
Mazarine la petite sorcière et les plumes argentées | LA FORÊT DE LUNABELLE
Durée: 12m15s
Date de sortie: 04/12/2025
Les mots magiques de la Forêt de Lunabelle ont disparu! Mazarine la petite sorcière et ses amies vont-elles les retrouver avant le lever du jour ?
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Dans la forêt de l'Unabel, tu vas rencontrer des créatures féeriques, parfois mystérieuses.
Elles vont te souffler des histoires au creux de l'oreille.
Et n'est pas peur si tu crois à un petit monstre.
Les fées, les sorcières et les elfes seront enchantés de t'aider.
Alors est-ce que tu es prêt à découvrir ce monde magique avec moi ?
Allez, viens, on y va !
Les Poules
Vous écoutez l'histoire de Mazarin, la petite sorcière et les plumes argentées.
Mazarin, la petite sorcière, ne ressemblait à aucune autre.
Elle n'avait pas le nez creçu, ni des doigts biscorgnus.
Le seul moment où on pouvait deviner sa particularité, c'était à la tomber de la nuit.
Dès que les hiboux commençaient à ululer, Mazarin brossait ses mèches rebelles,
enfilait son manteau étoilé et sortait son plus beau balai doré.
Fiu ! On la voyait sans voler, tout droit dans les feuillages des arbres.
Elle traversait les branches jusqu'à dépasser le sommet des plus hauts sapins.
Mazarin se trouvait si près des nuages qu'elle aurait presque pu les toucher.
Mais la petite sorcière n'avait pas le temps de s'y arrêter.
Comme chaque soir, une mission très spéciale l'attendait.
Elle devait voler jusqu'à l'orée de la forêt de l'Unabel
pour rejoindre le cercle très secret des plumes argentées.
Toutes les nuits Mazarin retrouvait ses amis, Nina et Citronel,
sur la plus haute colline de la Contrée.
Mazarin arrive, je vois son balai, s'écria Citronel.
Elle plaça une dernière fleur fraîchement cueillie dans ses cheveux oranges.
Elle venait de les tracer en attendant son ami.
À côté d'elle, le chapeau Lila est tout en tortillée de Nina,
ce très moussé d'excitation.
Elles allaient bientôt pouvoir commencer.
Les beauties noires de Mazarin se posèrent sur l'herbe fraîche
avec la légèreté d'une feuille de papier.
Alors, vous êtes prêtes ? demanda-t-elle en sortant
une longue, plume brillante et argentée de sa poche.
Bien sûr qu'elles étaient prêtes.
Nina et Citronel avaient tout installé.
Trois pupites en bois, des petits tabourets,
et elles attendaient impatiemment que Mazarin prenne place.
Nina avait de l'encre verte flamboyante,
alors que Citronel écrivait en rouge éclatant.
Leur plume était argenté comme la lueur de la lune qui les éclairait.
Les trois petites sorcières allumèrent chacune une lanterne
pour y voir plus clair.
Mazarin distribua du papier et sortit sa plus belle encre violette,
puis regarda sa montre.
Ne traînons pas, il est minuit pile.
C'est l'heure !
Mazarin, Nina et Citronel avaient beaucoup de travail devant elles.
Elles devaient écrire des dizaines de mots magiques.
Ces mots seraient ensuite placés dans des enveloppes
et accrochés aux arbres de la forêt de l'Unabel.
Dans la contrée, on attendait impatiemment
que le cercle des plumes argentés prépare ces mots enchantés.
On racontait qu'une fois le mot lui avouaute par un enfant,
un de ses souhaits pouvait être exaucé.
Forcément, des dizaines de familles venaient se promener chaque jour
dans la forêt pour espérer trouver une enveloppe.
Cette nuit-là presque trente mots furent rédigés.
Les petites sorcières rentraient chez elles l'esprit apaisé.
Mazarin s'installa dans son fauteuil en velours avec un bonté chaud.
Mais alors qu'elle pensait faire une bonne sieste,
elles sursauta, ont venu de frapper à la porte trois fois.
Qui pouvait bien la déranger alors que le soleil n'était même pas encore levé ?
