Salut les enfants ! On a besoin de vous !
Voilà, on est en train d'imaginer de nouveaux épisodes rien pour vous.
Mais cette fois-ci, on ne va pas y raconter des bêtises.
On va raconter des peurs, des frousses, des trouilles.
Des adultes vont revenir sur le moment où ils ont eu le plus peur quand ils étaient petits.
Et c'est là qu'on a besoin de votre aide.
Demandez aux adultes autour de vous,
s'ils se souviennent de leurs plus grandes frayeurs d'enfance.
Et ensuite, dites-leur d'écrire à notre adresse
www.bêtises.aupluriel.com
A bientôt !
Porte-moi voir ça ! C'est une grosse bêtise !
Oups ! J'ai tout se profité !
C'est pas moi !
Bonjour, je m'appelle Marie Lou. Je suis professeure d'histoire et géographie.
Et donc quand j'étais petite, j'ai fait une grosse bêtise.
Et cette bêtise, je l'ai faite avec mes cousins, 4 de mes cousins,
et on devait avoir 9 ou 10 ans.
On était dans une maison de famille, dans le sud-ouest de la France.
On passait là nos vacances de Noël avec mes grands-parents,
mes parents, mes oncles et mes tantes.
La veille de Noël, le 24 décembre, c'était un moment dans ma famille
où tout le monde se prépare pour le grand soir
et où les enfants sont un peu livrés à eux-mêmes, s'ennuient un peu,
et sont aussi dans le même temps très excités à l'idée de ce qui se prépare,
mais ne participent pas vraiment à la préparation.
Je compte sur comment.
C'est mon livre.
Il y avait un moment un peu intéressant dans la journée.
On allait couper un sapin avec mon grand-père dans la forêt qui était à côté.
Donc ça, c'était un moment super.
C'était un peu le début des préparatifs.
Et puis en fait, on attendait qu'une chose, c'est que nos parents viennent nous voir
et nous disent, ben voilà, maintenant on se fait beau.
Ça a commencé.
Enfin !
Et ça a commencé par la messe.
L'après-midi, juste avant d'y aller,
on avait trouvé des petites boules, un peu comme des très gros glants,
qui, quand on les effrite, font un peu comme du poil à gratter.
Qu'est-ce que c'est trouvé ?
On trouvait que c'était super comme trouvaille,
d'autant plus qu'on était dans une période assez farcée à draps.
Et on disait que ce serait vraiment hilarant
que d'en mettre sur mes grands-parents pour qu'ils se grattent.
Voilà, dans la voiture pour partir.
Et on s'apprêtaient donc à aller à la messe du minuit.
Moi, grand-mère a pris le volant.
Et puis au moment de...
Il y a une petite montée, une côte,
et en haut de cette côte, il y a la route.
Et je crois que c'est au moment de la montée
qu'on a eu donc cette bonne idée,
qui est en fait une très grosse bêtise,
de lui jeter du poil à gratter sur elle.
Surprise !
Et en fait, ma grand-mère s'est sentie attaquée
par derrière par quatre enfants.
Elle s'est retournée en criant.
Non mais dites donc là, vous êtes pas bien ?
Mon grand-père s'est retournée aussi,
mais lui, il était très grand et la voiture est toute petite.
Mais vous avez perdu la tête !
Complètement zinzin, cela !
En poudre Dieu de bandieu !
Et puis, nous a envoyé quelques bâfes
à l'arrière de la voiture pour un peu...
Ah, mais c'est que j'avais fait pour avoir des petits enfants, papa !
Et en fait, malheureusement,
il y a du poil à gratter qui est arrivé dans son œil.
Ce qui fait qu'elle a commencé à se frotter d'œil,
mais en fait, elle était maquillée,
donc ça l'a dérangé.
Elle était furieuse
et elle arrêtait pas de dire qu'on était insupportables,
elle demandait ce que c'était.
Elle essayait de s'enlever le poil à gratter.
Ah, c'est du portable !
Et nous, on s'enfonçait dans le siège le plus profond possible
pour essayer de disparaître
en se disant peut-être sur un moment l'entendu
le temps d'arriver,
elle aura peut-être oublié, etc.
Et donc, on est arrivés devant le parvis de la guise,
elle s'est garée.
Et nous, pendant toute la messe,
on ne trouvait plus trop que c'était drôle.
Et puis surtout, on commençait à s'inquiéter
parce qu'on se demandait si ensuite
ça allait se poursuivre Noël,
ou si c'était du coup terminé à cause de la bêtise.
Si on allait devoir monter dans notre chambre,
ou quoi.
Et je me souviens de ma petite soeur
qui était plus petite,
qui devait avoir 6 ans, 5 ans,
et qui n'arrêtait pas de demander doucement.
Je crois que le père Noël a vu la bêtise.
Je pense qu'on a arrêté quand même.
Ensuite, on est rentrés à la maison
et mon grand-mère a été se nettoyer l'œil.
Et puis, on n'a plus tellement parlé que ça,
mais on était quand même vraiment en tension
jusqu'au cadeau.
Puis quand on a vu qu'on avait des cadeaux,
on a vraiment relâché la pression,
c'est dit, c'est bon, l'histoire est passée, etc.
Mais je pense que pour le coup,
l'esprit de Noël a joué pour nous
et que personne n'avait trop envie de discuter
5 enfants le soir de Noël,
alors que tout était prêt,
que tout le monde était content.
Et donc, du coup, grâce à ça,
on n'a pas été trop disputés.
Et en fait, c'est devenu quand même un peu
une blague dans la famille.