Vous partirons vacances ? On est là pour ça.
Avec des enfants ?
Du genre qui transforme la banquette arrière en salle d'audience pour déterminer quelle tablette est la plus bruyante.
Quel chargeur est le plus rapide et en quoi le fait de regarder le même dessin animé pour la centième fois est un droit fondamental.
Et oui, nos véhicules sont parfaitement adaptés.
Parce que, que ce soit pour un road trip ou un voyage d'affaires, avec vol retardé téléphone à 2% de batterie et d'inéa approximatif,
eh bien oui, on est là aussi.
Enterprise, on est là pour ça.
Dans un instant, votre nouvelle histoire commence.
Mais avant, laissez-moi vous souffler une idée qui met toujours tout le monde d'accord à la maison que ce soit pour un petit creux,
au petit déjeuner ou au goûter.
Il y a un nom qui fait saliver les enfants et les parents aussi.
Kiri, des portions de fromages frais fabriquées dans l'ouest de la France,
source de calcium et adaptées dans le cadre de la diversification alimentaire des 8 ou 9 mois.
On peut les tartiner, les cuisiner ou les savourer, simplement avec les doigts.
Bref, Kiri, c'est le petit plaisir qui accompagne les grandes histoires du quotidien.
Allez, installez-vous confortablement. Votre nouvelle histoire démarre maintenant.
Bonjour à tous, bonjour les enfants. C'est Céline Kalman.
J'espère que vous allez bien.
Je vais vous raconter aujourd'hui une nouvelle histoire.
Une histoire qui est arrivée à un jeune garçon qui s'appelle Raphael.
Il a 11 ans.
En tout cas, il m'a envoyé une longue lettre
dans laquelle il me raconte l'incroyable mes aventures qui lui est arrivée.
Alors je vous préviens tout de suite, c'est une histoire très effrayante.
Donc, je vous suggère d'écouter cette histoire avec vos parents
ou de demander à vos parents d'écouter cette histoire
pour ensuite la réécouter avec eux.
S'ils jugent que vous pouvez écouter cette histoire.
Vous m'avez suivi ? Voilà, vous êtes prévenus.
En tout cas, si vous aimez avoir peur, vous allez être servi.
Vous êtes prêts ? C'est parti.
La lettre débute ainsi.
Bonjour, je m'appelle Raphael
et je vais vous raconter une histoire terrifiante qui m'est arrivée.
Je vous le dis tout de suite, ça fait peur, très peur.
Donc je pense que si vous avez moins de 6 ou 7 ans,
il vaut mieux écouter cette histoire avec vos parents.
J'aimerais pas que ça vous fasse faire des cauchemars
parce que moi encore aujourd'hui, quand j'y pense,
ça me fait froid dans le dos.
Surtout que cette histoire est vraie, écoutez plutôt.
Cette année-là pour Halloween,
je suis allée chez mon cousin Lucas qui vit dans le Jura.
Il habite à Moirant en montagne.
C'est une petite ville calme, entourée de forêts géantes
et de vieilles maisons en pierre.
Là-bas, quand le soleil se couche,
la brume monte vite entre les arbres
et le silence devient pesant, oppressant.
On a même parfois l'impression
que les feuilles retiennent leur souffle.
Lucas vit dans une grande maison, un peu à l'écart du centre.
Le genre de maison où tu captes très mal internet
et où il fait nuit à 17h.
Quand je suis arrivée sur place,
il m'a présenté ses deux meilleurs copains.
Yanis, un fan de vélo, toujours en train de filmer ce qu'il fait
et Lina, une fille très vive, cache, qui parle vite
et qui adore les sensations fortes.
C'est la petite sœur d'Iliès, un grand de 14 ans.
Iliès, c'est le genre de gars qui a toujours une idée louche derrière la tête.
D'ailleurs, dès mon arrivée,
il a essayé de me faire peur en surgissant d'un placard avec un masque de clown.
J'ai sursauté et il a rigolé.
Classique.
Je me souviens que Lina a soufflé.
Il est péniable.
Il passe sa vie à nous faire peur pour rien.
Alors cette année-là, le plan pour Halloween était très simple.
Pas de tournée de bonbons.
Cette année, c'était Urbex.
L'Urbex, c'est lorsqu'on explore un endroit abandonné.
Par exemple, on entre dans une vieille église ou un vieux gymnase.
On observe, on regarde et on repart.
Surtout, on ne prend rien et on ne touche à rien.
On adore, surtout quand il y a des petits bruits.
On se fait peur, même si on sait bien qu'on risque pas grand-chose.
Yannis avait repéré quelques spots autour de chez lui.
Alors on a pris nos vélos, nos lampes frontales, des barres de céréales
et on est partis à la nuit tombée.
Les premières maisons n'étaient pas terribles.
Quelques murs taguées, des bouteilles vides et des matelas moisies.
Je m'attendais à autre chose.
J'ai l'impression d'être dans un vieux film en noir et blanc.
À la chez Lina.
Ha ha, moi t'as pas tort.
On a rigolé mais au fond, on attendait le vrai frisson.
Puis Yannis a enlevé la tête, l'air sérieux.
Je connais un endroit, une vieille école primaire, fermée depuis plus de 30 ans.
Personne n'y va jamais.
On dit qu'elle est restée bloquée dans le temps.
Alors on s'est regardé, même Lucas, qui d'habitude est très prudent,
à où c'est les épaules.
Allez, on est là pour ça, non ?
On a pédalé une vingtaine de minutes à travers les bois.
La route évidemment n'était plus goudronnée.
C'était des cailloux.
Les arbres se penchaient au-dessus de nos têtes,
comme s'ils nous surveillaient,
ou qu'ils voulaient nous chatouiller.
Et là, elle est apparue.
L'école, planquée derrière une grille tendue et des buissons envahissants.
Un bâtiment rectangulaire, deux étages,
des fenêtres murées ou brisées,
les murs couverts de lierre et de mousse.
Il y avait encore une enseigne rouillée, à moitié tombée,
avec écrits, école élémentaire des sapins.
On dirait un décor de série, à chuchoter l'ina à ce moment-là.
On a laissé tomber nos vélos et on a escaladé la grille.
La fenêtre arrière du bâtiment a été brisée.
Alors, on est entré.
À l'intérieur, c'était comme un rêve étrange,
ou plutôt un cauchemar.
Le couloir principal était plongé dans une pénombre épaisse.
Le garlage au sol était fissuré
et des papiers volaient, à chaque courant d'air.
Une horloge morale indiquait 12h17.
L'heure était figée,
figée dans le temps, comme cette école.
On dirait qu'il y a eu une alarme incendie et que tout le monde a fini d'un coup,
a déclaré Yanis.
Je me suis alors tourné vers lui et j'ai chuchoté.
C'est peut-être ça.
C'est vrai qu'on dirait que tout s'est arrêté à la seconde près.
Dans une salle de classe, les tables étaient encore là.
Certaines avec des caillers ouverts.
Un quartable était posé au pied d'un bureau,
comme si quelqu'un l'avait oublié ou allait revenir le chercher.
Sur le tableau noir, quelqu'un avait écrit à la craie,
« Silence ».
On a continué à explorer, avec nos lampes frontales,
qui balayaient les murs.
Il y avait des dessins d'enfants, des fraîchis,
une affiche avec un alfabet et un globe tout poussirme.
Puis, dans ce qui ressemblait à une salle des maîtres et maîtresses,
j'ai trouvé un vieux caillé.
La couverture était en cuir et les pages étaient gondolées par le temps et l'humidité.
J'ai ouvert et j'ai dit aux copains
« Regardez ce que j'ai trouvé ».
Je vais lire à voix haute.
Le texte qui a été écrit le 4 octobre 1989.
Exercice incendie ce matin.
La fumée était étrange.
Les enfants ont commencé à disparaître un par un.
Je n'ai pas eu le temps de les sauver.
A ce moment-là, un fracas a retenti dans le couloir.
Une porte qu'on n'avait pas touchée venait de se refermer toute seule.
Puis un son, des pas, l'an, l'our.
« C'est pas drôle ! » a lâché Lucas.
« C'est pas moi ! » a répondu Yanis.
« Arrêtez ! Qui fait ça ? » j'ai demandé.
On est sortis de la salle.
La lumière tremble au temps de vener du fond du couloir.
Puis on a entendu une voix d'enfant.
« Maîtresse, tu es là ? »
Nos lampes se sont mises à faiblir.
Et il a fait froid d'un coup.
Nina s'est rapprochée de moi. Elle ne rigolait plus du tout.
Alors on est passés par un escalier en collimasson,
qui menait au sous-sol.
Là, il y avait une pièce à moitié inondée.
Et on a trouvé un tas de câbles,
une enceinte, des piles, un registre réet,
un cahier identique à celui d'en haut.
Sauf que cette fois, les pages étaient toutes vierges.
« Attendez ! » a déclaré Lucas.
« Y a quelqu'un dans le coin là ! »
Et soudain, la lumière s'est allumée d'un coup.
Et une silhouette est apparue derrière un rideau.
C'était Ilyas. Il riait comme un fou.
« Ah, je vous ai bien vu, non ? »
« À la peur de votre vie, vous verriez votre tête ! »
Il avait tout préparé.
Le cahier, l'histoire, les bruits.
Il avait caché du matériel dans l'école depuis deux jours.
Il avait installé des haut-parleurs dans les conduits d'aération.
Tout était millimétré.
« Et la voix d'enfant ? » j'ai demandé.
Il a levé les mains fiers.
« C'est moi ! »
Avec un effet sur la prévoquale de mon téléphone.
« Trop fort, non ? »
« Pfff, t'es fou ! »
On a tous un peu ralémé.
Au fond, on était soulagés.
Même Lina.
« T'as vraiment que ça à faire ? »
Bon, cela dit, c'était vraiment réussi.
On est sortis de l'école très fatiguée.
Mais au fond, on avait adoré avoir eu peur.
On a repris nos vélos et on s'est éloignés de l'école.
Quand un bruit tout à coup surgit derrière nous.
Un crispon, comme une chaise qu'on tire lentement sur du carrelage.
On s'est tous retournés.
Et, à l'étage de l'école,
dans une salle dont les fenêtres étaient censées être condamnées,
on a aperçu une silhouette.
« Il y a-t-ce, c'est toi, c'est encore ? »
« Alors là, les gars, je vous jure que cette fois, c'est pas moi. »
J'ai demandé.
« Mais si c'était pas toi, c'était qui ? »
Voilà, c'était l'école aux fenêtres fermées.
J'espère que cette histoire vous a plu, les enfants.
Et qu'elle vous a fait un peu peur.
N'hésitez pas à en parler autour de vous.
Et à l'écouter avec vos copains, vos cousins, vos parents.
Encore une histoire et un podcast produit par Benjamin Miller.
Réalisé par Alexandre Ferreira et raconté par moi, c'est l'Incalman.
Je vous fais des gros bisous et je vous dis à bientôt.
Et oui, nos véhicules sont parfaitement adaptés.
Parce que, que ce soit pour un road trip ou un voyage d'affaires,
avec vol retardé, téléphone à 2% de batterie et d'inné approximatif,
eh bien oui, on est là aussi.
Enterprise, on est là pour ça.