Nouvelles héroïnes
Salut toi, Nouvelles héroïnes ! Je suis Céline Steyer, celle qui murmure à tes oreilles des récits d'aventures insolites et de dépassements de soi à travers des histoires vraies, de femmes qui ont osé faire de leur rêve une réalité.
Des histoires pour t'aider à grandir en confiance et trouver ton propre chemin. Bienvenue dans le monde surprenant des nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes
Nouvelles héroïnes
Elle est une nouvelle héroïne, né le jour de l'été. Quand la fête de la musique venait à peine d'entrer dans les traditions, les radios chantaient Gollman et que la musique était bonne.
A Paris, dans le 18e arrondissement, ce 21 juin 1985, une voix vient au monde.
Pas encore connue, pas encore blessée, pas encore acclamée, mais déjà vibrante, pleine et inimitable.
Amel Bent Bachir pousse son premier cri dans la maternité de l'hôpital Bicha.
Un cri qui, sans savoir, ouvre la voix à une révolution, celle d'une philosophie d'être acceptée comme tu es.
Car dans ce monde encore trop étroit pour les filles de banlieue, une nouvelle héroïne vient de naître et elle n'a pas fini de chanter.
Nouvelles héroïnes
La famille d'Amel est comme un grand tapis tissé de deux fils précieux, l'un venu d'Algérie par son papa et l'autre venu du Maroc par sa maman.
Deux pays, deux coeurs, deux cultures qui battent dans sa maison. Mais parfois, ses coeurs battent trop fort.
Les mots s'entrechoquent, les voix montent comme des vagues et la maman, elle, s'effondre trop souvent à l'arme.
Un jour, alors qu'Amel a à peine trois ans, Nadia, sa maman, décide de fuir le foyer de plus en plus dangereux.
Maman, on va où ce soir ?
Là, on pourra, mais t'inquiète pas, on est ensemble.
Réponse sa maman, en s'airant plus fort sa main.
Amel devient alors cette petite fille sans repère, sans chambre à elle, juste quelques vêtements, un doux-doux et des rêves pliés dans un coin de son cœur.
Trois nuits dans un foyer, quelque soir chez des inconnus au grand cœur, et toujours, toujours porté par l'amour sans filtre d'une maman alors en mode survie.
Nadia ne lui mange jamais, elle partage tout avec elle, même les galères.
Et un jour, enfin, elle trouve refuge dans un appartement de la cité des 4000 à la Courneuve, un nid modeste, mais à elle.
On y est, Amel, chez nous.
Et dans ce petit cocon, reconstruit à la force de l'amour, les chansons de Charles Asnevour flottent dans l'air, comme des bras invisibles qui bercent de femmes cabossées, et leur redonnent un peu de lumière.
Amel ne partage pas longtemps ce nouveau-ni tout seul avec sa maman. Nadia rencontre un nouvel homme originaire du bénin, et plus grande que petite, à 8 ans, Amel devient grande sœur d'une petite melissa.
Ce jour-là, les yeux brillant, et d'un coup, Amel comprend. Le sien n'est pas là, il n'a jamais été là, pas de bras autour d'elle, pas de voix grave pour la rassurer, rien.
Mais elle ne peut pas dire qu'il les a quittés, parce que c'est sa maman qui est partie, pour fuir, pour survivre, pour protéger.
Et dans ce mélange de vides et de vérités, sa pique, sa brûle, ça fait mal. Trop mal pour une petite fille qui ne sait pas où poser son chagrin.
Alors Amel retient sa larme, ses mots, ses silences et les douleurs.
Dans sa chambre, la radio allumée et l'enregistreur cassette rembobinez, Amel se met à rêver.
Elle limite ses lindions, chante comme on prie. Elle n'a que sa voix, mais elle la porte comme un talisman.
Amel n'a pas besoin qu'on lui dise qu'elle a un don. Elle le sent toute seule, en écoutant sa voix se glisser sur cette vieille cassette.
Elle reproduit les chansons à l'oreille sans effort, comme si sa voix connaît déjà le chemin.
Puis elle commence à chanter à l'école, au collège pour ses copines, entre deux récrets.
Et un jour, l'une d'entre elles s'est mise à pleurer.
Pas de tristesse, non, d'émotion, de quelque chose qui sert le cœur. Et c'est là que tout a basculé.
Pas parce qu'elle savait chanter juste, mais parce que ce qui sortait d'elle pouvait toucher quelqu'un.
Pas un talent, un miracle. Celui d'émouvoir, rien qu'avec sa voix.
Et puis il y a le vendredi, le jour préféré d'Amel. Elle retrouve sa mamie Aisha, sa mima, son pilier. Celle chez qui elle se sent bien.
Dans la cité des 4000, Amel grandit avec ses grands murs de béton gris, pas toujours regardé comme elle est, mais souvent jugé pour ce qu'on croit qu'elle représente.
Les seules blessures qu'elle ressent vraiment, ce ne sont pas celles de ses origines, mais celles plus sourdes de sa condition.
Panleux ardes, fille de la courneuve.
Quand elle veut prendre un taxi, on refuse de la ramener chez elle. Parce que son adresse sonne comme un danger.
Parce qu'on m'humure racaille sans même la regarder. On pensait qu'elle était la soeur d'un voyou, qu'elle connaissait les codes de l'ombre, qu'elle appartenait à un monde qu'elle n'avait pas choisi.
Mais Amel, elle voit autre chose. Elle voit des grands frères qui veillent tard pour protéger les petits frères, des mères courage, des voisins solidaires, des sourires malgré tout.
Dans cette courneuve qu'on pointe du doigt, elle apprend déjà à tenir debout. Fier, droite, enraciné, grâce à ce que lui répète mamie Aisha.
Tout du bien. On vaut mieux que ce qu'on nous fait croire.
Oh, Mima...
Amel veut devenir psychologue, peut-être pour guérir ses blessures d'enfance, mais le dimanche, elle chante plus facilement dans les MGC, couvre les livres de psy.
Alors un soir, elle s'inscrit sur un coup de tête au casting de la nouvelle star sur M6. Elle a 19 ans. Les grands frères de la cité l'emmènent au casting à la pleine sainte-de-née.
La voix, la bohète, n'était jeune, n'était fou, la bohète...
