"Zamuel 1er, petit prince de Zyntarie" par Emmanuel Ruben

Durée: 10m10s

Date de sortie: 17/11/2025

durée : 00:10:10 - Une histoire et... Oli - Emmanuel Ruben est un écrivain et géographe français. Il nous raconte l'histoire du petit Samuel qui s'était inventé un pays, des cartes et un prince, lui-même : Zamuel 1er Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Bonjour, je suis Emmanuel Ruben et je vais vous raconter l'histoire de Samuel Ier, petit prince de Zintar.
Ca suffit, on fait dodo maintenant.
Tous les soirs où ses parents le grompent et...
Allez, dodo maintenant.
Parce qu'ils ne voulaient pas faire dodo et s'agitait comme un zigoto.
Samuel s'endormait en pensant que ses parents n'étaient pas ses vrais parents.
Mais des imposteurs ayant cambriolé la maison et remplacé ses vrais parents dans la nuit.
Il était persuadé que ses parents à lui venaient d'ailleurs d'un autre pays introuvable, sur le globe.
Depuis l'âge de 5 ans, ça me pensait qu'il était Zintarien.
Il était même le petit prince en exil de Zintari.
Samuel Ier disait-il en zébranlère avec son sabre de Zoro.
La Zintari était un archipel.
Il avait inventé un jour où il se sentait triste, car sa mami pleurait en parlant du pays d'où elle venait, l'Alzérie.
Disant en zézéant qu'elle avait disparu.
Les Zintariens parlaient kel-magi, une langue que Sam avait inventée.
Sam ne comprenait pas pourquoi ses parents voulaient qu'ils parlaient leur langue à eux, le français.
Même si sa mami, elle, lui parlait souvent en arabe, surtout lorsqu'elle était fâchée, le traitant de Zouaf.
Lui voulait au contraire que ses parents apprennent le kel-magi,
une langue magique qui n'avait pas besoin de grammaire, qui se parlait comme elle s'écrivait,
où les mots étaient des choses, où les lettres étaient des dessins,
où lorsqu'on disait le mot zibeline, on voyait une zibeline.
Parmi les Zintariens, Sam était convaincu qu'il était Zelt.
Les Zelt avaient comme Samuel un émou et busqué tel un molusque,
des oreilles pointues et décollées tels des feuilles de hou,
des yeux verts et bridées en forme d'amende, des cheveux noirs et frisés qui moussaient sous la pluie.
Or, ses parents ne ressemblaient pas du tout à des Zelt.
Son père avait les cheveux lissé gris, sa mère, de gros yeux marrons.
Les copains de Samuel n'étaient pas très Zelt non plus.
Lorsqu'il apercevait sous la douche de la piscine les izis de ses copains,
Sam voyait bien qu'il n'était pas en forme de zigomisette comme le sien,
car tous les garçons Zelt naissaient avec un zizi en forme de zigomisette,
qui est un champignon microscopique qu'on trouve un peu partout sur la planète.
Sam étant fils unique, il s'était inventé une petite sœur Zelt avec qui parlait kel-magi,
pour lui tenir compagnie. Il lui avait même donné un nom, elle s'appelait Tamara.
Tamara, et pas Tarama, répétait-il à sa maman qui se trompait souvent,
parce que sa nourriture préférée était le Tarama.
Chaque saison, la zigme tari changeait de mer.
En été, c'était un archipel de la Baltique pour qu'il n'y fasse pas trop chaud.
En hiver, un archipel de la Méditerranée pour qu'il n'y fasse pas trop froid.
À l'automne, un archipel de la mer noire pour que la nuit ne vienne pas trop tard.
Et au printemps, un archipel de la Manche pour que le jour ne se lève pas trop tôt,
car Samuel n'était pas très zélé.
Parfois, Sam aurait voulu que son archipel voyage très loin vers la zone des tropiques,
la Zambie ou le Zimbabwe.
Mais son imagination n'arrivait pas à se projeter si loin,
et son archipel restait coincé en Europe.
Les parents de Sam étaient déboussolés.
Lorsqu'ils lui demandaient où se trouvait son archipel,
Sam donnait toujours une réponse différente,
et son papa lui répondait que les archipels qui changent de place,
ça n'existe pas, sauf dans les comptes de fait.
Tous les matins, lorsque Sam refusait de s'habiller et d'aller à l'école,
sa maman lui disait, Sam, grouille-toi.
Si tu as appelé Cole, tu ne seras jamais par les Français,
tu garderas ton cheveu sur la langue et tu seras abonné aux 0.t.
Maman, en Zintari, l'école ne commence que l'après-midi,
