus de saisons.
À moins que ce soit quelqu'un qui ait volé la flamme.
Oh !
Me culforer une chose pareille.
Me culforer une chose pareille.
Quelqu'un qui n'est pas comme nous.
Peu à peu, les visages se tournent vers la lutine brie qui semble totalement désintéressée par la question.
Et tandis qu'elle baye tranquillement, des regards accusateurs tombent sur elle.
Et puis, une voix terrible venue d'une villageoise prononce haut et fort ce que les autres pensent tout bas.
C'est forcément sa faute si la flamme n'est pas là.
Elle ne peut pas briller de bonheur avec une personne qui a le cœur si sombre
et se moque et perdument de Noël.
C'est à cause d'elle.
Oui, c'est pas une cause d'elle, ça.
Horreur, malheur, toujours pas de flamme.
Et maintenant, ce sont les villageois qui s'enflamment contre la lutine brie.
Ils pensent qu'elle n'a pas de cœur.
Et c'est déjà la huitième niffle au con.
Bonne nuit, mes petits chou fleurs.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org