Elle chante devant Marianne James, Manukache, André Manoukian et Dovathia. La voix, à peine tromblante, elle interprète sur un d'air de ses lindions, ou encore la bohème de Charles Asnevour.
Marianne James lance un bravo magistral avant le tuan supervoi de Manukache. Et puis Dovathia s'interroge.
Je crois que vous êtes une très bonne chanteuse, mais de karaoké. C'est non.
Maman, ils m'ont prise ! Tu vois, t'as crié ton vrai toit. Ils ont entendu.
Au final, Amel Ben foulera le sol du Palais Baltar de la saison 2 de la nouvelle star. Elle sort troisième avec les faveurs du public et des producteurs.
Quelques jours plus tard, dans un petit studio parisien, une rencontre s'apprête à changer le cours de la vie d'Amel. Elle n'a que 20 ans.
Elle cherche encore sa place, sa vérité, et ce jour-là, face à elle, il y a la chanteuse Diams, une grande soeur et une guerrière qui parle vrai.
Amel, t'as pas besoin de jouer un rôle. Écris. Écris comme tu parles, comme tu vis, comme tu ressens.
Elle lui tend alors deux couplets.
Tiens, j'ai écrit ça. Les deux autres, c'est toi qui vas les faire.
Amel n'ose pas. Elle bafouille, elle doute. Et Diams, posée, incite.
Tu vas les écrire, parce que t'as des choses à dire. Et ça, c'est plus fort que toutes les rimes du monde.
Alors, Amel écrit. Elle pense à son enfance, sans chambre fixe, à sa mère, qui se battait pour deux, à sa grand-mère, Mamie Aicha, qui lui avait appris la fierté.
A Seracine, son quartier, ses humiliation, ses soifes d'avenir. Et elle balance tout dans quatre minutes de chanson.
Ma philosophie, ce n'est pas juste un prochain tube. C'est un cri, une déclaration de survie. Une manière de dire au monde...
Je ne suis pas ce que tu crois. Je suis plus forte que tes jugements. Et je vais viser la lune, même si je n'attends pas les étoiles.
Quand le morceau est terminé, Diam sourit.
Tu vois, t'étais prête.
Ce jour-là, deux sœurs d'armes se sont trouvées.
Avec ma philosophie, elles ont ouvert une porte pour toutes celles qu'on n'attendait pas.
Pour toutes celles qui n'étaient pas invitées à la table, mais qui avaient décidé de s'y asseoir quand même.
Pour le meilleur comme le pire, je suis métisse mais pas martire. J'avance le cœur léger, mais toujours le point levé.
Nous fais la tête, bomber le torse, sans cesse redoubler d'efforts.
L'avilement n'est-ce pas le choix. Je suis l'ascipa, le roi, malgré nos pelles, nos différences et toutes ces injures incessantes.
Moi, je lèverai le point, encore plus haut, encore plus loin.
Viser la lune, ça me fait pas peur, mais ma luce, je crois encore et encore des sacrifices.
S'il le faut, j'en ferai et j'en ai déjà fait, mais toujours le point levé.
Le succès est immédiat et lui apporte une victoire de la musique, mais pas la grosse tête.
Elle reste vivre à la cité des 4000, les grands frères de la cité continuent de la conduire aux interviews, au plateau télé.
Même après avoir touché les étoiles avec ma philosophie, elle continue d'y vivre et ne la quitte qu'à 22 ans.
Elle offre une maison à sa maman, mais garde l'appartement familial pour elle.
Car pour Amel, rester, c'est aussi résister.
Rester fidèle à celle qu'elle est pour garder les pieds sur terre.
Et elle a un ancrage solide, sa maman n'a dit à.
Maman, continue de me dire la vérité, d'être mon miroir, mon repère.
Elle redoute ce qu'on appelle prendre la grosse tête, ce truc sournoi qu'on ne voit pas venir mais qui fait vaciller ceux qui ne s'en méfient pas.
Alors elle s'observe, elle s'écoute, elle scrute ses réactions, regarde les autres artistes avec attention.
Celui-là, je veux le ressembler, celui-là, surtout pas.
Et puis un jour, elle croise Jean-Jacques Goldman et elle l'a, c'est le déclic.
Ok, je veux être ce monsieur.
Pas pour les disques d'or, mais pour la classe, la discrétion, l'humilité.
Parce qu'Amel ben c'est aussi ça, une fille du béton qui a su devenir lumière sans jamais oublier d'où elle venait.
Avec les années, la voix d'Amel est devenue célèbre, très célèbre.
Elle est montée sur scène et a gravé des disques comme on grave sa vérité.
Elle a touché des coeurs, des millions, parce que sa voix porte l'émotion brute, celle qu'on ne maquit pas.
Aujourd'hui, cela fait 20 ans qu'Amel ben chante la vie, 20 ans qu'elle chante pour ne pas plier.
Elle est devenue jurée, dans The Voice, à son tour, celle qui tend la main, celle qui repère les voix qui tremblent mais qui osent.
Et dans ses nouveaux textes, elle l'ose encore plus.
Elle parle de ce qui la traverse profondément, la maternité, l'amour, la peur de mal faire, et ce jour où son monde s'est effondré,
quand mamie Aisha est partie, son ancre s'allumiert son roc.
Amel est maman de trois enfants, deux filles et un petit garçon, et ce petit garçon, elle ne l'avait jamais imaginé.
Je ne voulais pas de garçon.
Non, pas par rejet, mais par vertige, parce qu'elle a vu petite ce qu'un père peut faire de mal à une mère.
Elle a eu peur de ne pas savoir, peur d'échouer, peur d'être trop sévère ou trop fusionné,
comme si ce fils serait le seul homme à ne jamais l'abandonner.
Elle parle de ses enfants comme on compose une chanson, trois enfants, trois couplets.
Le premier, c'est Sophia, sa fille aînée, une enfant sensible, lucide, inquiète, comme elle.
Un jour, elle lui a demandé.
Et c'est comme ça qu'Amel a commencé à lui parler de religion, pas pour la rassurer, mais pour transmettre, pour ouvrir sur le monde.
Le deuxième couplet, c'est pour sa cadette, Anna.
Elle a des formes et dans ce monde cruel avec les corps, Amel anticipe.
Elle l'emmène chez une nutritionniste pour comprendre.
Mais surtout, chaque matin, elle lui glisse cette phrase.
