Vous partirons vacances ? On est là pour ça.
Avec des enfants ?
Du genre qui transforme la banquette arrière en salle d'audience pour déterminer quelle tablette est la plus bruyante.
Quel chargeur est le plus rapide et en quoi le fait de regarder le même dessin animé pour la centième fois est un droit fondamental.
Et oui, nos véhicules sont parfaitement adaptés.
Parce que, que ce soit pour un road trip ou un voyage d'affaires, avec vol retardé téléphone à 2% de batterie et d'inéa approximatif,
eh bien oui, on est là aussi.
Enterprise, on est là pour ça.
Bonjour les enfants, c'est Céline Kalman.
J'espère que vous allez bien et je suis très contente aujourd'hui parce que je vais vous raconter la suite du Tournoi de foot.
Je sais que vous aimez bien cette série.
C'est l'épisode 3 qui s'appelle La surprise.
Histoire écrite et produite par Benjamin Muller.
Encore une histoire et un podcast réalisé par Alexandre Ferréra et raconté par moi, Céline Kalman.
C'est parti.
Il est 2h12 du matin.
Dans la maison de Kruse, il n'y a pas un bruit.
Tout comme dans la rue d'ailleurs.
Nous sommes en pleine nuit.
Tout le quartier semble endormi.
Tout le quartier est sauf un jeune garçon qui peine à trouver le sommeil.
Nous voilà dans la chambre de Kruse.
Une petite lumière provenant de sa veilleuse éclaire son visage fatigué et ses yeux grands ouverts.
Kruse n'arrive pas à dormir.
C'est impossible.
Dans sa tête, le match perdu contre les Tiger's tournant boucle.
Et plus il essaie de penser à autre chose, plus il y repense.
Pourquoi j'ai raté ça ?
Pourquoi j'ai perdu mon duel ?
Pourquoi je suis tombée ?
Est-ce que mon football à moi, celui que j'ai appris là-bas, dans la rue, est vraiment fait pour ici ?
Kruse a mal au ventre tellement il se pose de questions.
Il ouvre alors un livre en espérant que la lecture l'aidera à penser à autre chose.
Il lit une ligne, puis une deuxième, puis une troisième.
Mais il ne comprend rien, rien du tout.
Ou plutôt, il ne parvient pas à se concentrer sur ce qu'il lit.
Alors, il a une idée.
Tout doucement, sans faire grasser la porte, Kruse sort de sa chambre et se rend dans le salon.
Et là, il fait quelque chose d'interdit, de formellement interdit par son père.
Il allume la télévision.
Oui, il le sait, pas de télé en pleine nuit, surtout avant une journée d'école.
Mais là, c'est un cas de force majeure.
Il doit penser à autre chose qu'au match perdu.
Il tombe alors sur le dessin animé, les vacances extraordinaires.
Vous inquiétez pas, j'ai pensé à crever leurs pneus.
Il faut avoir du mal à nous suivre.
Bien joué !
Il s'installe, prend un plaid, pose sa tête sur un oreiller moelleux
et laisse les images l'emporter.
Petit à petit, son cœur se calme, ses épaules se détendent, ses paupières se ferment.
Et vers 4 heures du matin, Kruse s'endort profondément sur le canapé.
Enfin.
Mais trois heures plus tard...
Alors Kruse, c'est quoi ce bazar ?
La voix n'est pas très contente, pas du tout.
C'est celle de Yann, son papa.
Il vient de découvrir son fils endormi devant la télé allumée.
Le plaid par terre et le volume beaucoup trop fort.
Tu vas pas me dire que tu t'es endormi ici ?
Qu'est-ce que c'est que ça ? Tu regardes la télé comme ça maintenant ?
Papa, j'arrivais pas à dormir, j'étais trop angoissée.
Yann change immédiatement de ton.
Il vient de réaliser, de comprendre.
Alors d'un coup, il prend son fils dans ses bras.
Ça va aller Kruse, ça va aller.
Je comprends que ça prenne du temps de s'adapter à notre nouvelle vie,
mais ça va aller, fais-moi confiance.
Sur le chemin de l'école, la voiture roule, la radio allumée.
Yann écoute les informations.
Kruse regarde par la fenêtre, un peu triste et un peu perdue.
Soudain, la journaliste annonce.
Et en football ce soir, l'équipe féminine des États-Unis
affronte celle du Mexique en match amical à Los Angeles,
un duel qui s'annonce très serré.
Kruse, bondie sur son siège.
Papa, papa, on peut le regarder, s'il te plaît.
C'est le Mexique, c'est mon pays.
Non Kruse, pas de télé la veille de l'école.
Mais papa, c'est super important.
Non.
Yann change de station, émet de la musique.
Kruse s'enfonce dans son siège, dépitée.
Ce qu'il ne sait pas, c'est que son père prépare quelque chose.
Quelques heures plus tard, après l'école,
Yann vient chercher son fils avec un grand sourire.
Papa, on rentre ? T'as mon goûter ?
Non, monte, on va quelque part.
Où ça ?
Tu verras.
La voiture file sur la Highway 101,
une autoroute immense qui traverse la Californie.
Les palmiers des fils, les énormes échangeurs de autoroute,
il y a des bouchons, des policiers, beaucoup de trafic.
Et bientôt, les grandes collines de Los Angeles.
Et là, Kruse les voit.
Pour la première fois de sa vie,
les lettres blanches géantes dressées sur la colline.