Mazarin ouvre vite, c'est nous !
Qu'est-ce que Nina et Citronel venaient faire chez elles,
surtout après avoir travaillé toute la nuit ?
Mazarin ouvrit la porte et découvrit les visages terrorisés de ses amis.
Vous en faites une drôle de tête, vous avez vu un fantôme demanda-t-elle ?
Mazarin, c'est une catastrophe, s'écria Nina.
Une catastrophe, répéta Citronel.
Tous les mots que nous avions accroché aux arbres ont disparu.
Disparu, s'exclama Mazarin, comment les mots pouvaient-il disparaître ?
Quelqu'un les a volés, dit Nina.
Voler les enveloppes ? Mais qui voudrait faire une chose pareille ?
Les corbeaux sont venus nous avertir.
Ils ont vu une silhouette les décrocher et les mettre dans un grand sac.
Ils ont essayé de rattraper le voleur, mais il était trop tard.
Mazarin essaya de réfléchir à toutes les possibilités,
mais elle ne comprenait vraiment pas qui aurait bien pu les voler.
La forêt enchantée existait depuis des centaines d'années,
et jamais non jamais personne n'avait osé faire ça.
Les mots ne pouvaient pas disparaître.
Le cercle secret des plus margantés devait réagir.
Et vite ! Mazarin, Citronel et Nina vont dire sur leur balai
et survolèrent la forêt à la recherche du voleur.
Désormais, tous les animaux étaient au courant.
Même les verres de terre étaient sur le coup.
Mais personne ne savait leur dire où le voleur s'était échappé.
Soudain Citronel s'écria,
« Les filles, venez voir, j'ai trouvé quelque chose ».
En dessous d'elles une immense et mystérieuse trace de pas se dessiner dans la boue.
Une empreinte, et elle n'appartient ni au renaire ni au bolette,
c'est forcément notre voleur, dit Nina.
Un voleur avec de six grands pieds,
ça doit être un oeuvre, s'inquiète Citronel.
Les filles n'étaient pas rassurées,
mais elles étaient sûres que suivre cette indice
était leur seule chance de retrouver leurs précieuses enveloppes.
Elles se remirent en route la tête baissée en direction du sol,
pour ne surtout pas perdre de vue les traces de pas.
Elles avaient enfin découvert quelque chose de vraiment important,
et, à peine quelques minutes plus tard,
elles tombèrent tout droit sur une maison qu'elles n'avaient encore jamais vue.
Les petites sorcières en étaient sûres,
le voleur se trouvait forcément à l'intérieur.
« À nous de jouer ! » dit Mazarin,
prête à lancer un sort sur le verrou
pour faire une entrée fracassante
qui ne laisserait aucune chance à celui qu'elle pourchassait.
Les petites sorcières récitèrent en cœur.
In canthoume, appritoume !
La serrure frissonna,
et tout le sol devant la maison trembla.
Les petites sorcières serraient les points,
plissaient les paupières,
et étaient prêtes à combattre un affreux, immense,
et même certainement très vilain voleur.
La porte seda est s'ouvrie d'un seul coup,
en faisant un bruit assourdissant.
Le vent se mit à rugir tout autour de la maison
et le tonnerre grondat au loin.
À travers un nuage de poussière,
une silhouette noire apparue au milieu de la pièce.
Mazarin, Nina et Citronel s'attendaient au pire.
Attention ! Il est là !
Vous êtes sernés !
Cria Mazarin avec une grosse voire au cul pour espérer l'effrayer.
Bien qu'au fond elle, elle était terrorisée.
Malgré tout, il fallait sauver les mots.
Alors les petites sorcières étaient prêtes à réciter leur meilleur sort.
Elles se placèrent dans l'entrée,
très exactement là où la lune formait un tunnel de lumière.
Ainsi, leurs ombres finées et allongées
se reflétaient sur le sol en bois de la maison.
Cela donnait l'impression qu'elles étaient beaucoup plus grandes qu'en réalité.
Ce qui se passait ensuite fut totalement inattendu,
bien loin de tout ce qu'elle venait d'imaginer.