Parce qu'elle sait que les regards pèsent et qu'il faudra une carapace d'amour.
Et le dernier couplet, pour son petit garçon Zayn.
Encore trop petit pour qu'elle sache ce qu'elle lui transmet, mais elle sait que l'amour maternel, c'est aussi une mémoire invisible,
un héritage de blessure et de guérison mêlée.
Alors Amel avance, elle doute parfois.
Mais elle continue de chanter, elle écrit et elle aime à la hauteur de ses failles.
Sa voix continue d'élever celle qu'il écoute et d'enseigner doucement qu'on peut venir de la douleur et briller.
Voilà, c'était l'histoire d'Amel Bent, ou plutôt le début de la grande histoire de sa vie.
J'espère que ça t'a plu.
Pour réaliser cette histoire, j'ai été accompagnée par Pascal Wachim,
qui a prêté sa voix douce et magique pour interpréter Amel, Diams, Nadia, Mamiaïcha
et a chanté quelques couplets de ma philosophie.
Nous avons enregistré au studio module dans le 19ème arrondissement à Paris.
Nouvelles héroïnes !
La grande gagnante de la Star Academy est...
Marine !
Maman, j'ai gagné, maman !
Elle ne venait pas d'un monde de paillettes ou de projecteurs.
Elle venait d'un pavé mouillé, d'un matin gris, d'un coin du nord où les volets claquent
et où les rêves parfois se murmurent plus qu'ils nous annoncent.
Elle vient d'une ville où le ciel change souvent d'avis,
mais où la musique, quand elle naît dans le cœur d'une fille, peut rester pour toujours.
Salut toi ! Je suis Céline Steyer, celle qui murmure à tes oreilles
des récits d'aventures insolites, de dépassements de soie et de destin extraordinaires
à travers des histoires vraies de femmes qui ont osé faire de leur rêve une réalité.
Des histoires pour t'aider à grandir en confiance et trouver ton propre chemin.
Bienvenue dans le monde surprenant des nouvelles héroïnes.
Elle est une nouvelle héroïne, Marine, née à Arras, dans le chenor de la France, en l'an 2000.
Le matin, chez les Delle Place, c'est café-filtre, tartine trop beurrée et une radio qui grisit.
Son papa est chauffeur poids-lourds et part très tôt le matin.
Sa maman, chef de secteur dans une ancienne de décoration,
a toujours cette énergie qui tient une maison debout, même les jours de pluie.
Et Marine ? Marine, elle chante.
En silence d'abord, dans sa tête, puis dans la cuisine avec un fouet en guise de micro.
C'est sa grand-mère qui lui a montré la voix.
En lui disant un jour, chante ma fille. C'est comme ça qu'on respire.
Marine a six ans, quand elle peut ses premiers doigts sur les touches d'un piano.
Puis vient le sol-fège, le violoncelle, le yucou-lélé.
Elle ne fend faronne pas, elle ne cherche pas à briller.
Elle apprend dans son coin, en silence, avec cette patience des enfants qui sentent que ça compte,
même s'ils ne savent pas encore pourquoi.
Elle gratte quelques accords, elle écoute, elle note des phrases dans un carnet qui glisse sous son oreiller.
À 14 ans, elle tente The Voice Kids, un rêve en robe d'adolescentes.
Mais aucun fauteuil ne se retourne, elle encaisse, s'embrouit.
Elle rentre chez elle un peu cabossée, referme son carnet de chansons et le glisse dans un tiroir.
Et puis, elle choisit une voix plus rassurante, plus simple à expliquer lors du poulet du dimanche.
Des études de dentaire.
Ce sérieux, c'est concret, ça rassure tout le monde.
Tout le monde, sauf elle.
Mais son papa continue de l'encourager.
Quand il l'entend chanter, il lui dit, continue de chanter Marine.
Je crois en toi.
Je ne sais pas quand ça va arriver, mais un jour, tu seras sur scène.
Alors son père décide de lui construire un abri pour ses chansons.
De ses mains, il bricole une cabine de studio dans un coin de la maison.
Trois planches, un peu de mousse, un rideau pour fermer, pas plus grande qu'un placard.
Mais pour Marine, c'est un royaume.
Dans ce coco bricolé avec amour, elle entre avec ses silences, ses idées flous, ses envies trop grandes pour son âge.
Et cette fois, ce n'est plus un fouet de cuisine qu'elle tient dans la main.
Mais un vrai micro, trouvé sur le bon coin, offert sans fanfare, mais avec fierté.
À 16 ans, elle commence à gribouiller dans ses carnets des bouts d'émotion,
des phrases qu'elle n'ose pas encore dire tout haut.
C'est là qu'elle écrit « ma faute ».
Une chanson n'est d'un moment où elle n'arrivait plus à parler,
parce qu'il y a des douleurs qui refusent de sortir autrement,
parce que parfois chanter, c'est la seule manière de respirer.
Et pourtant, ce rêve de devenir chanteuse reste lui aussi enfermé dans la cabine.
Elle choisit la voix plus sûre, elle entre en dentaire, elle apprend le nom des eaux,
le froid métallique d'un miroir sur une gensive, la précision d'un geste de qui soigne.
Elle porte la blouse blanche, mais sous la blouse, sa voix n'a jamais cessé de chanter.
Une voix qu'on peut faire taire un moment, mais jamais bien longtemps.
Alors un jour, elle ferme ses livres, elle range ses fiches, ses stylos, ses doutes trop bien organisées.
Et elle prépare une valise, pas bien grande,
juste assez pour une lycée de jeans, quelques chansons pas finies et une voix un peu tremblante.
Et ce rêve d'enfant qu'elle n'a jamais réussi à plier.
Direction, le casting de la star académie.
Après son passage, elle rentre chez elle, le cœur en apnée.
Elle se demande, est-ce qu'ils vont m'appeler ?
Oui, il l'appelle.
Quand elle arrive au château, au côté de Marguerite et Bonnie et les autres,
elle garde ses questions pour elle.
Est-ce que je vais rester jusqu'au bout ? Est-ce que je suis assez ? Est-ce que c'est vraiment pour moi ?
La grande gagnante de la star académie,
est Marina.
Et puis, vient ce soir de janvier 2025, celui où tout bascure.
Les battements de son cœur, les caméras, les projecteurs, la musique.
Son nom retentit.
Marina gagne.
