Pourquoi « On ne naît pas femme : on le devient » est une formule célèbre ?

Durée: 2m25s

Date de sortie: 01/12/2025

La phrase « On ne naît pas femme, on le devient », écrite par Simone de Beauvoir dans Le Deuxième Sexe (1949), est devenue l’une des formules les plus célèbres de la pensée moderne. À elle seule, elle résume une révolution intellectuelle qui a profondément transformé la compréhension du genre, de l’égalité et du féminisme.

À l’époque, on considère largement que les différences entre hommes et femmes sont « naturelles » : tempéraments, talents, rôles sociaux, tout serait fixé par la biologie. Cette vision justifie l’exclusion des femmes de nombreux domaines : vie politique, travail, création artistique, autonomie financière. De Beauvoir brise ce discours en affirmant que la « féminité » n’est pas un destin biologique mais une construction sociale.


Sa phrase signifie que les femmes deviennent femmes parce qu’on les forme, les éduque, les habille, les oriente et parfois les contraint à adopter certains comportements et rôles. Une petite fille n’a pas « naturellement » envie de jouer à la poupée ou de devenir douce et effacée : elle est socialisée pour répondre à ces attentes. La société, la famille, l’école, la culture, les religions façonnent ce qu’elle « doit » être.


Cette idée renverse un ordre millénaire. Si les différences sont construites, alors elles ne sont pas immuables : elles peuvent être changées, contestées, déconstruites. De Beauvoir ouvre ainsi la voie au féminisme contemporain, qui analyse comment les normes sociales fabriquent les inégalités.


La force de cette phrase tient aussi à sa clarté. En quelques mots, elle met en lumière ce que les chercheuses appelleront plus tard la distinction entre sexe (biologique) et genre (social). Elle anticipe de plusieurs décennies les débats actuels sur l’identité, la performativité du genre et les stéréotypes.


Sa réception en 1949 est explosive. Le livre choque, autant par son diagnostic que par sa liberté de ton. La phrase est accusée de nier la nature féminine, voire la maternité. En réalité, elle dit autre chose : que rien dans le corps des femmes ne justifie leur subordination.


Depuis, cette formule est devenue un slogan, un symbole, presque un repère philosophique. Elle est citée dans les manuels scolaires, les mouvements militants, les universités et la culture populaire. Elle reste aujourd’hui un point de départ essentiel pour comprendre les mécanismes de domination, mais aussi pour réfléchir à la manière dont chacun peut construire son identité.


C’est cette puissance explicative, politique et symbolique qui fait de « On ne naît pas femme, on le devient » l’une des phrases les plus emblématiques du XXᵉ siècle.


Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi on ne naît pas femme, on le devient, est une formule célèbre ?
Cette phrase, vous la connaissez certainement, elle a été écrite par Simone de Beauvoir,
dans son livre « Le deuxième sexe » publié en 1949.
Si elle est devenue si connue, c'est qu'elle résume à elle seule une révolution intellectuelle
qui a profondément transformé la compréhension du sexe ou du genre de l'égalité et du
féminisme.
Pour tout comprendre ici, il faut signaler qu'à l'époque, on considère largement
que les différences entre les hommes et les femmes sont naturelles.
Qu'il s'agisse des tempéraments, des talents, des rôles sociaux, tout serait fixé par
la biologie.
Et cette vision justifie l'exclusion des femmes de nombreux domaines.
Je veux dire ici de la vie politique, du travail dans une certaine mesure, de la création
artistique mais aussi de l'autonomie financière.
Alors Simone de Beauvoir, elle arrive là et brise ce discours.
Elle affirme que la féminité n'est pas un destin biologique, mais au contraire, une
construction sociale.
Ainsi sa phrase signifie que les femmes deviennent femmes parce qu'on les forme, on les éduque,
on les habille, on les oriente et parfois on les contraint à adopter certains comportements
ou certains rôles.
Ainsi pour elle, une petite fille n'a pas naturellement envie de jouer à la poupée
ou de devenir douce et effacée.
Elle n'est que socialisée pour répondre à ses attentes.
Là c'est la société, la famille, l'école, la culture et les religions qui façonnent
ce qu'elle doit être.
Et cette idée est bien révolutionnaire car elle renverse un ordre millénaire.
Si les différences sont construites, alors elles ne sont pas immuables.
Elles peuvent être changées, contestées, déconstruites.
Simone de Beauvoir ouvre ainsi la voix au féminisme contemporain qui analyse comment
les normes sociales fabriquent les inégalités.
Par contre il faut savoir que sa réception en 1949 a été explosive.
Son livre choque, autant par son diagnostic que par sa liberté de ton.
La phrase est accusée de nier la nature féminine, voire la maternité.
En réalité elle dit autre chose que rien dans le corps des femmes ne justifie leur subordination.
Alors voilà, depuis cette formule est devenue un slogan, un symbole, presque un repère philosophique.
C'est un point de départ essentiel pour comprendre les mécanismes de domination,
mais aussi pour réfléchir à la manière dont chacun peut construire son identité.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

Pourquoidonc

Je réponds de façon claire et directe à toutes les questions essentielles, en une minute chrono !


Si vous cherchez le podcast Petits Curieux, c'est par ici: https://chosesasavoir.com/podcast/petits-curieux-2/


Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Education', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere