Des enfants, c'est l'heure de l'histoire !
Ouais l'histoire !
C'est l'histoire de Milidae.
Coucou, c'est moi Milidae.
Un cheval et une jument viennent de débarquer dans une charmante propriété qui ressemble à un petit paradis.
Pourtant, des gens vont vivre l'enfer ici.
Tu veux bien installer ? Je vais te raconter.
Dans le parc de cet immense maison, un cheval et une jument trottinent tranquillement.
On a de la chance que le monsieur et la dame de cette maison nous aient acheté.
On se réjouit la jument.
Oui, on va être rudement bien ici.
Confirme le cheval.
Une écurie avec de la paille, un parc avec de l'herbe, ça ressemble au paradis.
Et visiblement, ce couple vient juste d'emménager.
Il y a encore plein de cartons à déballer d'après ce que je vois.
Oh là là oui !
Quel boulot les attend !
Pourtant, monsieur et madame ne s'actifent pas, ils sont assis en terrasse et si retenent une orangeade.
Le gil orange, c'est plein de vitamine.
Ils prennent des forces avant de se mettre au travail, on sait bien.
Pourtant, une fois leur boisson terminée, le monsieur et la dame s'en vont.
Bizarre !
S'étonne la jument.
Un petit moment plus tard, ils sont de retour et ils ne sont plus seuls.
Un homme, une femme et une fille n'attentent les accompagnent.
Ah, je comprends. Ils sont allés chercher des amis pour leur donner un coup de main.
Le cheval et la jument observent les gens entrés dans la maison.
La jument est un peu étonnée.
Ils pourraient au moins offrir une orangeade à leurs amis, mais ce n'est pas très poli.
En plus, regarde !
Monsieur et madame, sont tranquillement assis dans le canapé et ce sont leurs amis qui travaillent.
Même la fillette s'agit dans tous les sens.
La jument est scandalisée.
Mais quelle toupee ! Un vrai scandale !
Oh, mon pauvre cheval ! Nous sommes tombés chez des rustres et des fénéens !
Attends ma chérie, pas de jugement atif !
Il y a sûrement une raison à cela.
Allons, continuons à les observer en toute discrétion.
La jument et le cheval se baladent dans le parc, longent les fenêtres de la maison.
Et ceux qui le voient, les laissent sans voie.
Oh là là ! Mais l'homme et la femme sont en train de déballer tous les cartons et de transporter les meubles.
Oh, comme ils transpirent !
Oh ben, si je pouvais, j'irais les aider !
Trépigne le cheval.
Et la fillette qui s'active en cuisine !
Elle range les courses, elle prépare le repas.
Oh, la pauvre ! Elle n'arrête pas ! Bon !
Heureusement, c'est bientôt l'heure de manger.
Ils vont pouvoir, enfin, faire une pause bien méritée.
Déclare la jument.
Allons !
Hélas, ce n'est pas du tout ce qui se passe.
Quand arrive l'heure de se mettre à table,
la fillette apporte deux assiettes,
deux verres, deux fourchettes et deux couteaux.
M. et Mme prennent place.
D'un air sévère, ils tentent d'assiettes à la fillette qui les sert.
La pauvre a un air appeuré,
comme si elle craignait que son repas ne leur plaise pas.
M. et Mme goutent du bout des dents, puis grimaissent.
Visiblement, leur repas n'est pas à leur goût.
Leurs bouches se tordent,
décrits en sorte, leur main s'agit autour de la fillette
qui n'ose prendre la fuite.
Alors les coupes l'oeuvre.
La jument et le cheval hénissent de stupeux.
Mais quelle horreur !
Frapper une enfant !
Et que font ses parents ?
Pourquoi n'accourt-ils pas pour la défendre ?
Ah, si, heureusement, ils arrivent.
Soupire la jument rassurée.
Mais alors que les parents arrivent vers leur fille,
M. et Mme se remettent à crier très fort.
Et là, les parents ne réagissent pas.
Ils osent les épaules, prennent un air gêné
et commencent à s'excuser.
Alors là, c'est le monde à l'envers.
Ces nerfs le cheval.
Mais ce qui va se passer va encore plus l'énerver.
M. et Mme envoient la fillette et ses parents se coucher sans manger.
Sans dormir, laisse-toi ma vide.