Elle sert son trophée entre ses bras.
Nico, suit souris, le public hurle.
Et elle, au milieu de tout ce vacarme,
elle pense à une seule chose et dit les larmes aux yeux.
Maman, j'ai gagné, maman !
Et même ce soir-là, même avec les paillettes et les feux d'artifice,
même en finale face à Ebony,
elle garde cette question accrochée au bord du cœur.
Est-ce que ce rêve va durer ?
Marina, c'est une fille qui n'a jamais voulu être présidente de la République.
Elle voulait juste faire de la musique.
Elle voulait qu'on l'écoute.
Et aujourd'hui, on l'écoute.
Elle voulait chanter ce cœur maladroit qui est en elle
et qu'on retrouve chez tant d'autres.
Celle qui se cherche, celle qui s'excuse,
celle qui doute et qui avance quand même.
Et là voilà, quelques mois après avoir quitté le perche
du château de la Star Academy,
elle chante seule sur scène.
Sans les académiciens autour,
sans château,
juste elle,
et un public immense.
Elle chante pour celle qui n'ose pas encore,
pour celle qui, comme elle,
ont écrit leur rêve dans un coin de chambre.
Et maintenant, elle osent.
Je ne connais pas le suite et mon cœur va si vite
Mon amour et mon karma
J'ai le cœur maladroit
Nouvelle zéroïne
Nouvelle zéroïne
Nouvelle zéroïne
Voilà, c'était l'histoire de Marine Delplace,
où le début de la grande histoire de Marine,
gagnante de la Star Academy, en 2024.
J'espère que ça t'a plu et inspiré.
Marine, c'est la preuve qu'un studio bricolé
dans une maison du Nord peut mener à tout.
Qu'un père routier peut ouvrir une voie royale
et qu'une fille qui doute
peut devenir la voix d'une génération.
Nouvelle zéroïne
Nouvelle zéroïne
Nouvelle zéroïne
occurring
Rere Beng που
Roman
Tram
Paris
In it hard keeping it so hard cold
I'm falling
In all the good times I find myself
Longing for a change
And in the bad times I feel myself
Oh I'm off the deep end
Watch as I dive in
I never made the grove
Crushed you to surface
When it can't hurt us
C'est merbeau-ti, tant pis tu sais quoi
C'est merbeau-ti, je passerai l'été sans toi
C'est merbeau-ti, je vais pas me gâcher la vie
Pour plaire à je sais pas qui à je sais pas quoi
Nouvelle Céroïne
Nouvelle Céroïne
Elle est une nouvelle héroïne
Née dans une petite ville du plat Pays-Belges
Appelée Brenne-Laleu
Quelques mois après la victoire de Jennifer
à la Star Academy
La toute première gagnante de l'émission musicale
en 2002
Oui tu n'étais pas né
Encore beaucoup trop petite
Pour vivre un tel chagrin
Elena perd son grand frère
Elle a 5 ans
Et son frère est né en avin
Soudain son cœur se remplit de tristesse
Et elle pleure beaucoup
Sur les bancs de l'école primaire
Elle se mure dans le silence
Et se sent seule, exclue
Face aux grands tableaux noirs
Elena a des difficultés à parler devant ses camarades
Quand la maîtresse lui demande de prendre la parole
Ou de donner la solution à l'exercice de mathématiques
Elle n'a pas beaucoup d'amis
Et les autres dans la cour de récréation
Se moquent d'elles
Tous les jours
Alors forcément
Elle commence à manquer de confiance en elle
Quand elle rentre le soir à la maison
Elle trouve refuge dans la musique
Dans sa chambre
C'est son jardin secret
Elle chante
Reçant des émotions à travers les mélodies qu'elle four donne
Elle exprime ce qu'elle ressent
Et à chaque note
Elle se sent un peu plus forte
Même si le chemin est encore très très long
Dans le salon de la maison
Son papa aime insérer un CD de Coldplay et Youtu
Quand sa maman préfère écouter
La bohème de Charles Asnevour
Et je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans
Ne peuvent pas connaître
Ou se plonger dans les rêves exaltés de Michel Berger
Et son paradis blanc
Beaucoup plus grande et déjà au collège
Elena regarde une jeune chanteuse à la télévision
Elle s'appelle Tal et chante ça
Je n'ai plus jamais paie
J'ai trouvé l'osance de la raison qui m'entraîne
À chaque oeuvre sur le devant de la scène
J'ai trouvé l'osance de la vie que j'aime
Et j'en ai...
Elena a 12 ans et est très impressionnée par la chanteuse
Alors elle commence à verbaliser son rêve
Celui de devenir chanteuse
Même si cela lui fait encore un peu peur
Elle continue de s'entraîner toute seule encore et encore
Un jour, une autre fille, beige comme elle
Au doux prénom d'angèle
Commence à être célèbre en Belgique
Avec son titre, Balance ton quoi
Wow, elle est incroyable, Angèle
J'adorerais être elle
Elena décide alors de tenter sa chance
Dans un grand concours de champ
La Star Academy
C'est une émission où de jeunes talents
Montrent leur voix à tout le pays
Le jour du casting, son cœur bat si fort
Qu'elle pense que tout le monde peut l'entendre
Contre toute attente, elle est sélectionnée
Elle est à la fois excitée et un peu nerveuse
Mais elle se promet de tout donner
Le 4 novembre 2023
A 21 ans, Elena rejoint la Star Academy
Mettant ses études d'orthophonie de côté
Pour vivre son rêve un peu cachée jusque-là
En rentrant dans le château de Dame Marie Lélisse
Elle se souvient des mots que son frère lui a dit
Quelques jours auparavant
N'oublie pas qui tu es
N'oublie pas qui tu es
Oui, il s'agit d'un mantra
D'un grand philosophe Mufassa
Avec un souffle profond
Elena se tient là, sous les numières
Prête à chanter
A la première note, le monde autour d'elle
semble disparaître
Il ne reste plus qu'elle et sa voix
Douce mais forte
Lors du premier prime, elle chante la chanson
Chalo avec Pierre
Gagnant le coeur du public avec cette chanson
qui parle d'aller au-delà des apparences
...
