Et tape une, écrasse tes grains de café à la cuillère !
Ouais, ben on va s'arrêter là !
Pendant le Black Friday Conforama, il a 150€ de remis sur le robot café Beko,
à 199€, 99€, avec son écran tactile, j'ai 5 recettes au bout des doigts.
Et en plus, les magasins sont ouverts le dimanche, la chance !
Jusqu'au 1er décembre, conditions sur Conforama.fr, Black Friday, Vendredi Noir.
Un Halloween irlandais, d'après les récits de Lady Francesca Wilde.
C'est tu d'où vient la fête d'Halloween, aujourd'hui fêté dans le monde entier ?
Des États-Unis ? Et bien non !
Halloween y est très populaire, mais cette fête y a été importée,
comme nombre de traditions, par des émigrés venus d'ailleurs.
D'Irlande, plus précisément.
Bien avant qu'on creuse des citrouilles en Amérique,
les enfants irlandais fabriquaient des lanternes avec des navets.
Et cela fait plusieurs centaines d'années qu'ils se déguisent pour réclamer des gâteaux à leurs voisins.
Mais une des traditions d'Halloween préférées des irlandais,
c'est surtout de se retrouver autour du feu pour raconter des histoires sur cette terrible nuit.
Grâce à Lady Francesca Wilde, la mère du célèbre écrivain irlandais, Oscar Wilde, nous en connaissons certaines.
Au XIXe siècle, cette patriote prit la plume pour défendre sa patrie,
c'est-à-dire pour réclamer l'indépendance de l'Irlande, qui t'a risqué la prison.
Mais aussi pour recueillir les contes et légendes celte, venus de la nuit des temps.
Car préserver cette magie, ces récits, c'était renforcer l'âme de son pays.
Écoutons donc ce qu'elle raconte sur la nuit du 31 octobre, à la veille du sombre mois de novembre.
Avant toute chose, il faut savoir que l'île d'Irlande, l'air de son ongahélique,
n'est pas peuplé que par les irlandais. Non.
Les drehuites, les druides l'enseignaient déjà il y a des siècles.
Celle qui régnait sur les vertes collines de l'île, c'était les chers, c'est-à-dire les fées.
Les fées d'Irlande étaient joyeuses et généreuses, pleines de couleurs et de beauté.
Les contes irlandais les évoquaient souvent avec tendresse, car elles savaient prendre pitié des malheureux et récompenser les généreux.
Surtout, elles enchantaient le pays.
Grâce aux fées, les puits, les arbres, l'air lui-même se chargait de magie.
Elles construisaient leur palais dans les troncs des obépines et parcouraient les fleurs d'un pas plus léger que la rosée.
Et à l'automne, qui voltaient au milieu des feuilles châteoyantes, embrasant la campagne d'Irlande ?
Les fées.
Le vent chariait leurs rires et leurs musiques, des airs auxquels personne ne pouvait résister.
Pas même les fées de la mer, qui bien souvent sortaient des flots sur leurs blancs chevaux pour rejoindre leurs cousines des collines.
Ensemble, elles buvaient le nectar à la coupe même des fleurs et lancaient des ronds de zandiable.
Leur danse était si vivante que des champignons poussaient un cercle sous leur pied.
C'étaient les fameux cercles des fées.
Et les campagnes irlandaises en étaient parsemées.
Mais attention, les fées pouvaient être aussi capricieuses et cruelles qu'elles semblaient charmantes.
Par exemple, si par malheur un humain osait briser un cercle de fées, leurs vengeance le poursuivait.
Qui conque s'aventurerait à les espionner, à entrer dans leur danse sans y être invité,
ou à pénétrer leurs secrets, pouvait le payer de sa vie.
Surtout, les fées avaient beau être immortelles, ou pouvoir se métamorphoser à volonté, elles jalousaient les humains.
Elles leur en voulaient d'être naturellement grands et forts.
Certaines vouaient leur vie à fabriquer des sortilèges et des potions pour tourmenter les humains.
Puis elles les enseignaient aux sorcières pour qu'elles terrorisent leurs voisins.
Et certaines fées allaient même jusqu'à voler des bébés humains dans leur berceau.
Ainsi, on devait offrer le meilleur du pays, mais aussi le pire.
Et tout le monde faisait très attention à ne pas les couroucer.
Il y avait un soir en particulier où les fées étaient terriblement inquiétantes.
C'était le dernier soir d'Octobre, le dernier soir des saisons d'été.
La magie se faisait noir, la frontière entre la vie et la mort s'effacait.
Toutes les créatures magiques qu'on appelait en Irlande, le petit peuple, se réunissaient autour des fées.
