Pourquoi des pigeons ont failli changer le cours de la Seconde Guerre mondiale ?

Durée: 2m55s

Date de sortie: 03/11/2025

Le « Projet Pigeon ». C'est l'une des idées les plus insolites de la Seconde Guerre mondiale — une à mi-chemin entre le génie et la folie. Il s’agit d’un programme américain secret lancé en 1940 par le célèbre psychologue comportementaliste B. F. Skinner, qui visait à utiliser des pigeons pour guider des bombes. Oui, littéralement.

À l’époque, les systèmes de guidage électronique étaient encore rudimentaires. Skinner, spécialiste du conditionnement opérant, pensait qu’un animal entraîné pouvait accomplir des tâches de précision mieux que les machines disponibles. Son idée : dresser des pigeons à reconnaître visuellement une cible (comme un navire ennemi) et à corriger la trajectoire d’une bombe en vol.


Le fonctionnement était ingénieux. Dans le nez de la bombe, Skinner installa un petit compartiment équipé d’un système optique projetant l’image de la cible sur un écran. Le pigeon, placé à l’intérieur, était entraîné à picorer l’image du bateau au centre de l’écran. Si la bombe déviait, l’image se déplaçait ; le pigeon, en corrigeant sa position de piquage, envoyait des signaux électriques qui ajustaient les ailerons de direction. En théorie, l’oiseau guidait la bombe jusqu’à la cible.


Skinner dressa plusieurs pigeons avec succès, à l’aide de récompenses alimentaires. Les tests en laboratoire furent étonnamment concluants : les oiseaux parvenaient à maintenir la cible dans le viseur avec une grande précision, même face à des images changeantes. Le projet fut financé par le National Defense Research Committee, et baptisé officiellement Project Pigeon.


Mais le Pentagone n’y crut jamais vraiment. Malgré les bons résultats expérimentaux, les militaires jugèrent le concept trop farfelu et imprévisible pour une guerre moderne. En 1944, le projet fut abandonné, remplacé par des programmes électroniques plus prometteurs. Skinner, frustré, déclara plus tard : « Les militaires ne prenaient pas les pigeons au sérieux. Ils avaient tort. »


Ironie du sort, l’idée ne mourut pas complètement. En 1948, la Navy relança brièvement le concept sous le nom de Project ORCON (Organic Control), avant de l’abandonner définitivement en 1953.


Aujourd’hui, le Project Pigeon reste un épisode fascinant de l’histoire des sciences : une tentative sincère d’appliquer la psychologie animale à la technologie militaire. Et une preuve que, dans la guerre comme dans la recherche, l’imagination humaine n’a parfois aucune limite.


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Pourquoi des pigeons ont bien failli changer le cours de la Seconde Guerre Mondiale ?
Alors ce dont je vais vous parler aujourd'hui s'appelle le projet pigeon.
Et c'est l'une des idées les plus insolites de la Seconde Guerre Mondiale
à mi-chemin entre le génie et la folie, vous allez voir.
Alors de quoi s'agit-il ? Eh bien c'est un programme américain secret,
lancé en 1940 par le célèbre psychologue comportementaliste, monsieur Skinner.
Et son idée ici était d'utiliser des pigeons pour guider des bombes.
Oui, littéralement.
Pour tout comprendre, il faut d'abord souligner qu'à l'époque,
les systèmes de guidage électronique étaient encore rudimentaires.
Aussi Skinner, spécialiste du conditionnement opérant,
pensait qu'un animal, entraîné bien sûr,
pouvait accomplir des tâches de précision mieux que les machines disponibles.
Par conséquent, il voulait dresser des pigeons à reconnaître visuellement une cible,
comme par exemple un navire ennemi.
Des animaux qui permettraient ainsi de corriger la trajectoire d'une bombe en vol.
Alors comment cela devait fonctionner ?
Eh bien dans le nez de la bombe, Skinner installa un petit compartiment équipé d'un système optique
qui projetait l'image de la cible sur un écran.
Quand au pigeon, il était placé à l'intérieur et était entraîné à picoorer l'image de la cible,
par exemple du bateau, au centre de l'écran.
Alors si la bombe déviée, l'image se déplaçait.
Et le pigeon lui en picorant toujours le même endroit, c'est à voir la cible.
Eh bien ils envoyaient des signaux électriques qui ajustaient les élerons de direction de la bombe.
Donc en théorie vous le voyez, c'est bien l'oiseau qui didait la bombe jusqu'à la cible.
Et ce qui est assez fou ici, c'est que Skinner dressa bien plusieurs pigeons avec succès.
Les tests en laboratoire furent étonnamment concluants.
Les oiseaux parvenaient bien à maintenir la cible dans le viseur avec une très grande précision,
même face à des images changeantes.
Par conséquent, et c'est assez logique, le projet fut financé, oui,
par le National Defense Research Committee, et il fut baptisé officiellement le projet pigeon.
Pourtant, le pentagone n'y crut jamais vraiment.
Non, malgré les bons résultats expérimentaux, je vous l'ai dit,
les militaires ont jugé le concept trop farfelu et trop imprévisible pour une guerre moderne.
Aussi en 1944, ce projet est abandonné, remplacé par des programmes électroniques jugés plus prometteurs.
Quand à Skinner, frustré, il déclara plus tard, je le cite,
les militaires ne prenaient pas les pigeons au sérieux.
Ils avaient tort.
Alors, ironie du sort, l'idée ne mourut pas complètement.
En 1948, la marine relance à brièvement ce concept sous le nom de projet Orconne pour Organic Control,
avant l'an-accord de l'abandonner définitivement en 1953.
Voilà alors, aujourd'hui qu'en reste-t-il, le projet pigeon,
c'est un épisode fascinant de l'histoire des sciences,
une tentative sincère d'appliquer la psychologie animale à la technologie militaire,
et puis une preuve que, dans la guerre comme dans la recherche,
l'imagination humaine n'a parfois aucune limite.

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