Pourquoi dit-on une “pin-up” et “béni oui-oui” ?

Durée: 2m1s

Date de sortie: 23/10/2025

Commençons par la pin-up. Le mot apparaît aux États-Unis dans les années 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il vient du verbe anglais to pin up, littéralement « épingler au mur ». Les soldats américains collaient dans leurs casiers ou leurs chambrées des photos de femmes séduisantes, souvent des actrices ou des mannequins, pour se donner du courage loin de chez eux. Ces images, issues de magazines ou de calendriers, étaient appelées pin-up girls. Leur beauté n’était pas provocante au sens moderne, mais incarnait un idéal féminin à la fois sensuel et joyeux — sourires éclatants, poses suggestives, maillots de bain rétro et courbes assumées.


Des icônes comme Betty Grable, Rita Hayworth ou plus tard Marilyn Monroe deviennent de véritables symboles culturels : la pin-up, c’est la femme libre, confiante, qui affirme sa féminité avec humour et glamour. Le terme traversera ensuite l’Atlantique et entrera dans la langue française dès les années 1950. Aujourd’hui, il évoque tout un style vintage mêlant élégance, humour et sensualité, loin des représentations plus explicites de la culture contemporaine.


À l’inverse, l’expression « béni-oui-oui » vient du registre populaire français et a une connotation moqueuse. Apparue au XIXᵉ siècle, elle désigne une personne docile, servile ou incapable de dire non. Le mot « béni » fait ici référence à quelqu’un d’un peu simple ou trop pieux — « béni » au sens ironique de « benêt ». Quant au redoublement de « oui », il renforce cette idée d’adhésion automatique : le « béni-oui-oui » est celui qui approuve tout sans réfléchir, par conformisme ou par peur du conflit.


L’expression s’est popularisée dans les milieux politiques et journalistiques pour dénoncer les courtisans ou les collaborateurs sans esprit critique. Sous la IIIᵉ République, on l’utilisait déjà pour qualifier les partisans dociles d’un régime ou d’un chef. Elle est restée dans le langage courant comme une étiquette mordante pour désigner ceux qui manquent de personnalité.


Ainsi, la pin-up célèbre l’affirmation de soi, tandis que le béni-oui-oui incarne la soumission. Deux expressions venues d’univers opposés — l’une de la culture populaire américaine, l’autre de la satire française — mais qui, chacune à leur manière, parlent du rapport entre liberté et conformisme.


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Pourquoi dit-on une pin-up et « béni oui oui ».
Alors commençons par la pin-up.
C'est un mot qui apparaît aux États-Unis dans les années 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Il vient du verbe anglais « to pin up » qui veut littéralement dire « épingler au mur ».
Et vous allez comprendre pourquoi les soldats américains collaient en effet dans leur casier,
ou leur chambre, des photos de femmes séduisantes, souvent des actrices ou des mannequins,
pour se donner du courage loin de chez eux.
Et ces images, issues de magazines, de calendriers, étaient appelées des « pin-up girls ».
Leur beauté n'était pas provocante au sens moderne, mais elle incarnait un idéal féminin,
à la fois sensuel et joyeux.
Là on peut citer des icônes comme Betty Grabel ou Rita Ewhorse, ou plus tard Marilyn Monroe,
et deviennent toutes deux véritables symboles culturelles.
La pin-up, c'est la femme libre, confiante, qui affirme sa féminité avec humour et glamour.
Le succès sera tel que ce terme traversera à l'Atlantique,
et entrera dans la langue française dans les années 1950.
Aujourd'hui, il évoque encore un style vintage, mêlant élégance, humour et sensualité.
A l'inverse, l'expression « béni oui oui » vient du registre populaire français
et a une connotation moqueuse.
Elle est apparue au XIXe et désigne une personne docile, servile, ou incapable de dire non.
Mais pourquoi « béni » ?
Pour le coup, trop pieux « béni », c'est au sens ironique « bené ».
Quant au redoublement de « oui oui », ensuite, il renforce cette idée d'adhésion automatique.
Le béni « oui oui » c'est celui qui approuve tout sans réfléchir par conformisme ou par peur du conflit.
Il dit tout le temps « oui ».
Alors cette expression s'est popularisée dans les milieux politiques et journalistiques
pour dénoncer les courtisans ou les collaborateurs sans esprit critique.
Sous la troisième République, on l'utilisait déjà pour qualifier les partisans docils
d'un régime ou d'un chef et aller rester dans le langage courant
comme une étiquette mordante pour désigner ceux qui manquent de personnalité.

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