Hollywood.
C'est comme dans les films, mais pour de vrai.
Papa, papa, on va où ?
Patience.
10 minutes plus tard, Yann garde la voiture sur un parking.
Kruse sort du véhicule, regarde autour de lui et reste figé.
Il entend un bruit, ou plutôt une clameur,
facilement identifiable.
Devant lui, se dressent le stade de football de Los Angeles.
Papa, dis-moi que...
Yann sera alors de sa poche son téléphone
et montre l'écran à son fils.
Si, on y va.
Ce soir, tous les deux, toi et moi,
Kruse ne parvient plus à parler.
Il saute dans les bras de son père.
Papa, merci.
Le stade est magnifique, gigantesque,
et évidemment plein à craquer.
Avant le coup d'envoi, c'est le moment préféré de Kruse.
Celui des hymnes, il met sa main sur son cœur
pendant les hymnes des deux pays.
Bien sûr, il est pour le Mexique qu'il aime tant,
mais il aime aussi l'équipe américaine, son pays d'adoption.
Ce d'ailleurs bizarre d'avoir deux pays dans son cœur,
se dit-il.
Bizarre, mais c'est beau.
Le match commence.
Les joueuses sont impressionnantes.
Ça joue très vite.
Les passes sont précises.
Le match est très intense.
Yann se penche vers Kruse.
Regarde bien la numéro 22 des États-Unis.
Elle est incroyable.
Elle s'appelle Trinity Broadman.
Et je veux te raconter un truc sur elle,
parce que son histoire devrait te faire réfléchir.
Kruse l'écoute fasciner.
Tu connais son père, Denise Broadman.
C'était une grande star du basket quand j'étais petit.
Mais pas quelqu'un de facile.
Trinity a d'ailleurs raconté qu'il a été un papa très distant,
pas vraiment présent, qui a délaissé sa famille.
Kruse ouvre grand les yeux.
Et à cette époque-là, Trinity, son frère et sa maman n'avaient plus d'argent.
Ils ont même dû dormir dans une voiture
pendant un long moment.
C'était très dur.
Très, très dur.
Ils dormaient dans une voiture.
Ça devait être horrible.
Oui, mais elle ne s'est jamais arrêtée de jouer au foot.
Même quand plus tard, elle a eu des douleurs au dos.
Ce qui lui arrive souvent.
La pauvre.
Oui, surtout que ses douleurs étaient vraiment très intense.
Elle a même parfois eu du mal à marcher.
Oui, tu imagines Kruse et Boujbé.
Ils me remèrent.
Ah oui, elle n'a pas eu de chance.
Yann ajoute,
« Oui, mais regarde, elle a toujours cru en elle,
et elle a toujours travaillé son football,
comme une acharnée pour réussir.
»
« Quelle force est-elle a ?
« Eh oui, regarde, regarde.
À ce moment-là, sur le terrain,
la numéro 9 des États-Unis
adresse un centre parfait,
sur la tête de Trinity,
qui envoie une balle puissante au fond des filles.
« Pute !
« Ouh ! »
Le stade exprime.
« Papa ! Incroyable ! »
Yann sourit.
« Tu vois Kruse, quand c'est dur, on tient bon.
On ne laisse pas le doute gagner.
Demain, toi aussi, tu seras plus fort.
Ce que l'on vit aujourd'hui, le déménagement, tout ça,
ça va te rendre plus fort,
également sur le terrain.
Kruse sert fort la main de son père.
Le match se termine sur un score de deux partout.
Un magnifique résultat pour le petit Kruse,
qui était finalement pour les deux équipes.
Dans la voiture en rentrant,
les lumières de Los Angeles éclairent le ciel.
Kruse est heureux, et apaisée, et très fatiguée.
Sa tête se repose contre la vitre.
Et ses yeux finissent par se fermer.
Arrivé à la maison,
Yann porte son petit garçon jusque dans son lit.
Et cette nuit-là, Kruse dort profondément,
très profondément.
Etant mieux, parce que dans deux jours,
un match capital latin,
un match contre les ogres de Camarillo,
une ville voisine,
un match à ne surtout pas perdre, évidemment.
Voilà, c'était l'épisode 3 du Tournoi de foot.
Histoire écrite et produite par Benjamin Mulair.
Encore une histoire et un podcast réalisé par Alexandre Ferreira.
Et raconté par moi, c'est Link Alman.
Je tenais les enfants à vous dire merci
pour tous les messages que vous nous envoyez,
tous les messages vocaux, tous les messages écrits.
Ça nous encourage beaucoup.
D'ailleurs, si vous voulez nous soutenir,
vous pouvez nous mettre cinq étoiles
sur les plateformes de podcast
et nous laisser un commentaire.
Je vous dis à très vite pour une nouvelle histoire.
Vous partirons vacances, on est là pour ça.
Avec des enfants ?
Du genre qui transforme la banquette arrière en salle d'audience
pour déterminer quelle tablette est la plus bruyante,
quelle chargeur est le plus rapide
et encore le fait de regarder le même dessin animé
pour la centième fois est un droit fondamental.
Et oui, nos véhicules sont parfaitement adaptés.
Parce que, que ce soit pour un road trip ou un voyage d'affaires,
avec vol retardé, téléphone à 2% de batterie et d'inéa approximatif,
eh bien oui, on est là aussi.
Enterprise, on est là pour ça.