Au milieu de la pièce, il n'y avait ni monstre,
ni hogre, ni dévoreur de petites sorcières, non !
Mazarin, Citronel et Nina trouvèrent devant elles
un tout petit homme assis sur un canapé bien plus grand que lui.
Il avait une longue mais vraiment très très longue barbe
qui lui arrivait jusqu'aux orteils,
si bien que personne ne pouvait voir ses pieds.
Citronel se retourna vers ses amis.
Mazarin, Nina, il ne peut pas être notre voleur.
L'avez-vous bien regardé ?
Minuscule, partit !
Cet homme est vraiment si petit, réagit Nina.
Il ne peut certainement pas avoir laissé de si grandes traces
dans la forêt à qu'est-ce à Citronel.
Pendant que ses amis observaient le petit homme,
Mazarin regarda tout au tour d'elle, à la recherche d'un indice.
Regardez, là, devant la cheminée !
Mazarin pointe à du doigt deux énormes bottes au semel pleine de terre.
Elle ne comprit pas comment de si grandes chaussures
pouvaient appartenir à un gnome si petit.
Elle se retourna vers lui.
L'homme s'écria,
« Non, ne me faites pas de mal, je vous dirai tout ! »
Le gnome se leva et deux énormes pieds poilus sortir du dessous de sa barbe.
« Oh ! » crièrent les petites sorcières.
C'était donc forcément lui.
Le vieil homme courbait ce coup à un grand sac
et toutes les enveloppes s'étalèrent sur le sol.
« Vous les avez volés, Nina ! voleur ! » cria Citronel.
« Rendez-les-nous, ordona Mazarin !
Dites-nous la vérité, ou je vous change en chandelier !
Oh, non ! ne me condamnez pas à porter des bougies toutes les nuits ! »
Le gnome fixe à les trois petites sorcières du regard.
Elle se tue et attendire son explication.
« Je n'ai pas voulu voler les enveloppes, je les ai simplement empruntées.
« « Empruntées ? » dit Citronel.
« Mais ces mots sont destinés aux enfants.
« Justement ! dis le vieil homme, voyez-vous, je... »
Il hésita et baisse à la tête.
« La vérité, c'est que je souhaitais envoyer une belle carte à ma petite fille,
mais je ne sais pas écrire.
Je voulais copier vos mots magiques,
écrire ainsi une lettre enchantée, pour voir ses yeux s'émerveiller.
Mazarin, Nina et Citronel étaient troublés.
Une telle histoire, ça ne leur était encore jamais arrivé.
Allait-elle croire le mystérieux voleur ?
Les trois petites sorcières prirent un instant pour réfléchir à cette étrange situation.
Finalement, toutes les enveloppes étaient là,
et le vieux gnome n'avait pas l'air si méchant que ça.
Elles allaient pouvoir récupérer les mots
et tout rentrerait dans l'ordre sans que personne ne s'aperçoive de cette mésaventure.
La décision du cercle des plus margenties était prise.
Elles allaient pardonner au voleur.
C'est ainsi que Mazarin, Citronel et Nina se retrouvèrent à rédiger ce jour-là
un message très particulier en compagnie d'un vieux gnome au grand pied.
Quelques heures plus tard, pendant que les petites sorcières accrochaient les enveloppes aux arbres,
le gnome prenait la direction de la ville.
Il tenait précieusement contre son cœur une enveloppe fermée par un fil argenté.
Depuis cette étrange soirée, on raconte alors qu'un gnome au soulier étrangement disproportionné
a pu envoyer une lettre très spéciale à sa petite fille,
et que désormais, elle ne parle plus que de magie.
Et toi, si tu trouves un mot magique de la forêt de l'Unabelle, quel sera ton voeuf ?
Episode suivant:
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LesHistoiresdeNonno
Les Histoires de Nonno, ce sont des histoires à écouter pour enfants de 3 à 7 ans: deux livres illustrés accompagnent les audios, vous pouvez commander vos exemplaires sur le site www.leshistoiresdenonno.ch ! 2 livres 10 histoires illustrées à écouter + de 30 min d'audio par livre © Textes: Sam Malloth/ Illustrations: Adèle Dafflon
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