Quand elle a fini
Un silence amplit la salle
Puis les applaudissements fuzent
Elle l'a fait
Ce premier prime devient pour elle
un souvenir gravé
Un moment de grâce qui la guidera
dans les semaines à venir
Elena partage le château d'Astarak
avec d'autres jeunes artistes
Chacun portant lui un rêve
aussi précieux que le sien
Parmi eux, il y a Candice
Douce et pleine d'énergie
et Axel, sérieux et attentif
qui deviennent ses amis proches
Ensemble, ils parlent de leur enfance
de leurs chansons préférées
et de leurs rêves secrets
Et il n'y a pas de place pour la compétition ici
seulement de l'admiration et du soutien
À travers cette aventure
elle fait preuve de courage et de talent
se lide amitié avec ses camarades
et émeut ses professeurs avec des prestations touchantes
comme sa reprise de
Si tu étais là, une chanson de Luan
en hommage à son frère
...
...
Lors des répétitions
elle sent parfois un noeud d'angoisse
serrer son coeur
Il arrive que la voix lui manque
que les notes lui échappent
Parfois, en fermant les yeux
elle revoit cette petite fille timide
qui chante sous l'oreiller
Doublie pas qui tu es
Pendant les semaines qui suivent
Elena se fait de nouveaux amis
et apprend plein de choses sur la musique
Elle atteint la demi-final du concours
Bien qu'elle n'ait pas gagné
elle n'a jamais été aussi fière de son parcours
Elena sait que ce n'est que le début de son aventure
En sortant du château
elle lève les yeux vers les étoiles
...
Elle lance son premier single
une chanson qui raconte son histoire et ses rêves
baptisé et aimé pour de vrai
Pendant la tournée de la star academy
avant de monter sur scène
elle se souvient toujours de cette petite fille mal aimée
dans la cour de récré
qui chantait seule dans sa chambre
et elle sait que malgré les obstacles
les rêves sont faits pour être poursuivies
Quand Elena écrit ses chansons
elle ne veut pas qu'elle fasse pleurer
Alors elle sort un nouveau single
Summer Body
qui prône l'acceptation de soi
et invite tout le monde
à apprécier son physique
...
Dans le clip du single
Elena choisit de prendre de nombreuses femmes
avec des morphologies totalement différentes
Pourquoi Summer Body ?
Parce que...
parce que certaines qui me tient à coeur
parce que j'ai eu un rapport
avec mon proie toujours compliqué depuis très longtemps
et parce que j'ai toujours fait des régimes
à répétition à chaque fois quand rien n'était arrivé
et cette année, simplement, j'ai pas eu le temps de faire des régimes
parce que j'étais en train de vivre ma vie à 2000 à l'heure
avec l'astérac, la tournée, etc.
et en fait, je me suis rendue compte que j'étais bien plus heureuse
en vivant ma vie pleinement
plutôt que d'être enfermée chez moi
essayer de perdre 5 kg
pour qu'ils ne font pas spécialement la différence
et qu'ils ne rendent pas spécialement heureuse
donc...
j'ai écrit Summer Body
et je voulais tout l'écrire de manière un peu rigole
et voilà, moi, cette année, mon petit grand-bot dit que je ne l'ai pas
et en fait, c'est tant plus, c'est pas grave
parce que là, je vais manger une pizza
et je suis très heureuse de la manger
et je n'ai pas envie de me dire de culpabilisé
parce que je vais prendre peut-être 300 grammes de main
après avoir mangé ma pizza
donc voilà
et j'avais envie de faire passer le message à toutes les filles aussi
et tous les hommes
et tous ceux qui...
qui se peuvent toucher au concert
moi, je suis la concertoise
Nouvelle Céroïne
Alors...
chère nouvelle héroïne
l'histoire d'Elena est celle d'une fille timide
qui a trouvé sa voix
et sa voix à travers la musique
elle prouve qu'avec du travail et du courage
et de la détermination
il est possible de réaliser ses rêves
Elena a obtenu son premier disque d'or
pour son single aimé pour de vrai
ce merveilleux dit a été écouté plus de 10 millions de fois
elle continue de chanter
de partager son histoire
et d'inspirer des milliers de jeunes filles comme toi
à suivre leur propre chemin
sa vie n'est plus la même qu'il y a un an
avant de gravir les marches de l'escailler
qui mènent au château de Dan Marie Lélisse
et quand on lui demande
si elle réalise ce qu'elle vit
elle répond
Réaliser c'est quelque chose de compliqué pour moi
parce que tout va très vite, tout s'enchaîne très vite
et j'ai pas trop le temps
de comprendre justement, de conscientiser tout ça
mais je sais que le jour je vais réaliser
je vais trouver ça génial parce que je sais que c'est génial au fond de moi
mais je le comprends pas encore
Nouvelles héroïnes
Nouvelles héroïnes
Je me sens plus trop clique quand y a des filles dans la marde
Moi je préfère les filles, les femmes, les meufs
Je me sens mieux dans ma vie
depuis que j'ai les dix et je me les fie aussi
Marguerite
Bravo les filles, les meufs
Nouvelles héroïnes
Y a des héroïnes qui arrivent comme des tornades
et d'autres qui poussent doucement
comme une fleur déterminée entre deux pavés
Marguerite c'est un peu des deux
c'est une fée qui a longtemps rempli des carnets en silence
avec une écriture qui débordait dans les marges
comme si les mots ne voulaient pas rester enfermés
comme si chaque phrase était un petit cri discret
pour exister un peu plus fort
Elle n'a pas débarqué sur la scène
en claquant des talons
ou en chantant plus haut que les autres
non, elle est arrivée avec ses doutes
ses sourires en coin
son monosourcil fièrement assumé
et cette face son bien à elle
de regarder le monde un peu de biais
comme on regarde une vitrine
quand on n'ose pas encore entrer
Nouvelles héroïnes
Salut toi, je suis Céline Steyer
celle qui murmure à tes oreilles
des récits d'aventures insolites
de dépassements de soie et de dessins extraordinaires
à travers des histoires vraies
de femmes qui ont osé faire de leur rêve
une réalité
des histoires protéées à grandir en confiance
et trouver ton propre chemin
Bienvenue dans le monde surprenant
des Nouvelles héroïnes
Elle est une nouvelle héroïne Marguerite
une petite sœur dans un monde de 3 garçons
dans une maison pleine de bruit