Mais c'est une très mauvaise idée.
Ennie la jument qui sent de la fumée montée de ses nazos.
La porte de la maison soudra alors brusquement.
Les parents et leur filles sont littéralement jetés dehors par M.
qui annoncent d'une voix terrible.
Vous ne méritez pas de dormir dans notre maison.
Allez plutôt dormir dans la soie à cochon.
Et n'oubliez pas de vous réveiller à six heures du matin
pour que notre petit déjeuner soit prêt à neuf heures
et que la maison sente bon le propre.
C'est compris ?
Avec ma femme, on a horreur de répéter les choses.
Édite à votre empotée de fille de s'améliorer en cuisine.
Sinon, on la renverra.
C'est compris ?
Oui, compris.
Plus fort, je n'entends rien.
Et n'oubliez pas de dire « Monsieur » en fin de phrase.
Vous n'avez vraiment aucune éducation.
Oui, compris.
Monsieur, répète les parents et leur filles.
Le cheval et la jument n'ont qu'une envie.
Lui rentre dedans et lui balancer des coups de sabots.
Mais c'est lui qui n'a vraiment aucune éducation.
Sous ses grands-heurs, ce monsieur et cette dame sont des malotrus.
D'horribles personnages. On ne peut pas laisser faire ça.
La porte se referme.
L'homme, la femme et leur fillette se dirigent vers la soue à cochon.
Quand ils l'ouvrent, la fillette poussent un haut le cœur.
Oh la la la, il y a de la boue partout et...
Ça ne sont pas la rose, hein ?
Désolé, ma chérie, on n'a pas le choix.
On doit obéir et faire ce que Monsieur et madame nous disent.
Le cheval et la jument ne sont pas du tout d'accord avec ça.
Alors, ils décident d'agir et vite.
Excusez-nous de vous déranger.
On a tout vu tout entendu.
Ce n'est pas possible.
Les parents et leur filles ouvrent de grands yeux.
Un cheval qui leur parle, ils sont devenus fous.
Ah non rassurez-vous, nous ne parlons qu'en cas d'urgence.
Et là, c'est vraiment une urgence.
Vous ne pouvez pas vous laisser traiter ainsi par vos amis
que vous aidez en plus à emménager.
Euh... Ce ne sont pas nos amis.
Ah, je me disais aussi que des amis ne ferait jamais une chose pareille.
Mais alors, qui sont-ils ?
Ce sont nos maîtres.
Ils nous ont achetés au marché.
Nous sommes des esclaves.
Le cheval et la jument manquent de tomber le derrière par terre en entendant ça.
Vous voulez dire que l'esclavage existe toujours ?
Ce câbre le cheval.
Oui, malheureusement.
Aujourd'hui, 50 millions de personnes sont encore victimes de l'esclavage dans le monde.
Il y a encore autant de gens qui sont privés de liberté et contraints au travail forcé.
Oui et parfois aussi contraints au mariage forcé.
Ma femme et moi, on a peur pour notre fille.
Le cheval et la jument se mettent à frapper le sol avec leur sabot.
Comment ? Oh, ça alors, je n'en reviens pas.
Euh, dire qu'on pensait que c'était le paradis ici,
avec ce grand parc, à cette belle maison.
Et puis, monsieur et madame étaient adorables avec nous.
Oui, certaines personnes sont plus gentilles avec les animaux qu'avec les humains.
Bon, on ne va pas attendre plus longtemps.
Montez, ici, c'est l'enfer !
Le père monte avec sa fille sur le cheval,
tandis que la mère chevaux chez la jument.
Ensemble, ils galopent vers un petit point de paradis,
mais en vrai, cette fois-ci, un endroit où ils pourront vivre libre et heureux.
Un lieu où les êtres humains se respectent et où ils sont en sécurité.
Vive la liberté !
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas, tu peux retrouver Mil-ID en t'abonnant à son podcast,
Les Histoires de Mil-ID.
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Tu peux y écouter toutes ces aventures.
Il y en a une nouvelle chaque dimanche matin.
Trouve bien, bien.
Alors, un s'as-tu plu ?
C'était privé de liberté, écrit par Christine Tompéi.
Allez, ciao bisous !
Voilà, c'était l'histoire.
L'histoire de Mil-ID.