Gustave Eiffel et la plus haute tour du monde !

Durée: 14m48s

Date de sortie: 04/12/2025

durée : 00:14:48 - Les Odyssées - Quatre piliers plantées dans la terre, 3 700 tonnes de fer, 300 mètres de hauteur… Autant admirée que détestée, voici l’incroyable Odyssée de la tour Eiffel et de son génial créateur Gustave, un ingénieur fou qui rêvait de construire la plus haute tour du monde ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Attention, flash spécial odyssé !
Dans le cadre de notre nouvelle émission, ils en ont gros sur la patate et ils le disent...
Une invitée mystère a demandé à prendre la parole.
Bienvenue, nous vous écoutons.
Euh, écoutons, écoutons.
Allô ? Allô ?
Oui voilà, je vous appelle parce que je me sens seule.
Et incomprise, et j'ai peur de péter en bouche.
Oh, le choix des mots est très intéressant.
Cette voix un peu métallique.
Oh, dites donc, vous ne seriez pas la tourelle faible ?
Bingo, c'est Bibi.
Ah, j'en peux plus, vous comprenez ?
Les photos, les selfies, il faut que ça fesse, cesse.
Je suis comme tout le monde, il y a des matins, je suis mal réveillée, pas coiffée.
Alors j'ai pas envie qu'on me dire le portrait.
Oh, bah oui, je comprends.
Sans compter tous ces films, et les Jeux olympiques,
quand est-ce que je pourrais être tenarde ?
Pusta Vefel, mon constructeur, voulait marquer l'histoire,
bah bah il a réussi !
Sauf que moi, maintenant, je me retrouve toute seule.
Reviens, mon gus gus, reviens !
Oula, vois-je vite ?
4 patounes plantées dans la terre.
7000 tonnes de fer, 300 mètres de hauteur ?
Admirez, jalousie, détestée ?
Quasi démonter et presque vendu ?
Voici l'incroyable odyssée de la Tour Eiffel, et de son génial créateur,
un ingénieur fou, qui avait un grand rêve,
construire la plus haute tour du monde !
Paris, printemps 1884.
La nuit, depuis Jolie Lurette, est tombée sur la ville.
Là, une loupiote dans une rue absolument sombre.
Au 48 de la rue Fourquet, au purée, ça bosse du !
Un homme, griffonnasse à table.
Petit, cheveux grisonnant, yeux vifs et costumes impeccables.
Gustave Eiffel, 52 ans.
Wow, porte super bien la barbiche !
Du don, Lort, c'est tout ce que vous trouvez à dire ?
Oh, pardon, c'est aussi un homme couvert de gloire,
audacieux, ambitieux, un visionnaire, un pionnier !
Oh, merci, mais en fait pas trop non plus.
Trop tard, je suis lancée.
Un ingénieur spécialisé dans les constructions en métal,
son grand daba, c'est le feu.
Ce métal froid et dur, Gustave,
comme un magicien, le transformante d'antenne,
solide et robuste, capable de défier le vent.
Avec Eiffel, le fer s'élève dans les airs
et suspendu entre deux riz blantaines, il fait circuler les trains.
Gar, pont, viaduc, toujours plus haut, toujours plus grand,
le zigoto fait dans le monumental !
Bon du douro au Portugal, viaduc de Garabhi dans le cantal ?
Ou encore, l'ingénieuse aux staturs de la fameuse tête de la liberté à New York ?
Oui, Gustave, à l'hypro, est technique et beauté à couper le souffle,
il repose sans cesse le limite.
Sauf que ce soit horreur, malheur, le bonhomme est sec !
Allez, Mugutave, presse-toi le citron !
Voilà des heures qu'ils cherchent une idée grandiose
pour participer à la prochaine exposition universelle et...
Rien. Nada.
Ah, c'est un catastrophe !
Peucheur, en plus, l'enjeu est de taille !
Crayon.
Taille, crayon !
Pardon.
Téléphone, locomotive à vapeur, moteur électrique,
le XIXe siècle est celui de toutes les innovations.
Pour célébrer le progrès scientifique et la modernité triomphonte,
de grandes foires appelées exposition universelle sont organisées.
À Londres, Paris, Vienne, au Philadelphie,
elles servent de vitrines géantes aux plus belles innovations de l'humanité.
Venues de tous les pays, la foule se presse pour en avoir plein les millérettes !
Alors bon sang, lorsque la prochaine se tiendra à Paris dans cinq ans,
c'est sûr, Gustave et Fel du Hennêtre !
Mais bon, quand ça veut pas,
ça ne me va pas !
Bon, eh ben, reste plus qu'à mettre la viande dans le torchon.