Et les esprits les rejoignaient pour boire et danser jusqu'au coucher de la Lune.
Gare à qui les approchaient ?
C'était une nuit redoutée des mortels, une nuit de mystères interdits.
Alors, le soir du 31 octobre, dans toute l'Irlande, on se pressait pour rentrer chez soi, avant la tombée de la nuit.
C'était aussi la nuit préférée du petit Hyu.
Toute la soirée, au coin du feu, il insistait.
Grand-père, raconte encore l'echer.
Il adorait entendre parler des fées et de leur pouvoir.
Il était fasciné quand grand-père imitait leur roi,
décidant de couvrir un mortel de bienfait, ou de le châtir à jamais.
Ha ha, con, l'exécute !
Ha, non ! Ha ha, grand-père, encore !
Hyu faisait tout pour être apprécié des fées.
Ils guétaient leur scintillement dans les fleurs, leur musique dans le vent.
Ils scrutaient les obépines pour voir leur palais et s'émerveillaient de leurs cercles.
Mais de loin pour ne pas les offenser.
Très souvent, le soir, à table, ils cachaient son dessert et le déposaient ensuite à la fenêtre.
Le matin, il avait disparu, emporté par les fées.
Ou par un grand-père gourmand.
Et bien sûr, le 31 octobre, Hyu se précipitait pour rentrer avant la nuit.
Il écoutait les histoires de grand-père toute la soirée.
Puis, du fond de son lit, il tendait l'oreille.
Les fées dansaient-elles sur les collines ?
Avez-elles été rejointes par les esprits de l'autre monde ?
Hyu n'avait pas très bien compris qui étaient ces fameux esprits.
Mais hors de question de sortir vérifié,
il lui suffisait d'imaginer le roi l'attraper pour se mettre à trembler.
Puis les mois de novembre passèrent, et les années aussi.
Un jour, grand-père mourut, et les histoires se tuent.
Hyu grandit.
Il devint un homme qui ne pensait plus guerre ou féser à leur coutume.
C'est ainsi qu'un 31 octobre, alors que Hyu avait 30 ans, il partit péché.
Le poisson abondait ce jour-là, et ses filets se remplissaient plus vite qu'il ne pouvait les tirer.
Hyu était si occupé que la nuit le surprit.
De retour sur la rive, un curieux spectacle l'attendait.
Des centaines de lumières brillées, portées par une foule de gens qui avançaient vers les collines,
dans les rires et les champs.
Hyu s'approcha de...
Et donc, joyeuse troupe, où allez-vous comme ça ?
Un petit vieux répondit.
Rejoins-nous, Hyu King, pour la plus belle fête de ta vie.
Oui, viens, et portes ce panier, rajouta une jeune femme au cheveux roux.
Le panier n'était pas léger.
M. Hyu était intrigué.
Qui était ces inconnus qui connaissaient son nom ?
En tout cas, il n'était pas homme à refuser une fête.
Et quelle fête !
En haut de la colline, un merveilleux festin les attendait.
Les boissons coulaient à flots, et les plats se remplissaient de vivres dignes d'un palais.
Déjà, on s'élancait au son des harpes et des cornemuses pour danser la jigue.
Plus qu'aucune autre, cette danse exprimait la fougue des Irlandais.
Hyu posa le panier, prêt à sauter au bras de la jeune femme au cheveux de feu,
quand le couvercle du panier se souleva.
Un nom, dix formes, maléfiques, en sorties.
C'était un véritable diable-autun.
Hyu était tétanisé.
« Merci de m'avoir porté, Hyu ! Et voilà pour ta peine ! »
Le diable claque à des doigts, et les mains de Hyu se remplir de pièces d'or.
Loin de s'en réjouir, Hyu était terrorisé.
Il se rappelait soudain les récits de son enfance, et compris son imprudence.
Il était dehors, après la nuit, un 31 octobre.
Pas de doute, cette fête, c'était celle des fées et de leurs amis du petit peuple.
Pauvre de lui, qu'avait-il fait ?
Vite, il pouvait peut-être encore s'enfuir.
Mais une trompette retentie.
Et l'on annonça...
« Le roi finvara ! »
La foule s'ouvrit devant Hyu, et un somptueux carrosse appart.
Un homme en descendit, vêtue d'un pourpoint d'un verre éclatant, le front s'indore et de pourpre.
« Le roi ! »
À son bras, la reine était resplandissante dans sa robe d'argent, sur laquelle ses cheveux coulaient en cascades d'or.
Hyu les aurait reconnus sans peine, tant grand-père l'élu avait décrit.
Le roi finvara promena les yeux, satisfait, sur la foule des créatures magiques.