en banlieue parisienne, à nuit sur scène
Arrivé l'année où on nous avait prédit
le Big Bang de l'an 2000
Marguerite grandit en observant
en notant, en écoutant plus qu'elle ne parle
et c'est peut-être ça sa première chanson
ce silence intérieur
Dans sa famille, on rit fort
on lance des blagues à la volée
on parle tous en même temps
et puis dehors
dans les rues bien rangées de nuit
on apprend à se fondre dans la masse
à lisser les bords, à rentrer dans le moule
même quand il faut forcer un peu
même quand ça sert là où ça devrait respirer
Et dans la tête de Marguerite
il y a ce fil qu'elle tire
cette envie de dire autrement
de dire à côté qui est
Quand la maman de Marguerite lui lave les cheveux
elle lui chante
Elle est encore petite
pas tout à fait grande
mais déjà trop pleine d'émotions
pour les garder en elle
quand Marguerite décide de monter sur scène
elle s'inscrit à des cours de théâtre
et de comédies musicales
un peu par curiosité
beaucoup par instinct
Son tout premier spectacle
Une reprise de High School Musical
cette série culte des années 2000
tu sais, celle avec Zac Efron en basketheur
qui hausse chanter en cachette du coach
Pour Marguerite, c'était plus qu'un spectacle
c'était la découverte qu'on pouvait danser ses peurs
chanter ses contradictions
et qu'on avait le droit, même à 10 ans
d'être plusieurs choses à la fois
Le soir, quand elle rentre de l'école
il y a toujours ce carnet posé sur sa table de chevaux
ce carnet, c'est plus qu'un objet
c'est un refuge, un complice, un confident
elle y confie ce qu'elle ne dit à personne
elle y dépose ses émotions
comme on vit de ses poches en fin de journée
et un jour, entre deux pages
elle écrit cette phrase qu'elle n'ose pas encore dire tout
Maman, je crois que j'aime les filles aussi
cette phrase, elle la garde pour elle
pas par honte, juste parce qu'il faut du temps
pour se comprendre
sa mère, elle, l'appelle la fée
depuis qu'elle est petite
c'est tendre, c'est affectueux
mais ce surnom porte aussi des attents d'invisible
être douce, légère, gracieuse
alors Marguerite se demande
sans colère mais avec lucidité
est-ce que c'est vraiment moi ?
est-ce que je suis une fée ?
le dimanche après midi
la maison vibre au son de David Bowie
les viniles tournent doucement sur la platine
collectionnées avec soin par son père
et presque à chaque fois
Marguerite pose la même question
les yeux brillants, déjà prêtes à chanter
Papa, on peut écouter l'iPhone Mars ?
...
son adolescence, Marguerite a souvent eu l'impression
de la vivre à côté du monde
comme si elle était en orbite
quelque part entre la Terre et Mars
quand on lui en parle
elle hausse les épaules
et dit qu'elle ne s'en souvient pas vraiment.
Ce qu'elle garde, ce sont surtout des images de théâtre,
des extraits de scène jouée, des bouts de dialogue dits trop forts ou trop bas.
Ces premiers passes sur des plateaux de tournage, entre comédies légères et premiers rôles discrets.
Après un bac littéraire, Option Philo, parce qu'elle a déjà posé les questions,
sauf forcément chercher à avoir les réponses,
elle décide de plonger plus loin dans le jeu.
Elle entre au cours florant, cette école où se croisent les rêves d'acteurs,
les grands textes et les douze immenses.
Là-bas, elle affine sa voix, ses gestes, sa façon de dire « je » sur scène, comme dans la vie.
En mai 2024, Marguerite décide de passer le casting de la Star Academy.
Lorsqu'elle apprend qu'elle est sélectionnée, elle hésite.
L'idée de s'enfermer dans un château pendant plusieurs semaines,
avec 14 inconnus sous l'œil constant de dizaines de caméras, l'intimide un peu.
L'univers de la téléralité, avec ses codes bien particuliers, ne lui est pas familier
et suscite chez elle autant de curiosité que de réserve.
Au-delà de ses propres doutes, elle doit aussi faire face aux réactions de son entourage.
Certains s'étonnent, d'autres jugent.
Elle ressent un certain snobisme autour de ce genre d'émission,
comme si ce choix ne collait pas l'image qu'on avait d'elle.
Mais cette fois, Marguerite décide de s'écouter, de s'affranchir du regard des autres
et de faire un pas vers ce qu'il a fait vibrer.
Elle garde ses décisions pour elle, presque un secret.
La plupart de ses proches ne découvrent sa participation que le jour même de son entrée dans l'aventure.
Parce qu'elle sait, au fond, que ses choix n'avaient besoin d'aucune validation.
C'était juste pour elle.
Le 12 octobre 2024, Marguerite franchit les gris du château de la Star Academy.
Avec dans sa valise quelques tenues, un carnet toujours prêt à accueillir ses pensées
et une détermination discrète mais tenace.
Elle ne sait pas combien de temps elle restera, ni ce que cette aventure révélera d'elle.
Mais elle entre avec l'intuition que quelque chose va se transformer.
Elle comprend vite qu'elle doit rentrer dans des codes esthétiques de la télé
et d'une industrie patriarchale.
En lui épile son mono-sourcil, lui décide de ses tenues.
Elle y restera jusqu'au 12e prime.
Ce soir-là, sur scène, elle interprète deux morceaux, comme on se livre à découvert.
Cor, dis-eux, crie de vulnérabilité d'acceptation.
Et je suis comme je suis, le poème de Prévert, mis en musique,
où l'on affirme son identité sans détour.
À les entendre, l'un après l'autre, c'est presque une déclaration.
Comme une prémonition.
Comme si avant même de quitter le château, elle disait déjà tout haut ce qu'elle était venue chercher.
À la sortie du château, elle se retrouve vite en studio pour enregistrer un premier single.
Elle prend avec elle ses carnet d'écriture et retrouve cette phrase.
Maman, je crois que j'aime les filles aussi.
Quand elle commence à écrire ce qui deviendra les filles, les meufs, Marguerite ne cherche pas le buzz.
Elle ne veut pas faire danser les foules pas tout de suite.
Elle veut dire les choses simplement avec cette franchise désarmante qu'on reconnait chez les vrais d'arties.
Elle parle d'elle, bien sûr, mais elle parle aussi de toi, de nous, les filles.