Levé, six heures trente.
Partine.
Douche.
Brossage de connarde.
Glouglou.
Gustave et Fel est prête à conquérir le monde.
C'est parti !
Oh mince, faut départ !
Ben Gustave, vous avez déjà enlevé les petits trous ?
Ouais, c'était peut-être un peu tôt.
Bonjour, patron.
Monsieur, bonjour.
Et pour le projot, Chili, vous avez revu le plan ?
Je vous dis que les calculs sont faux, va bien monsieur.
Parfait, on verra les gars.
Quelle agitation !
Les grandes créations, Gustave sait qu'elles sont rarement l'œuvre d'un seul homme.
Résultat, les bureaux de son entreprise sont bourrés d'ingénieurs plus talentueux les inclés ordres.
Et d'ailleurs, on voit la trois.
Oh, monsieur Nouguier, qu'est-ce que l'un, sovestre ?
Vos frimousses devant mon bureau, des potes rominées.
Eh ben, monsieur, ça promet.
Bon, je vous en prie, entrez.
Qu'est-ce que je vous sers ?
Chocopé-pouze, captain-goutton...
Indifféron, à toutes ces propositions de céréales pourtant très alléchantes.
Quoi qu'un trop sucré ?
Les trois hommes, l'œil bréant, déroulent un immense rouleau sur le bureau.
Du papier tourné de bourgéant ?
Mais non, c'est un plan.
Celui d'un pilon de fer, gigantesque, à quatre bases, prévu pour atteindre...
300 mètres.
Élevé une immense tour ?
Les coco ne sont pas les premiers sur le coup.
En ces années, ingénieur et architecte de la terre entière
rêve d'ériger l'édifice le plus haut du monde.
Et là, trop de problèmes techniques, trop de risques, personne n'est encore arrivé.
Oh, il y a bien les Américains et leur obelisque de 169 mètres à Washington.
Mais bon, dès qu'on essaie d'aller au-delà, ça se casse la margoulette.
La pierre ?
Ce n'est pas le bon matériau pour monter si haut.
Mais le fer.
Oui, oui, le projet est intéressant.
Oula, malgré le défi, Gustave ne semble pas tout à fait emballé.
Normal, le type n'est pas un cadeau de Noël.
Oui, oh, ça va.
Bref, il y a encore du boulot.
Il faut simplifier la forme, garder la grande arche à la base,
mais enlever le reste.
Et puis, il faudrait qu'on puisse monter à l'intérieur.
Comme ça, patron ?
Oui, oui, voilà, comme ça.
Tout à coup, Gustave la voix.
Ma tour.
Sa tour ? Mais, 1, 2, 3, 4.
Ils sont qu'un trente ans de la table.
Ha, bingo ! C'est l'idée parfaite pour l'exposition universelle.
Messieurs, lançons-nous.
Oui, enfin, encore faut-il arriver à convaincre le monde,
qu'un projet aussi dingue est vraiment réalisable.
Tout le monde va crier la méga-plantade.
Il faut se mettre les journalistes et le public dans la poche.
Et s'il y a un domaine que Gustave maîtrise,
en plus du reste, bien sûr, c'est la publicité.
Il y a le savoir-faire, Lord, et le faire-savoir.
Mr. Eiffel, public des dessins dans les journans.
Regardez, le nouveau projet de Gustave Eiffel.
Vous imaginez l'expo s'il y arrive ?
Il donne des conférences.
La tour, tout en fer, pèsera dans les 7000 tonnes.
Et je la construirai en une petite année seulement.
Ah oui, ils vendent du rêve.
Malais journalistes, ça flérait les sebroufs.
Mr. Eiffel, on saisit bien le côté prouest de l'aventure,
mais elle va servir à quoi exactement cette nouvelle tour ?
Oups, là, il est un peu dans la mouise.
Mais, à faire des expériences.
Ah bon ?
300 mètres.
L'homme n'est jamais monté au si haut.
Alors, imaginez toutes les données qu'on va pouvoir récolter.
Astronomie, physique et météo.
Toutes ces disciplines vont faire de sacrément.
La vache, il a vraiment pensé à tout.
Même à la concurrence ?
Parce qu'il y a un sacré paquet de monde et du beau
qui veut arracher sa place en l'exposition universelle.
Aucune inquiétude, je gère.
Sacrément malin.
Gustave a une technique infaillible pour éliminer ses concurrents.
Mais non, pas la mafia.
Il se débrouille pour que ce projet coûte moins cher que les autres.
Qui t'a demandé une petite rallonge après ?
Et ça marche !
La commission du concours de l'exposition universelle
décerre le premier prix à Gustave Eiffel.
