Pourquoi mangeons-nous du sucre sans le savoir ?

Durée: 2m36s

Date de sortie: 17/11/2025

La question paraît absurde, presque inquiétante, et pourtant la réponse est simple : nous consommons régulièrement du dioxyde de silicium, aussi appelé silice, classé comme additif alimentaire sous le nom de E551. Et cette silice n’est rien d’autre qu’un proche cousin… du sable.


Attention : il ne s’agit pas du sable granuleux que l’on trouve sur la plage, mais d’une forme extrêmement fine et amorphe, invisible à l’œil nu. Cette poudre très légère possède une propriété précieuse pour l’industrie alimentaire : elle empêche les aliments de coller entre eux. C’est ce qu’on appelle un agent anti-agglomérant. Sans elle, de nombreux produits de nos placards formeraient des blocs durs et inutilisables.


On retrouve cet additif dans le café soluble, les soupes en poudre, les sauces instantanées, certaines épices, les compléments alimentaires, mais aussi dans le très banal sel de table. Le rôle du E551 est toujours le même : absorber l’humidité, rendre le produit fluide, permettre un meilleur dosage et éviter les paquets compacts.


Mais d’où vient cette idée d’ajouter de la silice alimentaire ? En fait, cette pratique est ancienne. Dès les années 1950, les industriels comprennent que la poudre de silice améliore la conservation et la manipulation des produits secs. Elle ne modifie ni le goût ni la couleur, elle est stable, bon marché, efficace… et naturellement abondante : la silice constitue environ 60 % de la croûte terrestre.


La question qui fâche vient alors : est-ce dangereux ? Les agences sanitaires – européennes comme américaines – considèrent la silice amorphe comme sûre aux doses utilisées dans l’alimentation. Elle traverse notre organisme sans être absorbée. En revanche, une autre forme de silice, appelée silice cristalline, est à éviter lorsqu'elle est inhalée sous forme de poussière : elle est classée cancérogène dans certaines conditions. Ce n’est cependant pas celle que l’on trouve dans les aliments.


Paradoxalement, nous en consommons tous, quotidiennement, sans nous en rendre compte. Et l’on pourrait aller encore plus loin : la silice est également utilisée dans certains vins, dans la filtration de la bière, dans le pain industriel ou encore dans certaines friandises, toujours pour stabiliser les textures.


En somme, nous ne mangeons pas du sable au sens littéral, mais un ingrédient très commun, purifié, contrôlé et utile. Un minéral discret qui accompagne en silence la plupart des produits secs de nos cuisines. Et dont nous ignorons presque toujours la présence.


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Pourquoi mangeons-nous du sucre sans le savoir ?
Alors cette question paraît absurde, presque inquiétante en fait,
et pourtant vous allez voir, la réponse est simple.
Nous consommons en effet régulièrement du dioxyde de silicium,
qu'on appelle aussi le cilis.
Or, le cilis, c'est bien, il est classé comme additif alimentaire,
sous le nom de E551.
Et le cilis, c'est bien, c'est rien d'autre qu'un proche, très proche cousin, du sable.
Oui.
Attention, il ne s'agit pas du sable granuleux exactement,
qu'on trouve sur la plage, mais d'une forme extrêmement fine,
et qu'on dit amorphes, invisible à l'œil nu en fait.
Cette poudre très légère possède une propriété précieuse pour l'industrie alimentaire.
En effet, elle empêche les éléments de coller entre eux.
C'est ce qu'on appelle un agent anti-agglomérant.
Sans elle, de nombreux produits de nos placards formenteraient des blocs durs et inutilisables.
Ainsi, on retrouve cet additif dans le café soluble, dans les soupes en poudre,
dans les sauces instantanées et dans certaines épices,
comme dans les compléments alimentaires,
mais aussi dans le trébanal sel de table.
Et dans tous ces produits, le rôle de E551 est toujours le même.
À la fois, absorber l'humidité, rendre le produit fluide,
et, je vous l'ai dit, éviter les paquets compacts.
Mais, leur question, d'où vient cette idée qui peut paraître sogrenue,
d'ajouter du dérivé du sable ou du cousin du sable,
c'est-à-dire du cilice alimentaire, dans notre alimentation.
Mais en fait, cette pratique est ancienne.
Dès les années 1950, les industriels comprennent
que la poudre de cilice améliore la conservation
et la manipulation des produits secs.
Elle ne modifie ni le goût ni la couleur.
Elle est stable, très bon marché et naturellement abondante.
En effet, le cilice constitue à peu près 60% de la croûte terrestre.
Mais il y a une autre question, et elle, elle fâche.
Est-ce dangereux ?
Les agences sanitaires, à qu'elles soient européennes ou américaines,
considèrent la cilice amorphes comme sûres,
en tout cas aux doses utilisées dans l'alimentation.
Selon elles, elles traversent notre organisme sans être absorbées.
En revanche, attention, il y a une autre forme de cilice
qu'on appelle la cilice cristalline, et qui était évité absolument.
On sait que lorsqu'elle est inalée sous forme de poussière,
elle est classée cancérogène.
Cependant, je vous l'ai dit, et vous l'avez compris,
ce n'est pas celle qu'on trouve dans les aliments.
Enfin, sachez que la cilice, on en trouve dans certains vins,
dans le pain industriel, ou encore dans certaines friandises.
Donc nous en consommons tous, sans nous en rendre compte,
et c'est toujours dans le but de stabiliser les textures.

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