Des codes qu'on essaie de coller au corps, des étiquettes qu'on voudrait gratter,
de cette étrange injonction à choisir qui on aime, comment on aime,
à quoi on doit ressembler pour que les autres soient à l'aise.
Et elle, Marguerite, elle décide de ne rien cocher, de laisser les cases vides, de remplir la page autrement.
Toujours prêt à se bagarrer et qui s'empêche de pleurer.
Le jour où elle chante les filles et meufs, pour la première fois, quelque chose se passe.
Il n'y a pas d'effet spéciaux, pas de mise en scène spectaculaire.
Il y a juste elle face caméra, en gros plan, sans filtre.
Et c'est ça, justement, qui bouleverse.
Ce n'est pas une chanson, c'est une confidence.
C'est une fille qui dit, voilà, je suis là.
J'ai longtemps cru qu'il fallait se taire, rentrer dans le moule, gommer ce qui dépasse.
Mais en fait, non, je préfère les filles et je me sens mieux depuis que je l'ai dit.
Depuis cette première note, des centaines de filles, de parents, de profs, lui ont écrit pour dire merci,
pour dire que ça fait du bien, pour dire que leurs filles avaient arrêté de s'épiler les sourcils.
Que leurs élèves avaient chanté le refrain en boucle, à la récré, qui s'était senti moins seul, tout à coup.
Et marguerite, elle lit tout, elle répond parfois et surtout, elle continue, elle avance, elle explore.
Elle ne choisit pas entre le cinéma, la musique, le théâtre.
Elle prend tout ce qu'il a fait vibrer et elle transforme ce vertige-là en art.
Voilà, c'était l'histoire de Marguerite, des déliens,
ou le début de la grande histoire de Marguerite, candidat de la Star Academy en 2020.
J'espère que ça t'a plu et inspiré.
Grandir pour Marguerite, ça a été entré en rébellion,
une rébellion douce, tenace, joyeuse, pas contre les autres, contre les injonctions.
Être une fille, oui, mais pas une fée, pas une fleur, pas une princesse,
une fille, une vraie, avec des textes crus, des chansons qui parlent d'identité, de sexualité,
de corps, de colère.
Une fille qui écoute Lily Allen, qui s'inspire de celles qui ont osé.
Marguerite ne correspond pas à l'image lisse et calibrée des héroïnes qu'on voit dans les clips.
Elle ne s'est pas présentée au monde avec une autorisation signée, ni en demandant qu'on la valide.
Elle a simplement choisi de rester fidèle à qui elle est, même quand ce qu'elle est dérange ou détonne.
Elle a compris qu'un sourcil unique, loin d'être un défaut, peut marquer les esprits,
bien plus sûrement, qu'un contour parfait.
Elle a aussi compris qu'un texte griffonné dans un carnet intime écrit pour survivre à l'émotion pouvait devenir un hymne,
un miroir tendu à toutes celles et ceux qui ne trouvent pas encore les mots,
et qu'un petit piano rose, posé sur les genoux d'une fille qui doute encore une fois,
peut suffire à faire naître un hymne, à faire raisonner les coeurs, à faire chanter tout un pays.
Elle le dit sur scène dans ses chansons, on vit dans une société qui pense que si tu n'es pas premier,
tu es le loser. Mais elle, elle chante justement pour toutes celles qui avancent hors du cadre,
en refusant de rentrer dans une case, pour celles qui n'ont pas le bon costume, pas le bon filtre.
Marguerite c'est la voix de celles et ceux qui choisissent de ne pas plaire à tout le monde,
parce qu'ils ont enfin décidé de se plaire à eux-mêmes.
Enfin, elle admirait Frida Kahlo. Aujourd'hui, sans l'avoir cherché,
Marguerite est déjà devenue l'héroïne de nombreuses filles qui, en la voyant,
se sentent un peu plus libres d'être amnées.
Il était une nouvelle héroïne qui s'appelait Anne, mais que tu connais sous le prénom de Lohan.
Le jour 1 de Lohan se passe en fait de nuit, un 26 novembre 1996, à Aenin Beaumont,
dans le Pas de Calais, dans le Ch'ti Nord de la France.
Lohan grandit dans une famille recomposée et arrive en cinquième position d'une frêtrie
tout aussi peu commune composée de quatre soeurs et un frère.
Encore petite, que pas trop grande, alors que Félix Winter clamait en chanson que Dieu lui avait donné la foi,
le Club des Cinques de Lohan chante en cœur le dimanche à la messe dans l'église de leur quartier.
À l'école, les enseignants répètent à Lohan qu'elle ne rentre pas dans le moule.
Lohan ne comprend pas bien cette expression, le seul moule qu'elle connaît, c'est le moule à gâteau de sa maman,
et il est évident qu'elle ne peut pas rentrer dedans, vu qu'il fait 20 cm de diamètre,
à moins d'être un serpent ou une contortionniste, mais impossible d'y rentrer, même au jour 1 tout juste née.
Ses parents demandent alors à d'autres gens, des spécialistes, comment on peut bien fabriquer ce moule pour y faire rentrer leur fille,
mais apparemment, la recette exige d'ajouter quelques médicaments.
À 8 ans, quand ces mêmes spécialistes annoncent à ses parents que leur fille est hyperactive,
en langage non codé, on utilise 4 cycles TDAH pour 4 mots, qui sont « trouble, déficitaire de l'attention avec hyperactivité ».
Oui, ça fait 7 mots, tu as raison.
Dans la cour de récré, Luan devient aux yeux des autres la fille bizarre qui prend des médicaments.
A cet âge, tous ses camarades de classe se passionnent pour une activité,
mais quand tu es hyperactif comme Luan, soit tu adores tout, soit tu abandonnes tout.
Au même moment, et comme par enchantement, une « Mary Poppins » fait son apparition dans la vie de Luan.
Enfin, une sorte d'œuf. C'est plus précisément Monique Poppins.
Elle n'a rien d'une hérosine disney avec son parapli magique et son sacs en fond.
Et pourtant, son influence sera décisive pour Luan.
En un coup d'œuf...
Monique décide d'inscrire Luan à un concours de chien.
Un peu comme l'École des fans, mais sans Jacques Martin et sans Vanessa Paradis, son idole.
Elle arrive cinquième du concours et remporte la mention « Coup de cœur du jury ».
Ce qui lui permet de rencontrer Christophe May dans les coulisses de la comédie musicale « Le Roi Soleil ».