Sa tour sera érigée sur le champ de marre.
Génial ! Bravo !
Bon, maintenant, il n'y a plus qu'à trouver le financement.
Mine de rien, ça en fait des pépettes à débourser.
Ah d'accord, je vois.
Pour faire les lèches fesses, ah ça, il y a du monde, hein.
Mais dès qu'il s'agit d'ouvrir son porte-monnaie, il n'y a plus personne.
À cela le tienne.
Gustave, paris sur l'avenir.
Je vais les aligner, moi, les bifton, et je me rembourserai avec les visites.
Car on va en vendre des tickets à ça, ça, je vous le garantis.
En 1887, la construction peut enfin commencer.
Entre nous, c'est pas trop temps.
La seule conception a demandé deux ans de boulot et 3 600 dessins.
Sans compter les calculs.
Une retenue oubliée dans une source traction et bim.
C'est tout le premier étage qui s'effondre.
Alors, fallait bien vérifier.
Vu comme ça, oui, oui, c'est sûr.
La réalisation, elle aussi, constitue une sacrée pro-est technique.
Gustave est assez novateur en la matière.
Il fait fabriquer toutes les pièces dans des ateliers.
Ensuite, il n'y a plus qu'à les assembler avec des rivets.
C'est des sortes de gros clos.
Bon, le problème, c'est qu'il y a 18 000 pièces et 2 millions de rivets.
Disons qu'il ne faut pas perdre le mode d'emploi, quoi.
À cette époque, ni grue, ni camion, ni tractopel,
seulement des pierges, des marteaux, des pelles et des charrettes.
Tout ce hiss, ce creux, ce tir à la sueur humaine.
Oui, pardon, bien sûr. À la force des chevaux aussi.
Des mois durant, le fer rugit dans la fumée.
Du matin au soir, ça tope, ça creuse, des étincelles jaisses dans le ciel.
Alors oui, c'est un beau spectacle.
Mais pour les ouvriers du chantier, c'est vraiment la galère.
Mal payé et puigé, il finit par se mettre en grève.
Bon, je viens lâcher un billet supplémentaire.
Oui, Gustave, soyez paradans, ajoutez-en un deuxième.
Et peu à peu, un étage après l'autre, la fameuse tourselère.
Ah, vous avez vu cette lettre ?
Ah ben voilà, autre chose.
On dirait une ferrude !
Et Felf veut me défigurer Paris.
Des artistes et des architectes se soulèvent tout à coup contre le projet
et crient au scandale !
Mais contre vents émarrés, Gustave tient bon.
Bonne ou mauvaise, c'est toujours de la publicité.
Ainsi, avant même qu'elle ne soit terminée,
on se hâte pour venir la voir grandir et grimper toujours plus haut dans le ciel.
Oui, encore un petit peu ?
Encore un petit peu ?
Encore encore ?
Encore un peu ? Encore un petit peu ?
Un dernier clou ?
Et voilà !
En mai 1889, la tour Eiffel, enfin terminée, est inaugurée.
Mamma mia, c'est un véritable triomphe !
Deux millions de visiteurs se bousculent pour admirer le monument le plus haut du monde.
Bref, tout roule.
Et lâche, pas vraiment.
14 ans plus tard, on parle de la démonter.
Détruire ma tour ? Mais ils sont maboules ?
Gustave, qui a plu d'une tour dans son sec,
fait installer une antenne à son sommet.
Mais oui, pour la radio, par dit !
Alors, on veut toujours la démolir ?
Eh ben, c'est loupé, les gars, loupé !
C'est ainsi, quelques années plus tard,
durant la première guerre mondiale,
que la tour Eiffel a permis de capter des messages décisifs
pour vaincre l'armée allemande.
Oh la bonheur !
Et attendez, ces aventures ne s'arrêtent pas là.
En 1925, un sacré lustique,
du nom de Victor Lustig,
a tenté de la vendre deux fois.
Oh, quel escrooo, quel histoire,
que je te raconterai.
Mais oui, dans une nouvelle odyssée.
Derrière cette odyssée, il y a
Fanny Le Roi,
Al Niro,
Dauphar Guéride,
Paul Percheron,
Charline Vanhoenacker,
Baptiste Collion,
et moi, leur Grand Besançon.
Avec ses dizaines d'antennes,
la tour Eiffel mesure aujourd'hui
324 mètres.
Et contrairement aux prédictions de Gustave Eiffel,
elle n'a pas été achevée en une année,
mais en deux.
Ce qui reste, oui, tout à fait correct.
Les Odyssées est un podcast original
de Noël, mais non, de France Inter !

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