La nuit promettait d'être réussie.
Mais à la vue de Hyu, son regard se durcit, et furibond, il s'écria.
« Qui a laissé un homme venir ici ? »
Les rires et les chans se tuent devant sa colère.
Allait-il tuer sur le champ, cet insolent ?
Quand le roi finvara reprit la parole, son ton s'était rempli de fiel.
« Tu as voulu braver les esprits ? Danser toute la nuit ? »
Eh bien, tu vas être servi.
Mais cela risque fort d'être ta dernière danse.
« C'est parti, mes amis ! »
Un grand éclat de rire, une musique en diablée,
et Hyu se trouve à projeter au milieu d'une folle ronde.
De tour en tour, la musique jamais ne s'arrêtait, et Hyu pouvait à peine respirer.
Il ne tiendrait pas longtemps ce rythme en diablée, mais ses jambes étaient en sorcellé.
Impossible de les arrêter.
Et est-ce la vengeance du roi des fées ? Allait-il mourir en dansant ?
Les fées, il a r'l'entourait.
Il y avait le diablotin, le vieillard, la fille aux cheveux de feu et tous ceux qu'il avait croisés.
Et puis d'autres visages, toujours plus nombreux, toujours plus pâles, presque fantomatiques.
Et est-ce les esprits de l'autre monde ?
La ronde allait toujours plus vite, et Hyu distinguait à peine leur trait.
Et pourtant, certains de ses visages si étranges lui semblaient familiers.
Le diablotin lui glissa.
Tu ne les reconnais pas ? Allons, concentre-toi !
Hyu plissa les yeux, et l'horreur le saisit.
Cette fille d'une pâleur de spectre, elle était morte l'an passé.
Et à côté, c'était le garçon qu'on avait retrouvé noyé.
Là-bas, leur ancienne voisine, ses fameux esprits, c'était donc ceux des morts.
Hyu avait les pieds en sang, sa poitrine le brûlait, mais tout ça n'était rien à côté de la terreur qu'il ressentait.
Il en était certain maintenant, il n'en réchapperaient pas vivant.
Déjà, son cœur flanchait.
Il désespérait lorsque ses yeux croisèrent un dernier visage,
un visage qu'il n'aurait jamais espéré retrouver.
Ce frangénéreux, ses beaux yeux sombres, cette bouche pleine d'histoire,
c'était son grand-père, ou plutôt son esprit.
Hyu aurait aimé lui dire quelque chose,
mais la main glacée de grand-père le saisit par le bras et le projeta hors du cercle.
Le choc a saut ma Hyu, mais il eut le temps d'avoir une dernière pensée.
Son cher grand-père l'avait sauvé.
Hyu se réveilla dans l'herbe le lendemain matin.
Il n'y avait plus une trace du passage des fées.
Même les pièces d'or du diable Autin avaient disparu de ses poches.
Mais Hyu savait qu'il n'avait pas rêvé.
Ses pieds écorchés, la marque noire que la poignée de son grand-père avait laissé sur son bras,
et tout son corps fourbu en témoignait.
Peu importe, grâce à son grand-père, Hyu avait survécu à cette terrible nuit.
Il en connaissait désormais le secret.
Il avait vu les morts sortir de leur tombe pour rejoindre les fées.
Et une chose était sûre.
Hyu ne serait plus jamais de la fête.
À partir de ce jour-là, Hyu King passa les 31 octobre barricadé chez lui.
Et si vraiment il fallait sortir, c'était avant la nuit, et déguisé.
Pas question que les fées le reconnaissent.
Il vous conseille d'ailleurs de faire de même, et de sortir vos plus beaux costumes qu'en vient Halloween.
Conte-moi, l'aventure est un podcast chéri-fm réalisé par une équipe de revenants.
A l'écriture, la passeuse de légende, Marion Lemoine.
A l'interprétation, la fête énébreuse, Léa Desgarais.
A la réalisation et au mix, le druide Cédric Le Doré.
A la production, l'esprit d'Annais Kopman.
On espère que tu as aimé cette histoire d'Halloween de Lady Francesca Wilde.
Si tu veux en écouter une autre, son fils, Oscar, a écrit l'histoire du fantôme de Canterville.
Le fantôme qui n'arrivait pas à faire peur.
Et nous l'avons raconté sur Conte-moi l'aventure.
Avez-tu reconnu le nom d'Oscar Wilde ?
Nous dédions cet épisode à Ernest et Augusta et à tous ceux qui dévorent les podcasts comme des bonbons.
N'hésite pas à nous laisser des étoiles et des commentaires.
On adore vous lire.
A bientôt pour une nouvelle aventure.