car le matin, les enfants profitent de la mer, qui est toujours plus belle avant le zénith.
Ils s'en foutent quand souffrent un douze et firent.
Son père et sa mère avaient beau lui dire,
mais toi, Samuel, tu vis en France, tu dois faire comme tous les petits Français.
Sam ne voulait pas les croire et se fâcher.
Je suis son altesse, Samuel Ier,
dernier prince de Zintari par les moi-en-quel-magi.
Vous êtes Français, si vous le voulez, moi, je suis Zintariens.
Bon, les Zintariens sont des bons arriens qui vont finir par nous rendre zin-zin, répondez son père.
Allez, maintenant, zoos ! Sa Majesté, Samuel Ier, on arrête la Zizanie,
ou alors je vais me fâcher.
À l'école, comme il s'ennuie beaucoup,
Sam dessinait des cartes et des drapeaux de la Zintari.
La forme et le drapeau du pays changaient aussi à toutes les saisons,
comme les arbres, qui sont parfois verts, jaunes, rouges ou bruns.
Parfois, la Zintari comptait trois îles, parfois elle en comptait douze,
parfois plus de treize mille.
Certains jours, l'archipel ressemblait à un caméléon bariolais,
d'autres à un zebra,
ou encore à un zébu, les animaux préférés de Sam quand il allait au zoo.
Les Zintariens n'étaient pas tous zelts,
il y avait des gens venus de tous les pays du monde,
car l'archipel était un pays très accueillant qui acceptait tous les immigrés.
Sam disait qu'il y avait de la place et du travail pour tous,
même si les Indiens de Zintari, leurs premiers habitants,
étaient les zelts, qui avaient la même origine que les elfes.
D'ailleurs, la nuit, il y avait plus d'habitants que la journée,
parce que tous les elfes morts se réveillaient comme des zombies dans les déserts de l'archipel,
pour mener une deuxième vie.
Le plus grand rêve de Sam était de partir à la recherche de ses vrais parents,
là-bas, en Zintari.
Il disait à ses faux parents qu'il leur donnerait des visas
pour visiter son archipel et se transformer en agences touristiques.
Il avait même inventé un jeu de société pour apprendre à ses parents
la géographie de son pays, le tour cycliste de Zintari,
avec des pions en forme de vélo, des démulticolores,
des billets de banc en cornet de zigoubou,
des pièces de monnaie à l'effigie de Zakari 13,
et un plateau en forme de cartes de l'archipel,
avec un itinéraire en forme de zigzag, qui reliait toutes les îles.
Le but du jeu était de gagner la course
et de trouver le trésor de la Zintari,
fait de milliards de pépites d'embre.
Car Sam avait compris que les grandes personnes ne s'intéressent jamais au jeu,
sauf s'il y a beaucoup d'argent à gagner.
Un jour, Sam refusant de partir en colonie à 8 coûtes,
tout au nord de la France, décida que cette fois-ci, les rôles devaient changer.
Ce n'était pas à ses parents de l'envoyer à l'autre bout du pays,
mais à lui de les faire voyager à l'autre bout de son cerveau.
Ils dites à ses parents et sa mamie al-Zeriel,
assiez-vous sur le canapé, prenez place à bord du Cépline,
et écoutez l'histoire de la Zintari de A à Z.
Pour une fois ses parents obéir,
et pendant toute l'après-midi, vêtue de sa capte,
coiffée de sa toque en fourrure de zibeline,
et armée de son sabre de zoro,
Samuel Ier leur raconta en zozotant l'histoire de son pays,
en interprétant les rôles de tous les rois et reines.
Car Sam aimait se déguiser et enfier,
surtout quand il fallait incarner Tamara, sa petite soeur,
qui comme toutes les filles ailes, avait des yeux d'embre et de longues tresses rousses.
Ce jour-là les parents de Sam comprenaient, zut alors,
que leurs fils n'étaient pas n'importe quels oeufs,
mais un vrai Zintariens, et comme par miracle,
ils se mirent à parler quel maquis.
Alors, ce jour-là, Sam réalisa que ses parents étaient ses vrais parents,
et qu'ils n'aimaient personne autant que,
même si parfois, ils le grondaient, parce qu'ils faisaient le zoif.
Allez, tout au long de maintenant.
Et voilà, l'histoire est finie, et maintenant, au lit.
Non, il n'a autre.
Au lit est un podcast original de France Inter.

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Oli

Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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