Enfin, Christophe May, pas le week-at-dance.
Pour Luan, cette rencontre est un rêve qu'elle vit réveillée.
Dans sa chambre, Christophe May fait tapisserie.
Enfin, ses posters tapissent les murs de sa chambre.
Sur scène, Luan a la boule au ventre, mais adore chanter.
Monique Poppins l'encourage à poursuivre et convaince ses parents de lui payer des cours de chan.
Enfin, une activité qui la passionne.
Un peu plus grande que petite, à 12 ans, elle passe dans l'émission « L'École des stars » à la télé
où elle interprète les moulins de mon cœur de Michel Legrand devant Hélène Segarra qui tombe sous son charme.
« Les rèles de milliers de rondes en l'eau, comme un manège de lune avec ses chevaux d'étoiles,
comme un anneau de satin, un ballon de carnaval, comme le chemin de ronde. »
Petit à petit, la scène devient son meilleur espace d'épanouissement.
L'endroit où Luan se sent à sa place, loin des rayeries des garçons de son collège,
qui ne manquent pas de la surnommée boule de gras.
Très vite, elle préfère la boule à facette des plateaux télés et scènes musicales.
Alors Luan commence à écrire des poèmes,
écoute les chansons de la chanteuse américaine telle leur suite, et avance comme elle peut.
Essayant de faire fille de ses moqueries,
même si c'est dur, très dur, parfois trop dur, alors elle craque.
A 16 ans, la maman de Luan l'inscrit à l'émission de télé-crochet « Pas de tricot » sur TF1 The Voice.
Pour elle, c'est trop coucou, comme dirait Luan Arayol.
Mais alors que l'émission n'a pas encore commencé, son papa Jean-Pierre meurt.
Et Luan doit trouver la force pour chanter sur ce grand plateau devant des millions de téléspectateurs.
La chanson, elle veut faire ça toute sa vie, pour toujours.
Alors elle chante « Imagine » de John Lennon sur ce plateau,
et un slant de lumière assise sur ce nuage proche du ciel, là-haut, comme si elle y chantait devant son papa.
« It's easy if you try, no help below us, above us only sky.
Face à Jennifer Garou, Florent Pani et Louis Bertignac,
elle réussit par sa voix à bouleverser ce dernier et arrive en demi-finale de l'émission.
Stop, maître Capélo du Top 50. Qui est ce Louis Bertignac, un copain de Spirou de Champignac ?
Ben tiens, elle est belle la culture musicale de nos bonbons.
Louis est un guitariste de rock et il est mondialement connu au travers de la France
pour son parcours au sein du groupe Téléphone.
Non, pas ce téléphone.
Téléphone, c'est un groupe de rock français des années 80 qui veut t'emmener dans un autre monde
jusqu'à New York avec toi, car Sandrillon, pour ses 20 ans, a perdu son prince charmant
quand le jour sera levé parce que c'est vraiment toi.
Revenons à l'autre Louis.
Un an à peine après son passage dans The Voice, sa maman Isabelle rejoint son papa
dans cette autre monde, loin de Luan, la laissant orpheline avec ses soeurs et frères.
Au même moment, elle est repérée par un réalisateur de film sur grand écran
dans une salle obscure qui la veut dans son prochain film, La famille béliée.
Luan se retrouve propulsée devant la caméra pour incarner Paula Bélié, 16 ans,
élevé dans une famille où ses parents et son frère sont sourds et muets.
Indispensable à ses proches, elle aide au fonctionnement de la ferme familiale.
Jusqu'au jour où un professeur de musique décèle en elle un don pour le chant
et la décide à préparer un concours.
Ça ne te rappelle personne ?
Pour ce rôle, elle apprend la langue des signes françaises
et son interprétation lui fait décrocher le césar du meilleur espoir féminin.
Oui, rien que ça.
Ses années lycées, elle les passe à l'internat et à trois mois de passer le bac,
elle quitte sa chambre d'internat pour prendre un train pour Paris et tenter sa chance.
Dans la chanson, enfin, un sang parce qu'elle se verra.
Luan a le goût du risque et promet de passer le bac à ses soeurs.
A 19 ans, Luan sort son premier album Chambre 12 et cet album elle le dédié à sa maman.
Joyeux un à mon numéro un, c'est l'amour supérieur, dis-moi que tu m'aimes.
Je veux un jour numéro deux, une suite à l'hôtel.
Plus enchaînera d'autres albums dans nos tourbillants de la vie,
qu'elles conjugent avec la scène, le studio, les concerts, les sollicitations,
sans abandonner les cours de chans.
A 22 ans, elle rencontre l'amour avec un grand A ou plutôt F comme Florian avant de
mettre au monde son amour numéro 1, une petite Esme, deux ans plus tard.
Loin devient maman, elle qui était la maman de ses peluches petites donne le nom d'Esmé
à sa fille.
Esme comme celle qui est aimée comme une revanche sur la malaîmée de l'école qu'elle
était.
Si j'ai choisi de te raconter l'histoire de Loin, c'est pour te donner de la force
et du courage pour traverser les choses de la vie.
Loin a eu beaucoup de tristesse et à peine 26 ans elle se relève.
J'ai vu qu'il y a eu beaucoup de choses dans ma vie qui m'ont parfois mis à terre,
mais j'ai eu la chance de pouvoir me relever.
C'est dans toutes ces petites lueures que j'ai pu trouver la force, parfois, de faire
les choses.
Et je vais te murmurer à l'oreille ce qu'elle dit tous les jours à sa fille.
Chaque enfant est unique et toi ma fille tu vas devenir une femme extraordinaire.
Je crois que j'ai pas fait le temps de te dire que tu es une femme extraordinaire.
Si tu fermes les yeux et te concentres très très fort, je vais te confier le secret
de Loin pour réaliser ses rêves.
Elle utilise la technique du tableau visuel.
Elle écrit sur des post-it, ses rêves, ses envies.
Elle découpe dans des magazines des images qu'il inspire et l'école sur un grand panneau.
Tu peux le faire avec une grande feuille cartonie ou tu scotches deux grandes feuilles
format A4.
Et tu peux même faire cette activité avec tes parents.
Tous les matins réveil toi en regardant ce panneau et tous les soirs ferme les yeux
après l'avoir revu.
Et tu me diras ce que tu auras réalisé en fin d'année.